Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par ben2510 le Dim 5 Oct 2014 - 18:11

Bah je ne réponds pas oui à tout, pourtant j'ai un DEA d'info et je suis prof d'ISN...

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Marphise le Dim 5 Oct 2014 - 18:21

Sulfolobus, ce que vous dites est très vrai. Mais une partie de tout ça est justement prise en charge par l'université. La plupart des bibliothèques universitaires, aujourd'hui, proposent des formations à l'utilisation des ressources électroniques (bases de données, chercher des références dans des bases de données en ligne), mais aussi à l'utilisation d'un logiciel bibliographique, voire à l'utilisation correcte d'un traitement de texte (mais ça, je crois que c'est plus rare). Par ailleurs, de nombreux modules de "méthodologie" intègrent l'apprentissage des principaux outils informatiques que les étudiants doivent maîtriser lorsqu'ils doivent rendre un mémoire de master.

Après, cette idée de "bac humanités numériques" est à mon avis une idiotie pondue par des gens qui essaient de faire croire qu'ils sont au courant de la dernière mode. Si au bac, les étudiants pouvaient déjà avoir maîtrisé les bases de l'expression écrite et orale, et dans le domaine des lettres et sciences humaines, avoir des notions chronologiques à peu près claires, savoir commenter un texte sans faire une immonde paraphrase et maîtriser un exercice de type "dissertation", ce serait déjà une base. Sans ça, les "humanités numériques" ne sont que du vent. Parce que c'est bien beau de savoir faire un blog sous wordpress ou gérer une veille avec twitter, mais si après c'est pour placer Colbert sous Louis XV, affirmer que dans un monastère médiéval il y a des "vivariums" pour ranger les livres ou ne pas savoir ce qu'est un salon sous l'Ancien Régime (situations vécues en interrogeant des étudiants bac +5 dans un cursus "culture"), ça ne sert un peu à rien...

Les institutions culturelles ont effectivement besoin de gens capables de comprendre leurs besoins pour les traduire dans le monde du numérique. Ça tombe bien, il existe des masters professionnels pour ça (j'en connais au moins deux qui ont une excellente réputation). Au niveau bac, je pense que c'est très prématuré. En plus, ce serait mentir aux lauréats que de leur faire croire qu'ils pourraient tous travailler dans ce domaine: les débouchés sont quand même très étroits...

Marphise
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Annabel Lee le Dim 5 Oct 2014 - 18:22

@Docteur OX a écrit:

Pour Michel Onfray: "Création d'un bac " humanités numériques". Orwell aurait aimé l'oxymore"   cheers

Voilà.

Annabel Lee
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par nicolin le Dim 5 Oct 2014 - 18:30

C'est + ou moins inspiré de l'idée de digital literacy non ?

A noter, la page Wikipedia n'est même pas traduite en français :

http://en.wikipedia.org/wiki/Digital_literacy

dans ce cas, les U.S.A. mais aussi la Chine et les pays émergents sont conscients des enjeux.

http://www.digitalliteracy.gov/about

Pour le M.E.N., c'est sans doute une façon de prendre le train en marche.

A noter également, literacy =/= humanités


Dernière édition par nicolin le Dim 5 Oct 2014 - 18:53, édité 1 fois

nicolin
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Marie Laetitia le Dim 5 Oct 2014 - 18:33

@e-Wanderer a écrit:Je trouve l'étiquette assez impropre (elle concurrencerait ce que l'on appelle, avec un sens plus étroit et plus juste, "humanités numériques" dans le monde de la recherche), mais il ne faut peut-être pas jeter le bébé avec l'eau du bain : l'idée me semble assez bonne, à condition de débarrasser le projet des scories de l'air du temps et de lui donner une réelle consistance. Il ne suffit pas de faire de l'affichage, juste pour essayer de "faire moderne" avec quelques mots magiques.

Pourquoi pas en effet un bac axé sur le numérique, la création de sites web, la programmation, l'élaboration d'applications pour téléphones mobiles etc., adossé à une vraie culture générale littéraire, artistique etc. Les associations, les collectivités locales, les mairies, les commerçants, les chercheurs ont besoin de webmasters compétents, qui sachent non seulement utiliser les outils standards (wordpress, dreamweaver etc) mais aussi les adapter, les compléter, qui soient compétents en traitement de l'image, en traitement des fichiers son,  ET qui aient une aisance rédactionnelle, une vraie culture etc. Par exemple, des gens qui soient capables, de façon à peu près autonome, de concevoir le site web d'un musée en ayant à la fois les compétences techniques du geek et celles d'un amateur d'art éclairé (ou celle d'un musicien, d'un historien, d'un homme de théâtre, d'un journaliste etc. : on peut concevoir différentes spécialités – de même que le bac S forme de futurs biologistes, physiciens, mathématiciens).

Tout ne serait évidemment pas totalement au point dès le bac, mais il n'est pas inconcevable de se lancer tôt dans une formation aussi complète et exigeante. Il faudrait aussi associer en aval les universités pour mettre en place des prolongements naturels à ce nouveau bac. En tout cas, ça ne me semble pas plus absurde que de faire des sciences (S), de l'économie (ES), de la littérature ou des langues (L). Ça mérite un cadrage plus précis mais l'idée est loin d'être sotte.

La principale difficulté, à mon sens, sera de trouver des professeurs compétents et suffisamment dévoués pour renoncer aux salaires mirobolants du privé…

Le problème, c'est que le cœur de la formation doit rester les mathématiques, pour qui veut faire de l'informatique autrement qu'en bricolant. Après, que des ingénieurs en informatique aient une formation solide dans leur discipline principale et une (très) bonne culture (générale), pour ça, il faut faire un travail d'encadrement, voire de surveillance, des formations proposées dans les écoles d'ingénieurs. Mais ça claque moins que des annonces dans l'air du temps qui vont faire parler dans les journaux et séduire tous les gamins accros aux jeux vidéos et qui n'imaginent pas cinq seconde les compétences qu'exige un métier dans ce domane. Quel beau miroir aux alouettes...

_________________
 
Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

________________________________________________

Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

Marie Laetitia
Bon génie


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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Marie Laetitia le Dim 5 Oct 2014 - 18:45

@Cincinnata a écrit:
@Sulfolobus a écrit:
@Cincinnata a écrit:
Le B2i est obligatoire Rolling Eyes
Le niveau du B2i est insuffisant.

On va faire un bête questionnaire. Qui :
- est capable d'écrire un texte correct sur Word (ou tout autre éditeur de texte, perso je ne me sers que de LaTeX) en se servant des outils de mise en page automatique ?
- capable de faire une présentation PwP (ou tout autre logiciel) en se servant des outils de mise en page automatiques ? Ceci inclut l'insertion d'images, de vidéos et pistes audios. Qui sait le faire marcher sur tous les ordinateurs ?
- sait ce servir d'un logiciel de bibliographie automatique (type Zotero, BibteX...) ;
- sait brancher un vidéoprojecteur dans tous les cas ?
- sait se servir au niveau de base d'un logiciel de feuilles de calcul : en particulier il sait faire ce qu'il faut pour faire des moyennes, calculs de base et des tableaux avec de logiciel ;
- sait ce que sont les métadonnées, comment les insérer, à quoi elles servent et leurs avantages et inconvénients ?
- capable de convertir n'importe quel type de document textes, présentation... en pdf et qui sait pourquoi il FAUT systématiquement le faire ?
- connait la différence entre un logiciel libre et un logiciel propriétaire et connait les avantages et les inconvénients des deux types ?
- sait programmer correctement un navigateur internet (paramètres de confidentialités, raccourcis, favoris, barre des tâches, gestion des flux RSS, page de démarrage du navigateur, des onglets...).
- sait choisir de manière éclairer le moteur de recherche qui lui convient ;
- sait où sont stockés ses mots de passe sur son ordinateur, choisir lesquels il veut stocker et revenir dessus si besoin ?
- sait programmer un gestionnaire de mails (Mails, Thunderbird, Outlook par exemple) correctement, en connait les avantages et les inconvénients, et sait le faire marcher quelque soit la situation ?
- sait faire marcher un Wifi tout le temps ?
- connait les différents types de sécurité mail et sait les utiliser à bon escient ?
- sait chiffrer son ordi, sa clé USB, son DD en totalité ou en partie, et connait les avantages, les inconvénients et sait déterminer s'il doit le faire ou pas ?
- sait installer un antivirus et bien le choisir en fonction de ces besoins ?
- sait gérer l'antivirus ?
- sait gérer des flux RSS (et sait ce que c'est) ;
- connait les réseaux sociaux, leurs avantages et leurs inconvénients et sait donc choisir de manière éclairer de les utiliser ou non ;
- dans les cas où ils les utilisent, sait régler convenablement les paramètres de confidentialité ?
- sait configurer correctement une clé USB, un DD en fonction du/des OS utilisés ;
- sait se servir au moins au niveau de base d'un logiciel de dessin ;
- connait l'intérêt de faire des sauvegardes régulières de ses appareils et sait le faire ;
- sait restaurer un appareil en cas de crash ;
- sait configurer correctement un Wifi y compris dans le cas d'un proxy ?
- sait que faire les MaJ est important et sait le faire avec raison ?
- sait se servir d'un blog, en tant que lecteur bien sûr mais aussi en tant qu'écrivain.

Bon j'en ai probablement oublié mais déjà, si tout le monde pouvait répondre oui à ces questions...

Et je peux t'assurer que je connais beaucoup de diplômés de master actuels (en LSH, moins en sciences) qui répondent non à toutes ces questions.

Je ne comprends pas l'utilité de toutes ces actions, à part utiliser word, ce qui est utile pour rédiger le mémoire. Tous ces "lettreux à bac + 5",comme vous dites, ne souhaitent peut-être pas utiliser un ordinateur...
Si je suis honnête j'avoue que savoir faire tout cela me plairait bien, mais à titre personnel, aucun rapport avec mes études.

J'ai appris à faire presque tout ça (euh... j'ai dit "presque") pendant ma thèse et grâce à mon mari (épouser un informaticien, ça aide Razz ) et c'est très très très utile dans mon métier.

Quand je vois de jeunes collègues ne pas comprendre pourquoi leur mise en page change en passant de Libreoffice à Word et inversement, ne pas savoir faire des calculs dans un tableur (bien pratique pour convertir des notes ou faire un exercice démonstratif pour les élèves), râler qu'ils ont perdu leurs images (jamais enregistrées proprement avant d'être insérées dans un diaporama) et j'en passe, je me dis qu'une vraie formation en informatique serait utile. Mais là on touche un problème assez habituel: les décideurs des formations ne sont pas forcément bien placés pour savoir l'importance d'un tel savoir.

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

Marie Laetitia
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Marie Laetitia le Dim 5 Oct 2014 - 18:49

@Marphise a écrit:Sulfolobus, ce que vous dites est très vrai. Mais une partie de tout ça est justement prise en charge par l'université. La plupart des bibliothèques universitaires, aujourd'hui, proposent des formations à l'utilisation des ressources électroniques (bases de données, chercher des références dans des bases de données en ligne), mais aussi à l'utilisation d'un logiciel bibliographique, voire à l'utilisation correcte d'un traitement de texte (mais ça, je crois que c'est plus rare). Par ailleurs, de nombreux modules de "méthodologie" intègrent l'apprentissage des principaux outils informatiques que les étudiants doivent maîtriser lorsqu'ils doivent rendre un mémoire de master.

Après, cette idée de "bac humanités numériques" est à mon avis une idiotie pondue par des gens qui essaient de faire croire qu'ils sont au courant de la dernière mode. Si au bac, les étudiants pouvaient déjà avoir maîtrisé les bases de l'expression écrite et orale, et dans le domaine des lettres et sciences humaines, avoir des notions chronologiques à peu près claires, savoir commenter un texte sans faire une immonde paraphrase et maîtriser un exercice de type "dissertation", ce serait déjà une base. Sans ça, les "humanités numériques" ne sont que du vent. Parce que c'est bien beau de savoir faire un blog sous wordpress ou gérer une veille avec twitter, mais si après c'est pour placer Colbert sous Louis XV, affirmer que dans un monastère médiéval il y a des "vivariums" pour ranger les livres ou ne pas savoir ce qu'est un salon sous l'Ancien Régime (situations vécues en interrogeant des étudiants bac +5 dans un cursus "culture"), ça ne sert un peu à rien...

Les institutions culturelles ont effectivement besoin de gens capables de comprendre leurs besoins pour les traduire dans le monde du numérique. Ça tombe bien, il existe des masters professionnels pour ça (j'en connais au moins deux qui ont une excellente réputation). Au niveau bac, je pense que c'est très prématuré. En plus, ce serait mentir aux lauréats que de leur faire croire qu'ils pourraient tous travailler dans ce domaine: les débouchés sont quand même très étroits...

Entièrement d'accord.

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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

Marie Laetitia
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Luigi_B le Dim 5 Oct 2014 - 18:57

@Sulfolobus a écrit:On va faire un bête questionnaire. Qui :
- est capable ...
Dans cette longue liste il ne s'agit pas ici d'informatique mais de gestion de l'environnement de travail, essentiellement bureautique. Et, comme on peut le constater facilement, un tel environnement n'a ni unité ni pérennité. De ce point de vue l'intérêt de le maîtriser est évident, mais l'intérêt de le constituer en discipline d'apprentissage beaucoup moins.

_________________
www.laviemoderne.net : ce qui est moderne peut (aussi) être idiot. Suspect

Luigi_B
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Marphise le Dim 5 Oct 2014 - 19:04

@Luigi_B a écrit:
@Sulfolobus a écrit:On va faire un bête questionnaire. Qui :
- est capable ...
Dans cette longue liste il ne s'agit pas ici d'informatique mais de gestion de l'environnement de travail, essentiellement bureautique. Et, comme on peut le constater facilement, un tel environnement n'a ni unité ni pérennité. De ce point de vue l'intérêt de le maîtriser est évident, mais l'intérêt de le constituer en discipline d'apprentissage beaucoup moins.

Tout à fait. Toutes ces choses sont très importantes, mais doivent accompagner l'apprentissage principal, et le seconder. D'ailleurs, quand ça existe, c'est généralement au sein de modules de "méthodologie", et je trouve ça très bien comme ça.

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Balthazaard le Dim 5 Oct 2014 - 19:04

Moi aussi j'ai un DEA d'info et je ne réponds pas oui à tout, mais il n'y a rien là dedans qui me fasse ouvrir de grand yeux, rien dont je ne sache pas où trouver de quoi me mettre au courant si besoin est et arriver à un niveau , disons éclairé, (la maitrise c'est pour moi autre chose) en quelques jours...
Comme d'ailleurs dans ma matière, il arrive que l'on doive enseigner des choses que l'on a pas pratiquées mais si les bases sont correctes, les briques nouvelles s'insèrent facilement

sauf que dans l'informatique (ne soyons pas puriste) il y a de ça mais c'est aussi beaucoup de commercial et que disséquer la pensée de M windows ou M apple pour comprendre pourquoi quelque chose qui marchait comme çi avec la version 1 marche maintenant comme ça avec la version 1.01 a) cela me gonfle profondément, sans parler des questions matérielles et des incompatibilités électriques dues aux constructeurs qui respectent les normes à leur manière...


Dernière édition par Balthazaard le Dim 5 Oct 2014 - 20:39, édité 1 fois

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Balthazaard le Dim 5 Oct 2014 - 19:07

"Et, comme on peut le constater facilement, un tel environnement n'a ni unité ni pérennité. De ce point de vue l'intérêt de le maîtriser est évident, mais l'intérêt de le constituer en discipline d'apprentissage beaucoup moins."

je trouve cela très bien dit

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Sulfolobus le Dim 5 Oct 2014 - 19:29

@Luigi_B a écrit:
Dans cette longue liste il ne s'agit pas ici d'informatique mais de gestion de l'environnement de travail, essentiellement bureautique. Et, comme on peut le constater facilement, un tel environnement n'a ni unité ni pérennité. De ce point de vue l'intérêt de le maîtriser est évident, mais l'intérêt de le constituer en discipline d'apprentissage beaucoup moins.
Ne jouez pas trop sur les mots, c'est de l'informatique au sens commun du terme, mais nous sommes d'accord pas au sens scientifique.

Là je serais moins catégorique : une fois que vous savez faire tout ça, que vous savez que ça existe et que vous vous en servez parce que vous en avez besoin, vous êtes obligés de vous mettre à jour à pour vous même pour continuer à s'en servir. Une fois que la base est acquise, l'autoformation est très puissante.

@Marie Laetitia a écrit:
Le problème, c'est que le cœur de la formation doit rester les mathématiques, pour qui veut faire de l'informatique autrement qu'en bricolant. Après, que des ingénieurs en informatique aient une formation solide dans leur discipline principale et une (très) bonne culture (générale), pour ça, il faut faire un travail d'encadrement, voire de surveillance, des formations proposées dans les écoles d'ingénieurs. Mais ça claque moins que des annonces dans l'air du temps qui vont faire parler dans les journaux et séduire tous les gamins accros aux jeux vidéos et qui n'imaginent pas cinq seconde les compétences qu'exige un métier dans ce domane. Quel beau miroir aux alouettes...
Vous confondez les deux sens du mot informatique : il n'y a nul besoin de maths pour coder un site web, une feuille de style, savoir se servir d'un ordinateur, gérer un blog, faire de communication informatique... et c'est de ça dont on parle.
Il y a besoin de mathématique pour apprendre l'algorithmique, à faire des stats et proba puissantes, pour apprendre à manier le raisonnement informatique... mais ce n'est pas de ça dont on parle ici. Wink

D'ailleurs le premier point n'est pas vraiment enseigné dans les formation d'ingénieurs type ENSIMAG ou en formation d'informatique théorique. Ce sont deux choses tout à fait différentes.

@Marphise a écrit:
Après, cette idée de "bac humanités numériques" est à mon avis une idiotie pondue par des gens qui essaient de faire croire qu'ils sont au courant de la dernière mode. Si au bac, les étudiants pouvaient déjà avoir maîtrisé les bases de l'expression écrite et orale, et dans le domaine des lettres et sciences humaines, avoir des notions chronologiques à peu près claires, savoir commenter un texte sans faire une immonde paraphrase et maîtriser un exercice de type "dissertation", ce serait déjà une base. Sans ça, les "humanités numériques" ne sont que du vent. Parce que c'est bien beau de savoir faire un blog sous wordpress ou gérer une veille avec twitter, mais si après c'est pour placer Colbert sous Louis XV, affirmer que dans un monastère médiéval il y a des "vivariums" pour ranger les livres ou ne pas savoir ce qu'est un salon sous l'Ancien Régime (situations vécues en interrogeant des étudiants bac +5 dans un cursus "culture"), ça ne sert un peu à rien...

Les institutions culturelles ont effectivement besoin de gens capables de comprendre leurs besoins pour les traduire dans le monde du numérique. Ça tombe bien, il existe des masters professionnels pour ça (j'en connais au moins deux qui ont une excellente réputation). Au niveau bac, je pense que c'est très prématuré. En plus, ce serait mentir aux lauréats que de leur faire croire qu'ils pourraient tous travailler dans ce domaine: les débouchés sont quand même très étroits...
Nous sommes d'accord. (euh d'ailleurs, apprendre à faire un blog ce n'est pas apprendre à se servir de Wordpress c'est apprendre à le coder seul et l'intérêt de le faire. Mais passons... On n'a pas besoin de cours pour apprendre à se servir de Wordpress).
Quand on entend humanités numériques : on entend aux niveaux en humanités et aux niveau en numérique. Et pas niveau pourri dans les deux.

Là où je vous rejoins moins c'est dans le côté employabilité : des entreprises autres que culturelles ne seraient-elles pas intéressés par des jeunes formés à haut niveau en humanités (avec donc une grande culture, mais aussi une forte rigueur, une très bonne capacité à s'exprimer...) et dans le numérique (dont elles se servent quotidiennement) ? Les débouchés ne seraient-ils pas plus larges que ce que vous pensez ?


Dernière édition par Sulfolobus le Dim 5 Oct 2014 - 19:39, édité 1 fois

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Catalunya le Dim 5 Oct 2014 - 20:11

@Sulfolobus a écrit:
@Cincinnata a écrit:
Le B2i est obligatoire Rolling Eyes
Le niveau du B2i est insuffisant.

On va faire un bête questionnaire. Qui :
- est capable d'écrire un texte correct sur Word (ou tout autre éditeur de texte, perso je ne me sers que de LaTeX) en se servant des outils de mise en page automatique ?
- capable de faire une présentation PwP (ou tout autre logiciel) en se servant des outils de mise en page automatiques ? Ceci inclut l'insertion d'images, de vidéos et pistes audios. Qui sait le faire marcher sur tous les ordinateurs ?
- sait ce servir d'un logiciel de bibliographie automatique (type Zotero, BibteX...) ;
- sait brancher un vidéoprojecteur dans tous les cas ?
- sait se servir au niveau de base d'un logiciel de feuilles de calcul : en particulier il sait faire ce qu'il faut pour faire des moyennes, calculs de base et des tableaux avec de logiciel ;
- sait ce que sont les métadonnées, comment les insérer, à quoi elles servent et leurs avantages et inconvénients ?
- capable de convertir n'importe quel type de document textes, présentation... en pdf et qui sait pourquoi il FAUT systématiquement le faire ?
- connait la différence entre un logiciel libre et un logiciel propriétaire et connait les avantages et les inconvénients des deux types ?
- sait programmer correctement un navigateur internet (paramètres de confidentialités, raccourcis, favoris, barre des tâches, gestion des flux RSS, page de démarrage du navigateur, des onglets...).
- sait choisir de manière éclairer le moteur de recherche qui lui convient ;
- sait où sont stockés ses mots de passe sur son ordinateur, choisir lesquels il veut stocker et revenir dessus si besoin ?
- sait programmer un gestionnaire de mails (Mails, Thunderbird, Outlook par exemple) correctement, en connait les avantages et les inconvénients, et sait le faire marcher quelque soit la situation ?
- sait faire marcher un Wifi tout le temps ?
- connait les différents types de sécurité mail et sait les utiliser à bon escient ?
- sait chiffrer son ordi, sa clé USB, son DD en totalité ou en partie, et connait les avantages, les inconvénients et sait déterminer s'il doit le faire ou pas ?
- sait installer un antivirus et bien le choisir en fonction de ces besoins ?
- sait gérer l'antivirus ?
- sait gérer des flux RSS (et sait ce que c'est) ;
- connait les réseaux sociaux, leurs avantages et leurs inconvénients et sait donc choisir de manière éclairer de les utiliser ou non ;
- dans les cas où ils les utilisent, sait régler convenablement les paramètres de confidentialité ?
- sait configurer correctement une clé USB, un DD en fonction du/des OS utilisés ;
- sait se servir au moins au niveau de base d'un logiciel de dessin ;
- connait l'intérêt de faire des sauvegardes régulières de ses appareils et sait le faire ;
- sait restaurer un appareil en cas de crash ;
- sait configurer correctement un Wifi y compris dans le cas d'un proxy ?
- sait que faire les MaJ est important et sait le faire avec raison ?
- sait se servir d'un blog, en tant que lecteur bien sûr mais aussi en tant qu'écrivain.

Bon j'en ai probablement oublié mais déjà, si tout le monde pouvait répondre oui à ces questions...

Et je peux t'assurer que je connais beaucoup de diplômés de master actuels (en LSH, moins en sciences) qui répondent non à toutes ces questions.
Je préfère savoir écrire toute cette liste sans la moindre faute d'orthographe, ce qui n'est pas votre cas. Chacun ses priorités. Et je ne vois pas en quoi maîtriser tous les outils cités me permettrait d'améliorer mon enseignement de l'espagnol.

Catalunya
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Sulfolobus le Dim 5 Oct 2014 - 20:47

Mon orthographe se passera de vos commentaires, je vous remercie.

Sulfolobus
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Marphise le Dim 5 Oct 2014 - 22:43

@Sulfolobus a écrit:Là où je vous rejoins moins c'est dans le côté employabilité : des entreprises autres que culturelles ne seraient-elles pas intéressés par des jeunes formés à haut niveau en humanités (avec donc une grande culture, mais aussi une forte rigueur, une très bonne capacité à s'exprimer...) et dans le numérique (dont elles se servent quotidiennement) ? Les débouchés ne seraient-ils pas plus larges que ce que vous pensez ?

Disons que je parle de ce que je connais. Et si on regarde ce que ça recouvre exactement, c'est quand même très spécifique (je pense à la TEI, à des applications de xml pour la description d'archives et de manuscrits, aux bibliothèques numériques, à la création de bases de données spécialisées...) Je ne vois pas trop quelle entreprise autre que culturelle ou liée à la recherche universitaire pourrait rechercher ce type de profil, en fait. Ça représente surtout une niche, à mon sens. Mais je peux très bien me tromper, hein...

Marphise
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Condorcet le Lun 6 Oct 2014 - 0:55

Itou. Les entreprises ne recrutent pas ou peu les docteurs en SHS alors...

_________________
"L'esprit même du château fort, c'est le pont-levis" (René Char).

Condorcet
Oracle


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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par cliohist le Jeu 23 Oct 2014 - 8:13

@e-Wanderer a écrit:Je trouve l'étiquette assez impropre (elle concurrencerait ce que l'on appelle, avec un sens plus étroit et plus juste, "humanités numériques" dans le monde de la recherche), mais il ne faut peut-être pas jeter le bébé avec l'eau du bain : l'idée me semble assez bonne, à condition de débarrasser le projet des scories de l'air du temps et de lui donner une réelle consistance. Il ne suffit pas de faire de l'affichage, juste pour essayer de "faire moderne" avec quelques mots magiques.

Pourquoi pas en effet un bac axé sur le numérique, la création de sites web, la programmation, l'élaboration d'applications pour téléphones mobiles etc., adossé à une vraie culture générale littéraire, artistique etc. Les associations, les collectivités locales, les mairies, les commerçants, les chercheurs ont besoin de webmasters compétents, qui sachent non seulement utiliser les outils standards (wordpress, dreamweaver etc) mais aussi les adapter, les compléter, qui soient compétents en traitement de l'image, en traitement des fichiers son,  ET qui aient une aisance rédactionnelle, une vraie culture etc. Par exemple, des gens qui soient capables, de façon à peu près autonome, de concevoir le site web d'un musée en ayant à la fois les compétences techniques du geek et celles d'un amateur d'art éclairé (ou celle d'un musicien, d'un historien, d'un homme de théâtre, d'un journaliste etc. : on peut concevoir différentes spécialités – de même que le bac S forme de futurs biologistes, physiciens, mathématiciens).

Tout ne serait évidemment pas totalement au point dès le bac, mais il n'est pas inconcevable de se lancer tôt dans une formation aussi complète et exigeante. Il faudrait aussi associer en aval les universités pour mettre en place des prolongements naturels à ce nouveau bac. En tout cas, ça ne me semble pas plus absurde que de faire des sciences (S), de l'économie (ES), de la littérature ou des langues (L). Ça mérite un cadrage plus précis mais l'idée est loin d'être sotte.

La principale difficulté, à mon sens, sera de trouver des professeurs compétents et suffisamment dévoués pour renoncer aux salaires mirobolants du privé…

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« Que sont donc ces humanités numériques (digital humanities) ?

Vincent Barrellon : Dans le Manifeste des humanités numériques  (http://tcp.hypotheses.org/318), les « humanités » et l’informatique sont placées, en tant que disciplines académiques, sur un pied d’égalité.
Il ne s’agit pas d’une simple numérisation d’écrits avec ajout d’un moteur de recherche, d’une utilisation de solutions informatiques préexistantes, mais d’une « transdiscipline », d’un questionnement à double sens. De nouvelles possibilités éditoriales peuvent être envisagées et font émerger de nouvelles pratiques en SHS. À l’inverse, les problèmes posés par ces sciences constituent autant de questions inédites, potentiellement fondamentales en informatique. Ce dialogue entre chercheurs en informatique et en SHS constitue l’un des principaux défis à relever.

Éric Guichard : Il faut aussi s’interroger sur les mots. Le terme « humanités », qui fait référence à Pétrarque, à la Renaissance et aux études du XIXe siècle, n’était plus guère usité en France ; il nous vient des États-Unis (humanities). « Numérique » est également confus ou trompeur. Il renverrait essentiellement au travail avec des ordinateurs et en réseau. On pourrait parler de « méthodes digitales pour sciences sociales » ». ( récemment, EG constatait qu'en France les médias préfèrent « numérique » à « digital », y compris chez ceux qui sont allergiques aux nombres et aux maths)
http://projet.pcf.fr/53365

« Les humanités numériques désigneraient un ensemble de pratiques visant à utiliser les médias ou les outils numériques pour analyser des données et/ou diffuser les connaissances produites ». Éric Guichard et Thierry Poibeau, Éditorial de la Revue Sciences / Lettres 2.2014
http://rsl.revues.org/358

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Normandyx le Jeu 23 Oct 2014 - 13:27

un article du Figaro aujourd'hui nous fait la promo de l'enseignement 2.0 grâce au tableau numérique...

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/10/23/01016-20141023ARTFIG00152-un-cours-de-mathematiques-a-l-ecole-20.php

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par JPhMM le Jeu 23 Oct 2014 - 13:32

@ben2510 a écrit:La communication entre paires, d'accord, mais entre paires de quoi ?
Une citation de Chirac ? Laughing

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

JPhMM
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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Olympias le Jeu 23 Oct 2014 - 14:15

@Vivivava a écrit:Le rapport est ici (et on peut constater que les auteurs sont des gens qui connaissent bien le monde de l'école, du collège et du lycée) :
http://www.cnnumerique.fr/wp-content/uploads/2014/10/Rapport_CNNum_Education_oct14.pdf
C'est cela oui...

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Vivivava le Jeu 23 Oct 2014 - 14:23

Il y a aussi une émission, diffusée hier soir, avec un membre du CNN qui trouve génial tout ce qui a trait au numérique et balaie d'un revers de main les nuances apportées par les grincheux qui sont forcément des gens qui ne savent pas utiliser le numérique :
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=990228
On sent constamment l'amalgame entre le numérique comme outil et le numérique comme contenu à enseigner.

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Luigi_B le Jeu 23 Oct 2014 - 14:31

Comme disait Sophie Pène, auteur de ce rapport présente hier dans l'émission :

Sophie Pène a écrit:Pourquoi enseigner le code à des enfants qui ne savent pas lire ? Parce que beaucoup d’enfants, aujourd’hui, ont besoin de passer par le code pour apprendre à lire. Le code, c’est de l’analyse, de la compréhension, du “décodage” du monde.

Une connaissance des enfants et de l'apprentissage de la lecture qui force l'admiration.

http://www.lexpress.fr/education/le-cnnum-et-l-ecole-l-ecole-numerique-n-est-pas-l-ecole-des-tablettes_1607793.html

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www.laviemoderne.net : ce qui est moderne peut (aussi) être idiot. Suspect

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Normandyx le Jeu 23 Oct 2014 - 14:40

@Luigi_B a écrit:Comme disait Sophie Pène, auteur de ce rapport présente hier dans l'émission :

Sophie Pène a écrit:Pourquoi enseigner le code à des enfants qui ne savent pas lire ? Parce que beaucoup d’enfants, aujourd’hui, ont besoin de passer par le code pour apprendre à lire. Le code, c’est de l’analyse, de la compréhension, du “décodage” du monde.

Une connaissance des enfants et de l'apprentissage de la lecture qui force l'admiration.

http://www.lexpress.fr/education/le-cnnum-et-l-ecole-l-ecole-numerique-n-est-pas-l-ecole-des-tablettes_1607793.html

sauf qu'à mon humble avis, elle ne parle pas du code de l'écriture mais bien de code informatique.

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Presse-purée le Jeu 23 Oct 2014 - 14:57


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Homines, dum docent, discunt.Sénèque, Epistulae Morales ad Lucilium VII, 8

"La culture est aussi une question de fierté, de rapport de soi à soi, d’esthétique, si l’on veut, en un mot de constitution du sujet humain." (Paul Veyne, La société romaine)
"Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres". La Boétie
"Confondre la culture et son appropriation inégalitaire du fait des conditions sociales : quelle erreur !" H. Pena-Ruiz
"Il vaut mieux qu'un élève sache tenir un balai plutôt qu'il ait été initié à la philosophie: c'est ça le socle commun" un IPR

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Luigi_B le Jeu 23 Oct 2014 - 15:08

@Normandyx a écrit:sauf qu'à mon humble avis, elle ne parle pas du code de l'écriture mais bien de code informatique.
Et c'est là le plus effrayant.

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Re: Vers un baccalauréat «humanités numériques» ?

Message par Vivivava le Jeu 23 Oct 2014 - 15:10

[quote="Normandyx"]
@Luigi_B a écrit:Comme disait Sophie Pène, auteur de ce rapport présente hier dans l'émission :

Sophie Pène a écrit:Pourquoi enseigner le code à des enfants qui ne savent pas lire ? Parce que beaucoup d’enfants, aujourd’hui, ont besoin de passer par le code pour apprendre à lire. Le code, c’est de l’analyse, de la compréhension, du “décodage” du monde.

sauf qu'à mon humble avis, elle ne parle pas du code de l'écriture mais bien de code informatique.

Si on suit ce qu'elle dit, l'enseignement du code informatique mènerait tout naturellement à une meilleure compréhension du code écrit. Or, qu'il s'agisse de code informatique ou de code écrit, on est toujours face à des compétences de lecture et de compréhension. Sa démarche me semble donc particulièrement tirée par les cheveux.

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