L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

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L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Raoul Volfoni le Sam 19 Juil 2014 - 21:19

Je livre ici un témoignage, écrit dans un moment de désarroi. Tout avis est le bienvenu pour essayer de débloquer la situation. Merci d'avance.


Vous qui entrez, laissez toute espérance.

Ça pourrait démarrer comme ça, mon histoire avec l'Education Nationale. J'ai eu mon premier concours, le CAPES externe d'histoire-géographie, en 2006, avec un classement honorable. Naïvement, j'ai fêté ce succès, sans me douter que je venais de mettre le doigt dans un engrenage redoutable.
Au terme de ma première année de stage, on m'a dit que je devais prendre confiance en moi, et on m'a fait redoubler. On m'a dit que dans « le nord » (j'étais dans le sud-ouest), je ne tiendrais jamais le coup. À l'issue de la seconde année, sans que je sache pourquoi ni que je voie venir le coup, on m'a licenciée. Pourquoi ? Je ne l'ai jamais su.
Je me retrouvais donc au chômage, sans savoir quoi faire. Quel métier envisager ? Mes deux années d'enseignement m'avaient plu, malgré tous les coups reçus. J'ai décidé de préparer un nouveau concours de l'enseignement, en candidat libre, et j'ai choisi le CAPLP lettres-histoire, pour enseigner en lycée professionnel. J'ai été reçue troisième avec un très bon classement et, comme un pied de nez aux oiseaux de mauvais augure qui ne me voyaient pas « dans le nord », je suis partie y faire mon stage. Le stage en question s'est très bien passée, j'ai été titularisée, l'inspectrice m'a même dit qu'elle regrettait que je quitte son académie. Cependant, enseigner le français m'était difficile, et je me suis donc remise à préparer le CAPES.
Après le nord, j'ai été nommée dans l'une des académies parisiennes. Un lycée professionnel dur, en ZEP. Deux classes de terminale bac pro à amener au bac, avec des programmes nouveaux. Et, très rapidement, des rapports très difficiles avec l'une des classes de terminale en question, les mécanique auto. Je ne sais pas vraiment ce qui s'est mal passé avec eux, mais le fait est qu'ils m'ont prise en grippe. J'ai eu des insultes, des huées, des projectiles, des remarques homophobes. Puis des menaces. Il y a eu ces matins où je vomissais avant d'aller en classe, ces soirées passées chez moi à pleurer. Il y a eu les idées noires, les scénarios de suicide échafaudés. Les adultes de l'établissement m'ont très peu soutenue. La proviseur a même cherché à me faire faire des heures supplémentaires avec cette classe ! Je me suis arrêtée en avril, n'en pouvant plus. J'ai obtenu le CAPES externe en juillet, et je me suis crue sauvée. Sans voir que la dépression se déclarait à retardement, dans le courant de l'été.
J'ai été nommée dans un collège du 9*, à deux heures de chez moi, en dépit du fait que j'étais titulaire dans le département voisin. Le jour de la prérentrée, j'ai appris que ma demande de révision d'affectation avait été acceptée : j'étais nommée en lycée, dans mon département d'origine. Je n'ai pu y exercer que deux mois avant que l'importance des symptômes anxieux et dépressifs m'oblige à m'arrêter à nouveau. J'ai été placée en congé longue maladie, pour « état dépressif sévère », et l'expert qui m'a reçue a parlé de choc post-traumatique. Des mois durant, j'ai été dans un état de profond abattement, incapable de rien faire sinon de ruminer. À force d'antidépresseurs, de rencontres avec une psychologue et de séances avec une psychiatre, j'ai peu à peu remonté la pente. Et j'ai envisagé de reprendre le travail.
Pour la rentrée 2013, on m'a nommée dans le collège situé en face de mon lycée de l'année précédente. J'ai cru pouvoir reprendre le travail début octobre, mais une crise d'angoisse m'en a empêchée. On m'a conseillé de changer de métier, sans me proposer davantage d'aide. J'ai fini par découvrir, au gré des pages internet visitées, l'existence des stages de réadaptation professionnelle du CNR, organisées sous l'égide de la MGEN. J'ai postulé et, de janvier à début avril, ai accompli un de ces stages dans un collège proche de mon domicile. La présence d'un tuteur compétent et d'élèves calmes m'a permis de vraiment reprendre confiance en moi. Fin avril, je suis revenue dans mon collège de stage, j'ai pris mes classes, et j'ai enseigné sans problème jusqu'à la fin de l'année, bien que mes élèves fussent plutôt difficiles. Sans me vanter, je pense avoir accompli un beau parcours, et c'est aussi l'avis du directeur du CNR.

J'ai obtenu en mars, lors du mouvement inter-académique, une mutation dans l'académie voisine de celle dont je suis originaire. Les stagiaires non titularisés voient normalement leur mutation annulée et sont prolongés dans leur académie d'origine, mais le BO de cette année mentionne : « à l'exception des agents titulaires d'un corps de personnels enseignants du second degré public ». Moi, donc. Pouvoir quitter la banlieue parisienne était un puissant moteur de mon évolution. Malgré mes progrès en thérapie, il m'arrive encore d'avoir peur de croiser d'anciens élèves en ville. Et j'estime avoir assez souffert dans ce coin pour pouvoir aller souffler ailleurs. Je ne veux plus regarder de ma fenêtre, au huitième, en me demandant ce que ça ferait si je sautais, si ça réglerait mes problèmes.
La mutation a fait l'objet d'avis contradictoires. J'ai donné congé à mon bailleur en avril, puis, lorsque le rectorat m'a indiqué que la mutation serait annulée, j'ai annulé mon préavis. Puis le syndicat m'a avertie que le ministère se prononçait en faveur de ma mutation et qu'il avait donné cette réponse par écrit ! J'ai donc donné congé une nouvelle fois, et programmé mon déménagement pour le vendredi 11 juillet.
Jeudi 10 au soir, message du syndicat : le DRH de mon académie actuelle conteste ma mutation. Coup au cœur. De toute façon, le box de déménagement est commandé, le préavis donné, il est trop tard. J'entasse donc mes biens dans le box, et direction le sud !
Aujourd'hui, 19 juillet, je ne sais toujours rien. Le syndicat devait reparler de mon cas au ministère, mais je ne sais rien. Je ne suis pas très optimiste, car à force, j'ai compris que dans l'Education Nationale, il ne faut pas l'être. Sur mon gestionnaire informatique, une nouvelle affectation a fait son apparition : le collège « remuant » de l'an dernier. Adieu la mutation, le nouveau départ tant espéré, le rapprochement avec les miens, alors ? Et que signifie l'exception prévue par le BO pour les titulaires d'un corps de personnels du second degré public ? Je ne le sais pas, et je ne sais pas si j'aurai un jour une réponse.
J'ai dépensé tout mon argent pour déménager – sans oublier que durant mes trois mois de stage de réadaptation professionnelle, j'étais à demi-traitement, donc avec moins de mille euros par mois. Je dois déjà de l'argent à ma mère, je lui en ai emprunté durant ces mois. Je n'ai plus un sou pour prendre un logement en région parisienne, payer la caution, etc. Je ne peux prétendre qu'à un 15m², où je devrai vivre sans mes chats, ma seule compagnie cette année. Si on prétend me renvoyer en région parisienne alors que j'avais été mutée à côté de chez moi, je ne suis pas sûre de le supporter. Je me relève d'une dépression sévère, j'ai même été reconnue travailleur handicapé à cause de cela, et j'ai peur de ne pas pouvoir encaisser ce nouveau coup. Alors ? Je démissionnerai, peut-être. Cela n'intéressera personne, car la grosse machine Education Nationale se fiche bien de ses agents. Il faut « tenir », sinon c'est qu'on « n'est pas fait pour ça ». Et tant pis pour celui qui ne peut supporter les changements de règle du jeu arbitraires, la non-prise en compte de sa souffrance ou de son handicap. L'humain ne vaut pas grand-chose face à la toute-puissante administration, qui peut faire la lecture qu'elle veut des textes et des situations. Si tu ne te soumets pas, prends donc la porte, mais n'attends aucune bienveillance.  J'aurais espéré avoir droit à une petite fleur, eu égard à mon parcours précédent, mais que dalle. Je ne demande pas grand-chose, pourtant, juste pouvoir rejoindre mon affectation pour y terminer mon stage. Mais non, on va m'opposer les sacro-saints textes (et le BO ? Passons-le sous silence puisqu'il semble aller dans mon sens, ou tordons-le pour lui faire dire autre chose), on va me chercher toutes les petites bêtes possibles et imaginables, simplement pour faciliter le travail de l'administration et me refuser une amélioration de ma vie. Je ne suis pas une personne, juste un dossier, un NUMEN, un pion qu'on déplace ici ou là sans se soucier d'autre chose.
Et dans le pire des cas ? J'essaie de ne pas y penser, mais de nouveau, les scénarios se jouent dans mon esprit. Rechute ? Je le crains, et un retour en région parisienne risque de favoriser cette rechute dans un état dépressif. Pour ce qui est de briser ses personnels – pardon, ses pions – l'Education Nationale est d'une efficacité redoutable.

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"Les jolies filles en savent toujours trop !" (Raoul Volfoni, conseiller officiel de la ministre)

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Raoul Volfoni
Doyen


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Olympias le Sam 19 Juil 2014 - 21:29

Raoul je ne sais que dire.  trefle trefle J'espère de tout coeur que ta situation va se débloquer.

Olympias
Enchanteur


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Zenxya le Sam 19 Juil 2014 - 21:32

Raoul,  fleurs2 
Ne baisse pas les bras, sinon, comme tu le sens, c'est la rechute. Le chemin parcouru a été long, tu ne dois pas faire demi-tour. Va voir le médecin du rectorat (voire les ceux de deux rectorats), fais jouer à fond cette carte là. Il y a forcément une solution.

Zenxya
Sage


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par auléric le Sam 19 Juil 2014 - 21:36

comme Olympias , je ne sais que te dire , à part que je te souhaite d'obtenir gain de cause et que je t'envoie autant de courage que je le peux.

(et oui si il le faut fais-toi arrêter de nouveau)

auléric
Neoprof expérimenté


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par alma_mater le Sam 19 Juil 2014 - 21:48

Quel parcours et quel aboutissement, c'est abominable! heu affraid No C'est horrible!

alma_mater
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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par JaneB le Sam 19 Juil 2014 - 21:57

Raoul, je ne suis pas d'une grande aide  fleurs mais as -tu essayé d'appeler le rectorat pour savoir ce qu'il en était de cette mutation?
Explique- leur la situation  et ton désarroi bien naturel: ils ne peuvent pas être inhumains à ce point!
Pour ce que ça vaut, tu as tout mon soutien!

JaneB
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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Olympias le Sam 19 Juil 2014 - 22:00

Par moments, en lisant ce type de témoignage, je me demande s'il existe dans ce pays un ministère qui méprise autant ses personnels que l'Education nationale.

Olympias
Enchanteur


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par mimika le Sam 19 Juil 2014 - 22:09

C'est effarant ce qui est raconté.
Je suis atterrée.
Il ne faut pas se laisser faire, mais prendre conseil auprès d'un syndicat.
Courage!

mimika
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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par yogi le Sam 19 Juil 2014 - 22:09

@Olympias a écrit:Par moments, en lisant ce type de témoignage, je me demande s'il existe dans ce pays un ministère qui méprise autant ses personnels que l'Education nationale.
Malheureusement dans la santé et chez les policiers c'est pareil.
On pousse les gens soucieux de bien faire vers le cassage et la déprime.

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"Jboirai du lait le jour où les vaches mangeront du raisin!"

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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par artaxerxes le Sam 19 Juil 2014 - 22:22

Comme dit plus haut (par Zenxya), il faut absolument demander rendez-vous avec un médecin de prévention au rectorat, pour appuyer une mutation favorable, et en attendant (si la mutation ne peut être obtenue pour cette rentrée) demander un congé longue maladie. Il faut aussi se faire suivre en ville par un psy et rester proche d'un syndicat. Il y a forcément une solution.

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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par CHADES le Sam 19 Juil 2014 - 22:24

Juste un petit mot d'encouragement et de sympathie avec mon admiration pour ton courage et ta ténacité.

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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par arcenciel le Sam 19 Juil 2014 - 22:25

Oui, il y a sûrement une solution. Il serait bon aussi que tu fasses un break, Raoul, que tu te reposes un peu pendant ces vacances.  trefle fleurs trefle fleurs trefle 

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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Marie Laetitia le Sam 19 Juil 2014 - 22:26

Je ne suis pas sûre que le congé maladie soit une solution, sauf si, Raoul, tu n'en peux vraiment plus.

Je vais répéter ce que je t'ai dit sur l'autre fil, tu as un écrit du ministère. Rapproche-toi plutôt d'un avocat, avec cet écrit, pour faire plier la DRH de Versailles qui abuse de son pouvoir.

_________________
 
Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

________________________________________________

Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

Marie Laetitia
Bon génie


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par trompettemarine le Sam 19 Juil 2014 - 22:37

fleurs2 

trompettemarine
Sage


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Lalie-Flore le Sam 19 Juil 2014 - 22:39

Je suis de tout cœur avec toi. Je trouve que nos situations se rejoignent un peu aujourd'hui.

En juin 2013, j'ai réussi le CAPLP lettres-anglais et je vais être titularisée le 1er septembre. Moi non plus, je n'ai pas trouvé le lycée pro facile. Les filles que j'avais en français n'écrivaient même pas et étaient très agressives. Moi aussi j'appréhendais de les voir au point de m'inscrire à toutes les formations ou sorties que je pouvais trouver juste pour ne pas avoir à assurer leurs heures de cours tant j'avais mal au ventre en y allant... En anglais, j'avais des demi-groupes et ça allait beaucoup mieux.

En avril, des rumeurs ont dit que je ne serais pas titularisée (le formateur qui avait entendu dire que...). J'ai pris peur et, comme j'étais inscrite pour assurer les arrières, je suis allée passer le Capes externe de Lettres Modernes pendant les vacances d'avril (un vieux rêve car, plus jeune, j'avais adoré enseigner aux Gretas). Et je l'ai eu, ce Capes...

Le résultat est tombé en même temps que mon affectation en lycée pro : dans le Loiret. J'ai une petite fille (et son papa!), un crédit maison sur le dos et aussi un chat qui n'aime pas bien la voiture...Du coup, le syndicat a pris les devants et a demandé au Rectorat de faire en sorte que j'effectue mon stage dans mon académie d'origine (le sud)...

Le Rectorat a émis un avis favorable. Mais, bien sûr, rien n'était débloqué sur Lilmac et je n'ai donc pas pu formuler mes vœux départementaux dans mon académie d'origine. J'ai donc dû les émettre dans l'académie du Centre... cette fois, j'ai obtenu le sud de l'académie (tout de même mieux que le Loiret) mais je viens de découvrir que le collège qui m'est attribué se trouve en ZEP... Je ne sais pas trop quoi en penser mais, comme je viens du LP, j'imagine que c'est un peu pareil, en plus jeune...18H + jeudis réservés aux formations, ça va être très rude, seule avec ma petite.

Là où je me suis vraiment inquiétée en te lisant, c'est lorsque tu as dit que tu avais seulement su à la pré-rentrée que ta mutation était annulée... Mon copain est en congé en août et on a projeté de m'installer durant les vacances. Comment faire si je n'ai la réponse du Ministère que le 31 août ?!? J'aurais inscrit ma fille à l'école là-bas, dépensé mes dernières économies, pris un loyer, averti la CAF... Comment rendre cet appart en un jour (+ trajet à effectuer)???

J'en viens presque à souhaiter qu'on me dise que c'est refusé, là, aujourd'hui. Je trouve qu'il n'y a rien de pire que de ne pas savoir. Ca fait des semaines que je ne dors pas car un jour, on me dit "votre dossier a reçu un avis très favorable" et le lendemain "que croyez-vous, vous n'êtes pas la seule, il y a peu de chances pour que votre demande soit acceptée" et le surlendemain, pas de réponses puis rebelote-retour à la case départ. C'est invivable.

De même pour la préparation des cours : je compte préparer des séquences de collège. Si, au dernier moment, on m'affecte dans un lycée, ça sera la panique !

Bref, tout ça pour te dire que je te comprends vraiment, que je suis comme toi dans l'expectative. Je te souhaite bonne chance et je t'envoie surtout beaucoup de courage. N'hésite pas à m'écrire en MP si tu en as envie.

Aux autres lecteurs : je prends tous vos conseils relatifs au déménagement... vous le feriez, vous, ou pas?

Lalie-Flore
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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par titrit le Sam 19 Juil 2014 - 22:43

@yogi a écrit:
@Olympias a écrit:Par moments, en lisant ce type de témoignage, je me demande s'il existe dans ce pays un ministère qui méprise autant ses personnels que l'Education nationale.
Malheureusement dans la santé et chez les policiers c'est pareil.
On pousse les gens soucieux de bien faire vers le cassage et la déprime.

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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par amour le Sam 19 Juil 2014 - 22:44

Je compatis, c'est très dur ce qui t'arrive, et ce, malgré tous tes efforts. Reprends courage, tu vas y arriver! Comme ton déménagement est prévu (et même bien engagé!) il me semble impossible que tu restes dans cette académie. C'est vraiment un motif valable!
Si rien d'autre n'aboutit, peut-être pourrais-tu envisager un détachement même tardif, dans un service du rectorat de l'académie que tu as obtenue par mutation c'est peut-être ce à quoi ton avocat et toi aboutirez!

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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Ergo le Sam 19 Juil 2014 - 22:50

Raoul, chaque fois que je te lis, je me dis que tu as une capacité de résistance hors du commun...c'est horrible ce que je dis. Tu as réussi plus de concours que la grande majorité des gens et ça, parce que tu aimes enseigner, parce que tu sais enseigner. Ne lâche rien. Même le ministère te donnait raison ! Et en même temps, je comprends l'envie de lâcher prise mais tu as le droit pour toi !

Je ne peux pas t'aider mais tu as tout mon soutien.  fleurs2 

Lalie-Flore, pas de conseils mais bon courage !


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Flic-Flac le Sam 19 Juil 2014 - 23:00

Ce qui me marque dans ton témoignage Raoul, c'est ta persévérance. J'espère vraiment que pour toi le dénouement sera heureux et que tu obtiendras ton affectation dans le sud. Bon courage et essaye malgré tout de te reposer pendant tes vacances.

Flic-Flac
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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par InviteeF le Sam 19 Juil 2014 - 23:08

Raoul, j'espère que tu obtiendras gain de cause pour ta mutation. Après un tel parcours, ce ne serait que justice. Je t'envoie tout mon courage ! fleurs

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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par DBK le Sam 19 Juil 2014 - 23:38

Fafnir a écrit:Raoul, j'espère que tu obtiendras gain de cause pour ta mutation. Après un tel parcours, ce ne serait que justice. Je t'envoie tout mon courage ! fleurs
+1000

DBK
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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Tournesol le Sam 19 Juil 2014 - 23:54

Bien impuissante, face à tout ça, mais de tout coeur, sincèrement, avec toi... L'EN n'est pas ta vie. Accroche-toi !!! Encore...

_________________
J'habite près de mon silence
à deux pas du puits et les mots
morts d'amour doutant que je pense
y viennent boire en gros sabots
comme fantômes de l'automne
mais toute la mèche est à vendre
il est tari le puits, tari.

(G. Perros)

Vis comme si tu devais mourir demain, apprends comme si tu devais vivre toujours. (Gandhi)

Tournesol
Expert spécialisé


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par philann le Sam 19 Juil 2014 - 23:55

Raoul, en te lisant on ne sait pas quoi dire tant ton histoire tient de kafka. Je ne serai pas de bon conseil mais je t'envoie tout mon soutien et j'admire sincèrement ta résistance !!

_________________
2014-2015: poste fixe dans les Hauts de Seine Very Happy Very Happy Very Happy
2013-2014: certifiée stagiaire dans les Hauts de Seine cheers 
2011-2013: prof. contractuelle dans l'Essonne

philann
Doyen


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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par Oudemia le Dim 20 Juil 2014 - 0:04

J'espère surtout que des pros des syndicats ne sont pas encore partis, passeront par ici, et pourront conseiller Raoul au mieux.

Un samedi soir de juillet ils ont autre chose à faire, mais un petit tour demain, pourquoi pas ?

 trefle trefle trefle trefle trefle trefle trefle trefle trefle

Oudemia
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Re: L'EN et moi. Chronique d'un naufrage

Message par User5899 le Dim 20 Juil 2014 - 0:17

@Marie Laetitia a écrit:tu as un écrit du ministère. Rapproche-toi plutôt d'un avocat, avec cet écrit, pour faire plier la DRH de Versailles qui abuse de son pouvoir.
Je suis également de cet avis, Raoul, en observant que malgré votre dépression, vous avez durant ces huit années montré une volonté sans faille et donc que même malade, votre pulsion vitale est suffisamment forte que vous puissiez faire des projets, des voeux, vous projeter, etc., ce qui n'est pas le cas de tous les malades. Donc et même si ça semble facile, là, maintenant, je tâcherai de me battre sur le terrain du droit. Pas de démission, pas d'AM tout de suite. Et si ça ne donne rien, là, oui, un emmerdement maximum du système, qui en l'occurrence, le chercher bien.
Bon, il faut excuser Benoit, hein : un 19 juillet, quoi faire d'autre à l'EN que s'occuper de l'engagement lycéen ? furieux

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