Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par coindeparadis le Dim 27 Sep - 17:43

1) Il y a une catégorie CRPE dans le forum, ce serait bien qu'il soit reclassé là !
2) Question aux PE, après réussite au concours, les lauréats de l'externe et du 3ème concours sont-ils gérés en même temps pour les affectations, où il y a-t-il deux gestions parallèles (ex : je m'occupe des 130 lauréats de l'externe puis des 10 du 3ème concours) ?

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Nita le Lun 28 Sep - 16:50

maîtresse a écrit:Oui moi aussi topela
C'est pas Brighelli qui préconisait l'instauration d'une classe préparatoire généraliste pour former les futurs PE ? Je l'ai rêvé ça ?  heu

C'est arrivé à mon fils, ça, une instit qui lui compte une faute alors qu'il n'en avait pas fait... Rolling Eyes
Bon, pour être honnête, il a eu aussi une prof de français qui faisait des fautes énormes ! Donc, il n'y a pas que chez nous qu'il y a des gens en délicatesse avec l'orthographe... Evil or Very Mad

Bien sûr que non.
Je ne voudrais pas que vous pensiez que ce fil attaque les PE, qui font souvent un boulot exceptionnel (et c'est probablement le cas de ceux qui font des fautes d'orthographe : j'imagine bien qu'ils sont compétents dans bien d'autres domaines, c'est simplement très ennuyeux qu'ils doivent enseigner quelque chose qu'ils ne maîtrisent pas bien).

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Ma'am le Lun 28 Sep - 18:57

@coindeparadis a écrit:1) Il y a une catégorie CRPE dans le forum, ce serait bien qu'il soit reclassé là !
2) Question aux PE, après réussite au concours, les lauréats de l'externe et du 3ème concours sont-ils gérés en même temps pour les affectations, où il y a-t-il deux gestions parallèles (ex : je m'occupe des 130 lauréats de l'externe puis des 10 du 3ème concours) ?

Je pense que la gestion se fait en même temps. En fait, ça dépend sûrement des départements.
Pourquoi, tu as eu un souci d'affectation ?

@Nita, pas de problème, je n'ai jamais pensé ça ! coeurs

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par coindeparadis le Lun 28 Sep - 19:03

Je me renseigne parce que les postes au 3ème concours sont si peu nombreux que si la gestion est "autonome" le nombre de possibilité est réduit.

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Ma'am le Lun 28 Sep - 19:20

De toute façon, ça change tous les ans, la formation depuis 5 ans.
Cette année, les lauréats du concours sont en M2, stagiaires à mi-temps c'est ça ?

Ma'am
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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par coindeparadis le Lun 28 Sep - 19:23

Je ne sais pas si c'est 9h (1/3 temps donc) comme les PLC ou un mi-temps (13h).

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Ma'am le Lun 28 Sep - 19:30

Il me semble que c'est 2 quarts de décharge. Mais en fonction des communes, ça n'a pas la même durée.
Après, est-ce national ou propre à chaque département ?

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Ma'am le Lun 28 Sep - 19:33

Trouvé sur le site du ministère : "La réforme de la formation initiale des personnels enseignants a conduit à rétablir une année de stage qui allie formation au sein des ESPE et mise en situation professionnelle sur un demi temps d'enseignement devant des élèves dans le cadre de la validation de leur M2. Cette année de stage donne désormais lieu à une rémunération équivalent à un temps complet."

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par coindeparadis le Lun 28 Sep - 19:38

Donc 13h ou 14h. Sur le site de mon académie il est indiqué 2 jours entiers + 1 mercredi matin sur 2. Mieux vaut tomber sur les journées avec TAP Laughing .

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Ma'am le Lun 28 Sep - 19:52

Tu veux le passer cette année ?

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Lenagcn le Lun 28 Sep - 20:03

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@livie a écrit:Ce qui me scandalise dans ma région c'est le nombre de mères de 3 enfants et + qui passent le concours sans aucun bagage. Et comme à Créteil, il faut 4 de moyenne....

Quand je pense que ce sont les enfants qui ont les plus gros besoins qui bénéficient de tels recrutements... humhum
Cela me révolte.

En même temps c'est un concours et si elles sont meilleures que d'autres candidats, mieux vaut les prendre elles que ceux qui ont été prétendument formés et qui ont prétendument un bagage.
+1


Et si tu estimes que cela descend de fait la difficulté du concours, je ne peux qu'être d'accord.

Lorsque je l'ai passé, un bac A2 suffisait, en terme de connaissances/compétences:
*maths de 4ème + les mots fonctions et suite (A2 donc)
*français: résumé discussion (argh, je détestais)
*analyse péda: le fait maison c'est bien, le manuel c'est le mal, et on brode les arguments (une lecture de rapport de jury, et c'était bon)
*sciences et HG: terminale D ou B selon
*langue: terminale correcte -> bonne note
*L'oral professionnel , c'était du bûchage spécifique pour ne pas sortir d'horreur (noter sur 20, secouer un môme pour qu'il comprenne, envoyer bouler des parents ou contredire en public son directeur = mauvaises réponses); un truc qui demande un cerveau bien fait plutôt que des diplômes.
La licence derrière n'était que pour diminuer le nombre de candidats et tester leur motivation (d'où les "sciences de l'éduc'" , qui tentaient 5 fois le concours en période faste, d'ailleurs disparus des listes de reçus lorsque les temps ont été difficiles)

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Lenagcn le Lun 28 Sep - 20:12

Actuellement, les EFS assurent un service de 12h en classe.

Je suis sur une commune à horaires réguliers, la situation est donc simple.
Pas de cours à l'espé le mercredi matin, si bien que les semaines hétéroclites sont sans doute  rééquilibrées en s'en servant, mais ce n'est qu'une spéculation.

12h en classe + 16h de cours à l'espé (8h/jour, 2j par semaine) + préparer les 12h + des rapports à pondre pour le tuteur + des travaux à rendre pour l'espé spécifiquement en fin de trimestre... entre bouclage du trimestre côté école et fatigue.

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par coindeparadis le Mar 29 Sep - 6:46

Et le mémoire sans lequel il n'y a pas de titularisation !

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par User5899 le Mar 29 Sep - 7:04

@coindeparadis a écrit:Ce n'est pas le niveau de 3ème en général qui est demandé. Dire cela c'est discréditer les PE par rapport aux PLC. Dans l'épreuve de "système éducatif", "mise en situation professionnelle en histoire, sciences, géographie..", en synthèse ou analyse de français, et plus généralement dans les questions didactiques c'est bien un niveau universitaire qui est nécessaire.
Je vous en prie... Un niveau 3e d'il y a quarante ans serait bien suffisant. Avec un niveau prétendument universitaire d'aujourd'hui, la plupart des PE qui accumulent les fautes immondes dans leur langue ne seraient pas passés en 6e "longue" à cette époque ! Un instituteur ou un PE doit maîtriser la langue dans tous ses aspects, doit connaître les analyses grammaticales simples et doit maîtriser également le calcul mental. Avec ça, il est déjà remarquable par comparaison avec l'armée d'ignares qui corrigent au quotidien des cahiers du jour en les remplissant des fautes que les gosses ont oubliées. Les PE sont assez mal formés, le plus souvent, pour se discréditer tout seuls. Jé ne fait pas de fautes, mais il n'a reçu aucune formation en grammaire, c'est moi qui lui ai appris à faire des analyses grammaticales : c'est normal ? Sa collègue de CP-CE1 qui fait 3 fautes par ligne, ce serait un bon niveau 3e qui la discréditerait ? Le PE n'a pas pour boulot de gloser sur la didactico-pédagogologie, il a à couler le béton des fondations. Il n'a pas droit à l'erreur.
Pas la peine d'y aller avec les couplets bien pensants, hein. Ce que je vois au quotidien est affligeant. Et je ne dis rien du prétendu apprentissage de la lecture par le PE, qui s'apparente aujourd'hui à la création d'un handicap. Ouf, heureusement qu'après, on pourra dissimuler ces erreurs monstrueuses sous le joli préfixe dys-. Que certains PE écriront dis- ...

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Ronin le Mar 29 Sep - 7:15

D'accord avec Noursgrogon. Et blague à part il y a largement de quoi réclamer l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire vu le nombre de gosses dont on aura gâché la scolarité. Riez pas, je les retrouve à l'hôpital.

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par User5899 le Mar 29 Sep - 7:18

@Ronin a écrit:D'accord avec Noursgrogon.
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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par coindeparadis le Mar 29 Sep - 7:21

Je suis tout à fait d'accord. Je parle de l'existant. Et la plupart des candidats au CRPE ont passé le DNB entre 2001 et 2006... Ensuite, j'expose ce qui est demandé. Pas ce qui, à mon sens, devrait être. Mon rêve serait un concours composé de :
- 3 épreuves d'admissibilité : français (une épreuve de dissertation + grammaire, orthographe, vocabulaire) , maths, culture (batterie de questions courtes et précises en histoire, sciences, géographie, arts...)
- 1 épreuve orale portant sur des connaissances factuelles ( organisation de l'école, développement moteur, cognitif et psychologique de l'enfant) et qui serait aussi un entretien de motivation.
Aucune question de pédagogie ni de didactique (cela c'est en formation professionnelle qu'on l'acquiert et en stage).
Le recrutement serait au niveau licence. La formation durerait 2 années, la deuxième étant composée d'un mi-temps avec responsabilité de classe. Durant ces deux ans on y apprendrait à organiser une classe, à choisir et élaborer ses outils et on ressortirait avec un stock d'activités d'EPS, musique, arts plastiques, de poésies, de jeux mathématiques... permettant au néo-titulaire d'arriver plus serein dans sa classe.

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par maikreeeesse le Mar 29 Sep - 9:57

topela L'épeuve à l'oral permettrait également de juger de l'aisance du candidat à exposer clairement ses pensées.
J'ajouterai durant les deux années d'apprentissage, beaucoup beaucoup beaucoup d'observation pour estimer (et juger) ce qui fonctionne ou pas dans les classes sans avoir à réinventer la roue...Et comme toi, je trouve qu'un bon gros niveau solide de license serait amplement suffisant (si les deux années qui suivent permettent une culture solide telle que l'a décrite Cripure).

Edit: j'ai écrit "pensées" au lieu de connaissances...


Dernière édition par maikreeeesse le Mar 29 Sep - 10:07, édité 2 fois

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par coindeparadis le Mar 29 Sep - 9:59

Oui, oui. La première année serait composée d'une remise à niveau et de stages d'observation.

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Thierry30 le Mar 29 Sep - 11:44

Cripure a écrit:
@coindeparadis a écrit:Ce n'est pas le niveau de 3ème en général qui est demandé. Dire cela c'est discréditer les PE par rapport aux PLC. Dans l'épreuve de "système éducatif", "mise en situation professionnelle en histoire, sciences, géographie..", en synthèse ou analyse de français, et plus généralement dans les questions didactiques c'est bien un niveau universitaire qui est nécessaire.
Je vous en prie... Un niveau 3e d'il y a quarante ans serait bien suffisant. Avec un niveau prétendument universitaire d'aujourd'hui, la plupart des PE qui accumulent les fautes immondes dans leur langue ne seraient pas passés en 6e "longue" à cette époque ! Un instituteur ou un PE doit maîtriser la langue dans tous ses aspects, doit connaître les analyses grammaticales simples et doit maîtriser également le calcul mental. Avec ça, il est déjà remarquable par comparaison avec l'armée d'ignares qui corrigent au quotidien des cahiers du jour en les remplissant des fautes que les gosses ont oubliées. Les PE sont assez mal formés, le plus souvent, pour se discréditer tout seuls. Jé ne fait pas de fautes, mais il n'a reçu aucune formation en grammaire, c'est moi qui lui ai appris à faire des analyses grammaticales : c'est normal ? Sa collègue de CP-CE1 qui fait 3 fautes par ligne, ce serait un bon niveau 3e qui la discréditerait ? Le PE n'a pas pour boulot de gloser sur la didactico-pédagogologie, il a à couler le béton des fondations. Il n'a pas droit à l'erreur.
Pas la peine d'y aller avec les couplets bien pensants, hein. Ce que je vois au quotidien est affligeant. Et je ne dis rien du prétendu apprentissage de la lecture par le PE, qui s'apparente aujourd'hui à la création d'un handicap. Ouf, heureusement qu'après, on pourra dissimuler ces erreurs monstrueuses sous le joli préfixe dys-. Que certains PE écriront dis- ...


Comment exprimer mon admiration pour ce résumé si tristement pertinent?


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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Yazilikaya le Mar 29 Sep - 16:29

Cripure a écrit:
@coindeparadis a écrit:Ce n'est pas le niveau de 3ème en général qui est demandé. Dire cela c'est discréditer les PE par rapport aux PLC. Dans l'épreuve de "système éducatif", "mise en situation professionnelle en histoire, sciences, géographie..", en synthèse ou analyse de français, et plus généralement dans les questions didactiques c'est bien un niveau universitaire qui est nécessaire.
Je vous en prie... Un niveau 3e d'il y a quarante ans serait bien suffisant. Avec un niveau prétendument universitaire d'aujourd'hui, la plupart des PE qui accumulent les fautes immondes dans leur langue ne seraient pas passés en 6e "longue" à cette époque ! Un instituteur ou un PE doit maîtriser la langue dans tous ses aspects, doit connaître les analyses grammaticales simples et doit maîtriser également le calcul mental. Avec ça, il est déjà remarquable par comparaison avec l'armée d'ignares qui corrigent au quotidien des cahiers du jour en les remplissant des fautes que les gosses ont oubliées. Les PE sont assez mal formés, le plus souvent, pour se discréditer tout seuls. Jé ne fait pas de fautes, mais il n'a reçu aucune formation en grammaire, c'est moi qui lui ai appris à faire des analyses grammaticales : c'est normal ? Sa collègue de CP-CE1 qui fait 3 fautes par ligne, ce serait un bon niveau 3e qui la discréditerait ? Le PE n'a pas pour boulot de gloser sur la didactico-pédagogologie, il a à couler le béton des fondations. Il n'a pas droit à l'erreur.
Pas la peine d'y aller avec les couplets bien pensants, hein. Ce que je vois au quotidien est affligeant. Et je ne dis rien du prétendu apprentissage de la lecture par le PE, qui s'apparente aujourd'hui à la création d'un handicap. Ouf, heureusement qu'après, on pourra dissimuler ces erreurs monstrueuses sous le joli préfixe dys-. Que certains PE écriront dis- ...

Dans l'absolu, je suis d'accord, un PE doit maitriser sa langue. Après, je corrige tous les jours les cahiers du jour. Et oui, il y a des fautes que je laisse passer. Pourquoi? L'épuisement tout simplement. Cette année, j'ai 2 élèves qui me pourrissent littéralement la classe (qui n'en avait pas besoin par ailleurs). Ca demande une énergie incroyable et 1/3 du temps est bouffé pour faire le flic. Que j'aimerais n'avoir à couler que le béton des fondations.

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par User5899 le Mar 29 Sep - 17:27

zazouyle a écrit:
Cripure a écrit:
@coindeparadis a écrit:Ce n'est pas le niveau de 3ème en général qui est demandé. Dire cela c'est discréditer les PE par rapport aux PLC. Dans l'épreuve de "système éducatif", "mise en situation professionnelle en histoire, sciences, géographie..", en synthèse ou analyse de français, et plus généralement dans les questions didactiques c'est bien un niveau universitaire qui est nécessaire.
Je vous en prie... Un niveau 3e d'il y a quarante ans serait bien suffisant. Avec un niveau prétendument universitaire d'aujourd'hui, la plupart des PE qui accumulent les fautes immondes dans leur langue ne seraient pas passés en 6e "longue" à cette époque ! Un instituteur ou un PE doit maîtriser la langue dans tous ses aspects, doit connaître les analyses grammaticales simples et doit maîtriser également le calcul mental. Avec ça, il est déjà remarquable par comparaison avec l'armée d'ignares qui corrigent au quotidien des cahiers du jour en les remplissant des fautes que les gosses ont oubliées. Les PE sont assez mal formés, le plus souvent, pour se discréditer tout seuls. Jé ne fait pas de fautes, mais il n'a reçu aucune formation en grammaire, c'est moi qui lui ai appris à faire des analyses grammaticales : c'est normal ? Sa collègue de CP-CE1 qui fait 3 fautes par ligne, ce serait un bon niveau 3e qui la discréditerait ? Le PE n'a pas pour boulot de gloser sur la didactico-pédagogologie, il a à couler le béton des fondations. Il n'a pas droit à l'erreur.
Pas la peine d'y aller avec les couplets bien pensants, hein. Ce que je vois au quotidien est affligeant. Et je ne dis rien du prétendu apprentissage de la lecture par le PE, qui s'apparente aujourd'hui à la création d'un handicap. Ouf, heureusement qu'après, on pourra dissimuler ces erreurs monstrueuses sous le joli préfixe dys-. Que certains PE écriront dis- ...

Dans l'absolu, je suis d'accord, un PE doit maitriser sa langue. Après, je corrige tous les jours les cahiers du jour. Et oui, il y a des fautes que je laisse passer. Pourquoi? L'épuisement tout simplement. Cette année, j'ai 2 élèves qui me pourrissent littéralement la classe (qui n'en avait pas besoin par ailleurs). Ca demande une énergie incroyable et 1/3 du temps est bouffé pour faire le flic. Que j'aimerais n'avoir à couler que le béton des fondations.
Oh, ça, je comprends. Je ne vise que les PE qui, lorsqu'ils écrivent, laissent trois fautes par ligne d'eux-mêmes. Sinon, on est d'accord, les gosses devenus maîtres du foyer sont de plus en plus puants, ne savent pas trouver leur place, vu que chez eux, rien ne leur est dit, et consomment une énergie effroyable chez leurs bons maîtres (dont certains s'extasient sur leur créativité, ce qui est une façon de dissimuler qu'ils ne leur apprennent rien). Je vous souhaite donc bon courage et vous assure de mon respect pour votre tâche au quotidien.

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par Yazilikaya le Mar 29 Sep - 18:35

Cripure a écrit:
zazouyle a écrit:
Cripure a écrit:
@coindeparadis a écrit:Ce n'est pas le niveau de 3ème en général qui est demandé. Dire cela c'est discréditer les PE par rapport aux PLC. Dans l'épreuve de "système éducatif", "mise en situation professionnelle en histoire, sciences, géographie..", en synthèse ou analyse de français, et plus généralement dans les questions didactiques c'est bien un niveau universitaire qui est nécessaire.
Je vous en prie... Un niveau 3e d'il y a quarante ans serait bien suffisant. Avec un niveau prétendument universitaire d'aujourd'hui, la plupart des PE qui accumulent les fautes immondes dans leur langue ne seraient pas passés en 6e "longue" à cette époque ! Un instituteur ou un PE doit maîtriser la langue dans tous ses aspects, doit connaître les analyses grammaticales simples et doit maîtriser également le calcul mental. Avec ça, il est déjà remarquable par comparaison avec l'armée d'ignares qui corrigent au quotidien des cahiers du jour en les remplissant des fautes que les gosses ont oubliées. Les PE sont assez mal formés, le plus souvent, pour se discréditer tout seuls. Jé ne fait pas de fautes, mais il n'a reçu aucune formation en grammaire, c'est moi qui lui ai appris à faire des analyses grammaticales : c'est normal ? Sa collègue de CP-CE1 qui fait 3 fautes par ligne, ce serait un bon niveau 3e qui la discréditerait ? Le PE n'a pas pour boulot de gloser sur la didactico-pédagogologie, il a à couler le béton des fondations. Il n'a pas droit à l'erreur.
Pas la peine d'y aller avec les couplets bien pensants, hein. Ce que je vois au quotidien est affligeant. Et je ne dis rien du prétendu apprentissage de la lecture par le PE, qui s'apparente aujourd'hui à la création d'un handicap. Ouf, heureusement qu'après, on pourra dissimuler ces erreurs monstrueuses sous le joli préfixe dys-. Que certains PE écriront dis- ...

Dans l'absolu, je suis d'accord, un PE doit maitriser sa langue. Après, je corrige tous les jours les cahiers du jour. Et oui, il y a des fautes que je laisse passer. Pourquoi? L'épuisement tout simplement. Cette année, j'ai 2 élèves qui me pourrissent littéralement la classe (qui n'en avait pas besoin par ailleurs). Ca demande une énergie incroyable et 1/3 du temps est bouffé pour faire le flic. Que j'aimerais n'avoir à couler que le béton des fondations.
Oh, ça, je comprends. Je ne vise que les PE qui, lorsqu'ils écrivent, laissent trois fautes par ligne d'eux-mêmes. Sinon, on est d'accord, les gosses devenus maîtres du foyer sont de plus en plus puants, ne savent pas trouver leur place, vu que chez eux, rien ne leur est dit, et consomment une énergie effroyable chez leurs bons maîtres (dont certains s'extasient sur leur créativité, ce qui est une façon de dissimuler qu'ils ne leur apprennent rien). Je vous souhaite donc bon courage et vous assure de mon respect pour votre tâche au quotidien.

Merci Cripure.
Je connais quelques maitres dont l'orthographe est défaillante. J'en suis atterrée. Je ne leur en veux pas. J'en veux à l'institution.

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Re: Concours des professeurs des écoles : le grand écart de la sélection

Message par bob_m le Mer 30 Sep - 10:11

Comme disait jadis un sélectionneur de l'équipe de France de football, on "racle les fonds de tiroir". Ca promet pour la suite des opérations.

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