Chapitre en lien avec l'astronomie

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Chapitre en lien avec l'astronomie

Message par Arlequine le Jeu 14 Mai 2015 - 15:11

Bonjour à tous,

Stagiaire cette année, j'ai une classe de 4ème option astronomie. Celle-ci étant un peu en train de décrocher en ce moment, j'avais pensé à faire une petite séquence autour de l'astronomie en prenant des textes littéraires. Certains ont travaillé sur le livre: Georges et les secrets de l'univers de Hawking au sein de l'option astronomie. Toutefois, j'aimerais travailler sur d'autres textes avec eux mais je sèche complétement. Quels textes regroupés ? Comment lier cela au programme ? Si certains ont des idées à me donner, je suis bien preneuse!

Merci à tous,

Arlequine.

Arlequine
Niveau 4


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Re: Chapitre en lien avec l'astronomie

Message par JPhMM le Jeu 14 Mai 2015 - 15:18

Des extraits de



?

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

JPhMM
Demi-dieu


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Re: Chapitre en lien avec l'astronomie

Message par cannelle21 le Jeu 14 Mai 2015 - 15:36

L'année dernière, j'ai monté un projet astronomie avec ma classe.
- Nous avons travaillé sur l'Astronome de Veermer (j'ai élaboré un questionnaire à partir de l'émission palette).
- Les élèves ont lu la biographie romancée de Galilée : La tête dans les étoiles
- Les élèves ont rédigé des textes à partir du film : Gravity
- Une recherche sur la lune et étude de textes sur la lune

Je te conseille le roman Ceux qui rêvaient de la lune, qui raconte la mission Apollo 13.

Dans certaines académies, tu peux emprunter un planétarium gonflable : je compte proposer à mes élèves l'année prochaine une séance de mythologie à partir des constellations.


Quelques références

Voici quelques références pour trouver des textes décrivant des voyages dans la Lune

Lucien de Samosate (Voyage dans la Lune…)
Dans son « Histoire vraie » écrite vers 120 avant J-C, ce poète satirique grec a écrit le premier récit de sciencefiction. Deux moyens de s'affranchir de l'attraction terrestre sont imaginés. Un premier récit raconte l'aventure d'un voilier arraché à la mer par une violente tempête, et dans une autre histoire, le héros rejoint la Lune muni d'ailes d'oiseaux. Une bataille épouvantable oppose les habitants de la Lune chevauchant des aigles à trois têtes, et ceux du Soleil guerroyant sur le dos d'oiseaux monstrueux. C'est un précurseur très astucieux, et bon nombre d'écrivains vont s'inspirer de ces récits pendant plusieurs siècles !

Kepler (Le songe, Somnium)
Ce savant profondément religieux ne s'est pas contenté de calculer les mouvements de Mars grâce aux observations de Tycho brahé, et de démonter la véracité du système héliocentrique de Copernic. Il a écrit aussi un récit fantastique, le « Songe » publié en 1634, dans lequel le jeune Duracotus entre en contact, par des moyens surnaturels, avec les habitants de la Lune. Malgré le caractère insolite du voyage, Kepler mettra dans cette fiction de nombreuses idées scientifiques nouvelles, voire des intuitions surprenantes comme l'existence d'une force d'attraction qu'il qualifie de « magnétique » entre la Terre et son satellite, ou comme la présence du vide dans l'espace. Quant aux habitants de la Lune qu'il imagine, ils s'avèrent tout à fait capables de résister aux dures conditions physiques des lieux.

Cyrano de Bergerac (Histoire comique des États et Empires de la Lune)
Le plus célèbre des auteurs de science-fiction a donné libre cours à son imagination dans deux romans intitulés « l'Histoire comique des Etats et Empires de la Lune » en 1657 et « l'Histoire comique des Etats et Empires du Soleil » cinq ans plus tard. Les moyens les plus fantaisistes pour atteindre la Lune y sont proposés, comme une fusée à plusieurs étages, ou une sorte de propulsion magnétique avec des aimants régulièrement jetés en l'air, ou mieux encore avec des fioles de rosée attachées à la taille et attirées par la chaleur du Soleil. Les habitants de la Lune sont des êtres remarquables ayant inventé avant l'heure les lampes à rayons solaires, le phonographe, la pompe à vide ou un appareil à vision nocturne !

Jules Verne (De la Terre à la Lune, Autour de la Lune)
En 1865 paraît « De la Terre à la Lune » suivi cinq ans plus tard de la suite des aventures des explorateurs que sont Ardan et ses deux compagnons dans « Autour de la Lune ». Bien sûr, le moyen de locomotion choisi est peu vraisemblable scientifiquement car les passagers de l'obus n'auraient certainement pas pu survivre à de telles conditions de décollage et de voyage. Mais Jules Verne s'est constamment tenu informé des progrès scientifiques de son époque et demandait même à des savants de son temps de vérifier ses calculs et ses écrits. Son œuvre fourmille de si nombreux détails techniques vraisemblables que la lecture de ces ouvrages en devient passionnante, pleine de réalisme et de suspense. Les héros de cette aventure ne quittent-ils pas la Terre depuis la Floride, non loin de Cap Canaveral, un bon siècle avant les astronautes du programme Apollo ?

Hergé (Objectif Lune, On a marché sur la Lune)
« Objectif Lune » et « On a marché sur la Lune » ont été publiés respectivement en 1953 et 1954, soit quinze ans avant qu'Armstrong ne pose le premier le pied sur la Lune. Le premier engin mis en orbite autour de la Terre ne sera lancé que trois ans plus tard (Spoutnik 1) et la grosse fusée à damier rouge et blanche propulsée par un mystérieux moteur atomique ressemble plutôt à un énorme engin allemand de type V2. Mais pour chacun de ses albums, Hergé rassemble une documentation très abondante, demande des conseils dans la communauté scientifique. Les scènes dessinées sont réalistes et fouillées dans le moindre détail et peuvent être étonnamment comparées à la réalité des voyages spatiaux. Milou a eu la chance de fouler le sol lunaire trois ans avant que la chienne russe Laïka ne meure dans l'espace, quatre ans avant la création de la NASA.

Victor Hugo et la Lune

Quelques extraits de PROMONTORIUM SOMNII Le texte plus complet est sur le site de l'IMCCE (http://www.imcce.fr/fr/grandpublic/astronomie/v_hugo.php)
Je me rappelle qu'un soir d'été, il y a longtemps de cela, en 1834, j'allai à l'Observatoire. Je parle de Paris, où j'étais alors. J'entrai. La nuit était claire, l'air pur, le ciel serein, la lune à son croissant ; on distinguait à l'œil nu la rondeur obscure modelée, la lueur cendrée. Arago était chez lui, il me fit monter sur la plate-forme. Il y avait là une lunette qui grossissait quatre cents fois; si vous voulez vous faire une idée de ce que c'est qu'un grossissement de quatre cents fois, représentez-vous le bougeoir que vous tenez à la main haut comme les tours de Notre-Dame; Arago disposa la lunette, et me dit : regardez. Je regardai. J'eus un mouvement de désappointement. Une espèce de trou dans l'obscur, voilà ce que j'avais devant les yeux ; j'étais comme un homme à qui l'on dirait : regardez, et qui verrait l'intérieur d'une bouteille à l'encre. Ma prunelle n'eut d'autre perception que quelque chose comme une brusque arrivée de ténèbres. Toute ma sensation fut celle que donne à l'œil dans une nuit profonde la plénitude du noir. (…) Autre chose que nous tout près de nous. L'inaccessible presque touché. L'invisible vu. Il semble qu'on n'ait que la main à étendre. Plus on regarde, plus on se convainc que cela est, moins on y croit. Loin de se calmer, l'étonnement augmente. Est-il vrai que cela soit ? Ces pâleurs, ce sont peut-être des mers ; ces noirceurs, ce sont peut-être des continents. Cela semble impossible, et cela est. Ce point noir, c'est peut-être la ville que Riccioli affirmait voir et qu'il appelait Tycho ? Ces taches, sont-ce des empires ? de quelle humanité ce globe est-il le support ? quels sont les mastodontes, les hydres, les dragons, les béhémots, les léviathans de ce milieu ? qu'estce qui y grince ou y rugit ? quelles bêtes y a-t-il là ? On rêve le monstre possible dans ce prodige. On distribue par la pensée dans cette géographie, presque horrible par la nouveauté, des flores et des faunes inouïes. Quel est le fourmillement de la vie universelle sur cette surface ? On a le vertige de cette suspension d'un univers sans le vide. Nous aussi, nous sommes comme cela en l'air. Oui, cette chose est. Il semble qu'elle vous regarde. Elle vous tient. La perception du phénomène devient de plus en plus nette ; cette présence vous serre le coeur ; c'est l'effet des grands fantômes. Le silence accroît l'horreur. Horreur sacrée. Il est étrange d'entrevoir une telle chose et de n'entendre aucun bruit. Et puis, cette chose se meut. Le mouvement déplace les linéaments. L'obscurité se complique d'effacement. L'énorme simulacre se défait et se recompose. Impossible de détacher ses yeux de ce monde spectre. Quel deuil ! Quelle brume de gouffre ! quelle ombre ! cela n'est peut-être pas. Tout à coup, j'eus un soubresaut, un éclair flamboya, ce fut merveilleux et formidable, je fermai les yeux d'éblouissement. Je venais de voir le soleil se lever dans la lune. L'éclair fit une rencontre, quelque chose comme une cime peut-être, et s'y heurta, une sorte de serpent de feu se dessina dans cette noirceur, se roula en cercle et resta immobile ; c'était un cratère qui apparaissait. A quelque distance, un autre éclair, une autre couleuvre de lumière, un autre cercle ; deuxième cratère. Le premier est le volcan Messala, me dit Arago ; le deuxième est le Promontorium Somnii. Puis successivement resplendirent , comme les couronnes de flamme que porte l'ombre, comme les margelles de braise des puits de l'abîme, le mont Proclus, le mont Céomèdes, le mont Petavius, ces vésuves et ces etnas de là-haut ; puis une pourpre tumultueuse courut au plus noir de ce prodigieux horizon, une dentelure de charbons ardents se hérissa, et se fixa, ne remuant plus, terrible. C'est une chaîne des Alpes lunaires, me dit Arago. Cependant les cercles s'agrandissaient, s'élargissaient, se mêlaient par les bords, s'exagéraient jusqu'à se confondre tous ensemble ; des vallées se creusaient, des précipices s'ouvraient, des hiatus écartaient leurs lèvres que débordait une écume d'ombre, des spirales profondes s'enfonçaient, descentes effrayantes pour le regard, d'immenses cônes d'obscurité se projetaient, les ombres remuaient, des bandes rayons se posaient comme des architraves d'un piton à l'autre, des noeuds de cratères faisaient des froncements autour des pics, toutes sortes de profils de fournaise surgissaient pêle-mêle, les uns fumée, les autres clarté ; des caps, des promontoires, des gorges, des cols, des plateaux, de vastes plans inclinés, des escarpements, des coupures, s'enchevêtraient mêlant leurs courbes et leurs angles ; on voyait la figure des montagnes. Cela existait magnifiquement. Là aussi la grande parole venait d'être dite ; fiat lux. La lumière avait fait de toute cette ombre soudain vivante quelque chose comme un masque qui devient visage. Partout l'or, écarlate, des avalanches de rubis, un ruissellement de flamme. On eût dit que l'aurore avait brusquement mis le feu à ce monde de ténèbres. Arago m'expliqua, ce qui du reste se comprenait de soi-même, que, tandis que je regardais, le mouvement propre de la lune avait tourné peu à peu vers le soleil la lisière de la partie obscure, de sorte qu'à un moment donné le jour y avait fait son entrée. Cette vision est un de mes plus profonds souvenirs. (…

_________________
Il y a des gens si bêtes que si une idée apparaissait à la surface de leur cerveau, elle se suiciderait, terrifiée de solitude.

cannelle21
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Re: Chapitre en lien avec l'astronomie

Message par Arlequine le Jeu 14 Mai 2015 - 15:46

Merci beaucoup Cannelle21 pour toutes ces idées et références qui devraient m'aider à bâtir quelque chose même si j'avoue que je ne m'y connais pas vraiment en Astronomie!

Arlequine
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