Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Rendash le Mer 22 Oct 2014 - 20:13

Le rappeler, oui, y consacrer deux heures...? Soit dit en passant, les deux lignes d'Elyas sur la question sont plus complètes.

Moi qui ai tendance à gratter tout ce que je peux pendant un cours, je n'ai pas dû noter plus de dix lignes sur ces deux heures Razz

Rendash
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Jenny le Mer 22 Oct 2014 - 20:15

Tout dépend comment c'est fait. Si c'est suivi d'exemples concrets, ça peut donner des idées. On peut embrayer sur les consignes...
(Les posts d'Elyas, c'est une mine d'infos veneration )

Jenny
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Rendash le Mer 22 Oct 2014 - 20:17

@Jenny a écrit:Tout dépend comment c'est fait.

C'est précisément ce que je dis depuis le début Razz

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Rendash
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Olympias le Mer 22 Oct 2014 - 20:22

Je ne fais ni séance ni séquence. Chaque heure de travail avec les élèves est un cours. Ce qui n'est pas terminé le lundi le sera le jeudi. Je fais des chapitres et ils s'insèrent (ou non) dans des thèmes plus vastes. C'est tout. Dans l'heure de cours, je n'ai pas l'oeil rivé sur la montre.

Olympias
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Marie Laetitia le Mer 22 Oct 2014 - 20:23

@Rendash a écrit:
Ceci en écho au topic sur lequel des stagiaires, dont moi, se plaignaient de l'inanité de la formation reçue...ce à quoi on a répondu "vous plaignez pas, au moins vous avez une formation, vous."

Il y en a qui ne se fatiguent pas, en matière d'argument. J'ai entendu la même chose il y a dix ans (j'étais stagiaire à 6h et des brouettes et subissais l'IUFM...)

_________________
 
Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

________________________________________________

Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

Marie Laetitia
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 20:30

@Olympias a écrit:Je ne fais ni séance ni séquence. Chaque heure de travail avec les élèves est un cours. Ce qui n'est pas terminé le lundi le sera le jeudi. Je fais des chapitres et ils s'insèrent (ou non) dans des thèmes plus vastes. C'est tout. Dans l'heure de cours, je n'ai pas l'oeil rivé sur la montre.
Han ! je parie que tu ne programmes même pas ta... séance... à la minute près ! Shocked

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

JPhMM
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Olympias le Mer 22 Oct 2014 - 20:33

@JPhMM a écrit:
@Olympias a écrit:Je ne fais ni séance ni séquence. Chaque heure de travail avec les élèves est un cours. Ce qui n'est pas terminé le lundi le sera le jeudi. Je fais des chapitres et ils s'insèrent (ou non) dans des thèmes plus vastes. C'est tout. Dans l'heure de cours, je n'ai pas l'oeil rivé sur la montre.
Han ! je parie que tu ne programmes même pas ta... séance... à la minute près ! Shocked
Comment as-tu deviné ?? Very Happy Qu'est-ce que tu es intelligent...j'adore...Very Happy yesyes
Et en plus, je digresse...sans jamais perdre de vue mon point de départ...donc, comme seules comptent l'intelligence du propos et la réflexion que les élèves entreprennent, la montre est le cadet de mes soucis Laughing

Olympias
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Marie Laetitia le Mer 22 Oct 2014 - 20:37

@Tamerlan a écrit:
@Balthazaard a écrit:Je suis pas sur que parler "d'élèves" au lieu "d'apprenants" (entendu à un jury de capes où j'étais..) ou de "cours" au lieu de "séquence" décrédibiliserait le discours des formateurs (je me suis retenu de mettre des guillemets mais au prix d'un effort que j'aimerais que l'on reconnaisse somme louable...)

Je différencierai les deux :

- "apprenant" c'est la volonté de marquer une évolution dans le point de vue : "élève", c'est envisagé du côté prof," apprenant" c'est centré sur le point de vue de... l'élève  Very Happy . Étant donné que de toute manière c'est systémique je ne suis pas fan du changement d'appellation...

- séquence à la place de cours, pour moi cela relève de l’analyse technique. En HG l'ensemble de ce que nous faisons est le "cours", la "séquence" c'est une unité de l'ordre du chapitre et la "séance" c'est le temps continu pendant lequel on a les élèves en face (une heure ou deux heures à la suite). Cette précision de vocabulaire est-elle condamnable ?

Bien cordialement. T.

hé bien dans ce cas, disons chapitre sans faire de manières! Inutile de réinventer l'eau chaude pour faire mine d'innover!

_________________
 
Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 20:38

@Olympias a écrit:
@JPhMM a écrit:
@Olympias a écrit:Je ne fais ni séance ni séquence. Chaque heure de travail avec les élèves est un cours. Ce qui n'est pas terminé le lundi le sera le jeudi. Je fais des chapitres et ils s'insèrent (ou non) dans des thèmes plus vastes. C'est tout. Dans l'heure de cours, je n'ai pas l'oeil rivé sur la montre.
Han ! je parie que tu ne programmes même pas ta... séance... à la minute près ! Shocked
Comment as-tu deviné ?? Very Happy Qu'est-ce que tu es intelligent...j'adore...Very Happy yesyes
Et en plus, je digresse...sans jamais perdre de vue mon point de départ...donc, comme seules comptent l'intelligence du propos et la réflexion que les élèves entreprennent, la montre est le cadet de mes soucis Laughing
Voudrais-tu dire que la programmation minutée de la... séance... et la prise en compte des élèves dans une construction interactive de la... séance... seraient par essence incompatibles ?

Je n'ose y croire.
Un monde s'effondre.
Nos amis formateurs sont-ils au courant d'une telle incompatibilité ?

Laughing

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Olympias le Mer 22 Oct 2014 - 20:41

@JPhMM a écrit:
@Olympias a écrit:
@JPhMM a écrit:
Han ! je parie que tu ne programmes même pas ta... séance... à la minute près ! Shocked
Comment as-tu deviné ?? Very Happy Qu'est-ce que tu es intelligent...j'adore...Very Happy yesyes
Et en plus, je digresse...sans jamais perdre de vue mon point de départ...donc, comme seules comptent l'intelligence du propos et la réflexion que les élèves entreprennent, la montre est le cadet de mes soucis Laughing
Voudrais-tu dire que la programmation minutée de la... séance... et la prise en compte des élèves dans une construction interactive de la... séance... seraient par essence incompatibles ?

Je n'ose y croire.
Un monde s'effondre.
Nos amis formateurs sont-ils au courant d'une telle incompatibilité ?

Laughing

Je ne saurais dire, très cher, et en plus... comment dire...
Spoiler:
je me moque éperdument de leur avis ! Very Happy

Olympias
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 20:42

@Marie Laetitia a écrit:
@Tamerlan a écrit:
@Balthazaard a écrit:Je suis pas sur que parler "d'élèves" au lieu "d'apprenants" (entendu à un jury de capes où j'étais..) ou de "cours" au lieu de "séquence" décrédibiliserait le discours des formateurs (je me suis retenu de mettre des guillemets mais au prix d'un effort que j'aimerais que l'on reconnaisse somme louable...)

Je différencierai les deux :

- "apprenant" c'est la volonté de marquer une évolution dans le point de vue : "élève", c'est envisagé du côté prof," apprenant" c'est centré sur le point de vue de... l'élève  Very Happy . Étant donné que de toute manière c'est systémique je ne suis pas fan du changement d'appellation...

- séquence à la place de cours, pour moi cela relève de l’analyse technique. En HG l'ensemble de ce que nous faisons est le "cours", la "séquence" c'est une unité de l'ordre du chapitre et la "séance" c'est le temps continu pendant lequel on a les élèves en face (une heure ou deux heures à la suite). Cette précision de vocabulaire est-elle condamnable ?

Bien cordialement. T.

hé bien dans ce cas, disons chapitre sans faire de manières! Inutile de réinventer l'eau chaude pour faire mine d'innover!
D'autant que séquence ne signifie pas une unité, mais l'ensemble des unités qui se succèdent.
Et séance signifie le moment où le séant est posé, en gros du moment où les élèves s'assoient jusqu'au moment où ils se lèvent.

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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

JPhMM
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 20:44

@Olympias a écrit:
@JPhMM a écrit:
@Olympias a écrit:
Comment as-tu deviné ?? Very Happy Qu'est-ce que tu es intelligent...j'adore...Very Happy yesyes
Et en plus, je digresse...sans jamais perdre de vue mon point de départ...donc, comme seules comptent l'intelligence du propos et la réflexion que les élèves entreprennent, la montre est le cadet de mes soucis Laughing
Voudrais-tu dire que la programmation minutée de la... séance... et la prise en compte des élèves dans une construction interactive de la... séance... seraient par essence incompatibles ?

Je n'ose y croire.
Un monde s'effondre.
Nos amis formateurs sont-ils au courant d'une telle incompatibilité ?

Laughing

Je ne saurais dire, très cher, et en plus... comment dire...
Spoiler:
je me moque éperdument de leur avis !  Very Happy
N'est-ce pas.
D'ailleurs m'est avis qu'ils se moquent eux-mêmes de l'avis qu'ils disent avoir. Sinon, comme ce serait triste.
Mais sans doute suis-je trop optimiste.

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Olympias le Mer 22 Oct 2014 - 20:44

@JPhMM a écrit:
@Marie Laetitia a écrit:
@Tamerlan a écrit:

Je différencierai les deux :

- "apprenant" c'est la volonté de marquer une évolution dans le point de vue : "élève", c'est envisagé du côté prof," apprenant" c'est centré sur le point de vue de... l'élève  Very Happy . Étant donné que de toute manière c'est systémique je ne suis pas fan du changement d'appellation...

- séquence à la place de cours, pour moi cela relève de l’analyse technique. En HG l'ensemble de ce que nous faisons est le "cours", la "séquence" c'est une unité de l'ordre du chapitre et la "séance" c'est le temps continu pendant lequel on a les élèves en face (une heure ou deux heures à la suite). Cette précision de vocabulaire est-elle condamnable ?

Bien cordialement. T.

hé bien dans ce cas, disons chapitre sans faire de manières! Inutile de réinventer l'eau chaude pour faire mine d'innover!
D'autant que séquence ne signifie pas une unité, mais l'ensemble des unités qui se succèdent.
Et séance signifie le moment où le séant est posé, en gros du moment où les élèves s'assoient jusqu'au moment où ils se lèvent.
C'est cela...je m'installe sur ma chaise curule...et ils sont tout ouïe

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 20:46

Oh ! une chaise curule.
Fut un temps où je rêvais d'en avoir une pour mon bureau : je pensais cela très confortable. Je me trompais. Ce temps est révolu.

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par User5899 le Mer 22 Oct 2014 - 20:50

@JPhMM a écrit:
@Olympias a écrit:Je ne fais ni séance ni séquence. Chaque heure de travail avec les élèves est un cours. Ce qui n'est pas terminé le lundi le sera le jeudi. Je fais des chapitres et ils s'insèrent (ou non) dans des thèmes plus vastes. C'est tout. Dans l'heure de cours, je n'ai pas l'oeil rivé sur la montre.
Han ! je parie que tu ne programmes même pas ta... séance... à la minute près ! Shocked
Ca veut dire quoi, "programmer" ?

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 20:54

Cripure a écrit:
@JPhMM a écrit:
@Olympias a écrit:Je ne fais ni séance ni séquence. Chaque heure de travail avec les élèves est un cours. Ce qui n'est pas terminé le lundi le sera le jeudi. Je fais des chapitres et ils s'insèrent (ou non) dans des thèmes plus vastes. C'est tout. Dans l'heure de cours, je n'ai pas l'oeil rivé sur la montre.
Han ! je parie que tu ne programmes même pas ta... séance... à la minute près ! Shocked
Ca veut dire quoi, "programmer" ?
Écrire par avance ce qu'il va se passer, apparemment.
Concrètement, je l'ignore aussi, n'étant pas haruspex moi-même.

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Marie Laetitia le Mer 22 Oct 2014 - 21:07

@Elyas a écrit:En formation continue (càd non-espé), nous sommes obligés, comme le disait plus haut Tamerlan, de prouver aux collègues (qui ont choisi la formation volontairement) que nous ne sommes pas des guignols. Il y a toujours une hostilité latente. C'est pénible car on perd du temps.
Je connais une vingtaine de formateurs et tous agissent aussi consciencieusement que moi. Donc, lire continuellement des critiques généralisées est lassant. Je connais des tas de formateurs formidables qui arrêtent car ils en ont ras la casquette d'être continuellement soupçonnés d'être des planqués ou des incompétents.
Après, pour les poncifs pédagos, j'aimerais qu'un jour on me dise ce qu'ils sont car je pense qu'il s'agit de quiproquos sémantiques la plupart du temps. Il y a un langage institutionnel et universitaire que les formateurs doivent utiliser sinon ce seraient les enseignants en formation qui seraient les premiers à critiquer les formateurs qui ne parleraient pas ainsi.


J'apprécie beaucoup ta gentillesse, Elyas (vraiment), mais il ne faut pas non plus être naïf. Parmi les poncifs entendus:
- "L'idéal c'est que tu apprennes le moins de choses possible aux élèves"
- développer l'esprit critique des collégiens, c'est trop tôt et impossible (à propos de Bartolome de las Casas)
- "vous ne pouvez pas comprendre les élèves, vous qui avez tous été de bons-élèves"
Et des comme ça, j'en ai entendu pendant un an. Alors le quiproquo sémantique, non, au bout d'un moment, ça va bien.
Moi, si on m'apporte du contenu en quantité, je n'aurai pas l'idée de contester ou de mettre en doute le formateur. Pourtant, j'ai gardé une dent contre un certain nombre de formateurs creux, aussi creux que leurs "séances" (qui correspondent très bien à ce qui a été décrit par plusieurs ici), mais le formateur que je viens écouter, je le fais personnellement sans a priori, parce que c'est une personne différente. Tu n'as donc pas à te sentir visé quand on parle des formateurs parfois pitoyables que l'on a subi alors qu'on avait autre chose à faire pendant notre stage.

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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

Marie Laetitia
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 21:09

@Marie Laetitia a écrit:"vous ne pouvez pas comprendre les élèves, vous qui avez tous été de bons-élèves"
J'adore celui-là.
Manifestement, les personnes qui me le sortent ne m'ont pas eu comme élève en Allemand. Laughing

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Rendash le Mer 22 Oct 2014 - 21:12

Il est encore pire que "les profs y connaisse rien a la vrer vie parce que y zon jamais éter en dehort de lécolle y zon jamais eu de vrer travail". Sic. (Sad )

_________________

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Jenny le Mer 22 Oct 2014 - 21:14

@JPhMM a écrit:
@Marie Laetitia a écrit:"vous ne pouvez pas comprendre les élèves, vous qui avez tous été de bons-élèves"
J'adore celui-là.
Manifestement, les personnes qui me le sortent ne m'ont pas eu comme élève en Allemand. Laughing

Je crois que celle là, on l'a tous entendue Rolling Eyes

Jenny
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par thrasybule le Mer 22 Oct 2014 - 21:14

Le truc qu'on me sortait (déjà!) et qui est comme une scie indémodable c'est: "les élèves ont changé bla bla bla" comme un constat qui fait penser qu'il faut se défaire des habits de l'ancien homme et être initié aux mystères d'Eleusis du monde nouveau. Je trouve ça bien réactionnaire comme approche de dire que les élèves ne sont plus ce qu'ils étaient . angedemon

_________________
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J'ai mes ours!

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par nightowl le Mer 22 Oct 2014 - 21:16

Ce ne sont pas les élèves qui ont changés, ce sont les adultes qui les entourent.

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 21:17

Les élèves, ils sont nés avec le numérique, ils sont digital native, ils sont nés dans la culture numérique, ils sont bien plus forts que nous en informatique.
Conclusion : alors on va leur enseigner la culture numérique.

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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 21:19

Le niveau n'a pas commencé à baisser à la fin des années 80, c'est simplement que l'enseignement secondaire s'est démocratisé à la fin des années 80.

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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

JPhMM
Demi-dieu


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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 21:20

L'école doit accepter de s'ouvrir aux changements du monde.

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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Jenny le Mer 22 Oct 2014 - 21:22

@JPhMM a écrit:Les élèves, ils sont nés avec le numérique, ils sont digital native, ils sont nés dans la culture numérique, ils sont bien plus forts que nous en informatique.
Conclusion : alors on va leur enseigner la culture numérique.

Non mais il y'a un nouveau mot pour digital natives, mais j'ai oublié heu Rolling Eyes
(Je crois que je n'avais jamais eu une formation aussi nulle Shocked )

Jenny
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