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John
Médiateur

Québec : Un témoignage de l'institutrice Marie-Claude Tardif, commenté par Marion Asselin, relance le débat sur les devoirs au primaire.

par John le Ven 30 Mai 2014, 20:40
Mère de trois enfants, l'enseignante est bien placée pour comprendre le casse-tête quotidien que peuvent représenter les travaux scolaires à la maison, à caser dans un horaire déjà bien chargé. «Comme maman, les devoirs, c'est quelque chose qui me puait au nez. Alors, je me suis dit : ça suffit. Moi-même, comme enseignante, je n'y arrivais pas», lance cette prof de l'école primaire Les Pionniers, à Saint-Augustin.

C'est d'abord pour alléger le quotidien des parents - et de leurs enfants, bien sûr - que Marie-Claude Tardif a décidé d'oser cette année. Ses élèves de cinquième et sixième année sont repartis à la maison avec un sac d'école beaucoup plus léger qu'à l'habitude.

Ils ont bien dû préparer quelques examens et consacrer une vingtaine de minutes à lire à la maison chaque jour, mais ils n'ont pas eu d'exposés oraux à préparer, de pages de cahiers d'exercices à noircir ou de leçons à apprendre par coeur.

Madame Marie-Claude, comme l'appellent ses élèves, ne s'est toutefois pas contentée de rayer les devoirs et les leçons de sa planification scolaire. Elle a complètement changé sa façon d'enseigner. Fini le temps perdu à expliquer les devoirs, à corriger les devoirs et à vérifier qui les a faits ou non. «Ça prenait beaucoup de temps dans une semaine. Maintenant, je ne fais qu'enseigner!»

L'enseignante a multiplié les exercices et les ateliers en classe et dispose de plus de temps pour aider ses élèves en difficulté, pendant que les élèves travaillent individuellement ou en groupe. «Pour les élèves faibles, les devoirs ne leur rendent pas nécessairement service. Il y a des élèves que les parents n'aident pas à la maison», souligne-t-elle.
http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201405/23/01-4769486-les-devoirs-et-lecons-cest-fini.php

Je sais bien qu’à la maison, le travail après l’école peut générer beaucoup de tensions et parfois même troubler sérieusement la quiétude familiale. Plusieurs familles préfèrent que les devoirs et les leçons soient réduits au minimum, mais d’autres se servent de ce moment pour mieux comprendre le cheminement scolaire de leur enfant ou obtenir de l’information sur ce qui compose le menu pédagogique de l’enseignant. À tort ou à raison, des parents gardent ainsi un certain contact avec l’école. Aussi, en observant les façons de faire de leur enfant, des parents semblent obtenir des indices du niveau prévisible de leur degré de réussite et décident d’augmenter ou de relâcher l’encadrement.

Je suis davantage préoccupé par l’utilité du travail après l’école sur la qualité des apprentissage des élèves. Leurs impacts sur la tâche des enseignants ou sur la vie des parents, quoique non négligeables, me paraissent secondaires.

En février dernier, le professeur Normand Baillargeon (UQAM) a publié un billet dans lequel il dépeint la réalité complexe se cachant derrière ce sujet qui paraît plus simple qu’il ne l’est : « Leçons sur les devoirs ». La recherche crédible démontre que « les devoirs ont bien un effet positif sur la réussite scolaire », particulièrement au secondaire.

   « Au primaire, les recherches suggèrent que les devoirs devraient être utilisés avec prudence et retenue. C’est que les élèves, encore peu savants, ont du mal à distinguer l’accessoire de l’essentiel, à ignorer comme elle doit l’être l’information non pertinente et, travaillant seuls pour les faires, ils ne reçoivent pas immédiatement l’indispensable feedback qu’il leur faut recevoir. »
http://blogues.journaldequebec.com/marioasselin/education/pourquoi-faudrait-il-renoncer-aux-devoirs-et-aux-lecons/#.U4cfPiMRfDJ.twitter

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Olympias
Prophète

Re: Québec : Un témoignage de l'institutrice Marie-Claude Tardif, commenté par Marion Asselin, relance le débat sur les devoirs au primaire.

par Olympias le Ven 30 Mai 2014, 20:43
On va encore en débattre longtemps  Very Happy
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