Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par henriette le Mer 22 Oct 2014 - 11:17

Ouais, même que ça s'appelle rendre l'apprenant acteur au centre de la construction de son propre savoir.

henriette
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Samuel DM le Mer 22 Oct 2014 - 11:17

En math on avait droit aux praxéologies, aux blocs technologico-théoriques, aux moments de première rencontre ou d'anamnèse, au découpage en types de tâches et aux activités d'études et de recherche... Ma formation IUFM ne date que de 2008 et j'ai déjà oublié les 99%, le dernier pourcent étant une liste de néologismes...

Samuel DM
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Modulo le Mer 22 Oct 2014 - 11:18

Spoiler:


Merci, je te dois mes dix minutes de rigolage du jour Smile

Modulo
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Normandyx le Mer 22 Oct 2014 - 11:19

C'est rassurant, il m'est arrivé de penser que c'était un cas d'école que j'avais connu, mais non, ce n'était pas limité à la Normandie et visiblement cela a duré...

J'ai eu l'occasion après de constater qu'un de ces "formateurs" avait une note de 22/20 à quelques années de sa retraite et qu'il était bien sûr équipé des palmes académiques réglementaires...

Normandyx
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Tamerlan le Mer 22 Oct 2014 - 11:20

@Rendash a écrit:Zut, j'ai lu trop vite, j'ai d'abord cru que c'était une réponse intelligente.

Entre cette caricature-là, et la caricature qu'est ma formation ESPé (détaillée plus haut), j'ose espérer qu'il existe un juste milieu.

C'était bien le but Very Happy

Tamerlan
Modérateur


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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Elyas le Mer 22 Oct 2014 - 11:52

@Rendash a écrit:Malheureusement, non. Et pourtant, Crom sait à quel point j'aime l'humour noir de couleur.
Et c'est comme ça depuis la rentrée : c'est la troisième séance de suite sur le genre (mais intéressante, au demeurant, malgré la nullité crasse des diaporamas), idem pour le semblant de module de psycho, qui tourne toujours autour du même sujet. Avec une caricature de psy dépressive. Brésilienne, certes, mais dépressive quand même.

Sinon, quelques heures un peu plus ouvertement "formation pour les stagiaires", dont voici les intitulés :
- comment lire les programmes? usage du manuel scolaire. Deux heures.
- rôle et usage des documents en histoire au collège et au lycée. Deux heures.
- rôle et usage des documents en géographie au collège et au lycée. deux heures (en fait, deux heures sur l'étude du paysage en géographie. Si si.)
- la trace écrite. Deux heures.
- enseigner l'éducation civique et l'ECJS. Trois heures.



Plus les clowneries (et je mets le "l" pour rester poli) évoquées précédemment.
Ceci en écho au topic sur lequel des stagiaires, dont moi, se plaignaient de l'inanité de la formation reçue...ce à quoi on a répondu "vous plaignez pas, au moins vous avez une formation, vous."

Rendash, autant je comprends la critique sur les ESPé et leurs formations bizarres (j'ai eu à l'IUFM une formation de 6h de sophrologie où on m'a fait jouer avec une balle de tennis pour apprendre à me masser les pieds et le dos), autant ce que j'ai mis en gras, cela me semble normal (même si un peu court).

On a tout de même des stagiaires et des professeurs titulaires qui font des powerpoint avec 57 documents pour un cours d'une heure. Ils ne voient pas le problème... Donc, une petite mise au point sur l'usage du document et la capacité d'attention d'un élève de 6e ou de Tle, c'est pas plus mal. Pour la trace écrite (dieu que je déteste cette formulation), ce n'est pas inintéressant aussi de savoir comment transmettre le cours sous forme écrite et comment faire écrire les élèves.

Sinon, j'ai appris que j'étais un planqué ici. J'ai une décharge de 3h et, autant je peux comprendre qu'il peut y avoir des abus, autant la généralité relève de l'abus. Le seul jour où je n'ai pas classe dans la semaine, j'ai des formations à assurer. Tous mes jeudis y passent. J'enseigne le lundi de 9h à 16h, le mardi de 9h à 16h, le mercredi de 8h à midi et le vendredi de 8h à 17h (oui, j'ai de larges avenues horaires comme trous entre les cours) et le jeudi, je vadrouille entre le Val d'Oise, l'Essonne, les Yvelines et les Hauts-de-Seine. Les formations que j'assure sont évaluées anonymement et je suis noté 97/100 quand on fait le compte de tous les stagiaires qui ont rendu anonymement leurs évaluations de mes formations (des néos ici ont été à mes formations). Là, tout de suite, j'ai 10 paquets de copie avec moi en vacances (5 paquets de contrôles et 5 paquets de récits), je dois préparer trois formations nouvelles en urgence tout en assurant la logistique (j'apporte même du café, parfois, alors que je déteste ça). J'ai mis toutes les formations sur lesquelles j'ai un contrôle calendaire sur le jeudi pour que je puisse assurer mes cours devant mes élèves. C'est simple, en décembre, je me lèverai tous les jeudis à 5h du matin pour aller dans l'Essonne afin de donner des formations près de chez eux aux collègues de l'Essonne alors que j'habite à l'autre bout de l'Académie. J'estime que c'est du respect pour eux alors que j'aurais pu donner ma formation à 200m de ma maison mais 40 personnes auraient dû se lever à 5h du matin pour venir assister à ma formation. En conséquence, je ne verrai pas mes enfants car je rentrerai trop tard. J'arriverai avec 1h d'avance pour que tout soit en place. J'aurai aussi apporté des gâteaux et un peu de boisson. Et je vais m'éclater à travailler et partager avec des collègues sur des sujets que j'estime passionnants. Je ne me plains pas, j'adore ça. Néanmoins, se faire traiter de feignasse car je suis formateur avec une décharge de 3h, je trouve ça très drôle (en fait, non, insultant). Avec la décharge, j'ai perdu des sous mais je peux assurer mes cours devant mes élèves car mon administration au collège a été obligée de me libérer un jour complet pour assurer ces formations.

Bref, c'est comme partout, il y a enseignant et enseignant tout comme il y a formateur et formateur. Proférer de telles généralités ressemble à une jalousie mal placée.

Je précise, je ne suis ni PFA ni formateur en ESPé.

Elyas
Grand Maître


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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par trompettemarine le Mer 22 Oct 2014 - 12:06

@thrasybule a écrit:Ils sont surtout déchargés de cours pour éviter d'avoir affaire à des "apprenants" bien moins dociles.
Pas sûr... Chez nous une collègue (très bien au demeurant) donne des heures en plus de ses cours.

trompettemarine
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Herrelis le Mer 22 Oct 2014 - 12:15

Dites, vous pensez que la formation sur le pervers narcissique c'est pour repérer les chefs abusifs? Razz

Elyas, ce qu'a mis Rendash, justement il dit "formation pour les stagiaires". Après, reste à savoir comment c'est fait.
J'ai le souvenir peu ému de deux ou trois séances sur la psychologie de l'adolescent. Ça aurait pu être intéressant et formateur si 1) l’intervenant avait été un vrai intervenant... sur 3 heures, il nous a laissé 2 heures en "atelier" pour réfléchir à la notion... lui a fait plus ou moins la sieste après avoir enlevé ses chaussures! 2) la dernière heure ne s'était pas résumée à "un adolescent ça ne pense qu'au sexe". Niveau psycho, on repassera! Pas besoin de 3 heures pour le savoir ça hein, et réduire l'ado à un tas d'hormones, autant on ne peut pas nier cet élément, autant ce n'est pas tout!

Après, nous avons appris que le monsieur sévissait depuis quelques temps à l'IUFM parce qu'il était pote avec son directeur. Nous sommes d'ailleurs allés nous plaindre de cette intervention...

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Tamerlan le Mer 22 Oct 2014 - 12:21

@Elyas a écrit:


Bref, c'est comme partout, il y a enseignant et enseignant tout comme il y a formateur et formateur. Proférer de telles généralités ressemble à une jalousie mal placée.


Parfaitement d'accord...

Tamerlan
Modérateur


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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 12:24

Mouais, enfin s'il s'agissait d'un ou deux voire trois formateurs rencontrés sur 20, pourquoi pas. Mais les proportions que j'ai personnellement constatées ont de quoi provoquer au minimum l'inquiétude.

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Igniatius le Mer 22 Oct 2014 - 12:34

Je conçois sans peine qu'il puisse exister des formateurs sérieux et consciencieux, à l'instar d'Elyas.
Mais force est de constater que je ne pense pas en avoir vu un seul en 1998-1999 lors de mon année de stage : les comportements décrits plus avant étaient identiques à l'IUFM d'Angers en maths à l'époque.
Cela a fait des formateurs IUFM des jeanfoutre en deux journées à mes yeux.

J'ai aussi une collègue d'HG dans mon bahut qui ne compte pas ses heures de formatrice, et je pense qu'elle est sérieuse et efficace, même si je retrouve chez elle les poncifs pédagos. Enfin on s'entend très bien et on peut discuter !

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Paratge le Mer 22 Oct 2014 - 12:46

Le meilleur « formateur » que j'ai rencontré divisait son groupe de stagiaires en 2 et disait à chaque groupe qu'il avait l'autre.
Résultat : il n'avait finalement aucun groupe devant lui ! affraid
Excellent, non ?

Au moins pas de tour de table ni de début à 10 h 15, 10 h 30 (quand on se décarcassait pour arriver à 8 h 30-9 h) ni d'ateliers bidons comme c'était le cas avec les autres « formations » ! Very Happy

Paratge
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Herrelis le Mer 22 Oct 2014 - 12:54

@Igniatius a écrit:Je conçois sans peine qu'il puisse exister des formateurs sérieux et consciencieux, à l'instar d'Elyas.
Mais force est de constater que je ne pense pas en avoir vu un seul en 1998-1999 lors de mon année de stage : les comportements décrits plus avant étaient identiques à l'IUFM d'Angers en maths à l'époque.
Cela a fait des formateurs IUFM des jeanfoutre en deux journées à mes yeux.

J'ai aussi une collègue d'HG dans mon bahut qui ne compte pas ses heures de formatrice, et je pense qu'elle est sérieuse et efficace, même si je retrouve chez elle les poncifs pédagos. Enfin on s'entend très bien et on peut discuter !
Je dois avouer que dans les années 2000, j'ai constaté une énorme différence entre les formateurs, globalement bidon, de l'IUFM de Versailles, et ceux de Paris (ouais, un cours sur les pervers narcissiques m'eût aidée à désamorcer la dingue qui m'avait prise pour cible, mais m'aurait privée de faire une deuxième année de formation... formatrice ailleurs!)

Ça dépendait vraiment de qui était à la tête de l'Institut. Mince, j'ai rencontré un poète encore vivant là-bas et j'ai pu discuter de son oeuvre! J'ai même eu une vraie formation informatique (bon, en fait vu mon niveau, ça s'est transformé en concours de codage idiot avec le formateur Razz).


Dernière édition par Herrelis le Mer 22 Oct 2014 - 12:55, édité 1 fois

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Tamerlan le Mer 22 Oct 2014 - 12:54

C'est sûr que l’expérience personnelle compte beaucoup. Au cours de ma formation initiale (le début des Iufm) ce n'était pas très brillant en formation transversale mais très bon sur l'essentiel de l'équipe disciplinaire. Celle-ci me semble d'ailleurs toujours solide aujourd'hui à l'ESPE d'Aix-Marseille. Il ne faut pas non plus oublier ce que représente le travail d'un formateur : certes il n'a plus de copies (en tout cas en formation continue sauf les prépa concours) mais il doit créer son contenu de formation de manière autonome en le maintenant à la pointe de ce qui existe. Il s'engage devant ses pairs (ce qui est quand même plus compliqué que devant les élèves). Il doit également assurer des tâches d’ingénierie ce qui devient compliqué quand il s'agit de la formation continue dans les établissements. J'ai été formateur en IUFM au début des années 2000, on disait qu'un tiers de décharge correspondait à un demi-service en établissement et c'est ce que j'ai ressenti. Le retour à temps plein dans ma classe m'a plutôt semblé correspondre à une baisse de pression et une meilleure qualité de vie (pas facile de se partager entre deux pôles d'activités...). Par ailleurs il ne faut pas oublier que le rapport des enseignants à la formation est souvent ambigüe : une demande formelle mais aussi une méfiance à priori. J'ai le souvenir que très souvent en formation continue la première heure était occupée à convaincre un public à priori assez hostile (bien qu'ayant demandé la formation au PAF) que ce que nous allions faire pouvait apporter quelque chose à leurs pratiques.
Ne pas oublier un des réflexes de base quel que soit le métier: toute fonction qui n'est pas la mienne est soupçonnée d"être une planque ou d'héberger un ramassis d'incapables...
Pour l'article de Brighelli c'est comme d'habitude : des trucs intéressants mais aussi des poussées outrancières voire haineuses qui à mon avis affaiblissent son discours.

Cordialement.

Tamerlan
Modérateur


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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Celadon le Mer 22 Oct 2014 - 13:00

Hallucinant, tout ça. J'espère qu'au ministère, on nous lit.
Ce qui m'a le plus marquée, c'est tout de même l'ignorance crasse des formateurs censés "former" aux méthodes de lecture. 1 matinée sur l'année. Ouah !

Celadon
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Herrelis le Mer 22 Oct 2014 - 13:09

J'ai eu 4 heures de formation sur l’enseignement des langues anciennes sur une année... comme on nous a si gentiment fait remarquer en début d'année "de toute façon hein les langues anciennes", à un parterre de LC... ><

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par zeprof le Mer 22 Oct 2014 - 13:26


@henriette a écrit:
@Pierre-Henri a écrit:
@Marmont a écrit:
Ce que je ne parviens pas à comprendre c'est comment ces enseignants parviennent à faire passer deux heures (si ce n'est plus au bout du compte) en ne faisant pratiquement rien, voire que de l'inutile à vous lire. C'est à se pendre devant un public qui n'en a rien à cirer... Rolling Eyes
Est-ce qu'ils ne savent rien faire d'autre ou bien se retrouvent-ils devant vous sans consignes à improviser du n'importe quoi ?

Je ne sais pas si cela a changé avec les ESPE, mais à l'époque des IUFM, beaucoup de formations se déroulaient ainsi : "bon, on fait un tour de table, ensuite vous réfléchissez en groupes et je vous laisse faire la synthèse." Parfois, les formateurs se mettaient jusqu'à trois ensemble pour ce genre de choses, histoire d'optimiser leurs horaires.

Je confirme, en IUFM 2e année, j'ai connu très souvent ce genre de foutage de gueule formations ineptes.
Il y avait aussi les formations de ce genre : formation "psychologie de l'adolescent" d'une demi-journée faite par un gars qui n'était pas psychologue et s'est présenté en disant "je suis prof comme vous, je n'y connais rien en psycho, mais nous allons mettre en commun nos expériences". Super constructif, vous imaginez. Rolling Eyes

j'ai été désignée volontaire à une formation avec un intervenant par ailleurs formateur à l'Espé et effectivement, après un looooong tour de table où il a fallu se présenter et au bout duquel plus personne ne savait qui était qui, il s'est écouté parler pendant 2 h 30 (le temps que j'ai tenu, après je suis partie), n'avait strictement rien préparé et dès qu'il s'essoufflait nous disait : "expliquez nous comment vous faites nous sommes là pour échanger" Rolling Eyes



@henriette a écrit:Ouais, même que ça s'appelle rendre l'apprenant acteur au centre de la construction de son propre savoir.

exactement professeur


et Elyas heureusement qu'il y a des formateurs consciencieux comme toi, malheureusement force est de constater que vous n'êtes pas légion, hélas No

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Elyas le Mer 22 Oct 2014 - 13:29

En formation continue (càd non-espé), nous sommes obligés, comme le disait plus haut Tamerlan, de prouver aux collègues (qui ont choisi la formation volontairement) que nous ne sommes pas des guignols. Il y a toujours une hostilité latente. C'est pénible car on perd du temps.
Je connais une vingtaine de formateurs et tous agissent aussi consciencieusement que moi. Donc, lire continuellement des critiques généralisées est lassant. Je connais des tas de formateurs formidables qui arrêtent car ils en ont ras la casquette d'être continuellement soupçonnés d'être des planqués ou des incompétents.
Après, pour les poncifs pédagos, j'aimerais qu'un jour on me dise ce qu'ils sont car je pense qu'il s'agit de quiproquos sémantiques la plupart du temps. Il y a un langage institutionnel et universitaire que les formateurs doivent utiliser sinon ce seraient les enseignants en formation qui seraient les premiers à critiquer les formateurs qui ne parleraient pas ainsi.

Elyas
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Balthazaard le Mer 22 Oct 2014 - 14:08

Je suis pas sur que parler "d'élèves" au lieu "d'apprenants" (entendu à un jury de capes où j'étais..) ou de "cours" au lieu de "séquence" décrédibiliserait le discours des formateurs (je me suis retenu de mettre des guillemets mais au prix d'un effort que j'aimerais que l'on reconnaisse somme louable...)

Balthazaard
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par PauvreYorick le Mer 22 Oct 2014 - 14:15

Je te loue professeur

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Tamerlan le Mer 22 Oct 2014 - 14:28

@Balthazaard a écrit:Je suis pas sur que parler "d'élèves" au lieu "d'apprenants" (entendu à un jury de capes où j'étais..) ou de "cours" au lieu de "séquence" décrédibiliserait le discours des formateurs (je me suis retenu de mettre des guillemets mais au prix d'un effort que j'aimerais que l'on reconnaisse somme louable...)

Je différencierai les deux :

- "apprenant" c'est la volonté de marquer une évolution dans le point de vue : "élève", c'est envisagé du côté prof," apprenant" c'est centré sur le point de vue de... l'élève Very Happy . Étant donné que de toute manière c'est systémique je ne suis pas fan du changement d'appellation...

- séquence à la place de cours, pour moi cela relève de l’analyse technique. En HG l'ensemble de ce que nous faisons est le "cours", la "séquence" c'est une unité de l'ordre du chapitre et la "séance" c'est le temps continu pendant lequel on a les élèves en face (une heure ou deux heures à la suite). Cette précision de vocabulaire est-elle condamnable ?

Bien cordialement. T.

Tamerlan
Modérateur


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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par PauvreYorick le Mer 22 Oct 2014 - 14:33

Sur ces questions de vocabulaire, soyons sérieux. Élève est celui qui s'élève (par degrés). Ça ne traduit nullement un point de vue extérieur, même si, effectivement, ça suppose l'analogue d'une direction. Apprenant, ça traduit juste, au choix, la pédanterie ou l'illettrisme du locuteur. Il existait un mot, pourtant: «apprenti».

Pour «cours, séquence (ou «chapitre» ou «section» ou «partie», etc.), séance» il n'y a bien sûr pas à pinailler.

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DISCUSSION, n. A method of confirming others in their errors.


PauvreYorick
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par JPhMM le Mer 22 Oct 2014 - 14:36

Le mot « séquence » n'est cependant pas utilisé dans son sens premier ici, puisqu'il est entendu comme un élément de la séquence, et non comme la séquence elle-même (la séquence des chapitres, par exemple).

Et que dire des "séances" en EPS, durant lesquelles les élèves ne s'assoient pas. Laughing

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par retraitée le Mer 22 Oct 2014 - 14:38

@Igniatius a écrit:
@Pseudo a écrit:Mais que viennent faire les pervers narcissiques là dedans, surtout en trois épisodes ? (déjà que le genre et le jouet ne me semble pas des plus prioritaires. Le genre et les manuels scolaires m'aurait semblé plus pertinent)

Sans doute une information sur les prédateurs contents d'eux-mêmes possiblement rencontrés dans les ESPE...

J'ai constaté , en fin de carrière, que nous en avions de plus en plus dans les classes, observation corroborée par une amie pédopsychiatre, qui déclarait voir en consultation de moins en moins de névrosés, de plus en plus de pervers.

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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Elyas le Mer 22 Oct 2014 - 14:40

@Balthazaard a écrit:Je suis pas sur que parler "d'élèves" au lieu "d'apprenants" (entendu à un jury de capes où j'étais..) ou de "cours" au lieu de "séquence" décrédibiliserait le discours des formateurs (je me suis retenu de mettre des guillemets mais au prix d'un effort que j'aimerais que l'on reconnaisse somme louable...)

Je n'utilise ni apprenants ni séquence dans mon discours. Je parle d'élèves, de cours et de chapitres. J'ai plus entendu ce vocabulaire chez des collègues que parmi les formateurs.

Elyas
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Re: Brighelli - Devenir enseignant : le grand n'importe quoi

Message par Tamerlan le Mer 22 Oct 2014 - 14:43

@PauvreYorick a écrit: Apprenant, ça traduit juste, au choix, la pédanterie ou l'illettrisme du locuteur.

Non. On est d'accord ou pas avec le néologisme, le concept, et la mise en perspective peut hérisser (ou pas), mais il s'agit d'un point de vue assumé par ses utilisateurs et qui traduit un positionnement pédagogique réel. S'en débarrasser par ce type de qualificatifs ne suffit pas.

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ll est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas.
(Proverbe possiblement est-asiatique)

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