Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Lorine le Jeu 2 Avr 2015 - 14:49

@Croustibapt a écrit:Beaucoup de réponses dans ce topic sont bien tristes ...

Être prof, c'est certes subir les humeurs d'adolescents (et de parents ...) (et de collègues ...).
C'est certes subir la lourdeur administrative dans certains cas.

Cependant, c'est aussi transmettre notre passion et faire un métier utile. Quand je rentre du boulot, je n'ai pas l'impression d'avoir gaspillé ma journée (contrairement à l'époque où j'étais caissier), j'ai le sentiment d'avoir été utile à la société.

Et voir de temps en temps cette petite étincelle d'intérêt mentionnée plus haut, ça n'a pas de prix !
le mot est un peu fort.J'ai toujours entendu ça : c'est une vocation, j'ai la passion de ma matière.C'est très culpabilisant.
Et quand on n' a ni la vocation, ni la passion , on se demande perpétuellement: suis je fait pour ce métier?

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Dimka le Jeu 2 Avr 2015 - 16:53

Tiens, tiens… Personne n’a parlé de l’année de stage, des ESPE, des MEEF et autres joyeusetés du genre ? diable

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pingouin ← Ceci est un manchot (penguin en anglais), pas un pingouin. Les pingouins volent, sont présents en Bretagne et mangent donc du Kouign Aman. Les manchots ne volent pas, utilisent Linux et vivent dans l’hémisphère sud.

Contrairement à la chouette, le hibou a la classe, des aigrettes sur la tête et un x au pluriel.

J’aime les petits cœurs mignons et palpitants !
Big tiger is watching you!

Dimka
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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par leskhal le Jeu 2 Avr 2015 - 17:03

Être globalement déconsidéré. Tout le monde pense que tu fais ce métier parce qu'il y a plein de vacances et que tu travailles 15 h ou 18h par semaine.

Plus les années passent et plus j'hésite à me dire prof, je ne m'en vante plus en tout cas, la fierté liée à mon agreg est bien loin désormais.
Encadrement médiocre, près à se coucher devant les parents ou le rectorat mais qui ne te soutiendra jamais en cas de pépin.

Langue de bois généralisée sur tout ce qui fait ton quotidien, le miroir aux alouettes du numérique, le niveau qui monte joyeusement alors que tu te sens sur le Titanic parmi les musiciens qui continuent de jouer sur le pont : c'est surtout le niveau de l'eau glacée qui monte, et nul ne sait quand tu te noieras, seule la retraite te sauvera en te faisant sortir de ce cauchemar si tu n'as pas rejoint La Verrière avant.

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pingouin Dans consensus, la première syllabe prend trop de place. pingouin

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Finrod le Jeu 2 Avr 2015 - 18:19

@leskhal a écrit:Être globalement déconsidéré. Tout le monde pense que tu fais ce métier parce qu'il y a plein de vacances et que tu travailles 15 h ou 18h par semaine.

même des étudiants ESPE !

http://www.vousnousils.fr/2015/03/23/espe-pourquoi-ils-veulent-devenir-profs-565590

étudiante en ESPE a écrit:En revanche, je redoute les profs « profiteurs » de congés maladies et ceux qui se plaignent tout le temps de leurs horaires de travail soi-disant énormes, sans jamais avoir connu le privé et les semaines à rallonge, avec en tout et pour tout 5 semaines de vacances.


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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par mafalda16 le Jeu 2 Avr 2015 - 18:20

En voilà une qui devrait être radiée avant même de passer le concours!

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par liliepingouin le Jeu 2 Avr 2015 - 18:30

@Croustibapt a écrit:Beaucoup de réponses dans ce topic sont bien tristes ...
Ce ne sont pas les réponses qui sont tristes, ce sont les situations qu'elles décrivent.

@Croustibapt a écrit:
Être prof, c'est certes subir les humeurs d'adolescents (et de parents ...) (et de collègues ...).
C'est certes subir la lourdeur administrative dans certains cas.

Cependant, c'est aussi transmettre notre passion et faire un métier utile. Quand je rentre du boulot, je n'ai pas l'impression d'avoir gaspillé ma journée (contrairement à l'époque où j'étais caissier), j'ai le sentiment d'avoir été utile à la société.

Et voir de temps en temps cette petite étincelle d'intérêt mentionnée plus haut, ça n'a pas de prix !

Je comprends ce que tu veux dire, mais ce n'est plus toujours vrai.
Depuis deux ans, quand je rentre chez moi, la question que je me pose au volant de ma voiture est "Quel est le sens de tout cela?" Ce n'était pas le cas quand j'ai débuté (même si j'avais déjà des classes assez difficiles).
Je me sens Sisyphe poussant son rocher, et je commence à comprendre ce qu'est l'absurde...
Le métier en soi est utile, c'est vrai. Mais quand après un mois entier passé sur une œuvre et malgré des trésors d'imagination pédagogique, j'ai des élèves (lycée) qui confondent le personnage et l'auteur, je ne vois plus du tout le sens de ce que je fais et j'ai précisément l'impression d'avoir gaspillé ma journée.
Il reste quelques élèves cependant à qui j'ai réussi à transmettre quelque chose. Mais à quel prix?
Tous les jours ne m'apportent pas ce lot de désillusion et de découragement, mais c'est malheureusement de plus en plus fréquent.
Je ne doute pas qu'il soit possible d'être un prof heureux. Il ne me faudrait peut-être pas grand chose pour l'être. Mais muter, en espérant trouver une situation plus satisfaisante (ce qui n'est jamais certain), signifie renoncer à ce que j'ai mis des années à construire.

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"Laissons glouglouter les égouts." (J.Ferrat)
"Est-ce qu'on convainc jamais personne?" (R.Badinter)
Même si c'est un combat perdu d'avance, crier est important.

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Balthazaard le Jeu 2 Avr 2015 - 18:45

Tu demandes des avis, objectivement , je ne conseillerai à personne de faire prof, une des raison principale étant la lente et immuable dégradation de nos conditions d'exercice et surtout de nos salaires . Surtout dans ma matière pour quelqu'un qui a des capacités en maths. L'étincelle dans l’œil d'un enfant ou de quiconque d'ailleurs, il y a mille façon de la ressentir hors de son travail et avec beaucoup moins de contrainte ou de désillusion si on a la passion de transmettre ou de partager quelque chose.


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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Dimka le Jeu 2 Avr 2015 - 18:55

@mafalda16 a écrit:En voilà une qui devrait être radiée avant même de passer le concours!
Au contraire, j’aurais envie de lui dire : « on en reparle dans quelques années »… diable Les gens qui pensent que prof est un métier de planqué, ça ne leur ferait pas de mal de s’y frotter un peu.

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par florestan le Jeu 2 Avr 2015 - 18:57

@Dimka a écrit:
@mafalda16 a écrit:En voilà une qui devrait être radiée avant même de passer le concours!
Au contraire, j’aurais envie de lui dire : « on en reparle dans quelques années »… diable  Les gens qui pensent que prof est un métier de planqué, ça ne leur ferait pas de mal de s’y frotter un peu.

+1000 qu'elle vienne tâter le terrain pour de vrai diable

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par leskhal le Jeu 2 Avr 2015 - 18:58

@Balthazaard a écrit:Tu demandes des avis, objectivement , je ne conseillerai à personne de faire prof, une des raison principale étant la lente et immuable dégradation de nos conditions d'exercice et surtout de nos salaires . Surtout dans ma matière pour quelqu'un qui a des capacités en maths. L'étincelle dans l’œil d'un enfant ou de quiconque d'ailleurs, il y a mille façon de la ressentir hors de son travail et avec beaucoup moins de contrainte ou de désillusion si on a la passion de transmettre ou de partager quelque chose.
Je ne peux qu'approuver, étant moi-même prof de maths, et se demandant sérieusement quelle reconversion envisager malgré mon grand âge, histoire de me sentir utile et mieux considéré pendant quelques années. Ce métier n'est plus qu'alimentaire pour moi, et il nourrit en plus de moins en moins.

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Balthazaard le Jeu 2 Avr 2015 - 19:01

je pense que l'insee offre des perspectives

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par BlackMail le Ven 3 Avr 2015 - 1:15

@Finrod a écrit:
@leskhal a écrit:Être globalement déconsidéré. Tout le monde pense que tu fais ce métier parce qu'il y a plein de vacances et que tu travailles 15 h ou 18h par semaine.

même des étudiants ESPE !

http://www.vousnousils.fr/2015/03/23/espe-pourquoi-ils-veulent-devenir-profs-565590

étudiante en ESPE a écrit:En revanche, je redoute les profs « profiteurs » de congés maladies et ceux qui se plaignent tout le temps de leurs horaires de travail soi-disant énormes, sans jamais avoir connu le privé et les semaines à rallonge, avec en tout et pour tout 5 semaines de vacances.


J'ai hâte qu'elle se confronte au parpaing de la réalité, communément connu sous le nom d'"année de stage".

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Lorine le Ven 3 Avr 2015 - 17:33

@Balthazaard a écrit:je pense que l'insee offre des perspectives
J'y ai pensé car beaucoup de prof de maths ont réussi le concours de contrôleur de l'INSEE.
Le concours d'attaché de l'INSEE est inaccessible car certaines épreuves y sont préparées dans les écoles d'Ingénieurs .

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Asha Kraken le Ven 3 Avr 2015 - 20:32

@Korémuse a écrit:
@oxa a écrit:

Et ceux qui gagnent plus que nous, et nous font des remarques désobligeantes au repas de famille, le payent cher en qualité de vie Twisted Evil

Il me semble que la " qualité de vie"  si chère à nos yeux a beaucoup baissé ces dernières années. Qualité de vie lorsque l'on bosse le Week end pour préparer, c'est une contrainte que je ne supporte plus du tout.

Je suis d'accord, j'ai plein de copains et une tantine adorée qui passent une bonne part des w-e et vacances à cravacher pour préparer des cours ou corriger des copies sous le regard effondré de leurs conjoints non profs.

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Sambre le Sam 4 Avr 2015 - 13:49

Avec ma petite expérience de stagiaire mi-temps cette année, je te réponds:

-Des classes surpeuplées
Oui, c'est vrai. Mais comme tu n'as jamais été habitué à moins, tu prends le pli!

-Des mutations hasardeuses, comme tout bon célibataire sans enfants.
Oui aussi, mais du coup célibataire = moins d'attaches, et franchement changer de région après 23 ans passés dans une, ça fait du bien, même si le début est dur.

-Des élèves qui en ont rien à faire de leur LV1 ("t'façons j'comprends rien en anglais m'sieur !), ou rien à faire tout court ("ça sert à rien les maths m'sieur !")
Dis-toi que comme toi à leur age, il y a des matières où ils accrochent et d'autres pas. Pense aussi au mauvais élève perturbateur, geek, qui est mignon et qui participe qu'EN cours d'anglais parce qu'il adore ça.

-La confirmation de ce que dit ma belle mère : "Dans le primaire, quand on a un problème avec un élève qu'on ne comprend pas, on rencontre les parents, et ensuite on comprend".
Les parents.... au final on les voit peu mais c'est vrai que leur ombre plane toujours pas très loin. Mais il y a aussi des bonnes surprises ("Mme Sambre, je trouve ça super ce que vous leur faites faire avec les carnets de lecture, mon fils a retrouvé le plaisir de lire!).

-La grand-mère qui meurt 5 fois pour justifier les absences.
Il faut tenir un cahier de décès pour ne pas se faire avoir... Non je plaisante, mais tout ça n'est pas de ton ressort, c'est la vie sco. L'élève est là, TB, il n'est pas là: tu mets les cours sur l'ENT et il rattrape. Point.

-Les tricheurs en contrôle, le bordel en classe et autres désagréments courants.
Tu repères assez vite les triches, et tu sanctionnes. Bordel en classe: je trouve qu'effectivement c'est le plus démotivant.... :/

-18h au collège/lycée, 75h à la maison.
Au début oui (je passais genre 3H de préparation pour une heure de cours). Au bout de 6 mois: moins d'une heure de prep par cours. Et parfois même, cours improvisés sans stresser!

-Les parents de plus en plus procéduriers.
Une bonne vie sco et un bon chef d'E = indispensable

-12 réformes par an.
Oui... Mais ça force aussi à changer ses pratiques!

Voilà, bonne chance!

_________________
2016-2017: TZR, 3 classes de 4e, 1 classe de 3e

2015-2016: TZR, 1 classe de 6e, 1 classe de 4e, 1 classe de 3e 

2014-2015: Stagiaire (2 classes de 4e)

2008-2014: l'Age d'Or

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Sylvain de Saint-Sylvain le Sam 4 Avr 2015 - 13:59

@Sambre a écrit:L'élève est là, TB, il n'est pas là: tu mets les cours sur l'ENT et il rattrape. Point.

Et puis quoi encore ! Shocked

Sylvain de Saint-Sylvain
Neoprof expérimenté


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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Balthazaard le Sam 4 Avr 2015 - 14:04

@Sambre a écrit:Avec ma petite expérience de stagiaire mi-temps cette année, je te réponds:

-Des classes surpeuplées
Oui, c'est vrai. Mais comme tu n'as jamais été habitué à moins, tu prends le pli!

-Des mutations hasardeuses, comme tout bon célibataire sans enfants.
Oui aussi, mais du coup célibataire = moins d'attaches, et franchement changer de région après 23 ans passés dans une, ça fait du bien, même si le début est dur.

-Des élèves qui en ont rien à faire de leur LV1 ("t'façons j'comprends rien en anglais m'sieur !), ou rien à faire tout court ("ça sert à rien les maths m'sieur !")
Dis-toi que comme toi à leur age, il y a des matières où ils accrochent et d'autres pas. Pense aussi au mauvais élève perturbateur, geek, qui est mignon et qui participe qu'EN cours d'anglais parce qu'il adore ça.

-La confirmation de ce que dit ma belle mère : "Dans le primaire, quand on a un problème avec un élève qu'on ne comprend pas, on rencontre les parents, et ensuite on comprend".
Les parents.... au final on les voit peu mais c'est vrai que leur ombre plane toujours pas très loin. Mais il y a aussi des bonnes surprises ("Mme Sambre, je trouve ça super ce que vous leur faites faire avec les carnets de lecture, mon fils a retrouvé le plaisir de lire!).

-La grand-mère qui meurt 5 fois pour justifier les absences.
Il faut tenir un cahier de décès pour ne pas se faire avoir... Non je plaisante, mais tout ça n'est pas de ton ressort, c'est la vie sco. L'élève est là, TB, il n'est pas là: tu mets les cours sur l'ENT et il rattrape. Point.

-Les tricheurs en contrôle, le bordel en classe et autres désagréments courants.
Tu repères assez vite les triches, et tu sanctionnes. Bordel en classe: je trouve qu'effectivement c'est le plus démotivant.... :/

-18h au collège/lycée, 75h à la maison.
Au début oui (je passais genre 3H de préparation pour une heure de cours). Au bout de 6 mois: moins d'une heure de prep par cours. Et parfois même, cours improvisés sans stresser!

-Les parents de plus en plus procéduriers.
Une bonne vie sco et un bon chef d'E = indispensable

-12 réformes par an.
Oui... Mais ça force aussi à changer ses pratiques!

Voilà, bonne chance!

En gros "on s'habitue à tout"....c'est un fait, cela fait-il une vie heureuse? c'est la question posée, pour moi (et d'autres qui ont répondu) non!, sauf si les intérêts sont ailleurs, c'est quand même un peu dommage.

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Sambre le Sam 4 Avr 2015 - 14:05

Les points positifs maintenant:

- un métier stimulant! Qui oblige à lire, réfléchir, se pencher sur la meilleure façon de faire passer cette notion, fouiller les forums, et enfin trouver L' IDEE parfaite, interactive, efficace pour faire apprendre un point.

- une certaine liberté pédagogique: pas de textes imposés, tu fais ce qu'il te plait dans la mesure des programmes.

- être fier de ses élèves quand ils progressent, quand ils se souviennent d'un cours que tu as fait il y a 6 mois, quand Basile qui n'ouvre jamais son sac en cours et dort, se motive pendant une heure et qu'il participe plus que tous les autres. Quand un élève sort de la salle et te dit merci. Quand les parents trouvent que tu fais un bon travail. Quand tu te casses le c** à faire venir un auteur/journaliste/ou autre et qu'en sortant les élèves se disent entre eux: "c'était trop cool on a appris plein de choses!".

- rentrer le soir et sentir qu'on a été utile, à la société, à des gamins, à des collègues.... (pas le cas quand j'étais vendeuse).

- les journées passent vite! très vite! (pas le cas non plus enfermée dans 9M carré à attendre des clients inexistants).

- en fonction des bahuts: une super équipe, des blagues tous les midis, des réconforts, des crises de fous-rires en entendant des anecdotes, des partages de cours, des conseils... et des sorties collègues!

- des vacances pour se reposer de ces semaines intenses!

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2016-2017: TZR, 3 classes de 4e, 1 classe de 3e

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Sambre le Sam 4 Avr 2015 - 14:10

@Balthazaard a écrit:En gros "on s'habitue à tout"....c'est un fait, cela fait-il une vie heureuse? c'est la question posée, pour moi (et d'autres qui ont répondu) non!, sauf si les intérêts sont ailleurs, c'est quand même un peu dommage.

Mais quel métier peut rendre ta vie heureuse? Le métier n'est qu'une facette de celle-ci. Si il te rend malheureux, il faut en changer. Si il s’accommode à ta vie (c'est à dire: tes proches, tes passions, ta raison de vivre...), je ne vois pas pourquoi il faudrait l'incriminer. Peut-être que le problème n'est pas exclusivement celui du métier.

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Balthazaard le Sam 4 Avr 2015 - 14:11

@Sambre a écrit:Les points positifs maintenant:

- un métier stimulant! Qui oblige à lire, réfléchir, se pencher sur la meilleure façon de faire passer cette notion, fouiller les forums, et enfin trouver L' IDEE parfaite, interactive, efficace pour faire apprendre un point.  
- une certaine liberté pédagogique: pas de textes imposés, tu fais ce qu'il te plait dans la mesure des programmes.
- être fier de ses élèves quand ils progressent, quand ils se souviennent d'un cours que tu as fait il y a 6 mois, quand Basile qui n'ouvre jamais son sac en cours et dort, se motive pendant une heure et qu'il participe plus que tous les autres. Quand un élève sort de la salle et te dit merci. Quand les parents trouvent que tu fais un bon travail. Quand tu te casses le c** à faire venir un auteur/journaliste/ou autre et qu'en sortant les élèves se disent entre eux: "c'était trop cool on a appris plein de choses!".  

- rentrer le soir et sentir qu'on a été utile, à la société, à des gamins, à des collègues.... (pas le cas quand j'étais vendeuse).

- les journées passent vite! très vite! (pas le cas non plus enfermée dans 9M carré à attendre des clients inexistants).

- en fonction des bahuts: une super équipe, des blagues tous les midis, des réconforts, des crises de fous-rires en entendant des anecdotes, des partages de cours, des conseils... et des sorties collègues!

- des vacances pour se reposer de ces semaines intenses!

pour les 5 premiers points je ne sais que dire sans avoir l'air blessant mais  on voit que tu débutes

pour le dernier c'est vrai dans l'absolu , sauf que je vois mes amis plus regonflés par 8 jours de vacances que moi après 15...et surtout plus d'attaque à en profiter dès la 1èere heure alors que moi il me faut bien 2 ou 3 jours pour décomprimer

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Balthazaard le Sam 4 Avr 2015 - 14:18

@Sambre a écrit:
@Balthazaard a écrit:En gros "on s'habitue à tout"....c'est un fait, cela fait-il une vie heureuse? c'est la question posée, pour moi (et d'autres qui ont répondu) non!, sauf si les intérêts sont ailleurs, c'est quand même un peu dommage.

Mais quel métier peut rendre ta vie heureuse? Le métier n'est qu'une facette de celle-ci. Si il te rend malheureux, il faut en changer. Si il s’accommode à ta vie (c'est à dire: tes proches, tes passions, ta raison de vivre...), je ne vois pas pourquoi il faudrait l'incriminer. Peut-être que le problème n'est pas exclusivement celui du métier.

ON a une grosse différence d’age c'est sur...comme beaucoup ici et comme beaucoup autour de moi (avec plus de 35 ans d'expérience) j'ai une vie heureuse car mon métier est devenu insignifiant en regard de ce que je fais à côté....j'ai cette faculté, cette capacité à vivre détaché du monde (j'ai eu de mauvaises lectures sans doute...), d'autre qui n'ont pas cette faculté ont recours à la médecine (si tu cherches, il y a des sujets ici là dessus...) d'autres suivent ton conseil, changent de métier (facile...le chômage...tu connais...?) et puis d'autres le vivent au quotidien, bien ou mal, mais si tu peux croire un vieux c...les raisons que tu as citées ,je ne les aie jamais entendues une seule fois en salle des professeurs


Dernière édition par Balthazaard le Sam 4 Avr 2015 - 14:48, édité 1 fois

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par miss sophie le Sam 4 Avr 2015 - 14:22

@Balthazaard a écrit:
@Sambre a écrit:Les points positifs maintenant:

- un métier stimulant! Qui oblige à lire, réfléchir, se pencher sur la meilleure façon de faire passer cette notion, fouiller les forums, et enfin trouver L' IDEE parfaite, interactive, efficace pour faire apprendre un point.  
- une certaine liberté pédagogique: pas de textes imposés, tu fais ce qu'il te plait dans la mesure des programmes.
- être fier de ses élèves quand ils progressent, quand ils se souviennent d'un cours que tu as fait il y a 6 mois, quand Basile qui n'ouvre jamais son sac en cours et dort, se motive pendant une heure et qu'il participe plus que tous les autres. Quand un élève sort de la salle et te dit merci. Quand les parents trouvent que tu fais un bon travail. Quand tu te casses le c** à faire venir un auteur/journaliste/ou autre et qu'en sortant les élèves se disent entre eux: "c'était trop cool on a appris plein de choses!".  

- rentrer le soir et sentir qu'on a été utile, à la société, à des gamins, à des collègues.... (pas le cas quand j'étais vendeuse).

- les journées passent vite! très vite! (pas le cas non plus enfermée dans 9M carré à attendre des clients inexistants).

- en fonction des bahuts: une super équipe, des blagues tous les midis, des réconforts, des crises de fous-rires en entendant des anecdotes, des partages de cours, des conseils... et des sorties collègues!

- des vacances pour se reposer de ces semaines intenses!

pour les 5 premiers points je ne sais que dire sans avoir l'air blessant mais  on voit que tu débutes

pour le dernier c'est vrai dans l'absolu , sauf que je vois mes amis plus regonflés par 8 jours de vacances que moi après 15...et surtout plus d'attaque à en profiter dès la 1èere heure alors que moi il me faut bien 2 ou 3 jours pour décomprimer

J'ai 15 ans de boutique et pourtant je suis d'accord avec Sambre ! Very Happy
Je nuancerais en revanche l'impression d'avoir été utile car souvent c'est le contraire... Quant aux vacances, elles sont la compensation indispensables aux week-ends saturés.

miss sophie
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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Voltaire le Sam 4 Avr 2015 - 14:29

@Lucrezia a écrit:Voltaire, quand j'ai lu ta réponse la première fois, il y avait tout un développement qui n’apparaît plus?? (et je suis sûre de ne pas avoir consommé de drogues  scratch ).

Il y figurait un point qui m'a interpellé: si ce métier n'est aujourd'hui (presque) plus qu'une liste d'inconvénients, il est une chose qui fait que les enseignants s'accrochent et aiment leur boulot: voir, une ou deux fois l'an, les yeux d'un élève briller comme des lucioles parce qu'il a compris un point du cours.
Une collègue stagiaire, pour qui cette année est un enfer, m'a dit adorer son métier et continuer pour cette raison. Cette raison, je la conçois, mais est-elle la seule et unique chose qui permette de survivre dans ce métier? (ça et les quatre mois de vacances... Rolling Eyes  )
Désolée ... je trouvais ma réponse un peu amère. En fait j'adore enseigner et je déplore de ne presque plus pouvoir le faire correctement - et un gros crève cœur pour moi c'est de ne pas pouvoir rendre à mes élèves autant qu'il m'a été donné, je dois tout à l'école publique. Malheureusement elle m'a aussi beaucoup repris ...

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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Dimka le Sam 4 Avr 2015 - 14:47

@Sambre a écrit:-Des classes surpeuplées
Oui, c'est vrai. Mais comme tu n'as jamais été habitué à moins, tu prends le pli!
Ce sont de mauvaises conditions de travail, et les mauvaises conditions de travail pèsent sur tout le monde, pour les langues vivantes, c’est carrément malsain, vu que la participation orale est quand même un point vaguement important. Même en dehors de cela, j’ai une amie prof des écoles − une prof toute neuve jamais habituée à moins −, sa classe de maternelle est tellement blindée que tous les soirs, elle rentre en ayant mal à la tête (niveau sonore, agitation, etc.) et qu’elle pense démissionner pour ça. Il est certain que la plupart des gens vont supporter cela et ne pas démissionner, qu’on s’habitue à tout, mais ça reste moche quand même.

Je trouve ça dommage d’accepter une dégradation comme telle sous prétexte qu’on est nouveau. Surtout que ça recoupe un peu le discours de rentrée de mon IPR, où elle disait en gros que nous, les jeunes générations, allions changer le monde, puisque nous n’avions pas connu le passé et que nous étions plus malléables (bon, elle n’a pas dit les choses comme ça, évidemment…  Razz ) : pour elle, les anciens allaient finir par disparaître et nous allions progressivement les remplacer (ça, par contre, elle l’a dit, elle a dit que les anciens profs allaient disparaître, et elle y voyait un motif de réjouissance Shocked ). Elle parlait plus de méthodes que de conditions de travail, mais ça se recoupe, puisque les innovations pédagogiques sont souvent là pour permettre l’évolution des conditions de travail en gardant la face. Les nouveaux venus ne devraient pas être les collabos enthousiastes d’évolutions malsaines, mais ils devraient être les premiers à gueuler contre l’usage que l’on fait de leur nouveauté.

@Sambre a écrit:-Des mutations hasardeuses, comme tout bon célibataire sans enfants.
Oui aussi, mais du coup célibataire = moins d'attaches, et franchement changer de région après 23 ans passés dans une, ça fait du bien, même si le début est dur.
[…]
-12 réformes par an.
Oui... Mais ça force aussi à changer ses pratiques!
En quoi c’est fondamentalement « bien », de changer de régions ou de pratiques ? ’fin, je sais que ce sont des valeurs exacerbés, à notre époque (mobilité, changement, innovation, etc.), mais ce sont des mots. Que des gens aient envie de bouger et qu’on leur permette, c’est très bien, mais ça n’a rien à voir avec le fait de forcer tout le monde à bouger, surtout si c’est pour envoyer les moins expérimentés dans les coins les plus pourris. Après, ok, c’est la règle, quand on signe, on le sait, donc on fait avec, mais faire avec, c’est pas forcément trouver ça génialissime.
De même, l’innovation perpetuelle… pourquoi faudrait-il « forcer » les profs à changer leurs pratiques ? Ils sont adultes, ils ont un certain niveau d’études, un certain niveau intellectuel, on n’a pas à les contraindre comme des gosses. Et par ailleurs, on en vient à se demander ce que souhaite l’éducation nationale, on a l’impression que l’innovation et le changement (genre je brasse du vent) sont plus importants que l’efficacité. Après, si certains arrivent à être efficace en changeant radicalement leurs méthodes à coups de réformes, tant mieux, mais la continuité, les méthodes éprouvées et les évolutions lentes, ça peut aussi être pertinent.

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pingouin ← Ceci est un manchot (penguin en anglais), pas un pingouin. Les pingouins volent, sont présents en Bretagne et mangent donc du Kouign Aman. Les manchots ne volent pas, utilisent Linux et vivent dans l’hémisphère sud.

Contrairement à la chouette, le hibou a la classe, des aigrettes sur la tête et un x au pluriel.

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Dimka
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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par Balthazaard le Sam 4 Avr 2015 - 14:54

D'accord avec toi Dimka, mais pour le coup de la luciole, j'ai des copains du privé qui encadrent des jeunes dans des activités de loisir (sport ou autre) et cette étincelle, ils la voient bien plus souvent que nous sans aucune des contraintes et des désillusions que nous avons...

Balthazaard
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Re: Etre prof aujourd'hui, questions d'un futur collègue

Message par BlackMail le Sam 4 Avr 2015 - 15:42

@Sambre a écrit:
-18h au collège/lycée, 75h à la maison.
Au début oui (je passais genre 3H de préparation pour une heure de cours). Au bout de 6 mois: moins d'une heure de prep par cours. Et parfois même, cours improvisés sans stresser!

Ah, ça doit dépendre des personnes alors Laughing . Je passe toujours un temps fou à préparer mes cours (bien plus de 3h par séance parfois...) et je n'ai jamais improvisé  Embarassed .

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