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Provence
Bon génie

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par Provence le Lun 28 Avr 2014 - 23:50
Julie JoJo a écrit:@Provence
Bon, je ne vois pas ce que le choix de mon sujet vient faire là-dedans, ce n'est pas le propos.

 heu 
Un petit peu, si, tout de même...
Pourquoi refuser de répondre?


Je veux bien vous accordez le fait que mes questions soient imprécises, mais si vous me le permettez, mais je vais laisser à d'autres la possibilité d'y répondre (autant que faire se peut).
Je ne comprends pas pourquoi tu te vexes. C'est assez déplaisant, compte tenu du temps que j'ai passé à réfléchir et à répondre à tes questions...
InvitéJ
Niveau 1

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par InvitéJ le Lun 28 Avr 2014 - 23:56
@Méréthide & Henriette
Je vois dans la segpa que j'observe que ça fonctionne beaucoup comme ça, avec des fiches outils et des parcours balisés. Mais effectivement, ce n'est pas pour autant que tout le monde avance au même rythme ou décide de se mettre au travail quand on leur demande.

@PauvreYorick
J'ai mis cette citation pour savoir ce qu'en pensent les enseignants justement. Parce-que même si je n'ai pas étudié les sciences de l'éducation, je me doute bien que c'est plus facile à dire qu'à faire.
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henriette
Médiateur

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par henriette le Mar 29 Avr 2014 - 0:15
Julie JoJo a écrit:@Méréthide & Henriette
Je vois dans la segpa que j'observe que ça fonctionne beaucoup comme ça, avec des fiches outils et des parcours balisés. Mais effectivement, ce n'est pas pour autant que tout le monde avance au même rythme ou décide de se mettre au travail quand on leur demande.

@PauvreYorick
J'ai mis cette citation pour savoir ce qu'en pensent les enseignants justement. Parce-que même si je n'ai pas étudié les sciences de l'éducation, je me doute bien que c'est plus facile à dire qu'à faire.

Pure curiosité : ils sont combien d'élèves, dans cette classe de segpa ? Et quel est l'écart de niveau/capacité à gérer par le prof ?
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Balthamos
Grand sage

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par Balthamos le Mar 29 Avr 2014 - 0:16
Bonjour et bienvenu ici.

J'espère pouvoir t'aider par mes remarques.

Juste une question, quel est le lien entre culture et média (ton master) et la difficulté scolaire (ton sujet)?
Ca surprend de voir tout ça rassembler. Smile

Sur le site [i]eduscol.education.fr[/i], il est mentionné: [b][i]"Chaque enseignant doit pouvoir apprécier ce que chaque élève sait et quels sont les obstacles qu'il rencontre dans les apprentissages, tant pour concevoir son enseignement que pour apporter les aides nécessaires."[/i][/b] a écrit:

Je voudrais en savoir plus sur les moyens dont vous disposez pour appliquer ce principe au quotidien.

Comme le disait provence ,c'est le coeur du métier. Avec l'expérience et la pratique, cela vient rapidement.
Au quotidien, quand tu passes plusieurs heures à travailler avec des élèves, tu les connais et connais leur difficultés/ lacunes.


à partir de quel moment déclare-t-on un élève comme étant en difficulté scolaire (après combien d'évaluations, ou est-ce un bilan que l'on fait à mi trimestre ou en fin de trimestre) ?

A aucun moment. Ce n'est pas un grade, une étape, un pallier. C'est un constat que l'on fait très vite en fréquentant les élèves et en discutant entre nous. Un élève peut être en difficulté dans une discipline et en réussite dans une autre.
Le conseil de classe de fin de trimestre permet d'acter ce qui a déjà été constaté. La médiation aux difficultés peut se faire en classe, avec l'enseignant (une aide particulière, par exemple quand mes élèves travaillent en autonomie je réexplique plus particulièrement à une élève en difficulté). La médiation peut aussi se faire hors classe dans un dispositif d'aide, suivant la politique de l'établissement.

- comment ne pas seulement "mal noter" (au risque de décourager l'élève) ?

Je ne comprends pas. Je ne note pas mal, mais je note juste. Il est hors de question de réhausser les notes pour ne pas décourager l'élève. Ce dernier s'estimera à tord plus capable qu'il n'y parait et il ne fera pas les efforts demandés et ça ne serait pas correct vis à vis des autres élèves.
Ca me rappelle le discours de certains élèves: la mauvaise note n'est pas la faute du prof, mais de l'élève qui n'a pas fourni assez d'effort.


comment les enseignants s'y prennent-ils pour communiquer avec les élèves qui décrochent, pour les remotiver, leur redonner l'estime de soi ?

La communication orale joue beaucoup. De manière formelle ou informelle, à la fin des cours, une valorisation des élèves en classe (lors des exercices, lecture de docs, etc.)
Il y a aussi la communication dans l'équipe. Décrochage dans ma discipline ou généralisée? (si c'est un problème avec ma matière, de relationnel ou plus général?) Connaît on la cause ? (la famille, la puberté, l'échec accumulé, le découragement, etc.)
La communication passe avec les autres profs, le pp, le cpe, la famille et l'élève.

- comment faire pour qu'il n'y ait pas un trop grand écart entre ceux qui décrochent et le reste de la classe ?

Pour reprendre le commentaire d'un collègue ici, si tu trouves dans tes recherches une réponse satisfaisante, fait suivre Smile

Honnêtement, je ne sais pas. Beaucoup de collègues sont découragé sur ce point d'ailleurs. On ne peut pas grand chose face à un décrocheur à notre échelle, individuellement. C'est un travail long et d'équipe.
J'en ai quelques uns dans mes classes. Ma première action est de maintenir mes exigences. On peut dire que c'est normal, mais c'est une lutte de chaque heure (passer constamment derrière pour exiger qu'il prenne la correction, qu'il écrive le cours) et c'est vite décourageant.
Certains ici ont parlé de différenciation pédagogique ( à ne pas confondre avec l'individualisation). Pourquoi pas, mais ça demande beaucoup de temps de préparation pour pas grand chose à mon avis.

- lorsque la difficulté scolaire s'associe à des problèmes de comportement, comment l'autorité de l'enseignant se met-elle en place ?

L'autorité est une démarche personnelle. Je ne peux pas dire "il faut faire comme ça". On a chacun nos limites et nos exigences.
Une classe silencieuse pour moi peut être considéré comme bordélique par un autre collègue.
Mais c'est vrai, l'échec scolaire et les problèmes de comportement sont lié et c'est là où j'ai le plus de difficulté. L'élève décrocheur en classe estime qu'il n'a rien a perdre et le tenir calme est un combat de chaque heure.


Et d'une manière plus générale, j'aimerais connaître votre avis sur le système d'évaluation français. Le trouvez-vous efficace ? Que voudriez-vous voir changer ?

Joker!
Le système doit bien être efficace (après tout j'en suis sorti). Mais les enseignants en général (si on peut me permettre cette généralité) sont plus préoccupés par les décrocheurs, les perturbateurs et les élèves en échec que les bons.

Julie JoJo a écrit:@PauvreYorick

Intéressant peut-être, mais j'ai l'impression que l'on passe son temps à me faire la morale...  

Cette réflexion est intéressante en effet.
Mais il faut faire attention aux susceptibilités. Sur un forum de débats, on a tendance à utiliser l'oralité (ou à interpréter). Il ne faut pas sur interpréter certaines observations qui peuvent paraître sèches. Si on prend le temps d'écrire ici, c'est que le sujet nous intéresse et qu'on est prêt à y réfléchir ou à débattre. Smile
InvitéJ
Niveau 1

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par InvitéJ le Mar 29 Avr 2014 - 0:17
@ycombe
Ok, maintenant je vois mieux comment vous arrivez à les détecter de façon si précoce.

@provence
Je ne refuse pas d'y répondre. J'ai parlé du fait que j'étais assistante d'éducation dans un collège. Alors bon, je me pose des questions sur le quotidien des profs. Je discute pas mal avec les élèves. Certains sont complètement perdus et ne voient pas plus loin que la troisième. Ça aussi ça m'interpelle. J'ai dit aussi que ma sœur était en très grande difficulté scolaire. Elle est passée par une Segpa et un Erea. Ça a été le parcours du combattant pour mes parents, dans la mesure où sa difficulté était due à un léger retard mental, suffisamment handicapant pour gêner toute sa scolarité. Cela a aussi affecté en partie la mienne. Elle n'a qu'un an de plus que moi, on lui a fait redoublé son CE1. On s'est retrouvé au même niveau jusqu'en milieu de 4ème, moment où elle est partie en Segpa. J'étais donc souvent sollicitée pour l'aider à faire ses devoirs, en plus de ceux que j'avais à faire. C'était difficile de lui expliquer et de lui faire comprendre certaines leçons, dans la mesure où il fallait déjà réussir à capter son attention. Et je ne parle pas des moqueries des autres élèves à son encontre, et de leurs questions sur sa "différence". Voilà, je ne voulais pas trop m'étaler à ce sujet, mais bon... J'aimerais comprendre par où elle et mes parents sont passés.
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Provence
Bon génie

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par Provence le Mar 29 Avr 2014 - 0:20
Julie JoJo a écrit:

@provence
Je ne refuse pas d'y répondre. J'ai parlé du fait que j'étais assistante d'éducation dans un collège. Alors bon, je me pose des questions sur le quotidien des profs. Je discute pas mal avec les élèves. Certains sont complètement perdus et ne voient pas plus loin que la troisième. Ça aussi ça m'interpelle. J'ai dit aussi que ma sœur était en très grande difficulté scolaire. Elle est passée par une Segpa et un Erea. Ça a été le parcours du combattant pour mes parents, dans la mesure où sa difficulté était due à un léger retard mental, suffisamment handicapant pour gêner toute sa scolarité. Cela a aussi affecté en partie la mienne. Elle n'a qu'un an de plus que moi, on lui a fait redoublé son CE1. On s'est retrouvé au même niveau jusqu'en milieu de 4ème, moment où elle est partie en Segpa. J'étais donc souvent sollicitée pour l'aider à faire ses devoirs, en plus de ceux que j'avais à faire. C'était difficile de lui expliquer et de lui faire comprendre certaines leçons, dans la mesure où il fallait déjà réussir à capter son attention. Et je ne parle pas des moqueries des autres élèves à son encontre, et de leurs questions sur sa "différence". Voilà, je ne voulais pas trop m'étaler à ce sujet, mais bon... J'aimerais comprendre par où elle et mes parents sont passés.

Je comprends mieux. Merci d'avoir répondu.
InvitéJ
Niveau 1

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par InvitéJ le Mar 29 Avr 2014 - 0:42
@Henriette
Dans les Segpa ils sont 16 par classe maximum. Par écart de niveau/capacité à gérer par le prof, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire. Je sais que les élèves qui arrivent en 6ème Segpa ont à peine le niveau CE1.

@Provence
Merci d'avoir répondu aux miennes.

@Balthamos
Bonsoir et merci pour votre point de vue.
Je sais que je ne devrais pas prendre ça de travers, mais de mon côté je fais des efforts pour être la plus "agréable" possible dans mes écrits, pour qu'il n'y pas de confusion. Parfois j'ai eu l'impression qu'on me sautait à la gorge pour rien.
BREF ! Pour la sur-notation, j'ai dit à maintes reprises que j'étais d'accord avec le fait que ce n'était pas rendre service aux élèves. Je voulais parler de la mauvaise note comme seul élément pour démontrer la difficulté.
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henriette
Médiateur

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par henriette le Mar 29 Avr 2014 - 0:45
Julie JoJo a écrit:@Henriette
Dans les Segpa ils sont 16 par classe maximum. Par écart de niveau/capacité à gérer par le prof, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire. Je sais que les élèves qui arrivent en 6ème Segpa ont à peine le niveau CE1.
Je me demandais si certains avaient le "niveau" CE1, mais d'autres celui de début de CM1, et d'autres même pas début de CP : quelle hétérogénéité y a-t-il ?
Il est sûr que 16 c'est mieux que 30, mais c'est tout de même beaucoup pour un prof des élèves rencontrant de très gros problèmes.
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MarieL
Érudit

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par MarieL le Mar 29 Avr 2014 - 11:50
Julie JoJo a écrit:Bonjour à tous,

Je suis étudiante en M1 Culture et Médias. Je rédige actuellement un mémoire sur la difficulté scolaire.

Sur le site eduscol.education.fr, il est mentionné: "Chaque enseignant doit pouvoir apprécier ce que chaque élève sait et quels sont les obstacles qu'il rencontre dans les apprentissages, tant pour concevoir son enseignement que pour apporter les aides nécessaires."

Je voudrais en savoir plus sur les moyens dont vous disposez pour appliquer ce principe au quotidien.

Je me pose aussi d'autres questions:
- à partir de quel moment déclare-t-on un élève comme étant en difficulté scolaire (après combien d'évaluations, ou est-ce un bilan que l'on fait à mi trimestre ou en fin de trimestre) ?
- comment ne pas seulement "mal noter" (au risque de décourager l'élève) ?
- comment les enseignants s'y prennent-ils pour communiquer avec les élèves qui décrochent, pour les remotiver, leur redonner l'estime de soi ?
- comment faire pour qu'il n'y ait pas un trop grand écart entre ceux qui décrochent et le reste de la classe ?
- lorsque la difficulté scolaire s'associe à des problèmes de comportement, comment l'autorité de l'enseignant se met-elle en place ?

Et d'une manière plus générale, j'aimerais connaître votre avis sur le système d'évaluation français. Le trouvez-vous efficace ? Que voudriez-vous voir changer ?

Désolée de vous assommer avec toutes ces questions. J'espère que vous pourrez m'aider.

Merci de m'avoir lue ! Smile

Julie JoJo a écrit:@ Blandine
(J'ai cru vous répondre, mais je ne sais pas, le message n'a pas l'air de s'afficher)
Ce n'est pas mon intention que l'on fasse mon travail à ma place.
Certes, le sujet de mon mémoire s'éloigne de l'intitulé de mon master, mais il m'intéresse. Je travaille actuellement en tant que surveillante dans un collège, et j'ai une sœur qui a été en très grande difficulté scolaire.
Je suis actuellement une classe de 5ème SEGPA. Je fais des entretiens et des observations. J'essaie de comprendre comment l'on détecte et l'on prend en charge la difficulté dans le primaire, pour pouvoir orienter correctement l'élève vers les enseignements adaptés du secondaire (si besoin).


Si tu suis une classe de SEGPA, il me semble que tu as la possibilité de répondre à pas mal de questions déjà...

"Comment on prend en charge la difficulté dans le primaire", ce n'est qu'un point de vue limité par ce que je vois bien sûr, mais je dirais qu'on ne la prend pas toujours en charge justement. A chaque rencontre pour la liaison primaire-secondaire, la surprise est la même des deux côtés (et pourtant nous nous rencontrons depuis des années et ce sont souvent les mêmes interlocuteurs), les enseignants de sixième voient arriver de plus en plus d'élèves incapables de suivre, les enseignants de primaire s'étonnent pour beaucoup et pas du tout pour d'autres = ceux qu'ils nous avaient déjà signalés (ceux dont les parents ont refusé l'affectation en Segpa, ou le redoublement, voire même les tests, ceux qui étaient absentéistes dès le primaire, ceux qui n'ont pas appris à lire couramment mais n'ont plus l'âge d'être en primaire, ceux qui étaient relativement cadrés par l'enseignant qui les connaissait et les avait en charge toute la journée et toute la semaine mais deviennent ingérables en collège, etc.)

"A partir de quand déclare-t-on un élève en difficulté scolaire". Dans notre établissement (collège donc), un mois après la rentrée les professeurs de Français, de Maths et le PP de chaque sixième se réunissent pour évoquer les élèves qui leur semblent en difficulté. Quand les trois avis se rejoignent*, il faut obtenir l'accord des parents pour que la COP puissent les tester, quand le test est sans équivoque, il faut convaincre les parents qu'une ré-orientation est nécessaire, quand les parents acceptent, il faut trouver une place disponible... en général pour l'année suivante.
Et je présume que la succession d'obstacles est la même en primaire...

* et uniquement dans ce cas-là parce que la COP ne peut pas matériellement tester 30 gamins, ni même 20. Et elle ne fait passer "le" test complet - dont je n'ai pas retenu l'intitulé - qu'après un premier test d'une heure qui élimine déjà pas mal de candidats potentiels.

_________________
Je suis ce que je suis et je suis l'être même, je suis ma volonté en moi-même exaucée - A. Kalda
InvitéJ
Niveau 1

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par InvitéJ le Mar 29 Avr 2014 - 15:35
@Axel
Merci pour votre réponse.
Les Segpa ont déjà été orientés. Je voulais juste savoir ce qui s'était passé avant, ce que les enseignants du primaire avaient pu employer ou non pour ces élèves en particulier.
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PabloPE
Érudit

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par PabloPE le Mar 29 Avr 2014 - 19:22
@henriette a écrit:
Julie JoJo a écrit:@Henriette
Dans les Segpa ils sont 16 par classe maximum. Par écart de niveau/capacité à gérer par le prof, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire. Je sais que les élèves qui arrivent en 6ème Segpa ont à peine le niveau CE1.
Je me demandais si certains avaient le "niveau" CE1, mais d'autres celui de début de CM1, et d'autres même pas début de CP : quelle hétérogénéité y a-t-il ?
Il est sûr que 16 c'est mieux que 30, mais c'est tout de même beaucoup pour un prof des élèves rencontrant de très gros problèmes.
Normalement ne sont admis en SEGPA que les élèves ayant un niveau de CE2, ils doivent savoir compter, calculer (3 opérations), lire et écrire, en gros. Ceux qui ont un niveau plus faible sont orientés vers d'autres structures (ou vont au collège suivant les parents  Rolling Eyes ) ceux qui ont un niveau "supérieur" vont au collège: en CM1 sont maîtrisés également les nombres décimaux et les 4 opérations ainsi que les bases de grammaire et autres joyeusetés.
Je ne comprends pas cette hétérogénéité du coup, puisque ici elle se retrouve uniquement au niveau du comportement.

_________________
http://www.villeseducatrices.fr/ressources/page/Appel_de_Bobigny_et_textes_complementaires.pdf




"Et moi qui
me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun."
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Caspar
Bon génie

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par Caspar le Mar 29 Avr 2014 - 20:05
Pour avoir enseigné en SEGPA, je peux dire que les élèves ont certes tous des difficultés mais qu'il y a quand même une certaine hétérogénéité, ils ne sont pas tous dans le même moule quand même.
InvitéJ
Niveau 1

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par InvitéJ le Mar 29 Avr 2014 - 23:08
@Caspar
Bonsoir et merci de m'avoir répondu. Pour ce que j'ai pu observer chez les 5ème Segpa, effectivement, tous n'ont pas les mêmes difficultés aux mêmes endroits et au même moment.

@Tous
Vos témoignages m'ont été très utiles. Je vais maintenant les comparer à toutes mes recherches. Merci de m'avoir accorder de votre temps. C'était bien plus simple pour moi de les poser sur ce forum que de le faire au travail. Désolée pour les questions mal tournées. Je connais mal le métier d'enseignant, mais tout ce que j'apprends à travers ce mémoire me fait prendre conscience qu'il est parfois difficile et que vous avez beaucoup de mérite. Je vous souhaite à tous une très bonne continuation.
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Volubilys
Grand sage

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par Volubilys le Jeu 1 Mai 2014 - 1:46
Je vais me permettre de donner mon avis de simple enseignante du primaire (même si j'arrive après la bataille)
Julie JoJo a écrit:
- à partir de quel moment déclare-t-on un élève comme étant en difficulté scolaire (après combien d'évaluations, ou est-ce un bilan que l'on fait à mi trimestre ou en fin de trimestre) ?
Je n'ai jamais eu besoin d'évaluation pour repérer rapidement les élèves en grande difficulté. L'évaluation ne permet que de confirmer cet état de fait, voir de savoir où l'élève est resté bloqué.
Comment je sais qu'un élève est en très grande difficulté? Quand il ne peut faire aucun exercice en classe, te regarde avec désespoir quand tu lui poses une question, pleure devant un calcul simple, répond à côté de la plaque, ne sait pas lire, pas écrire, pas compter... Pas besoin d'évaluation pour se rendre compte très vite qu'il y a un gros soucis.


- comment ne pas seulement "mal noter" (au risque de décourager l'élève) ?
Enseigner ce n'est pas uniquement noter, je ne passe pas mes journées à évaluer mes élèves. Je travaille avec eux, explique, réexplique, cherche d'autres voies pour qu'ils comprennent, je les aide dans leurs exercices, je les encourage, les félicite pour la moindre réussite, je cherche où ils en sont pour tenter de les raccrocher, pour les faire avancer.

- comment les enseignants s'y prennent-ils pour communiquer avec les élèves qui décrochent, pour les remotiver, leur redonner l'estime de soi ?
Je leur parle! (Mais ça a déjà été dit. Razz)


- comment faire pour qu'il n'y ait pas un trop grand écart entre ceux qui décrochent et le reste de la classe ?
C'est impossible! A moins d'aligner les exigences sur l'élève le plus faible, de niveler par le bas... Ou alors de faire des classes en regroupant les élèves selon leur niveau scolaire réel et non plus faire des groupes selon l'âge des élèves.
Dans le système actuel, l'écart est là, et bien là.
Dans une classe de CM2, il y a des élèves qui savent à peine déchiffrer et d'autres qui dévorent les Harry Potter ; il y a des élèves qui ne savent pas compter jusqu'à cent et ne savent pas faire une addition  et d'autres qui maîtrisent la division avec des nombres décimaux...
C'est comme ça, on fait avec.

- lorsque la difficulté scolaire s'associe à des problèmes de comportement, comment l'autorité de l'enseignant se met-elle en place ?
Bha, l'autorité ne se met pas en place tout simplement.  

Et d'une manière plus générale, j'aimerais connaître votre avis sur le système d'évaluation français. Le trouvez-vous efficace ? Que voudriez-vous voir changer ?
Une évaluation est une évaluation, qu'on la note sur 20, sur 10, avec des points verts ou rouges, des Acquis/non acquis...
Ce n'est pas l'évaluation qui enseigne, je ne vois pas en quoi elle peut être efficace (le thermomètre ne soigne pas la fièvre). Ce n'est pas l'évaluation qui crée la difficulté scolaire, de la même manière ce n'est pas le thermomètre qui crée la fièvre.  L'évaluation est le moyen de savoir où l'élève en est de ses apprentissages, c'est tout.
Avec ou sans évaluation, un élève qui ne sait pas lire, pas écrire, pas compter, pas calculer, bah, il ne sait pas lire, pas écrire, pas compter, pas calculer...  Avec ou sans thermomètre, un malade qui a de la fièvre a de la fièvre.


Dernière édition par Volubilys le Jeu 1 Mai 2014 - 12:29, édité 1 fois

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adelaideaugusta
Fidèle du forum

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par adelaideaugusta le Jeu 1 Mai 2014 - 9:08
Volubilys a dit :

"Je n'ai jamais eu besoin d'évaluation pour repérer rapidement les élèves en grande difficulté. L'évaluation ne permet que de confirmer cet état de fait, voir de savoir où l'élève est resté bloqué.
Comment je sais qu'un élève est en très grande difficulté? Quand il ne peut faire aucun exercice en classe, te regarde avec désespoir quand tu lui poses une question, pleure devant un calcul simple, répond à côté de la plaque, ne sait pas lire, pas écrire, pas compter... Pas besoin d'évaluation pour se rendre compte très vite qu'il y a un gros soucis."

Sur un autre fil, il y avait la recension des matières enseignées par les PE.

Rappel des matières (qui devraient être ) enseignées par les PE:
- Français
- Maths
- Histoire
- Géographie
- Education civique
- Sciences
- EPS
- Arts plastiques
- Musique
- Histoire de l'art +le B2I, +l'APS, + la sécurité routière.....
- Langue vivante

Et aussi la sensibilisation à la Shoah...
Et bientôt un grand nombre de langues régionales comme l'occitan, le breton, le basque, le corse, le dialecte alsacien.

Le temps d'apprentissage de la langue française a été divisé par trois, ou quatre, ...et la langue est toujours aussi  difficile...

J'oubliais : les visites dans les musées, les aquariums, les séjours à la montagne ou à la mer...(Les itinéraires de découverte.)

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"Instruire une nation, c'est la civiliser.Y éteindre les connaissances, c'est la ramener à l'état primitif de la barbarie." (Diderot)
"Un mensonge peut faire le tour du monde pendant que la vérité se met en route". (Mark Twain)
"Quand les mots perdent leur sens, les hommes perdent leur liberté".(Confucius)
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Volubilys
Grand sage

Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

par Volubilys le Jeu 1 Mai 2014 - 11:19
La grande difficulté scolaire concerne le français et les maths. Les tests standardisés du rased qui permettent de monter les dossiers d'orientation ne testent quasiment que ça. Car sans savoir lire ni compter, tout le reste est hors de portée.

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Re: Etudiante en M1 Culture et Médias - Questions sur la difficulté scolaire

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