Brevet blanc argumentation...

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Brevet blanc argumentation...

Message par maglore le Dim 19 Avr - 8:26

Hello!
Je dois préparer un sujet de brevet blanc sur l'argumentation mais pas avec un texte de théâtre... Auriez-vous des supports à me proposer? Je dois réfléchir à plusieurs textes pour que l'on puisse décider ensemble... J'ai déjà pensé au texte de La ferme des animaux de Orwell, mais si vous avez des idées...
Merci d'avance! cheers

maglore
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Re: Brevet blanc argumentation...

Message par Julianne le Dim 19 Avr - 8:45

Si c'est l'écriture qui doit contenir de l'argumentation, il y a le sujet donné à Madagascar en juin 2008 (dans les annales), c'est un extrait de La Chanson de Hannah.

Julianne
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Re: Brevet blanc argumentation...

Message par maglore le Dim 19 Avr - 8:48

En fait, il faudrait que ce soit un texte support pour les questions qui soit en rapport avec l'argumentation... Mes élèves m'ont parlé de ce sujet, je sais donc qu'ils en ont pris connaissance, je ne peux pas l'utiliser, snif...
merci à toi!

maglore
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Re: Brevet blanc argumentation...

Message par Julianne le Dim 19 Avr - 9:49

Difficile alors de choisir un "vrai" sujet de brevet, dont le texte support est généralement narratif.
Et un extrait de Claude Gueux ? La dernière entrevue avec M.D. est souvent donnée en brevet blanc. Claude tente de convaincre le directeur, et tu peux même donner en écriture un sujet demandant de l'argumentation.

Julianne
Fidèle du forum


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Re: Brevet blanc argumentation...

Message par maglore le Dim 19 Avr - 9:53

Super, je vais regarder ça merci, même si c'est du théâtre...

maglore
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Re: Brevet blanc argumentation...

Message par Julianne le Dim 19 Avr - 10:04

Du théâtre ? non ! Texte narratif avec dialogue... Je pensais à l'extrait suivant :



« Monsieur
le directeur, dit Claude avec une voix qui eût attendri le
démon, je vous en supplie, remettez Albin avec moi, vous
verrez comme je travaillerai bien. Vous qui êtes libre, cela
vous est égal, vous ne savez pas ce que c'est qu'un ami ;
mais, moi, je n'ai que les quatre murs de ma prison. Vous pouvez
aller et venir, vous ; moi, je n’ai qu’Albin. Rendez-le moi.
Albin me nourrissait, vous le savez bien1. Cela ne vous
coûterait que la peine de dire oui. Qu'est-ce que cela vous
fait qu'il y ait dans la même salle un homme qui s'appelle
Claude Gueux et un autre qui s'appelle Albin ? Car ce n'est pas
plus compliqué que cela. Monsieur le directeur, mon bon
monsieur D., je vous supplie vraiment, au nom du ciel !

Claude
n'en avait peut-être jamais tant dit à la fois à
un geôlier. Après cet effort, épuisé, il
attendit. Le directeur répliqua avec un geste d'impatience :

-
Impossible. C'est dit. Voyons, ne m'en reparle plus. Tu m'ennuies.

Et,
comme il était pressé, il doubla le pas. Claude aussi.
En parlant ainsi, ils étaient arrivés tous deux près
de la porte de sortie ; les quatre-vingts voleurs regardaient et
écoutaient, haletants.

Claude
toucha doucement le bras du directeur.

- Mais au moins
que je sache pourquoi je suis condamné à mort2 !
Dites-moi pourquoi vous l'avez séparé de moi.

- Je
te l'ai déjà dit, répondit le directeur, parce
que.

Et,
tournant le dos à Claude, il avança la main vers le
loquet de la porte de sortie.

A la
réponse du directeur, Claude avait reculé d'un pas. Les
quatre-vingts statues qui étaient là3 virent
sortir de son pantalon sa main droite avec la hache. Cette main se
leva, et, avant que le directeur eût pu pousser un cri, trois
coups de hache, chose affreuse à dire, assenés tous les
trois dans la même entaille, lui avaient ouvert le crâne.
Au moment où il tombait à la renverse, un quatrième
coup lui balafra le visage ; puis, comme une fureur lancée
ne s'arrête pas court, Claude Gueux lui fendit la cuisse droite
d'un cinquième coup inutile. Le directeur était mort.

Alors
Claude jeta la hache et cria : À l'autre maintenant !
L'autre, c'était lui. On le vit tirer de sa veste les petits
ciseaux de « sa femme »4 et, sans
que personne songeât à l'en empêcher, il se les
enfonça dans la poitrine. La lame était courte, la
poitrine était profonde. Il y fouilla longtemps et à
plus de vingt reprises en criant : « Cœur de damné,
je ne te trouverai donc pas ! » et enfin il tomba
baigné dans son sang, évanoui sur le mort.

Lequel des deux
était la victime de l'autre ?




Victor Hugo, Claude
Gueux
(1834)

Julianne
Fidèle du forum


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Re: Brevet blanc argumentation...

Message par maglore le Dim 19 Avr - 10:07

Oui, excuse-moi, je viens de me rendre compte, je faisais des recherches pour mon sujet en même temps et j'ai lu trop vite...
Merci bcp!! Embarassed

maglore
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