4ème. Gulliver (la guerre des oeufs)

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4ème. Gulliver (la guerre des oeufs)

Message par Lonie le Lun 20 Avr 2009 - 8:15

Bonjour à tous,
J'ai travaillé en évaluation intermédiaire sur ce texte. Un extrait est présent dans un manuel (Hachette, je crois, séquence "initiation à l'argumentation").
Quelqu'un aurait-il le livre du prof et pourrait me dépanner sur la correction de certaines questions qui me semblent redondantes... ? Merci d'avance...

PS.
Les premières questions sont : "quelle est la cause précise du mécontentement du peuple ?"
"Pourquoi le peuple s'est-il révolté souvent ? Relève entre les lignes ... la propostion qui permet de répondre ?"

_________________
"Si j'avais su, j'aurais pas venu"

Lonie
Neoprof expérimenté


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Re: 4ème. Gulliver (la guerre des oeufs)

Message par Sylvia le Lun 20 Avr 2009 - 10:16

Voici ce que j'ai trouvé! J'espère que cela correspond à tes attentes!

Une guerre sanglante p. 208
L’étude de cet texte permet d’associer un objectif
pratique (découvrir un récit à portée argumentative)
à un objectif culturel (découvrir une oeuvre célèbre
devenue une référence). Cette oeuvre figure dans
la Liste des textes porteurs de références
culturelles qui figure en annexe au document
Accompagnement des programmes de 5e et 4e.
De plus, cette étude d’une oeuvre aussi marquante et
engagée permettra aux élèves de comprendre en quoi
consiste la « critique sociale » au XVIIIe siècle, point
spécifié par le programme de 4e en matière d’histoire
littéraire.
Le passage que nous avons retenu est un des plus
connus, des plus exemplaires. Le ton (humour, ironie,
voire absurde) ne sera peut-être pas facile à percevoir
par de jeunes élèves, mais l’unité du texte
rend celui-ci d’un d’un abord relativement aisé :
c’est une longue réplique, quasiment complète,
adressée par l’un des personnages de l’histoire à
Gulliver, qui est le narrateur. Celui-ci, dans ce
passage, n’intervient pas mais écoute.

Réponses aux questions
1. Le peuple de Lilliput est mécontent à cause
d’un édit (une loi) qui ordonne de casser les oeufs
par le petit bout (l. 5-7).
2. Le peuple s’est souvent révolté car il était très
mécontent de cette nouvelle loi, qui de plus
prévoyait de lourdes amendes en cas de désobéissance.
La proposition qui permet de répondre est
« si irrité de cette loi, que les histoires nous apprennent
qu’il y eut six rébellions à cause d’elle » (l. 7-8).
3/ a. Une guerre civile est une guerre menée
entre personnes d’un même pays.
b. La guerre civile et la guerre étrangère (c’est-àdire
d’un peuple contre un autre peuple) sont ici
liées. En effet la première a engendré la seconde,
parce que l’empire de Blefuscu a soutenu les exilés
de Lilliput qui étaient Gros-Boutistes. La guerre
étrangère est une conséquence de la guerre civile.
4. Les Empires de Lilliput et de Blefuscu sont en
guerre car Blefuscu soutient les Lilliputiens qui sont
contre la nouvelle loi.
Les habitants de Lilliput avaient l’habitude d’ouvrir
les oeufs par le gros bout. Mais parce que son fils
s’est coupé le doigt en agissant ainsi, l’Empereur
décide qu’on ouvrirait dorénavant les oeufs par le
petit bout. Les gens de Lilliput, en colère, se révoltent.
La guerre est alors civile. Le gouvernement
de Blefuscu, l’empire rival de Lilliput, soutient les
révoltés, il les accueille même sur son sol, ce qui
aggrave la situation. L’empire de Lilliput et celui de
Blefuscu s’affrontent alors, et cette guerre sanglante,
qui est une « guerre étrangère », engendre
de lourdes pertes de part et d’autre.
5/ a. On pourrait remplacer l’adverbe toutefois
(l. 21) par malgré cela.
b. Il y a donc entre les deux dernières phrases un
lien d’opposition.
6. La cause première de la guerre est vraiment
peu importante : le changement de côté par lequel
on doit ouvrir les oeufs. Cette cause est futile,
insignifiante.
7. De nombreuses indications prouvent la dimension
du désastre. La guerre dure depuis longtemps :
« trente-six lunes » (l. 16). Les pertes navales du côté
des Lilliputiens sont très importantes : « quarante
de nos bâtiments les mieux armés, et un nombre
encore bien plus grand de plus petits vaisseaux »
(l. 17-19). Les pertes humaines sont énormes elles
aussi : « trente mille de nos meilleurs marins et soldats ;
et on estime que les pertes essuyées par l’ennemi sont
un peu plus lourdes que les nôtres » (l. 19-21). Toutes
ces indications sont chiffrées et, par leur relative
précision, elles donnent au texte un caractère de
vraisemblance.
8/ a. Par rapport à la cause de la guerre, le
nombre de victimes est immense, incroyable (ou
démesuré, disproportionné…).
b. Il y a vraiment trop de différence entre la raison
du déclenchement de la guerre et les conséquences
de celle-ci. La raison est futile, les conséquences
sont terribles. On s’aperçoit donc du
caractère ridicule et absurde de la guerre. Tout
cela n’a pas de sens.
c. Le principal défaut des humains est ici la bêtise :
les humains sont capables de se tuer pour des
raisons ridicules. On peut aussi dire qu’ils font
preuve d’entêtement. On en vient à se demander
si, au fond, les humains n’aimeraient pas faire la
guerre pour le plaisir, puisqu’ils déclenchent des
guerres même pour des raisons qui n’en valent pas
la peine.
9. L’Empereur de Lilliput est intéressé par Gulliver
parce que, dans cet univers minuscule, ce personnage
est un géant. Sa taille et sa force seraient des
atouts certains dans une guerre. C’est d’ailleurs
pour obtenir l’aide de Gulliver contre Blefuscu que
le secrétaire principal de l’Empereur lui parle : « Sa
Majesté Impériale, qui a grande confiance en votre
valeur et votre force, m’a commandé de venir vous
faire le récit de ses affaires » (l. 23-25). La « valeur »
ici est surtout physique.
10. Reldresal raconte en détail les origines de
cette guerre dans un but argumentatif : il veut
montrer à Gulliver que l’empire de Lilliput n’est pas
responsable de la guerre, et veut ainsi convaincre
Gulliver de s’engager avec Lilliput contre Blefuscu.
11. En racontant cette guerre ridicule, Swift critique
toutes les guerres. Il dénonce les guerres
déclenchées pour n’importe quelle raison, provoquées
par la bêtise des hommes, et qui entraînent
des milliers de morts et d’innombrables souffrances.
Swift critique d’abord l’exercice du pouvoir absolu
par un empereur irréfléchi, qui impose au peuple
une loi motivée par un incident familial. Il critique
aussi le peuple, qui réagit stupidement, car l’enjeu
(casser les oeufs d’une façon plutôt que d’une
autre) est sans importance ; le peuple, cependant,
se lance dans de véritables massacres. Ni les
monarques ni les peuples ne font preuve du plus
élémentaire bon sens qui consisterait, avant de
se précipiter dans une guerre, à en étudier la
nécessité. À défaut d’une telle lucidité, ils ne se
montrent même pas capables d’évaluer la disproportion
entre la cause futile et les conséquences
tragiques, ce qui leur permettrait de choisir
d’autres solutions pour régler le problème.
12. Les éléments du décor sont un port, reconnaissable
grâce aux quais et aux bateaux. Ce port
est situé sur une côte légèrement montagneuse :
on distingue en effet à l’arrière-plan une colline
allongée plongeant doucement dans la mer.
13. L’artiste a montré que Gulliver est un géant
en représentant ce personnage bien plus grand
que les autres éléments du dessin : bateaux, quais
et autres personnages. Il a montré que Gulliver est
fort en le représentant en pleine action : il marche
dans le port et tire des bateaux ; il accomplit cette
action sans donner des signes d’effort ou de
fatigue.
14. D’après cette image, un costume du XVIIIe siècle
se compose d’une chemise blanche à longues
manches, sur laquelle on revêt une tunique sans
manches, et serrée à la taille par une ceinture. Le
pantalon, large et de couleur sombre, s’arrête en
haut du mollet. On chausse des bottes certainement
assez souples car elles épousent bien la forme
du mollet.
15. Dans cette image, on voit Gulliver utiliser
toute sa force pour tirer une flotte de bateaux
réunis par des cordages. Comme l’indique la
légende, ces bateaux forment la flotte de Blefuscu,
l’empire ennemi de Lilliput. Gulliver les a capturés
et il les apporte maintenant à l’empire de Lilliput. Il
utilise donc sa force au service de l’empire de Lilliput,
comme l’Empereur a dû lui demander.
16. L’exercice peut être réalisé à l’écrit ou à l’oral.
Dans ce dernier cas, on laisse un moment aux
élèves pour qu’ils puissent réfléchir et préparer leur
réponse. Si l’on désire donner de l’importance à cet
exercice, on peut même communiquer aux élèves
les consignes de l’exercice quelques jours avant la
date des prestations orales. On rappelle aux élèves
qu’il ne s’agit pas seulement de raconter, mais d’indiquer
des causes, de faire comprendre l’origine
d’un fait.

Sylvia
Niveau 9


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Re: 4ème. Gulliver (la guerre des oeufs)

Message par Lonie le Mar 21 Avr 2009 - 8:12

Merci beaucoup !!!

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