Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
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1, 2
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Et pour le monstre moral, les Bienveillantes
John- Admin
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Monstres moraux :
Les Diaboliques sont qualifiées de monstres par Barbey, il évoque aussi des femmes sphinx.
Et je pense aussi à Mme Chantelouve dans Là-bas de Huysmans et à sa métamorphose en monstre de luxure dans la scène d'amour.
Les Diaboliques sont qualifiées de monstres par Barbey, il évoque aussi des femmes sphinx.
Et je pense aussi à Mme Chantelouve dans Là-bas de Huysmans et à sa métamorphose en monstre de luxure dans la scène d'amour.

heather- Expert
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
"La demeure d'Astérion" de Borges, dans le recueil l'Aleph. Renversement des points de vue : la légende du Minotaure est racontée du point de vue du monstre. Un monstre très humain dans sa solitude et son orgueil, si bien que le dévoilement de son identité à la fin de la nouvelle sonne comme une surprise invitant le lecteur à relire le texte sous un nouvel angle.
Et la reine donna le jour à un fils qui
s'appela Astérion.
APOLLODORE, Bibl., III, L.
Je sais qu'on m'accuse d'orgueil, peut-être de misanthropie,
peut-être de démence. Ces accusations (que je punirai le
moment venu) sont ridicules. Il est exact que je ne sors pas de ma
maison ; mais il est moins exact que les portes de celle-ci, dont le
nombre est infini (1), sont ouvertes jour et nuit aux hommes et aussi aux bêtes. Entre qui veut. Il ne trouvera pas de vains ornements féminins, ni
l'étrange faste des palais, mais la tranquillité et la solitude. Il trouvera aussi une demeure comme il n'en existe aucune
autre sur la surface de la terre. (Ceux qui prétendent qu'il y
en a une semblable en Égypte sont des menteurs.)
Jusqu'à mes calomniateurs reconnaissent qu'il n'y a pas un
seul meuble dans la maison. Selon une autre fable grotesque, je
serais, moi, Astérion, un prisonnier. Dois-je
répéter qu'aucune porte n'est fermée ? Dois-je
ajouter qu'il n'y a pas une seule serrure ? Du reste, il m'est
arrivé, au crépuscule, de sortir dans la rue. Si je
suis rentré avant la nuit, c'est à cause de la peur
qu'ont provoquée en moi les visages des gens de la foule,
visages sans relief ni couleur, comme la paume de la main. Le soleil
était déjà couché. Mais le
gémissement abandonné d'un enfant et les supplications
stupides de la multitude m'avertirent que j'étais reconnu. Les
gens priaient, fuyaient, s'agenouillaient. Certains montaient sur le
perron du temple des Haches. D'autres ramassaient les pierres. L'un
des passants, je crois, se cacha dans la mer. Ce n'est pas pour rien
que ma mère est une reine. Je ne peux pas être confondu
avec le vulgaire, comme ma modestie le désire.
Je suis unique; c'est un fait. Ce qu'un homme peut communiquer
à d'autres hommes ne m'intéresse pas. Comme le
philosophe, je pense que l'art d'écrire ne peut rien
transmettre. Tout détail importun et banal n'a pas place dans
mon esprit, lequel est à la mesure du grand. Jamais je n'ai
retenu la différence entre une lettre et une autre. Je ne sais
quelle généreuse impatience m'a interdit d'apprendre
à lire. Quelquefois, je le regrette, car les nuits et les
jours sont longs.
Il est clair que je ne manque pas de distractions. Semblable au
mouton qui fonce, je me précipite dans les galeries de pierre
jusqu'à tomber sur le sol, pris de vertige. Je me cache dans
l'ombre d'une citerne ou au détour d'un couloir et j'imagine
qu'on me poursuit. Il ya des terrasses d'où je me laisse
tomber jusqu'à en rester ensanglanté. À toute
heure, je joue à être endormi, fermant les yeux et
respirant puissamment. (Parfois, j'ai dormi réellement,
parfois la couleur du jour était changée quand j'ai
ouvert les yeux.) Mais, de tant de jeux, je préfère le
jeu de l'autre Astérion. Je me figure qu'il vient me rendre
visite et que je lui montre la demeure. Avec de grandes marques de
politesse, je lui dis: « Maintenant, nous débouchons dans
une autre cour », ou : « Je te disais bien que cette
conduite d'eau te plairait », ou : « Maintenant, tu vas
voir une citerne que le sable a rempli », ou : « Tu vas
voir comme bifurque la cave. » Quelquefois, je me trompe et nous
rions tous deux de bon coeur.
Je ne me suis pas contenté d'inventer ce jeu. Je
méditais sur ma demeure. Toutes les parties de celle-ci sont
répétées plusieurs fois. Chaque endroit est un
autre endroit. Il n'y a pas un puits, une cour, un abreuvoir, une
mangeoire ; les mangeoires, les abreuvoirs, les cours, les puits sont
quatorze [sont en nombre infini]. la demeure a l'échelle du
monde ou plutôt, elle est le monde. Cependant, à force
de lasser les cours avec un puits et les galeries
poussiéreuses de pierre grise, je me suis risqué dans
la rue, j'ai vu le temple des Haches et la mer. Ceci,je ne l'ai pas
compris, jusqu'à ce qu'une vision nocturne me
révèle que les mers et les temples sont aussi quatorze
[sont en nombre infini] .Tout est plusieurs fois, quatorze fois. Mais
il y a deux choses au monde qui paraissent n'exister qu'une seule
fois : là-haut le soleil enchaîné ; ici-bas
Astérion. Peut-être ai-je créé les
étoiles, le soleil et l'immense demeure, mais je ne m'en
souviens plus.
Tous les neuf ans, neuf êtres humains
pénètrent dans la maison pour que je les délivre
de toute souffrance. J'entends leurs pas et leurs voix au fond des
galeries de pierre, et je cours joyeusement à leur rencontre.
Ils tombent l'un après l'autre, sans même que mes mains
soient tachées de sang. Ils restent où ils sont
tombés. Et leurs cadavres m'aident à distinguer des
autres telle ou telle galerie. J'ignore qui ils sont. Mais je sais
que l'un d'eux, au moment de mourir, annonça qu'un jour
viendrait mon rédempteur. Depuis lors, la solitude ne me fait
plus souffrir, parce que je sais que mon rédempteur existe et
qu'à la fin il se lèvera sur la poussière. Si je
pouvais entendre toutes les rumeurs du monde, je percevrais le bruit
de ses pas. Pourvu qu'il me conduise dans un lieu où il y aura
moins de galeries et moins de portes. Comment sera mon
rédempteur ? Je me le demande. Sera-t-il un taureau ou un
homme ? Sera-t-il un taureau à tête d'homme ? Ou
Sera-t-il comme moi ?
Le soleil du matin resplendissait sur l'épée de
bronze, où il n'y avait déjà plus trace de
sang.
« Le croiras-tu, Ariane ? dit Thésée, le Minotaure
s'est à peine défendu. »
(1) Le texte original
dit quatorze, mais maintes raisons invitent à supposer que,
dans la bouche d'Astérion, ce nombre représente
l'infini.
et le tableau de Watts qui a inspiré Borges :

Et la reine donna le jour à un fils qui
s'appela Astérion.
APOLLODORE, Bibl., III, L.
Je sais qu'on m'accuse d'orgueil, peut-être de misanthropie,
peut-être de démence. Ces accusations (que je punirai le
moment venu) sont ridicules. Il est exact que je ne sors pas de ma
maison ; mais il est moins exact que les portes de celle-ci, dont le
nombre est infini (1), sont ouvertes jour et nuit aux hommes et aussi aux bêtes. Entre qui veut. Il ne trouvera pas de vains ornements féminins, ni
l'étrange faste des palais, mais la tranquillité et la solitude. Il trouvera aussi une demeure comme il n'en existe aucune
autre sur la surface de la terre. (Ceux qui prétendent qu'il y
en a une semblable en Égypte sont des menteurs.)
Jusqu'à mes calomniateurs reconnaissent qu'il n'y a pas un
seul meuble dans la maison. Selon une autre fable grotesque, je
serais, moi, Astérion, un prisonnier. Dois-je
répéter qu'aucune porte n'est fermée ? Dois-je
ajouter qu'il n'y a pas une seule serrure ? Du reste, il m'est
arrivé, au crépuscule, de sortir dans la rue. Si je
suis rentré avant la nuit, c'est à cause de la peur
qu'ont provoquée en moi les visages des gens de la foule,
visages sans relief ni couleur, comme la paume de la main. Le soleil
était déjà couché. Mais le
gémissement abandonné d'un enfant et les supplications
stupides de la multitude m'avertirent que j'étais reconnu. Les
gens priaient, fuyaient, s'agenouillaient. Certains montaient sur le
perron du temple des Haches. D'autres ramassaient les pierres. L'un
des passants, je crois, se cacha dans la mer. Ce n'est pas pour rien
que ma mère est une reine. Je ne peux pas être confondu
avec le vulgaire, comme ma modestie le désire.
Je suis unique; c'est un fait. Ce qu'un homme peut communiquer
à d'autres hommes ne m'intéresse pas. Comme le
philosophe, je pense que l'art d'écrire ne peut rien
transmettre. Tout détail importun et banal n'a pas place dans
mon esprit, lequel est à la mesure du grand. Jamais je n'ai
retenu la différence entre une lettre et une autre. Je ne sais
quelle généreuse impatience m'a interdit d'apprendre
à lire. Quelquefois, je le regrette, car les nuits et les
jours sont longs.
Il est clair que je ne manque pas de distractions. Semblable au
mouton qui fonce, je me précipite dans les galeries de pierre
jusqu'à tomber sur le sol, pris de vertige. Je me cache dans
l'ombre d'une citerne ou au détour d'un couloir et j'imagine
qu'on me poursuit. Il ya des terrasses d'où je me laisse
tomber jusqu'à en rester ensanglanté. À toute
heure, je joue à être endormi, fermant les yeux et
respirant puissamment. (Parfois, j'ai dormi réellement,
parfois la couleur du jour était changée quand j'ai
ouvert les yeux.) Mais, de tant de jeux, je préfère le
jeu de l'autre Astérion. Je me figure qu'il vient me rendre
visite et que je lui montre la demeure. Avec de grandes marques de
politesse, je lui dis: « Maintenant, nous débouchons dans
une autre cour », ou : « Je te disais bien que cette
conduite d'eau te plairait », ou : « Maintenant, tu vas
voir une citerne que le sable a rempli », ou : « Tu vas
voir comme bifurque la cave. » Quelquefois, je me trompe et nous
rions tous deux de bon coeur.
Je ne me suis pas contenté d'inventer ce jeu. Je
méditais sur ma demeure. Toutes les parties de celle-ci sont
répétées plusieurs fois. Chaque endroit est un
autre endroit. Il n'y a pas un puits, une cour, un abreuvoir, une
mangeoire ; les mangeoires, les abreuvoirs, les cours, les puits sont
quatorze [sont en nombre infini]. la demeure a l'échelle du
monde ou plutôt, elle est le monde. Cependant, à force
de lasser les cours avec un puits et les galeries
poussiéreuses de pierre grise, je me suis risqué dans
la rue, j'ai vu le temple des Haches et la mer. Ceci,je ne l'ai pas
compris, jusqu'à ce qu'une vision nocturne me
révèle que les mers et les temples sont aussi quatorze
[sont en nombre infini] .Tout est plusieurs fois, quatorze fois. Mais
il y a deux choses au monde qui paraissent n'exister qu'une seule
fois : là-haut le soleil enchaîné ; ici-bas
Astérion. Peut-être ai-je créé les
étoiles, le soleil et l'immense demeure, mais je ne m'en
souviens plus.
Tous les neuf ans, neuf êtres humains
pénètrent dans la maison pour que je les délivre
de toute souffrance. J'entends leurs pas et leurs voix au fond des
galeries de pierre, et je cours joyeusement à leur rencontre.
Ils tombent l'un après l'autre, sans même que mes mains
soient tachées de sang. Ils restent où ils sont
tombés. Et leurs cadavres m'aident à distinguer des
autres telle ou telle galerie. J'ignore qui ils sont. Mais je sais
que l'un d'eux, au moment de mourir, annonça qu'un jour
viendrait mon rédempteur. Depuis lors, la solitude ne me fait
plus souffrir, parce que je sais que mon rédempteur existe et
qu'à la fin il se lèvera sur la poussière. Si je
pouvais entendre toutes les rumeurs du monde, je percevrais le bruit
de ses pas. Pourvu qu'il me conduise dans un lieu où il y aura
moins de galeries et moins de portes. Comment sera mon
rédempteur ? Je me le demande. Sera-t-il un taureau ou un
homme ? Sera-t-il un taureau à tête d'homme ? Ou
Sera-t-il comme moi ?
Le soleil du matin resplendissait sur l'épée de
bronze, où il n'y avait déjà plus trace de
sang.
« Le croiras-tu, Ariane ? dit Thésée, le Minotaure
s'est à peine défendu. »
(1) Le texte original
dit quatorze, mais maintes raisons invitent à supposer que,
dans la bouche d'Astérion, ce nombre représente
l'infini.
et le tableau de Watts qui a inspiré Borges :


aposiopèse- Erudit
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Il y a aussi le Minotaure dans Thésée de Gide : Thésée découvre que le Minotaure est, contrairement à ce que l'on dit, très beau, et il ne le tue pas !
_________________
Quis adjuvat ipsos adjutores ?
"Quand on reconnaît une liberté, il faut en faire un droit." (F. de Closets)
En achetant vos livres, cd et dvd à ce lien, vous nous aidez, sans frais, à gérer le forum. Merci !

John- Admin
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
ah, je ne connaissais pas, il faudra que je me le procure, je suis fascinée par le mythe du Minotaure !
Et aussi, je viens de penser à La Belle et la Bête (le conte est trop simple pour des lycéens, mais le film de Cocteau est magnifique, je trouve)
Et aussi, je viens de penser à La Belle et la Bête (le conte est trop simple pour des lycéens, mais le film de Cocteau est magnifique, je trouve)

aposiopèse- Erudit
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Freaks, de tod Browning.

retraitée- Neoprof expérimenté
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Alain Dorémieux, Aurora dont voici l'excipit:
Avant que la déglutition commence, Wilfrid comprit quel était le sort des amants d'Aurora. Elle avait un système digestif analogue à celui d'une plante carnivore.
Avant que la déglutition commence, Wilfrid comprit quel était le sort des amants d'Aurora. Elle avait un système digestif analogue à celui d'une plante carnivore.

Circé- Expert
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
john tu connais peut etre l essai de BLandine Lecallet_la romanciere d une piece montee, egalement maitre de conf en latin_ Rome et ses monstres...pardon pr les accents, c est ce c... de smartphone

thrasybule- Esprit sacré
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Beaucoup de monstres dans la SF.
Le monde perdu (d'où... King Kong), Doyle.
Blade runner (Do Androids Dream of Electric Sheep?), Dick (nature hybride homme/machine)
Le voyage dans le temps, Wells.
Les plus qu'humains, Sturgeon.
Tout Lovecraft (avec la création d'une mythologie monstrueuse complète).
Farmer, etc, ...
Le monde perdu (d'où... King Kong), Doyle.
Blade runner (Do Androids Dream of Electric Sheep?), Dick (nature hybride homme/machine)
Le voyage dans le temps, Wells.
Les plus qu'humains, Sturgeon.
Tout Lovecraft (avec la création d'une mythologie monstrueuse complète).
Farmer, etc, ...

JPhMM- Guide spirituel
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Ca me rappelle bien de bons souvenirs tout ça ! (mon mémoire de M1 sur la poétique du monstrueux chez Maupassant...)
Pas grand-chose à rajouter, vous en avez déjà énuméré beaucoup.
Pour Maupassant, les recueils de la fin sont excellents. Une nouvelle à utiliser pour la figure de la mère monstrueuse : "La mère aux monstres" (dans le recueil Toine).
Pas grand-chose à rajouter, vous en avez déjà énuméré beaucoup.
Pour Maupassant, les recueils de la fin sont excellents. Une nouvelle à utiliser pour la figure de la mère monstrueuse : "La mère aux monstres" (dans le recueil Toine).

lapetitemu- Habitué(e) du forum
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Plein de choses intéressantes sur le site de l'académie de Versailles:
http://www.lettres.ac-versailles.fr/spip.php?rubrique15
http://www.lettres.ac-versailles.fr/spip.php?rubrique15

Anne R.- Niveau 8
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
retraitée a écrit:Freaks, de tod Browning.
je suis allée le voir au ciné avec mes terminales dans le cadre de lycéens au cinéma, ils ont tous adoré! un très gros succès!

Daliva- Erudit
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Et le genre de la comtesse Féraud, ça vaut aussi ? Clytemnestre (Agamemnon), Phèdre, Œnone, Hermione, (Racine) + Maxime (La Curée) + Macbeth, Iago...
Sinon, le Quart-Livre en regorge, même si l'on met de côté Panurge : le Physetère, Bringuenarilles, Quaresmeprenant, messer Gaster.
Le Cyclope. (Odyssée, 9)
Sinon, le Quart-Livre en regorge, même si l'on met de côté Panurge : le Physetère, Bringuenarilles, Quaresmeprenant, messer Gaster.
Le Cyclope. (Odyssée, 9)
Dernière édition par nlm76 le Mar 10 Avr 2012 - 22:16, édité 1 fois

nlm76- Niveau 7
Re: Séquence sur le monstre en Seconde ou en Première
Le serpents de Laocoon.
Toujours dans l'Enéide, la rumeur comme monstre courant de maison en maison, dans le livre 4.
Toujours dans l'Enéide, la rumeur comme monstre courant de maison en maison, dans le livre 4.

Cripure- Bon génie
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Neoprofs :: 1) Lettres, Langues, Philo :: Français, lettres, philosophie en lycée et post-bac :: Groupe de travail Lycée
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