Recherche texte de Rousseau dans ancien manuel Magnard 4eme "Le français en séquences".

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Recherche texte de Rousseau dans ancien manuel Magnard 4eme "Le français en séquences".

Message par gurpsette le Mer 1 Avr 2015 - 21:37

Bonsoir.
Je suis à la recherche d'un texte de Rousseau dans la séquence sur la critique sociale au XVIII° dans la vieille édition (avant 2007-plus visible sur le site Magnard) du manuel de français "Le français en séquences- livre unique" Magnard 4ème. Couverture très colorée dominante verte sur laquelle un homme est dessiné dans un fauteuil tenant un livre. Si vous l'avez encore sur vos étagères pourriez-vous me donner la référence du texte/le début et la fin afin que je puisse le retrouver s'il vous plait? merci Very Happy Very Happy Very Happy
(Le texte portait sur les inégalités sociales)

gurpsette
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Re: Recherche texte de Rousseau dans ancien manuel Magnard 4eme "Le français en séquences".

Message par User5899 le Mer 1 Avr 2015 - 21:58

Heu... Vous n'auriez pas une indication sur le texte, je ne sais pas moi, une vague idée d'un bout de phrase par exemple ?
Bon, 18 degrés, ça se réchauffe Razz

User5899
Dieu de l'Olympe


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Re: Recherche texte de Rousseau dans ancien manuel Magnard 4eme "Le français en séquences".

Message par gurpsette le Mer 1 Avr 2015 - 22:03

Non je me souviens qu'il se basait sur des situations concrètes pour montrer l'inégalité des "pauvres" face aux nobles: exemple ds la rue au passage d'un carrosse; à la fin je crois qu'il disait qu'il fallait que le pauvre se réjouisse de na pas avoir une jolie fille. Le tout sur un ton très ironique.

gurpsette
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Re: Recherche texte de Rousseau dans ancien manuel Magnard 4eme "Le français en séquences".

Message par gurpsette le Mer 1 Avr 2015 - 22:23

Enfin trouvé ! (référence ds un vieux document). Désolée.
Le voici si cela vous intéresse (moi c'est pour une séquence en lycée).

"Un troisième rapport qu'on ne compte jamais, et qu'on devrait toujours compter le premier, est celui des utilités que chacun retire de la confédération sociale, qui protège fortement les immenses possessions du riche, et laisse à peine un misérable jouir de la chaumière qu'il a construite de ses mains. Tous les avantages de la société ne sont-ils pas pour les puissants et les riches? tous les emplois lucratifs ne sont-ils pas remplis par eux seuls? toutes les grâces, toutes les exemptions ne leur sont-elles pas réservées ? et l'autorité publique n'est-elle pas en leur faveur ? Qu'un homme de considération vole ses créanciers ou fasse d'autres friponneries, n'est-il pas toujours sûr de l'impunité ? Les coups de bâton qu'il distribue, les violences qu'il commet, les meurtres mêmes et les assassinats dont il se rend coupable, ne sont-ce pas des affaires qu'on assoupit, et dont au bout de six mois il n'est plus question ? Que ce même hom-me soit volé, toute la police est aussitôt en mouvement, et malheur aux inno¬cents qu'il soupçonne. Passe-t-il dans un lieu dangereux ? voilà les escor¬tes en campagne : l'essieu de sa chaise vient-il à rompre ? tout vole à son secours : fait-on du bruit à sa porte ? il dit un mot, et tout se tait : la foule l'incommode-t-elle ? il fait un signe, et tout se range : un charretier se trouve-t-il sur son passage ? ses gens sont prêts à l'assommer; et cinquante honnêtes piétons allant à leurs affaires seraient plutôt écrasés, qu'un faquin oisif retardé dans son équipage. Tous ces égards ne lui coûtent pas un sou; ils sont le droit de l'homme riche, et non le prix de la richesse. Que le tableau du pauvre est différent! plus l'humanité lui doit, plus la société lui refuse : toutes les portes lui sont fermées, même quand il a le droit de les faire ouvrir; et si quelquefois il obtient justice, c'est avec plus de peine qu'un autre n'obtiendrait grâce : s'il y a des corvées à faire, une milice à tirer, c'est à lui qu'on donne la préférence; il porte toujours, outre sa charge, celle dont son voisin plus riche a le crédit de se faire exempter : au moindre accident qui lui arrive, chacun s'éloigne de lui : si sa pauvre charrette renverse, loin d'être aidé par personne, je le tiens heu¬reux s'il évite en passant les avanies des gens lestes d'un jeune duc : en un mot, toute assistance gratuite le fuit au besoin, précisément parce qu'il n'a pas de quoi la payer; mais je le tiens pour un homme perdu s'il a le malheur d'avoir l'âme honnête, une fille aimable, et un puissant voisin."

Rousseau, Discours sur l’économie politique, tome V de l’Encyclopédie, 1755.

gurpsette
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