"La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Yazilikaya le Dim 5 Oct 2014 - 17:01

@Celeborn a écrit:
zazouyle a écrit:Finalement, vous, profs de collège, qu'attendez-vous comme acquis absolument en début de 6ème?

La lecture courante et non hachée, l'emploi de la majuscule, la distinction entre le point et la virgule, la conjugaison des 4 temps simples de l'indicatif, la distinction entre un infinitif, un participe passé et un verbe conjugué à l'imparfait, le sujet et le COD, l'accord entre le déterminant, l'adjectif et le nom. Si j'avais ça, je serais déjà bien, mais je ne l'ai pas.

Ensuite, que serait-il POSSIBLE d'obtenir en début de 6e, c'est une autre question. À mon avis bien davantage que ça.

Donc, ce que tu dis Celeborn, c'est ce que devrait-être le socle.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par johar le Dim 5 Oct 2014 - 17:03

@Normandyx a écrit:



Il n'est jamais trop tard pour bien faire, surtout dans un collège qui reçoit TOUS les élèves du primaire qui sont passés du CP au CM2 sans redoubler...

Et qui sortiront du collège sans avoir redoublé de la 6e à la 3e ... Vendredi, j'ai capitulé lors d'une séance sur les temps du récit en 3e, les seuls élèves pour lesquels la séance a eu de l'impact sont ceux qui avaient acquis solidement la connaissance des temps et leur conjugaison en primaire ... Dépitée je suis, résignée je deviens ... affraid

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par egomet le Dim 5 Oct 2014 - 17:03

@PauvreYorick a écrit:Un énoncé en « la plupart de » se prête naturellement à différentes interprétations en fonction de l'endroit où l'on place le curseur. Si certaines catégories métalinguistiques ne seront défendues par personne dans un contexte donné (par exemple, il est probable que l'introduction des notions d'aspect inchoatif et d'aspect progressif, avec leurs distinctions parfois subtiles, n'est pas de toute première urgence au CE1), en revanche la plupart tomberont d'accord sur le fait qu'il ne faut pas attendre la classe de seconde ou de première pour prononcer devant les élèves des expressions telles que « futur de l'indicatif » ou encore « passé composé ».

Donc, une fois évacuées les caricatures de part et d'autre, la discussion peut commencer. En l'espèce, les exemples mentionnés par l'article (« j'avais mangé », pqpf ; « noirs » attribut) me paraissent l'un et l'autre désastreux, autrement dit ils indiquent que le curseur est placé par l'auteur de l'article à un endroit vraiment étonnant, et la justification qui en est donnée (purement orthographique dans le second cas et, meiner Meinung nach, pauvrement utilitaire dans les deux cas) me paraît douteuse voire scabreuse.

Et effectivement, pas de réflexion sans un stock de départ de choses simplement sues. À force de le répéter...

Bien dit.
Raisonnons sur des exemples concrets, on y verra plus clair.

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Sapientia vero ubi invenitur et quis est locus intellegentiae? Non est in me, non est mecum.


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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Normandyx le Dim 5 Oct 2014 - 17:06

@Presse-purée a écrit:
@V.Marchais a écrit:
@Normandyx a écrit:Je me souviens aussi, qu'étant jeune instit, nous avons eu des réunions CM2 6ème au cours desquelles nos collègues du secondaire se sont empressés de faire abandonner les leçons "archaïques" que nous faisions pour la grammaire générative et transformationnelle et ses dénominations nouvelles (à l'époque) et donc forcément meilleures... c'était avant l'arrivée de la mirobolante "observation réfléchie de la langue" et ses nouvelles étiquettes et je passe sur les histoires de couleurs pour souligner tel ou tel élément qui m'ont valu des crises de fou rire contenues en voyant s'étriper les instits et les profs du collège... Twisted Evil

Mais ça, Normandyx, nous sommes d'accord (et je pense pouvoir parler aussi pour Doctor Who, Spinoza et d'autres) que c'est une catastrophe. Ce n'est pas du tout ces délires d'universitaires en mal de reconnaissance que nous défendons.

+1: l'enseignement du français est en grave souffrance depuis le début des années 90, et plus encore depuis ces programmes de 1996 qui ont dégoûté de la lecture et de la littérature des milliers d'élèves, tout en les rendant incapables ou presque de comprendre le sens de l'expression "complément du nom" ou "complément d'attribution".
Cela vient du fait qu'on ne veut pas former un élève, mais directement un citoyen (enfin, un certain type de citoyen), en sautant la case "savoirs". Et ce qui commence à poindre dans le discours officiel n'est pas pour me rassurer...
C'est même un peu avant, pour la grammaire générative et machin bidule, je me souviens d'un bouquin dans lequel les gamins pataugeaient et qu'on appelait "le genouvrier gruvèse".
Il ne fallait plus faire "d'analyse logique" beurk caca rétrograde synonyme de certificat d'étude, mais il fallait faire des "arbres" avec des groupes avec toujours des trucs qu'on ne savait plus ou fourrer...

dans les années 90, il ne fallait plus faire d'arbres, il y fallait des "groupes noyaux" et la phrase devenait un empilement de cercles concentriques.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Normandyx le Dim 5 Oct 2014 - 17:10

@Presse-purée a écrit:
@Normandyx a écrit:Je ne crois pas qu'on puisse mémoriser de façon efficace ce qu'on ne comprend pas du tout et qu'on ne pratique pas. Une de mes grands-mères allait à la messe et connaissait les demandes et les réponses en latin, pour autant, elle ne comprenait rien à ce qu'elle marmonnait et était incapable de m'aider dans mes versions latines, c'était vraiment de l'apprentissage "bête" commencé dès la petite enfance.

Quel sens donnes-tu ici au verbe "pratiquer"?

Ce qu'ils sont capables de comprendre et de réinvestir en l'utilisant même maladroitement.
pour donner un exemple parallèle, ayant une japonaise dans la famille, à 4 ans ma fille connaissait oralement la suite des nombres en japonais jusqu'à 50 et jusqu'à 100 en français, mais elle n'était pas capable de dire si un billet de 50 Francs valait plus qu'un billet de 20.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Celeborn le Dim 5 Oct 2014 - 17:11

zazouyle a écrit:
@Celeborn a écrit:
zazouyle a écrit:Finalement, vous, profs de collège, qu'attendez-vous comme acquis absolument en début de 6ème?

La lecture courante et non hachée, l'emploi de la majuscule, la distinction entre le point et la virgule, la conjugaison des 4 temps simples de l'indicatif, la distinction entre un infinitif, un participe passé et un verbe conjugué à l'imparfait, le sujet et le COD, l'accord entre le déterminant, l'adjectif et le nom. Si j'avais ça, je serais déjà bien, mais je ne l'ai pas.

Ensuite, que serait-il POSSIBLE d'obtenir en début de 6e, c'est une autre question. À mon avis bien davantage que ça.

Donc, ce que tu dis Celeborn, c'est ce que devrait-être le socle.

Et ce qu'il n'est pas, ni actuellement, ni demain, puisqu'il semblerait que la conception du socle comme "minimum vital" soit discriminante, méchante, vilaine et pas ambitieuse, alors qu'y mettre tout et n'importe quoi, c'est tellement plus "bienveillant" Sad.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par V.Marchais le Dim 5 Oct 2014 - 17:16

@Celeborn a écrit:
zazouyle a écrit:Finalement, vous, profs de collège, qu'attendez-vous comme acquis absolument en début de 6ème?

La lecture courante et non hachée, l'emploi de la majuscule, la distinction entre le point et la virgule, la conjugaison des 4 temps simples de l'indicatif, la distinction entre un infinitif, un participe passé et un verbe conjugué à l'imparfait, le sujet et le COD, l'accord entre le déterminant, l'adjectif et le nom. Si j'avais ça, je serais déjà bien, mais je ne l'ai pas.


Je suis d'accord. j'ajouterais au moins le passé composé, pour avoir la conscience claire et nette d'au moins un temps composé.

Et BEAUCOUP BEAUCOUP de vocabulaire. Parce que comprendre un texte de plus de 8 lignes quand on ne connaît ni brave, ni talus, ni lampadaire, ni brebis, ni annulaire, j'en passe et des meilleures, c'est presque mission impossible.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Celeborn le Dim 5 Oct 2014 - 17:18

@V.Marchais a écrit:
Et BEAUCOUP BEAUCOUP de vocabulaire.

Ça allait pour moi avec la lecture courante et non hachée, mais c'est encore mieux en le disant Smile

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par abricotedapi le Dim 5 Oct 2014 - 17:18

@Celeborn a écrit:
zazouyle a écrit:Finalement, vous, profs de collège, qu'attendez-vous comme acquis absolument en début de 6ème?

La lecture courante et non hachée, l'emploi de la majuscule, la distinction entre le point et la virgule, la conjugaison des 4 temps simples de l'indicatif, la distinction entre un infinitif, un participe passé et un verbe conjugué à l'imparfait, le sujet et le COD, l'accord entre le déterminant, l'adjectif et le nom. Si j'avais ça, je serais déjà bien, mais je ne l'ai pas.
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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Presse-purée le Dim 5 Oct 2014 - 17:20

@Normandyx a écrit:
@Presse-purée a écrit:
@Normandyx a écrit:Je ne crois pas qu'on puisse mémoriser de façon efficace ce qu'on ne comprend pas du tout et qu'on ne pratique pas. Une de mes grands-mères allait à la messe et connaissait les demandes et les réponses en latin, pour autant, elle ne comprenait rien à ce qu'elle marmonnait et était incapable de m'aider dans mes versions latines, c'était vraiment de l'apprentissage "bête" commencé dès la petite enfance.

Quel sens donnes-tu ici au verbe "pratiquer"?

Ce qu'ils sont capables de comprendre et de réinvestir en l'utilisant même maladroitement.

D'accord. Mais qui a dit qu'en étudiant le métalangage grammatical, on ne pouvait pas travailler aussi son impact sur l'écriture, en lisant des textes et en faisant rédiger? Pour moi, ce doit être cela un cours de français.

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Homines, dum docent, discunt.Sénèque, Epistulae Morales ad Lucilium VII, 8

"La culture est aussi une question de fierté, de rapport de soi à soi, d’esthétique, si l’on veut, en un mot de constitution du sujet humain." (Paul Veyne, La société romaine)
"Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres". La Boétie
"Confondre la culture et son appropriation inégalitaire du fait des conditions sociales : quelle erreur !" H. Pena-Ruiz
"Il vaut mieux qu'un élève sache tenir un balai plutôt qu'il ait été initié à la philosophie: c'est ça le socle commun" un IPR

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Normandyx le Dim 5 Oct 2014 - 17:20

@V.Marchais a écrit:
@Celeborn a écrit:
zazouyle a écrit:Finalement, vous, profs de collège, qu'attendez-vous comme acquis absolument en début de 6ème?

La lecture courante et non hachée, l'emploi de la majuscule, la distinction entre le point et la virgule, la conjugaison des 4 temps simples de l'indicatif, la distinction entre un infinitif, un participe passé et un verbe conjugué à l'imparfait, le sujet et le COD, l'accord entre le déterminant, l'adjectif et le nom. Si j'avais ça, je serais déjà bien, mais je ne l'ai pas.


Je suis d'accord. j'ajouterais au moins le passé composé, pour avoir la conscience claire et nette d'au moins un temps composé.

Et BEAUCOUP BEAUCOUP de vocabulaire. Parce que comprendre un texte de plus de 8 lignes quand on ne connaît ni brave, ni talus, ni lampadaire, ni brebis, ni annulaire, j'en passe et des meilleures, c'est presque mission impossible.

Et le vocabulaire, ça s'apprend "bêtement" en liste alphabétique, thématique ou bien en lisant ET en écoutant, en questionnant des textes nombreux et variés, modernes et anciens, récits et documentaires?
j'espère que vous opterez pour l'alphabétique histoire d'avoir une France de Gaspard Lalouette très calés sur l'abaque Wink

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Presse-purée le Dim 5 Oct 2014 - 17:30

@Normandyx a écrit:
@V.Marchais a écrit:
@Celeborn a écrit:

La lecture courante et non hachée, l'emploi de la majuscule, la distinction entre le point et la virgule, la conjugaison des 4 temps simples de l'indicatif, la distinction entre un infinitif, un participe passé et un verbe conjugué à l'imparfait, le sujet et le COD, l'accord entre le déterminant, l'adjectif et le nom. Si j'avais ça, je serais déjà bien, mais je ne l'ai pas.


Je suis d'accord. j'ajouterais au moins le passé composé, pour avoir la conscience claire et nette d'au moins un temps composé.

Et BEAUCOUP BEAUCOUP de vocabulaire. Parce que comprendre un texte de plus de 8 lignes quand on ne connaît ni brave, ni talus, ni lampadaire, ni brebis, ni annulaire, j'en passe et des meilleures, c'est presque mission impossible.

Et le vocabulaire, ça s'apprend "bêtement" en liste alphabétique, thématique ou bien en lisant ET en écoutant, en questionnant des textes nombreux et variés, modernes et anciens, récits et documentaires?
j'espère que vous opterez pour l'alphabétique histoire d'avoir une France de Gaspard Lalouette  très calés sur l'abaque Wink

En liste alphabétique?

Non.

En études thématiques ou en travail de fiche dérivation/étymologie/synonymes/antonymes... Et en le réinvestissant en travail d'écriture: inventer un petit texte de 15 lignes dans une langue correcte et en réutilisant obligatoirement quelques mots vus, par exemple, ça peut se faire vite et cela permet de faire écrire.

Mais je ne sais pas si cette vision des choses est majoritaire...


Dernière édition par Presse-purée le Dim 5 Oct 2014 - 17:31, édité 1 fois

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Celeborn le Dim 5 Oct 2014 - 17:30

@Normandyx a écrit:
Et le vocabulaire, ça s'apprend "bêtement" en liste alphabétique, thématique ou bien en lisant ET en écoutant, en questionnant des textes nombreux et variés, modernes et anciens, récits et documentaires?

Faut-il forcément opposer les deux ? Je suis sûr que des listes thématiques bien faites, éventuellement sous forme illustrée, ça n'est pas une mauvaise chose. On avait tenté un moment de mettre ça en place ici-même avec des collègues de collège, d'ailleurs.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Yazilikaya le Dim 5 Oct 2014 - 17:33

Et la lecture oralisée? J'ai qques CM2 qui lisent de façon très hachée. Et à part faire lire, et lire et lire....

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par ProvençalLeGaulois le Dim 5 Oct 2014 - 17:37

Cripure a écrit:
@Normandyx a écrit:Je rigole doucement, parce que je suis de la génération où l'on ne passait en 6ème (pour faire plaisir à je ne sais plus qui) que si on avait le niveau, les cas litigieux étaient soumis à un examen d'entrée; et bien je peux vous dire que j'ai le souvenir de ma prof de latin/français que j'ai eue de la 5ème à la 3ème, et j'ai aussi le souvenir de l'heure hebdomadaire de grammaire, leçons et exercices qui venaient d'un petit bouquin au format bizarre genre formules de maths (aussi sympa de présentation qu'un Bled), et pourtant, à l'époque plus du tiers des élèves n'entraient pas en 6ème et JAMAIS, elle ne nous a fait apprendre par coeur ni répéter en choeur "sans une situation de communication ancrée comme la lettre ou le discours le locuteur se désigne par je ou nous et le destinataire par tu ou vous" comme mes enfants l'ont fait docilement au collège et pourtant, nous avons lu du Molière, du Corneille, du Racine des fabliaux du moyen âge, du Maupassant etc... et elle trouvait même le temps avant les vacances de terminer ses cours avant les vacances en nous lisant à voix haute des chroniques martiennes.

Je me souviens aussi, qu'étant jeune instit, nous avons eu des réunions CM2 6ème au cours desquelles nos collègues du secondaire se sont empressés de faire abandonner les leçons "archaïques" que nous faisions pour la grammaire générative et transformationnelle et ses dénominations nouvelles (à l'époque) et donc forcément meilleures... c'était avant l'arrivée de la mirobolante "observation réfléchie de la langue" et ses nouvelles étiquettes et je passe sur les histoires de couleurs pour souligner tel ou tel élément qui m'ont valu des crises de fou rire contenues en voyant s'étriper les instits et les profs du collège... Twisted Evil
Je suppose que nous devons nous fendre la gueule en voyant la joie avec laquelle vous graissez vos fautes pour nous prouver que vous avez de l'esprit critique. Ça ajouté à vos messages précédents, c'est en effet un festival. Je mets peu de gens en ignorés, mais là, j'ai vraiment acquis la certitude que je ne louperai pas grand-chose en me privant de vos saillies ballon

En fait Normandyx, on n'écrit pas plus 6° que 6ème mais 6e. Wink

ProvençalLeGaulois
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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Normandyx le Dim 5 Oct 2014 - 17:37

@Celeborn a écrit:
@Normandyx a écrit:
Et le vocabulaire, ça s'apprend "bêtement" en liste alphabétique, thématique ou bien en lisant ET en écoutant, en questionnant des textes nombreux et variés, modernes et anciens, récits et documentaires?

Faut-il forcément opposer les deux ? Je suis sûr que des listes thématiques bien faites, éventuellement sous forme illustrée, ça n'est pas une mauvaise chose. On avait tenté un moment de mettre ça en place ici-même avec des collègues de collège, d'ailleurs.

Je trouve que c'est bon pour un guide de conversation basique à l'étranger, mais c'est très vite limité par les possibilités d'illustration sans parler des sens différents selon le contexte etc...

Normandyx
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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par V.Marchais le Dim 5 Oct 2014 - 17:39

zazouyle a écrit:Et la lecture oralisée? J'ai qques CM2 qui lisent de façon très hachée. Et à part faire lire, et lire et lire....

Là-dessus, je me déclare incompétente et m'en remets à ton expérience. Nous, ce qu'on aimerait, au collège, c'est que les élèves lisent couramment, et comprennent ce qu'ils lisent. Comment on en arrive à ça, c'est toi qui sais.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Normandyx le Dim 5 Oct 2014 - 17:40

Cripure a écrit:
@Normandyx a écrit:Je rigole doucement, parce que je suis de la génération où l'on ne passait en 6ème (pour faire plaisir à je ne sais plus qui) que si on avait le niveau, les cas litigieux étaient soumis à un examen d'entrée; et bien je peux vous dire que j'ai le souvenir de ma prof de latin/français que j'ai eue de la 5ème à la 3ème, et j'ai aussi le souvenir de l'heure hebdomadaire de grammaire, leçons et exercices qui venaient d'un petit bouquin au format bizarre genre formules de maths (aussi sympa de présentation qu'un Bled), et pourtant, à l'époque plus du tiers des élèves n'entraient pas en 6ème et JAMAIS, elle ne nous a fait apprendre par coeur ni répéter en choeur "sans une situation de communication ancrée comme la lettre ou le discours le locuteur se désigne par je ou nous et le destinataire par tu ou vous" comme mes enfants l'ont fait docilement au collège et pourtant, nous avons lu du Molière, du Corneille, du Racine des fabliaux du moyen âge, du Maupassant etc... et elle trouvait même le temps avant les vacances de terminer ses cours avant les vacances en nous lisant à voix haute des chroniques martiennes.

Je me souviens aussi, qu'étant jeune instit, nous avons eu des réunions CM2 6ème au cours desquelles nos collègues du secondaire se sont empressés de faire abandonner les leçons "archaïques" que nous faisions pour la grammaire générative et transformationnelle et ses dénominations nouvelles (à l'époque) et donc forcément meilleures... c'était avant l'arrivée de la mirobolante "observation réfléchie de la langue" et ses nouvelles étiquettes et je passe sur les histoires de couleurs pour souligner tel ou tel élément qui m'ont valu des crises de fou rire contenues en voyant s'étriper les instits et les profs du collège... Twisted Evil
Je suppose que nous devons nous fendre la gueule en voyant la joie avec laquelle vous graissez vos fautes pour nous prouver que vous avez de l'esprit critique. Ça ajouté à vos messages précédents, c'est en effet un festival. Je mets peu de gens en ignorés, mais là, j'ai vraiment acquis la certitude que je ne louperai pas grand-chose en me privant de vos saillies ballon

non, c'était pour vous donner l'occasion d'être une fois de plus ce que vous êtes

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Normandyx le Dim 5 Oct 2014 - 17:41

zazouyle a écrit:Et la lecture oralisée? J'ai qques CM2 qui lisent de façon très hachée. Et à part faire lire, et lire et lire....
maintenir coûte que coûte le temps de lecture orale préparée (et notée, mais il ne faut pas le dire)

Normandyx
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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par V.Marchais le Dim 5 Oct 2014 - 17:42

Pour le vocabulaire, tout est bon :
- au fil des textes,
- par un travail sur la formation des mots,
- thématique, en relation avec un sujet travaillé en classe,
- en lien avec l'écriture.

Tiens, en spoiler, une recension d'approches pour la classe, que j'avais établie il y a une dizaine d'années.
Spoiler:

Quelles approches possibles pour étudier du vocabulaire en classe ?

1. La recherche dans le dictionnaire.
On peut s’en servir pour préparer les lectures ou pour préciser le travail sur certains mots en contexte. La régularité paraît indispensable pour que les élèves apprennent à se servir du dictionnaire.
Avantage : développe l’habileté à se servir de cet outil indispensable.
Inconvénients :
- Le travail préparatoire ne peut être donné que pour des mots monosémiques.
- L’utilisation du dictionnaire, trop systématique, peut devenir fastidieuse.


2. Définition en contexte au fil des textes.
Les textes que nous étudions sont pleins de mots inconnus des élèves. Le but n'est pas qu'ils retiennent tous les mots nouveaux rencontrés dans chaque texte (ça ferait beaucoup), ni les plus rares, précisément parce que, rares, ils ont peut de chance d'être rencontrés de nouveaux, mais des mots relativement courants quoique littéraires – ou tout simplement inconnus des élèves. Ce sont ceux-là qui leur manquent d'abord. Alors on définit (par exemple par un système de notes) tous les mots difficiles dont la définition ne sera pas à retenir. Quant aux autres, ils font l'objet d'un questionnement durant l'étude du texte. Ce questionnement doit amener à définir les mots rencontrés à l'aide de leur contexte. On précise ou complète le sens mis à jour par les élèves et on donne à la fin de l'heure une liste des mots à retenir avec leur définition. Ces définitions sont à recopier le soir même sur une fiche ou dans un répertoire. Par ailleurs, les élèves doivent rédiger 3 phrases employant chacun de ces mots.
Avantages :
- Permet de ne pas toujours utiliser un dictionnaire ;
- Donne des méthodes de réflexion utilisables quand on n’a pas de dictionnaire sous la main.
Inconvénient : la définition en contexte est plus facile à retenir (formulée par ou pour l’élève) mais moins précise que celle du dictionnaire.

Exemple, sur l'incipit des mille et une Nuits.
Premier paragraphe.
Expliquez le sens de la phrase “exclu de tout partage par les lois de l’empire”.
Comment Shariar réagit-il dans cette situation ?
« Il mit toute son attention à lui plaire » vous dit-on : cherchez dans la phrase suivante un nom qui désigne cette volonté de plaire, de faire plaisir. Quel radical reconnaissez-vous dans ce mot ? (On attend le mot « complaisance ».)
Relevez, dans ce paragraphe, tous les mots qui expriment l’amour qui unit les deux frères.
Deuxième paragraphe.
Qu’est-ce qui, dans l’attitude de sultan vis-à-vis du vizir envoyé par son frère, montre cet amour pour son frère ?
Que signifie le mot “abondance” ?
Quels sont tous les mots du passage qui font sentir cette abondance ?

Vocabulaire :(mots à retenir par les élèves)
Une résolution : une décision.
Ex : Pour chaque nouvelle année, on prend de bonnes résolutions.
Se résoudre à : se décider à.
Ex : Shariar se résolut à rendre visite à son frère.
Résolu : capable de prendre des décisions et de s’y tenir. CONTR : irrésolu.
Ex : Shariar et Schazenan sont deux êtres résolus.
Complaisance (n. f.) : 1. attitude par laquelle on cherche à faire plaisir à qqn.
Ex : Shariar fait preuve de complaisance vis-à-vis de son frère.
2. Avec un sens négatif, c’est la peur de déplaire à qqn.
Ex : Même s’il n’est pas d’accord avec lui, le vizir sourit au sultan par pure complaisance.
L’inclination, c’est l’attirance qu’on éprouve pour une personne (on dit aussi avoir un penchant pour quelqu’un, avec la même idée de pente qui attire vers le bas : incliner signife pencher).
Un présent : un cadeau
Abondance (n. f.) : grande quantité de chose.
Ex : Le sultan offre à son frère une abondance de présents.


3. Le travail sur une famille de mots.
Il arrive fréquemment qu'un texte présente plusieurs mots de la même famille ou que nous retrouvions des mots de la même famille d'un texte à l'autre. Alors on peut comparer les mots, chercher la communauté de sens qui justifie la communauté de radical ; le professeur peut donner l'étymologie et, par un jeu de questions, on cherche d'autres mots de la même famille ou bien on demande d'expliquer des expressions contenant le mot étudié.
Avantages : Cet exercice est très efficace car il permet de balayer un nombre de mots assez vaste avec une certaine économie assurée par cette racine commune qui est un point d'appui pour la mémoire. De plus, cette approche donne des méthodes pour réfléchir sur des mots nouveaux.

Exemple :
Travail sur les mots de la famille de foi (mots rencontrés dans le texte : se fier à ; perfide) :
Foi : vient du latin « fides » qui signifie la confiance, la loyauté. Les mots formés sur le radical « fid- » sont de la même famille : fidèle, fidélité, infidèle… Les élèves recherchent des mots qu'ils connaissent, formés sur ce radical, ou des expressions avec le mot foi. Le professeur complète la liste et nous l'expliquons.

Se fier à : faire confiance à. Ex : je me fie à toi pour nous sortir de là.
Digne de foi : en qui ou en quoi l’on peut avoir confiance. Ex : cette histoire est digne de foi.
Jurer sa foi : promettre d’être fidèle à sa parole.
Foi d’honnête homme : c’est une expression utilisée pour promettre quelque chose, qui engage la parole d’honneur. La Fontaine la détourne : « Je vous paierai, soyez tranquille, avant l’Oût, foi d’animal. »
Violer sa foi : manquer à la parole donnée, trahir sa parole. On est alors perfide. Par extension, une personne perfide est une personne en qui on ne peut avoir confiance parce qu’elle fait le mal en cachette.
Un être sans foi ni loi : une personne qui ne croit en rien, qui ne respecte rien.
Une personne de mauvais foi n’est pas sincère dans ce qu’elle dit, elle cherche à tromper l’autre dans ses paroles. Au contraire, une personne de bonne foi est honnête, sincère.
Un féal est un vassal, c’est-à-dire une personne qui a juré fidélité à un seigneur.
Se défier de qqn ou se méfier, c’est ne pas faire confiance.
Lancer un défi à quelqu’un, c’est le contraindre à prouver sa bonne foi.
On peut faire des confidences à qqn en qui on a confiance, c’est-à-dire lui confier des pensées intimes, secrètes. La personne à qui on se confie est alors notre confident.






4. Les leçons thématiques.
Pendant une heure, on ne fait que ça : du vocabulaire, autour d'un thème. Travail sur des champs lexicaux et exercices de réemploi.
Concrètement, on part d’un texte ou d’une image, on relève un champ lexical, on sort le(s) dictionnaire(s) et on complète : synonymes, antonymes, mots de la même famille...
Ensuite, on manipule les mots pour affiner la compréhension de leur sens, de leur emploi, et des nuances qu’il y a entre eux.
Avantage : permet de combler les lacunes des élèves dans un domaine particulier et de les préparer à un travail d’écriture mobilisant ce domaine (expression des émotions, des sensations, etc.)
Inconvénient : il faut cibler les mots à retenir en priorité et beaucoup réviser par la suite pour assurer la fixation du vocabulaire, sinon, gare à l’indigestion.


5. Travail en lien avec l’écriture
Le travail de vocabulaire est donné directement en lien avec un sujet de rédaction. Il vise à donner les outils linguistiques qui permettront la richesse lexicale mais aussi syntaxique (par la proposition de verbes expressifs) du travail. Il peut être enrichi par un travail grammatical (travail sur une structure dont on exigera le réemploi dans le devoir).
Avantages :
- La perspective de l’utilisation immédiate du vocabulaire est stimulante pour l’élève.
- L’emploi immédiat d’une partie de ce vocabulaire dans un travail personnel d’expression aide grandement à sa mémorisation.
- Le bénéfice pour l’expression est immédiat. Ce travail donne du sens à tous les autres exercices de vocabulaire, parfois plus ingrats mais nécessaires, comme celui sur le dictionnaire.

6. Mots croisés
Ce travail se prête davantage à des révisions qu’à la découverte de mots nouveaux mais, par sa forme ludique, il séduit beaucoup les élèves.





TYPOLOGIE DES EXERCICES POSSIBLES POUR LES REVISION

CLASSER
1. Classez les périodes historiques suivantes de la plus ancienne à la plus récente :
Age classique – Antiquité – Epoque contemporaine – Moyen-âge – Préhistoire – Renaissance – Temps modernes.

2. Classez les expressions suivantes selon qu’elles désignent le présent, le passé ou l’avenir puis employez dans une phrase celles qui sont soulignées.
Actuellement – autrefois – bientôt – d’antan – désormais – dorénavant – jadis – maintenant – naguère – récemment.


ASSOCIER
2. Retrouvez quel l’adjectif correspond à chaque expression :
du printemps, de l’été, de l’hiver, du Moyen-âge, du matin, du soir, du jour, de la nuit, d’un siècle ou plus, de nos ancêtres.
Ancestral – diurne – estival – hivernal – matinal – médiéval – nocturne – printanier – séculaire – vespéral.

3. Associez chaque mot à son contraire :
Antérieur ; précéder ; permanent ; bref.
Long – postérieur – provisoire – succéder

4. Associez chacun des mots suivants à sa définition.
- abattu - de mauvaise humeur
- maussade - qui regrette un bonheur passé
- mélancolique - qui a l’air sombre et triste
- morose - qui éprouve une tristesse vague, a des pensées sombres, tristes
- nostalgique - profondément triste, sombre, renfermé
- lugubre - fatigué, découragé, qui n'a plus de force


DÉFINIR
5. Quel moment de la journée désignent les mots suivants ?
l’aube – l’aurore – le crépuscule – le passage au zénith – entre chien et loup.

ANALYSER
6. Expliquez le sens des mots suivants en analysant leur formation à chaque fois que c’est possible.
a) Qui appelle-t-on : les aïeux ; les ancêtres ; nos contemporains ; des descendants ; un prédécesseur ; un successeur ?
b) Qu’est-ce que la postérité ? Une gloire posthume ?
c) Les mythes remontent à des temps immémoriaux : Que signifie immémoriaux ?

FORMER DES MOTS
7. Formez des adverbes à partir des adjectifs suivants. Vérifiez dans le dictionnaire le sens de ces adjectifs et l’orthographe des adverbes.
Périodique ; ultérieur ; long ; récent ; constant ; précédent ;

8. Le préfixe mé- est une déformation de mal.
a) Simplement en analysant sa formation, donnez le sens de « méconnu ».
b) Trouvez d'autres mots commençant par mé- correspondant aux définitions suivantes : erreur due à une chose mal comprise - aventure qui se finit mal – mauvaise entente entre deux personnes – dire du mal de quelqu'un – pas content, pas satisfait – mauvaise action – mauvaise estime.


EMPLOYER
9. Faites une phrase avec chacun des adverbes que vous avez formés dans l’exercice précédent.
10. Employez chacun des verbes suivants dans une phrase de votre invention : affliger – navrer – accabler – assombrir – se languir.


CORRIGER
11. “Aujourd’hui”, “demain”, “la semaine prochaine” ne peuvent être employés que dans les dialogues, pas dans les récits. Recopiez les phrases suivantes en remplaçant les mots soulignés par l’expression qui convient.
a) Il l’avait rencontrée aujourd’hui et voulait l’épouser dès demain.
b) C’était l’homme qu’il avait vu la semaine dernière.
c) Aujourd’hui, Robin était bien sombre : il ne pouvait s’empêcher de penser aux événements d’hier.
d) Il lui donna rendez-vous dans trois jours.
e) Par chance, un bateau partait après-demain.
e) Le mariage fut repoussé au mois prochain.

COMPLÉTER
12. Complétez les phrases avec un des mots suivants : bicentenaire – bimensuel - bimestriel - hebdomadaire – périodes -quotidienne – solstice – trimestre.
L’année scolaire est divisée en … - Le journal télévisé de 20 heures est une émission … - Un journal qui paraît toutes les semaines est un … - Ce magazine paraît tous les deux mois : c’est un … ; celui-là paraît tous les quinze jours : c’est un … - Le 24 décembre, c’est le … d’hiver. - En 1989, on a fêté le … de la Révolution française. - La Terre a connu plusieurs … glaciaires.

RETROUVER DES MOTS DANS UN TEXTE :
1. a) Retrouvez dans l’extrait de L'Odyssée tous les termes relatifs à l'armement.
b) Quel autre mot désigne la flèche ?

2. Trouvez dans le texte un équivalent dans la langue soutenue des mots suivants : craindre – mortel – brouter – caverne – boisson – habitation – invité – enlever – bateau – chagrin – hypocrites – force – cadeau.

ENRICHISSEMENT D’UN CORPUS A L’AIDE DU DICTIONNAIRE
1. L’épopée se caractérise par le choix de mots forts. Pour chacun des mots suivants, proposez un ou plusieurs mots de sens proche, mais plus fort. Ex : peur. → terreur, épouvante. Pour ce travail, vous pouvez utiliser un dictionnaire analogique.
Le bruit – le noir – un cri – le mouvement - détruire – tuer – tomber – pleurer - courir – manger – jaillir – briller – effrayant – grand – beau – fort - brillant – dangereux – triste – choqué – méchant.

MOTS CROISES


Exemple de leçon thématique
Vocabulaire des sensations

Pour percevoir le monde, nous utilisons cinq sens : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, le goût.

I. La vue

1. Voici des verbes qui expriment le fait de regarder, employez-les au présent dans les phrases suivantes, en tenant compte de leurs nuances de sens :
Examiner, observer, guetter, contempler, épier
1) Je .... avec impatience l’arrivée de mes amis.
2) Le médecin ... attentivement le patient afin d’établir son diagnostique.
3) Il pressa le pas et se retourna plusieurs fois, car il se sentait ... .
4) L’astronome ... les étoiles avec une lunette puissante.
5) Arrivés au sommet, nous ... avec émerveillement le paysage qui s’offre à nous.

2. Voici trois adjectifs qui évoquent la blancheur, employez-les chacun dans une phrase qui mettra en évidence les nuances de sens :
Pâle, livide, immaculé.

3. blanchâtre : quel nuance de sens apporte le suffixe -âtre ?

4. Voici des mots pour dire la lumière et avec lesquels vous compléterez les phrases suivantes :
Lueur, clarté, pourpre, laiteux, ardent, miroiter.
1) La nuit était douce et la lune nous enveloppait de sa lumière ... .
2) Il écrivit sa lettre à la ... tremblotante d’une bougie.
3) La route tremblait sous la lumière... du soleil.
4) La première étoile apparut dans la lumière ... du couchant.
5) mille petits soleils ... à la surface de l’eau.

II. Le toucher.
1. Regroupez ensemble les antonymes.
lisse brûlant
frêle rêche
satiné dur
rigide rugueux
moelleux solide
glacial souple

2. Associez à chaque verbe le bon sujet.
le vent caresse
le froid accable
la brise darde ses rayons
la canicule mord
le soleil cingle

III. L’ouïe
1. Voici des noms pour dire les bruits, classez-les en deux colonnes : bruits faibles/ bruits forts.

froissement sonnette grêle
fracas tonnerre
tintement son cristallin
murmure chuchotement
tapage souffle
tintamarre brouhaha
Employez chacun de ces mots dans une phrase de votre composition.

2. Voici une liste de verbes pour dire les bruits. Employez-les dans les phrases suivantes.
Retentir, tintinnabuler, gronder, siffler, rouler, clapoter, résonner, crépiter
1) Le vent ... entre les tuiles mal jointes du toit.
2) Allongé au fond de la barque, j’écoute l’eau ... contre les planches.
3) De l’autre côté des montagnes, l’orage se mit à ... .
4) Lorsque l’ascenseur parvint au cinquième étage, une petite sonnette ... .
5) La flamme étouffée s’efforçait de renaître et bientôt le feu ... .
6) Au fond de ce couloir, sa voix ... d’une étrange manière.

3. Classez les verbes suivants en trois séries selon qu’ils indiquent a) un bruit qui augmente, b) un bruit qui dure, c) un bruit qui diminue ou s’achève.
Se prolonger, s’accroître, s’affaiblir, faire écho, persister, s’enfler, se taire, se répercuter, s’amplifier, se calmer, s’atténuer, s’amplifier.

IV. L’odorat et le goût
1. Rapprochez chaque expression de la colonne a) de l’adjectif convenable de la colonne b)
a) b)
un plat non salé acide
le vieux beurre suave
le citron âcre
la fumée amères
le parfum d’une rose fade
les endives rance

2. Groupez les expressions synonymes :
entêtant reconnaître
savoureux se régaler
fétide enivrant
se délecter répandre
discerner nauséabond
exhaler délicieux

3. Trouvez trois mots de la famille d’odeur qui répondent aux définitions suivantes :
- sens permettant la perception des odeurs.
- qui sent mauvais.
- qui n’a pas d’odeur.
4. Trouvez un adjectif de la même famille que –saveur- et qui sert à qualifier un aliment sans goût.

V. Les cinq sens.

Observez cette peinture d’Arcimboldo intitulé « The Water », l’eau.
Décrivez le personnage que vous voyez, en employant le vocabulaire des cinq sens de manière à insister sur vos sensations face à cette créature.







Travail en lien avec l’écriture

Sujet n°1 : après l’étude de l’histoire de Narcisse dans les Métamorphoses d’Ovide, il s’agit de l’écriture d’un cadre idyllique à l’imitation de celui décrit par Ovide.

a) Préparation
1. Associez les noms de gauches et les adjectifs de droite sans oublier de faire les accords nécessaires. Ex : l'ombre fraîche.
ombre ; onde ; air ; arbres ; feuilles ; lumière ; herbe ; fleurs chatoyant ; frais ; limpide ; luisant ; majestueux ; odorant ; pur ; translucide ;
2. Que peut faire l'eau ? l'ombre ? les feuilles ? le vent ? la lumière ? les arbres ? l'herbe ? les fleurs ? Pour répondre, faites une phrase par question en utilisant les verbes suivants :
bercer ; bruire ; chanter ; chatoyer ; courir ; danser ; onduler ; s'étirer.
b) Rédaction :
En dix à quinze lignes, décrivez un décor enchanteur. Utilisez les mots de l'exercice précédent, notamment les verbes, pour éviter être et avoir.


Sujet n°2 : après l’étude du récit du déluge, les élèves doivent imaginer ce qui se serait passé si les dieux avaient détruit la Terre par le feu et non par l’eau.
a) préparation
1. Faites un phrase avec chacun des mots suivants : flamme - étincelle - braise - brasier.
2. Employez chacun des verbes suivant dans des phrases qui auront pour sujet "des flammes" : bondir - s'élever - crépiter - dévorer - lécher- ravager - couver - embraser - jaillir.
Développez chaque phrase à l’aide de compléments circonstanciels.

3. "L'un cherche un asile sur un roc escarpé, l'autre se jette dans un esquif, et promène la rame où naguère il avait conduit la charrue ; celui-ci navigue sur les moissons, ou sur des toits submergés ; celui-là trouve des poissons sur le faîte des ormeaux ; un autre jette l'ancre qui s'arrête dans une prairie."
Sur le même modèle, décrivez en trois phrases la réaction des hommes face aux flammes : L'un... l'autre... ; celui-ci... celui-là... ; un autre...
b) rédaction
Vous respecterez le plan suivant :
§1 : Zeus lance des flammes sur la Terre: comment fait-il ? A quels autres dieux fait-il appel ? Quel est le rôle de chacun ?
§2 : Le feu se répand sur la terre : comme Ovide le fait avec l’eau, pour décrire l’expansion du feu, utilisez des verbes d’actions (cf. ex 2) ;
§3 : La terre est livrée aux flammes : donnez de nombreux détails sur ce que l’on peut voir, entendre ou sentir.

Sujet narratif faisant suite à une étude de L’Odyssée.
Dans un autre épisode de L'Odyssée, Ulysse affronte les Sirènes. Imaginez et racontez cet épisode.

I. Se documenter sur le sujet :
Cherchez dans un dictionnaire de la mythologie : qui étaient les Sirènes ? Qu'est-ce qui les rendait dangereuses ? Comment se représentait-on les sirènes dans la Grèce antique ? Et ensuite ? Laquelle de ces représentations allez-vous choisir ?

II. Soignez votre expression.

A) « Là séjournait un homme de taille prodigieuse : il vivait à l'écart et ne connaissait pas la justice. C'était un monstre prodigieux, qui ne ressemblait pas à un homme mangeur de pain, mais au sommet boisé d'une haute montagne. »
Sur le même modèle, faites une rapide description des sirènes mettant en valeur leur beauté ou leur monstruosité : Là étaient rassemblées des femmes… : elles vivaient… C’étaient des créatures…, qui ne ressemblaient pas à…, mais…

Herbert DRAPER, Ulysse et les Sirènes, Huile sur toile, 1909, Galerie Ferens de Kingston.

B) Voici une série de verbes : employez-en dix dans des phrases en rapport avec le sujet. Vous pouvez vous appuyer sur les images.
Se ruer – agripper – tournoyer – se tordre – jaillir – bouillonner – se hisser – plonger – assaillir – s’effondrer – se tendre – se raidir – onduler – fondre sur – lacérer – percer – repousser – heurter – sombrer – saisir – déchirer – arracher.

I. Organisez votre récit.
Paragraphe 1 : Ulysse et ses compagnons aperçoivent les sirènes. Comment réagissent-ils ? Insérez ici votre description.
Paragraphe 2 : Les sirènes attaquent : comment ? Quel sort les sirènes réservent-elles à leurs victimes ? Racontez en détail et soulignez leur cruauté par des comparaisons.
Paragraphe 3 : Ulysse vainc les sirènes. Comment ? Est-ce par force ou par ruse ? Un dieu lui vient-il en aide ? Si oui, lequel, et comment ?

Vous raconterez cet épisode au passé en réutilisant autant que possible le langage fort propre à l'épopée. N'hésitez pas à réemployer les épithètes homériques et les répétitions de phrases. Vous pouvez même en inventer.



V.Marchais
Bon génie


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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Hermiony le Dim 5 Oct 2014 - 17:45

@V.Marchais a écrit:
@Celeborn a écrit:
zazouyle a écrit:Finalement, vous, profs de collège, qu'attendez-vous comme acquis absolument en début de 6ème?

La lecture courante et non hachée, l'emploi de la majuscule, la distinction entre le point et la virgule, la conjugaison des 4 temps simples de l'indicatif, la distinction entre un infinitif, un participe passé et un verbe conjugué à l'imparfait, le sujet et le COD, l'accord entre le déterminant, l'adjectif et le nom. Si j'avais ça, je serais déjà bien, mais je ne l'ai pas.


Je suis d'accord. j'ajouterais au moins le passé composé, pour avoir la conscience claire et nette d'au moins un temps composé.

Et BEAUCOUP BEAUCOUP de vocabulaire. Parce que comprendre un texte de plus de 8 lignes quand on ne connaît ni brave, ni talus, ni lampadaire, ni brebis, ni annulaire, j'en passe et des meilleures, c'est presque mission impossible.

Et j'y ajouterai la distinction entre le "s" pour le pluriel d'un nom ou d'un adjectif et le "-(e)nt" pour celui du verbe...C'est devenu une épidémie.

_________________
"Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l'ignorance, l'indifférence, la cruauté, qui d'ailleurs ne s'exerce si souvent contre l'homme que parce qu'elles se sont fait la main sur les animaux. Il y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés".
Marguerite Yourcenar



« La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. » «Le véritable test moral de l’humanité, ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. » Kundera, L’Insoutenable Légèreté de l’être

Hermiony
Empereur


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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Normandyx le Dim 5 Oct 2014 - 17:53

@Hermiony a écrit:


Et j'y ajouterai la distinction entre le "s" pour le pluriel d'un nom ou d'un adjectif et le "-(e)nt" pour celui du verbe...C'est devenu une épidémie.

l'accord sujet/verbe et l'accord de l'adjectif figuraient dans les évaluations nationales du CE1 et n'étaient pas maitrisées par plus du tiers des élèves. Maintenant, les évaluations sont supprimées, enfin surtout la prime qui allait avec car pour la rédaction des projets d'école et autres fumisteries, il faut toujours renseigner les performances des élèves aux évaluations...

Normandyx
Neoprof expérimenté


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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par doctor who le Dim 5 Oct 2014 - 18:41

@Celeborn a écrit:
zazouyle a écrit:Finalement, vous, profs de collège, qu'attendez-vous comme acquis absolument en début de 6ème?

La lecture courante et non hachée, l'emploi de la majuscule, la distinction entre le point et la virgule, la conjugaison des 4 temps simples de l'indicatif, la distinction entre un infinitif, un participe passé et un verbe conjugué à l'imparfait, le sujet et le COD, l'accord entre le déterminant, l'adjectif et le nom. Si j'avais ça, je serais déjà bien, mais je ne l'ai pas.

Ensuite, que serait-il POSSIBLE d'obtenir en début de 6e, c'est une autre question. À mon avis bien davantage que ça.

C'est ça. (+ les quelques ajouts dans les posts qui suivent.)

Mais apprendre ça sans métalangage... Bon courage.

Parce que les "exercices structuraux" et les arbres façon Génouvrier, comme le rappelle Normandyx, ça ne va pas super loin.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par doctor who le Dim 5 Oct 2014 - 18:45

@Presse-purée a écrit:
@Elyas a écrit:
@egomet a écrit:
Il n'y a pas de contradiction entre la mémorisation et la compréhension. Il faut avoir mémorisé une certaine masse de données pour pouvoir les relier entre elles et pour que ça fasse système. A l'inverse, il faut comprendre pour bien mémoriser. 

Les apprentissages "bêtes" sont à défendre. Il ne faut pas seulement expliquer quelques notions, il faut aussi créer des réflexes.  Si tu dois réfléchir à chaque fois que tu conjugues un verbe au passé,  tu es mort. Tu n'arriveras jamais à rédiger un texte.
Il est important de commencer par faire comprendre à quoi sert le passé simple dans une phrase facile. Mais ensuite, il est indispensable de consolider l'apprentissage par un long travail de mémorisation. C'est de l'intendance,  ce n'est pas trop glorieux, mais ce n'est pas difficile non plus et c'est indispensable. Ça structure la pensée. Bien sûr l'apprentissage des tableaux doit s'articuler avec une multitude d'exercices d'application,  pour rappeler inlassablement à quoi ils servent. Il faut aussi savoir faire réciter les tables intelligemment,  c'est à dire en obligeant les élèves à en extraire des informations précises.  Mais on doit faire ce travail.
C'est pareil pour les tables de multiplication ou les déclinaisons.  Il y a des techniques pour les travailler intelligemment. Mais elles sont plus faciles à mettre en oeuvre dans les petites classes ou avec des élèves qui ont l'habitude du par coeur.

Bloom, sors de ce corps ! Tu reprends exactement ce que la taxinomie de Bloom explicite. On commence par mémoriser. Comprendre et appliquer ne peuvent aller sans la mémorisation (la connaissance). Et l'analyse-synthèse demande d'avoir mémorisé, compris et appliqué. Enfin, évaluer demande tout.

On a l'outil théorique prouvé et constaté depuis plus de 50 ans, outil qui ne fait que reprendre un pragmatisme expérimental vieux de plusieurs siècles (Socrate, où es-tu ?). Bref, c'est la base de notre métier.

Cette forme d'intuition, ce bon sens, sont parfois vivement combattus, précisément parce qu'on oppose bêtement compréhension et mémorisation. Et franchement, il est dur de se départir de certains réflexes qu'on nous a inculqués à l'IUFM...

OK.
Mais la mémorisation initiale ne peut se faire sans compréhension ni une inscription dans un contexte déjà structuré.
Il n'y a pas lieu de séparer compréhension et mémorisation, selon moi. Le tout forme un cycle sans fin, commencé à la naissance, continué avec l'acquisition du langage, prolongé par l'acquisition de l'écriture-lecture et du calcul, etc.

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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Provence le Dim 5 Oct 2014 - 18:53

zazouyle a écrit:Finalement, vous, profs de collège, qu'attendez-vous comme acquis absolument en début de 6ème?

J'ajouterai à ce qui a été dit que les élèves connaissent les sons plus ou moins complexes:
- valeurs du G et du C
- ail/eil/euil
- s ou ss

Provence
Bon génie


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Re: "La plupart du métalangage de grammaire n'est pas fondamental."

Message par Elyas le Dim 5 Oct 2014 - 18:54

@doctor who a écrit:
@Presse-purée a écrit:
@Elyas a écrit:

Bloom, sors de ce corps ! Tu reprends exactement ce que la taxinomie de Bloom explicite. On commence par mémoriser. Comprendre et appliquer ne peuvent aller sans la mémorisation (la connaissance). Et l'analyse-synthèse demande d'avoir mémorisé, compris et appliqué. Enfin, évaluer demande tout.

On a l'outil théorique prouvé et constaté depuis plus de 50 ans, outil qui ne fait que reprendre un pragmatisme expérimental vieux de plusieurs siècles (Socrate, où es-tu ?). Bref, c'est la base de notre métier.

Cette forme d'intuition, ce bon sens, sont parfois vivement combattus, précisément parce qu'on oppose bêtement compréhension et mémorisation. Et franchement, il est dur de se départir de certains réflexes qu'on nous a inculqués à l'IUFM...

OK.
Mais la mémorisation initiale ne peut se faire sans compréhension ni une inscription dans un contexte déjà structuré.
Il n'y a pas lieu de séparer compréhension et mémorisation, selon moi. Le tout forme un cycle sans fin, commencé à la naissance, continué avec l'acquisition du langage, prolongé par l'acquisition de l'écriture-lecture et du calcul, etc.

Il faudrait que je relise les textes sur Bloom, je crois que l'application et la compréhension sont considérés comme le niveau 1,5, juste après la connaissance. Il faut connaître l'existence d'un mot pour après le comprendre. Si tu demandes à un élève 2 + 2 = ?, s'il n'a jamais entendu le mot 2, il ne peut pas comprendre ce que cela signifie et encore moins appliquer l'addition.
Elles vont de paire, mais la connaissance est nécessaire préalablement à la compréhension et ce, même si c'est 3 secondes avant la compréhension Wink

Elyas
Grand Maître


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