«Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Page 5 sur 7 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Rendash le Dim 12 Oct 2014 - 11:57

@nitescence a écrit:une auteure à la place d'une auteur, qui agresse moins les oreilles ?


Suspect Tu es sûr de ce que tu as écrit?



Rendash
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par nitescence le Dim 12 Oct 2014 - 12:01

oui, il faut relire la phrase entière : "pourquoi vouloir dire une auteure à la place d'une auteur, qui agresse moins les oreilles ?"

_________________
Mordre. Mordre d'abord. Mordre ensuite. Mordre en souriant et sourire en mordant. (avec l'aimable autorisation de Cripure, notre dieu à tous)

nitescence
Neoprof expérimenté


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Rendash le Dim 12 Oct 2014 - 12:02

Merci, j'ai lu la phrase entière, je n'ai cité que le point qui m'interpellais Rolling Eyes

Je précise donc : en quoi "auteure" agresse plus les oreilles que "auteur" ? Tu fais une différence à l'oral?

edit : Ou bien tu fais partie de ces gens qui prononcent "auteureuh", histoire de bien montrer à quel point tu juges ça absurde ; ou bien tu as un fort acceng du sudeuh Razz


Dernière édition par Rendash le Dim 12 Oct 2014 - 12:04, édité 1 fois

_________________

Rendash
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par InvitéeD2 le Dim 12 Oct 2014 - 12:04

@nitescence a écrit:
@Celeborn a écrit: Si on pose le débat n'importe comment, c'est sûr qu'on n'avancera pas (même si c'est l'Académie qui le fait, noble institution dont on ne peut dire qu'elle ait été particulièrement en avance sur sa propre féminisation, soit dit en passant…)…

Au passage, on dit bien "une académicienne", comme quoi l'usage…

Et à partir du moment où tu envisage d'écrire "une auteur", tu as féminisé, sache-le.

Je ne suis pas d'accord avec toi : l'Académie est bien plus en avance que l'Assemblée ou le Sénat puisqu'elle a à sa tête une femme (qui se fait appeler le Secrétaire perpétuel), tandis qu'au parlement on s'écharpe sur la féminisation mais il n'y a encore jamais eu à ma connaissance de femme à la têtre d'une des deux chambres. Quelle est l'institution la plus progressiste ?

Mais je n'ai rien contre la féminisation, Celeborn, en revanche je combats la féminisation forcée ! Et aussi quand elle est faite en dépit du bon sens : pourquoi vouloir dire une auteure à la place d'une auteur, qui agresse moins les oreilles ? Il y a un radicalisme qui dessert la cause des femmes dans cette histoire.
Je m'étais dit que je n'interviendrais plus sur ce fil (Celeborn, neomaths, Clodoald, à vous) mais ta dernière phrase me fait bondir.

Tout d'abord, sur la féminisation des deux institutions que sont l'Assemblée Nationale et l'Académie Française : deux remarques. Au sujet de la première, je note que 76% des gens qui y prennent des décisions, y compris concernant mon corps ou la nécessité pour moi d'indiquer si je suis mariée ou non, sont des hommes (source). Quant à la seconde, je remarque que 85% des gens qui réfléchissent sur la norme linguistique et la (non) féminisation des noms de métiers et de fonctions sont aussi des hommes (source).

Sur l'ajout d'un "e" muet qui agresserait les oreilles en raison de ses répercutions sur la prononciation du reste du mot, Nom d'utilisateur t'a déjà très bien répondu : je te renvoie à ce qu'il a écrit.
@Nom d'utilisateur a écrit:Non, sauf erreur, la voyelle [ø] de "peu" est impossible devant [ʁ] final en français : pas plus que "heur" ou "professeur", les mots "heure" ou "professeure" - qui s'emploie désormais largement dans les universités, par exemple - ne présentent pas la voyelle qu'on entend deux fois dans "peureux". En tout cas dans le français des stations de radio nationales, donc compte non tenu des ondes bisontines, par exemple...

Enfin, sur ta dernière phrase... Ah ! Merci, nitescence, d'expliquer aux femmes comment mener le combat contre les "oppressions" (entendues au sens large) qu'elles subissent au quotidien, et dont tu n'as jamais éprouvé la réalité.


Dernière édition par Dalathée2 le Dim 12 Oct 2014 - 12:12, édité 1 fois

InvitéeD2
Expert


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par fracflo le Dim 12 Oct 2014 - 12:05

Ces féministes idéologues sont insupportables. Quel toupet!

fracflo
Niveau 9


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par nitescence le Dim 12 Oct 2014 - 12:07

@Rendash a écrit:Merci, j'ai lu la phrase entière, je n'ai cité que le point qui m'interpellais Rolling Eyes

Je précise donc : en quoi "auteure" agresse plus les oreilles que "auteur" ? Tu fais une différence à l'oral?

edit : Ou bien tu fais partie de ces gens qui prononcent "auteureuh", histoire de bien montrer à quel point tu juges ça absurde ; ou bien tu as un fort acceng du sudeuh Razz

oui, tu as raison, je corrige : ça fait saigner les yeux au lieu d'agresser les oreilles, c'est une erreur de débutant que j'ai commis, peut-être parce que je n'ai encore jamais entendu dire "une auteure", ce qui prouve que ce n'est pas si répandu (en revanche, je le vois souvent écrit).

nitescence
Neoprof expérimenté


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Celeborn le Dim 12 Oct 2014 - 12:09

@nitescence a écrit:peut-être parce que je n'ai encore jamais entendu dire "une auteure", ce qui prouve que ce n'est pas si répandu (en revanche, je le vois souvent écrit).

Et pour cause ! Razz

_________________
"On va bien lentement dans ton pays ! Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu'on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça !" (Lewis Carroll)
Mon Blog

Celeborn
Esprit sacré


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par nitescence le Dim 12 Oct 2014 - 12:15

Dalathée2 a écrit:Enfin, sur ta dernière phrase... Ah ! Merci, nitescence, d'expliquer aux femmes comment mener le combat contre les "oppressions" (entendues au sens large) qu'elles subissent au quotidien, et dont tu n'as jamais éprouvé la réalité.

Bien sûr que si ! Même si je suis un homme, je subis cette oppression dans mon quotidien, parce que je suis pédé et que l'homophobie consiste à rabaisser l'homosexuel à la place de la femme, qui est forcément inférieure. Homophobie et sexisme sont intimement liés.
J'ai hésité avant d'écrire cette phrase mais je l'ai maintenue. Je pense que le radicalisme n'est pas toujours la meilleure stratégie : la vice présidente a ridiculisé son combat en étant excessive (je ne parle même pas d'école maternelle), comme certains homosexuels en exigeant en même temps la PMA et la GPA ont compliqué le débat sur le mariage pour tous. Bien sûr, je comprends qu'on ne veuille pas attendre et que de toutes façons la MPT aurait quand même manié ces fantasmes, mais ce n'est pas toujours une bonne chose de mettre de l'huile sur le feu.
Je te retourne donc la remarque : j'espère qu'en tant que femme (et non en tant qu'humain car je n'ai aucun doute sur ce point) tu te sens également concernée par la lutte contre l'homophobie.

nitescence
Neoprof expérimenté


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par InvitéeD2 le Dim 12 Oct 2014 - 12:33

Ma toute première intervention sur ce fil y faisait référence de façon explicite. Pour le reste, il suffit de relire mes différents messages ici (ou même là) pour s'en convaincre. Malgré la vanité du geste, je vais donc citer mes propres écrits :
Dalathée2 a écrit:On peut faire les deux, aussi. Wink Se préoccuper du retrait du terme "Mademoiselle" dans les formulaires administratifs et lutter contre les violences conjugales, faire respecter son titre et sa fonction et essayer d'endiguer le chômage.

Les justifications basées sur la coutume ("on a toujours fait comme ça") ou l'essence ("le masculin est le genre neutre") me font sourire, surtout lorsque les mêmes se battent contre l'hétérosexualité comme norme. Puis-je me permettre de recommander "Non, le masculin ne l'emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française" d'Eliane Viennot, et rappeler que la plupart des normes sont socialement construites ?
Dalathée2 a écrit:C'est tout de même amusant que la norme linguistique corresponde à la norme sociale (j'allais écrire patriarcale, mais je risque de m'attirer les foudres), non ? Je te renvoie vers la référence citée plus haut.

De toutes façons, ce n'est jamais le bon moment, ce n'est jamais une priorité que de lutter pour l'égalité femmes/hommes. De même qu'il y avait bien mieux à faire que d'abolir l'esclavage, ou d'autoriser le mariage et l'adoption homosexuels. Wink
Dalathée2 a écrit:Cela ne t'ennuierait pas, si on t'appelait Monsieur la professoresse (au hasard des formulations disponibles), simplement parce que la majorité de tes collègues sont des femmes ? Tu défends une absence de modification d'une situation à laquelle tu es largement étranger, comme ces braves gens de la Manif Pour Tous défendaient la réserve du mariage aux seuls hétérosexuels, sans être eux-mêmes concernés par la modification que le contraire induirait, au nom d'un ordre établi présenté comme naturel, bon et éternel. [...]

Je maintiens cependant que, sur le fond, je trouve la volonté de Mme Mazetier tout à fait pertinente. Nous tomberons peut-être d'accord pour dire qu'infliger une amende au député n'était pas absolument nécessaire, et que ce dernier cherchait vraisemblablement surtout à faire parler de lui. Ce faisant, on ne peut pas dire qu'il faisait honneur à sa fonction.

Mais, sur le fond toujours, mes yeux, la féminisation des noms de fonctions, loin d'être anecdotique, est nécessaire. Sur ce, bon week-end.


Dernière édition par Dalathée2 le Dim 12 Oct 2014 - 12:37, édité 1 fois (Raison : Ajout)

InvitéeD2
Expert


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par retraitée le Dim 12 Oct 2014 - 14:42

@Rendash a écrit:D'après mes lointains souvenirs d'embryologie, nous sommes tous des filles, par défaut ; la différenciation en mâle se produit au cours de l'embryogenèse professeur

C'est ce que je voulais dire. En revanche, pour les oiseaux, c'est l'inverse.

retraitée
Vénérable


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par retraitée le Dim 12 Oct 2014 - 15:14

https://www.facebook.com/guy.konopnicki/posts/867835909893263?fref=nf

Chère Sandrine Mazetier, je me permets de vous écrire, vous qui êtes élue de mon quartier natal , où vous n'êtes pas parachutée, puisque vous avez, comme moi-même appris les règles de la langue française au Lycée Paul Valéry et sans doute auparavant, dans les excellentes écoles primaires et collèges de notre cher 12 ème arrondissement. Confronté à des députés, catégorie sociologique dont je connais le retard mental en matière de relations avec les femmes, vous avez exigé, sous peine de sanctions, l'usage du féminin, pour désigner la fonction que vous exerciez au perchoir, présidente de séance. Je comprends, et cependant, il ne me semble pas qu'il revienne au bureau de l'Assemblée Nationale de légiférer sur les usages de la langue. L'instance politique ne doit connaître que les textes qui, depuis François 1er, instituent le Français langue officielle, du royaume puis de la république. Vous noterez que l'édit de Villers Cotteret n'établit pas un dogme orthographique, et qu'il institue comme langue non le français, mais le françois.Depuis cette époque, la répartition des mots selon le féminin, le masculin et les survivances du neutre latin n'a eu de cesse d'évoluer. Nos moeurs aussi, et je note avec satisfaction qu'une présidente est une femme élue ou, pour les magistrates nommée, à cette fonction et non l'épouse ou la concubine d'un président. Cependant, le masculin ne désigne pas particulièrement une fonction de nature virile,et le féminin n'est pas toujours réservé aux femmes. C'est ainsi qu'en vertu d'une loi qui ne concernait alors que les hommes âgé de 19 ans et trois mois, j'ai été UNE recrue au Fort de Vincennes, où il m'arriva également d'être UNE sentinelle, et à ce titre, il m'a fallu saluer UNE ordonnance du colonel ainsi qu' UNE estafette, qui n'était pas un véhicule de gendarmerie. Notez que dans ce fort, où par chance, je n'ai séjourné que fort brièvement, notre sous officier instructeur ne cessait d'employer des mots féminins pour s'adresser à notre orgueil viril : montre que tu en as UNE paire, s'agissant évidemment des couilles, elles-mêmes féminines, comme souvent LA troisième pièce du service. Je sais bien que ces expressions datent d'un temps où LA culotte était un vêtement masculin et LE pantalon un dessous féminin. Qu'il faille, aujourd'hui utiliser des féminins en politique me semble être une évidence, mais ce n'est pas toujours heureux. En évoquant à l'oral LA maire, on introduit une confusion avec la fonction traditionnelle des femmes, quand on ne quitte pas la République pour l'église et les mères supérieures de ses couvents. Mairesse, ce n'est pas très heureux. Tant et si bien que votre appel à l'autorité fixant la langue me semble détestable. D'autant que j'ai accroché dans mon bureau deux documents officiels, attribuant la Croix DU Combattant Volontaire et la Croix DU Combattant 1939-45 à Rose Hoffnung, épouse KONOPNICKI, ma mère. Or, lorsqu'un précédent gouvernement de gauche avait commencé à féminiser les fonction, j'avais attiré l'attention d'UNE députéE et d'UNE ministre sur la persistance de ce masculin. La ministre interrogée me répondit que c'était une question marginale et que l'on allait toute de même pas légiférer pour une poignée de combattantes de la Résistance et la France Libre. Dans ces conditions, chère Sandrine Mazetier députéE à laquelle ma mère accorda toujours fidèlement sa voix, heureuse de voter pour une femme socialiste, comme elle avait jadis voté, au même endroit, pour une femme communiste, Maria Doriath, je suis conduit à penser que le féminin jalousement défendu pour désigner les hautes fonctions des femmes n'est qu'un privilège que se réservent les plus ambitieuses. Car aucune des femmes de pouvoir n'a cherché à imposer la reconnaissance des Combattantes, ces femmes qui luttèrent pour la libération de la patrie, quand nos très virils généraux avaient lâchement capitulé et pour un certain nombre, dont Pétain, livré la France à l'ennemi. Quand les députéEs de gauche se décideront à faire voter une loi reconnaissant, pour l'essentiel à titre posthume, le féminin des Combattantes, dont l'importance amena le CNR à proclamer l'égalité et le droit de vote des femmes, on pourra peut-être parler de la féminisations de vos hautes fonctions politiques !

retraitée
Vénérable


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par retraitée le Dim 12 Oct 2014 - 15:17

Psychanalyse sauvage : et si ce désir d'avoir un e en plus correspondait à l'envie de pénis ? Je blague, mais qui sait !

retraitée
Vénérable


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par User5899 le Dim 12 Oct 2014 - 15:24

Et Monsieur Balkany, l'appellera-t-on "Monsieur le rombier" ? lol!

_________________
Zu End' ewiges Wissen !
Der Welt melden
Weise nichts mehr !

En cas de ban, ne pas utiliser les MP ! Passer par l'icône du mail  Razz

User5899
Dieu de l'Olympe


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Olympias le Dim 12 Oct 2014 - 15:26

@retraitée a écrit:https://www.facebook.com/guy.konopnicki/posts/867835909893263?fref=nf

Chère Sandrine Mazetier, je me permets de vous écrire, vous qui êtes élue de mon quartier natal , où vous n'êtes pas parachutée, puisque vous avez, comme moi-même appris les règles de la langue française au Lycée Paul Valéry et sans doute auparavant, dans les excellentes écoles primaires et collèges de notre cher 12 ème arrondissement. Confronté à des députés, catégorie sociologique dont je connais le retard mental en matière de relations avec les femmes, vous avez exigé, sous peine de sanctions, l'usage du féminin, pour désigner la fonction que vous exerciez au perchoir, présidente de séance. Je comprends, et cependant, il ne me semble pas qu'il revienne au bureau de l'Assemblée Nationale de légiférer sur les usages de la langue. L'instance politique ne doit connaître que les textes qui, depuis François 1er, instituent le Français langue officielle, du royaume puis de la république. Vous noterez que l'édit de Villers Cotteret n'établit pas un dogme orthographique, et qu'il institue comme langue non le français, mais le françois.Depuis cette époque, la répartition des mots selon le féminin, le masculin et les survivances du neutre latin n'a eu de cesse d'évoluer. Nos moeurs aussi, et je note avec satisfaction qu'une présidente est une femme élue ou, pour les magistrates nommée, à cette fonction et non l'épouse ou la concubine d'un président. Cependant, le masculin ne désigne pas particulièrement une fonction de nature virile,et le féminin n'est pas toujours réservé aux femmes. C'est ainsi qu'en vertu d'une loi qui ne concernait alors que les hommes âgé de 19 ans et trois mois, j'ai été UNE recrue au Fort de Vincennes, où il m'arriva également d'être UNE sentinelle, et à ce titre, il m'a fallu saluer UNE ordonnance du colonel ainsi qu' UNE estafette, qui n'était pas un véhicule de gendarmerie. Notez que dans ce fort, où par chance, je n'ai séjourné que fort brièvement, notre sous officier instructeur ne cessait d'employer des mots féminins pour s'adresser à notre orgueil viril : montre que tu en as UNE paire, s'agissant évidemment des couilles, elles-mêmes féminines, comme souvent LA troisième pièce du service. Je sais bien que ces expressions datent d'un temps où LA culotte était un vêtement masculin et LE pantalon un dessous féminin. Qu'il faille, aujourd'hui utiliser des féminins en politique me semble être une évidence, mais ce n'est pas toujours heureux. En évoquant à l'oral LA maire, on introduit une confusion avec la fonction traditionnelle des femmes, quand on ne quitte pas la République pour l'église et les mères supérieures de ses couvents. Mairesse, ce n'est pas très heureux. Tant et si bien que votre appel à l'autorité fixant la langue me semble détestable. D'autant que j'ai accroché dans mon bureau deux documents officiels, attribuant la Croix DU Combattant Volontaire et la Croix DU Combattant 1939-45 à Rose Hoffnung, épouse KONOPNICKI, ma mère. Or, lorsqu'un précédent gouvernement de gauche avait commencé à féminiser les fonction, j'avais attiré l'attention d'UNE députéE et d'UNE ministre sur la persistance de ce masculin. La ministre interrogée me répondit que c'était une question marginale et que l'on allait toute de même pas légiférer pour une poignée de combattantes de la Résistance et la France Libre. Dans ces conditions, chère Sandrine Mazetier députéE à laquelle ma mère accorda toujours fidèlement sa voix, heureuse de voter pour une femme socialiste, comme elle avait jadis voté, au même endroit, pour une femme communiste, Maria Doriath, je suis conduit à penser que le féminin jalousement défendu pour désigner les hautes fonctions des femmes n'est qu'un privilège que se réservent les plus ambitieuses. Car aucune des femmes de pouvoir n'a cherché à imposer la reconnaissance des Combattantes, ces femmes qui luttèrent pour la libération de la patrie, quand nos très virils généraux avaient lâchement capitulé et pour un certain nombre, dont Pétain, livré la France à l'ennemi. Quand les députéEs de gauche se décideront à faire voter une loi reconnaissant, pour l'essentiel à titre posthume, le féminin des Combattantes, dont l'importance amena le CNR à proclamer l'égalité et le droit de vote des femmes, on pourra peut-être parler de la féminisations de vos hautes fonctions politiques !

veneration

Olympias
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par User5899 le Dim 12 Oct 2014 - 15:29

veneration veneration veneration

_________________
Zu End' ewiges Wissen !
Der Welt melden
Weise nichts mehr !

En cas de ban, ne pas utiliser les MP ! Passer par l'icône du mail  Razz

User5899
Dieu de l'Olympe


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par wanax le Dim 12 Oct 2014 - 15:52

@retraitée a écrit:(...) le féminin des Combattantes, dont l'importance amena le CNR à proclamer l'égalité et le droit de vote des femmes, on pourra peut-être parler de la féminisations de vos hautes fonctions politiques !
Je crains que le lyrisme de M. Konopnicki ne l'ait amené à une interprétation pour le moins fallacieuse des motifs qui ont poussé à accorder le droit de vote aux femmes.

Le droit de vote des femmes en France avait pour but de ramener le centre de gravité de l'électorat vers la droite.

En fait, le comportement électoral des femmes pendant les quarante années qui ont suivi ont a montré que les craintes des radicaux socialistes et les espoirs de la droite conservatrice étaient fondés.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1993_num_43_4_396218

( Tableau de la page 676. )

wanax
Habitué du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par retraitée le Dim 12 Oct 2014 - 18:02

Certes,elles ont largement contribué aux succès de la droite, hélas ! Mais elles étaient encore très influencées par les curés !

retraitée
Vénérable


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Moonchild le Lun 13 Oct 2014 - 1:11

@Rendash a écrit:D'après mes lointains souvenirs d'embryologie, nous sommes tous des filles, par défaut ; la différenciation en mâle se produit au cours de l'embryogenèse professeur
C'est un raccourci un peu rapide  : sauf anomalie génétique, dès la conception le chromosome X ou Y fixe le sexe.
Sinon, la constitution des organes génitaux ne se faisant pas immédiatement, il y a effectivement chez le foetus un stade où les organes génitaux ne sont pas encore anatomiquement bien différenciés et dans un premier temps leur morphologie est plus proche de celle des organes femelles que de organes mâles ; mais de là à dire que nous sommes tous des filles avant que certains ne deviennent des garçons, là c'est davantage de l'idéologie que de la biologie.

Moonchild
Expert


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Rendash le Lun 13 Oct 2014 - 1:20

@Moonchild a écrit: de là à dire que nous sommes tous des filles avant que certains ne deviennent des garçons, là c'est davantage de l'idéologie que de la biologie.

En fait c'était plutôt du second degré, comme était censé l'indiquer le smiley. Promis, la prochaine fois j'ajouterai "lol", histoire qu'on se comprenne bien.

Rendash
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Moonchild le Lun 13 Oct 2014 - 1:46

@Rendash a écrit:En fait c'était plutôt du second degré, comme était censé l'indiquer le smiley. Promis, la prochaine fois j'ajouterai "lol", histoire qu'on se comprenne bien.
En même temps, on aurait pu croire que l'histoire qui est à l'origine de ce fil n'était qu'une simple blague, mais en fait non ; du coup les repères entre le sérieux et l'humour sont sévèrement brouillés.  
araignée

Moonchild
Expert


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Rendash le Lun 13 Oct 2014 - 5:45

@Moonchild a écrit:les repères entre le sérieux et l'humour sont sévèrement brouillés.  
araignée

Et on sait ce qui arrive quand on brouille l'écoute.
De là à en conclure qu'il faut marcher sur des œufs ...brouillés, naturellement. Surtout ceux de M.Aubert, visiblement.

Mais ne perdons pas de vue la seule et unique question intéressante : l'image de fin de ton post est-elle un smiley, ou une émoticône?

Spoiler:
...autrement dit, une araignée, ou un araigné?  


Edit :
Lol.

Rendash
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Moonchild le Lun 13 Oct 2014 - 13:56

@Rendash a écrit:Mais ne perdons pas de vue la seule et unique question intéressante : l'image de fin de ton post est-elle un smiley, ou une émoticône?
Mais non enfin, la vraie question c'est : est-ce une smilie ou un émoticon ?
professeur

Moonchild
Expert


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par JPhMM le Lun 13 Oct 2014 - 14:14

D'autant que j'ai accroché dans mon bureau deux documents officiels, attribuant la Croix DU Combattant Volontaire et la Croix DU Combattant 1939-45 à Rose Hoffnung, épouse KONOPNICKI, ma mère. Or, lorsqu'un précédent gouvernement de gauche avait commencé à féminiser les fonction, j'avais attiré l'attention d'UNE députéE et d'UNE ministre sur la persistance de ce masculin. La ministre interrogée me répondit que c'était une question marginale et que l'on allait toute de même pas légiférer pour une poignée de combattantes de la Résistance et la France Libre.

Ahurissant de mépris !

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

JPhMM
Demi-dieu


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Aredius le Lun 13 Oct 2014 - 15:53

Ma mère était sage-femme. Maintenant nous avons des sages-femmes qui en ont. Et nos députés n'en discutent pas ! mais que font-ils donc ?
http://fr.wiktionary.org/wiki/sage-femme_homme

_________________
Aredius, Nantes,http://lefenetrou.blogspot.com
"Homo sum et nihil humani a me alienum puto" (Terence)
"Quis custodiet ipsos custodes? " (Juvenal)

Aredius
Niveau 9


Revenir en haut Aller en bas

Re: «Madame le président» : Julien Aubert soutenu par 139 députés

Message par Ali Devine le Mer 15 Oct 2014 - 12:54


C'est effectivement excellent. J'en recommande vivement la lecture.

_________________
Mon site

Ali Devine
Niveau 8


Revenir en haut Aller en bas

Page 5 sur 7 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum