L'enseignement dans le supérieur au quotidien

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Marcel Khrouchtchev le Sam 23 Avr 2016 - 10:10

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:C'est marrant, Marcel, le "dans quelle mesure" figure sur les propositions de correction d'un certain nombre de mes partiels de L1 à L3
Et tu as souligné, fort justement, que les meilleurs étudiants ne vont certainement pas en L1 ou L2. Ceux qui ont compris ce qu'est une problématique, et comment en formuler une, tu ne les vois pas avant la L3 ou le M1. N'est-il pas impossible de supposer, alors, que ceux qui vont en L1 puis en L2, sont ceux qui ne savent pas bâtir une dissert', ni problématiser? Razz

Je crois que tu as bien décrit le problème3

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Dans quelle mesure (Marcel, je te zute  I love you ) utiliser le manuel interdit de construire son propre cours?

Laughing Laughing Laughing Laughing

Marcel Khrouchtchev
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par jésus le Sam 23 Avr 2016 - 12:05

Ca n'interdit pas, cela contraint...Après, c'est un truc de prof que de piocher quand on a besoin dans le manuel et ne pas être l'"obligé" de ce dernier..
Mais suivre le manuel pour tous ses cours, là on perd sa liberté d'action.

jésus
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Rendash le Sam 23 Avr 2016 - 12:10

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Ca n'interdit pas, cela contraint...Après, c'est un truc de prof que de piocher quand on a besoin dans le manuel et ne pas être l'"obligé" de ce dernier..
Mais suivre le manuel pour tous ses cours, là on perd sa liberté d'action.

Donc, le manuel, ou les manuels, sont un outil, parmi des milliers d'autres, pour construire son cours. Et la liberté de construire son cours permet, entre autres choses, de suivre, le cas échéant, le manuel.

Premier point. Mais tu réponds à la question annexe et non à la principale, comme toujours.

Quelle matière ne peut pas se passer de manuel ?

Rendash
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Marie Laetitia le Sam 23 Avr 2016 - 15:02

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C'est marrant, Marcel, le "dans quelle mesure" figure sur les propositions de correction d'un certain nombre de mes partiels de L1 à L3
Et tu as souligné, fort justement, que les meilleurs étudiants ne vont certainement pas en L1 ou L2. Ceux qui ont compris ce qu'est une problématique, et comment en formuler une, tu ne les vois pas avant la L3 ou le M1. N'est-il pas impossible de supposer, alors, que ceux qui vont en L1 puis en L2, sont ceux qui ne savent pas bâtir une dissert', ni problématiser? Razz



Mouais. Ça serait à nuancer.

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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Marcel Khrouchtchev le Sam 23 Avr 2016 - 17:05

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C'est marrant, Marcel, le "dans quelle mesure" figure sur les propositions de correction d'un certain nombre de mes partiels de L1 à L3
Et tu as souligné, fort justement, que les meilleurs étudiants ne vont certainement pas en L1 ou L2. Ceux qui ont compris ce qu'est une problématique, et comment en formuler une, tu ne les vois pas avant la L3 ou le M1. N'est-il pas impossible de supposer, alors, que ceux qui vont en L1 puis en L2, sont ceux qui ne savent pas bâtir une dissert', ni problématiser? Razz



Mouais. Ça serait à nuancer.

Il n'y a quasiment plus de contre-exemples, et la tendance est très nette ces dernières années.

Marcel Khrouchtchev
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par jésus le Dim 24 Avr 2016 - 10:57

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Ca n'interdit pas, cela contraint...Après, c'est un truc de prof que de piocher quand on a besoin dans le manuel et ne pas être l'"obligé" de ce dernier..
Mais suivre le manuel pour tous ses cours, là on perd sa liberté d'action.

Donc, le manuel, ou les manuels, sont un outil, parmi des milliers d'autres, pour construire son cours. Et la liberté de construire son cours permet, entre autres choses, de suivre, le cas échéant, le manuel.

Premier point. Mais tu réponds à la question annexe et non à la principale, comme toujours.

Quelle matière ne peut pas se passer de manuel ?

Quelle question principale et annexe? J'ai dit que le prof de philo devait être l'auteur de son propre cours et par la force des chose il a une liberté pédagogique. De Facto, il construit sa propre problématique et son propre cours. Et il n'a aucune obligation de se servir du manuel...mais il peut l'utiliser pour y puiser des textes et s'éviter de faire des photocopies de textes. A la différence d'autres matières, personne ne l'oblige à traiter une notion d'une manière plutôt qu'une autre, ni à traiter une notion en lien avec une autre, ni à employer un auteur plutôt qu'un autre , ni à étudier telle oeuvre complète plutôt qu'une autre, etc. De donner tel devoir sous telle forme plutôt qu'une autre etc.
Et par l'exemple de son cours , qui prend la forme d'une dissertation, le prof de philo donne l'exemple de la construction d'une réflexion philosophique. Il donne la " méthode" en faisant de la philosophie.
Une liberté pédagogique que beaucoup détestent et ne comprennent pas. ( exemple de mon ex CDE qui n'acceptait pas qu'on soit libre dans nos notations, évaluations)
Et logiquement, un prof de fac en sciences humaines etc, procède comme ça.

Je ne dis pas qu'aucun prof de lycée d'autres matières ne procède pas dans cet esprit. Mais de ce que je connais des autres matières, je vois moins de liberté de choix dans le traitement du programme. Et c'est pour cette raison que j'aime et j'aimais la philo, c'est pour cette liberté de traitement qui n'existe pas ailleurs.
C'est aussi pour cela que je me suis adapté rapidement à la fac, car cette méthode de réflexion problématisée était la seule méthode de travail et de réflexion qui me convenait au lycée. Car elle était la principale et la plus évidente méthode employée en philo.

Après cela me semble évident que si j'avais été un élève très scolaire au sens habituel du terme, ou à faire des pseudos problématiques, je n'aurais pas fait de philo à ce niveau. Et je remercie, de ce point de vue, les profs qui ont su me faire comprendre ce qu'était une dissertation de philo problématisée. ( Il faut remercier qui d'autres) Et beaucoup ont adoré leur prof de philo car il leur a ouvert un autre mode de réflexion qui leur a sauvé la mise par la suite dans le supérieur. En somme, la philo en terminale est souvent un "déclic" intellectuel important pour la suite. ( j'ai plein de récits comme ça)

Si ce déclic n'intervient pas au lycée ou au tout début des études supérieures, ça  peut être laborieux d'y parvenir ensuite. Après, si on se permet de penser ou de noter dans les appréciations qu'on a perçu ce déclic dans les devoirs de l'élève ou via sa participation en classe, on ne va pas s'empêcher de le dire par auto-censure du type ( Je me la joue au-dessus de la mêlée, différent des autres profs) J'allais dire que c'est le job et travailler avec ce type d'élève qui ont le "déclic" fait partie des "plaisirs" liés au métier et le signe qu'on fait bien le travail. Et tout cela n'efface pas le mérité des autres profs ou du travail dans les autres matières. Et cette capacité à problématiser fait partie des qualités requises pour réussir à la fac et il y en a d'autres.

Après ce déclic ne se commande pas. Il y a des gens qui ont détesté leur prof de philo parce qu'il le trouvait particulier et qui s'en sortent bien à la fac. Les profs de philo en terminale n'ont pas la mainmise sur tous les cursus et beaucoup s'en sortent très bien par passion pour leur filière et avec du travail.

jésus
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Rendash le Dim 24 Avr 2016 - 11:28

Tant de mots pour ne pas répondre à une simple question Rolling Eyes Mais noyer le poisson demande du talent. Je repose ma question, pour la troisième fois :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Mais cela reste l'une des rares matières où on peut se passer de manuel pour faire cours ( je ne l'utilise quasi jamais)  car on construit son propre cours...

Dans quelles matières ne peut-on pas se passer de manuel, selon toi?

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Awott le Dim 24 Avr 2016 - 11:49

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:En somme, la philo en terminale est souvent un "déclic" intellectuel important pour la suite.

Touché par la grâce de la philosophie veneration .

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:
Et tu as souligné, fort justement, que les meilleurs étudiants ne vont certainement pas en L1 ou L2. Ceux qui ont compris ce qu'est une problématique, et comment en formuler une, tu ne les vois pas avant la L3 ou le M1. N'est-il pas impossible de supposer, alors, que ceux qui vont en L1 puis en L2, sont ceux qui ne savent pas bâtir une dissert', ni problématiser? Razz


De mon expérience personnelle ( d'étudiant ), j'ai été à la "ramasse" en terminale jusqu'en L2 dans les disciplines philosophiques ( Esthétique principalement ) et brillant les années suivant en L3, M1 et M2 ... La faute à des enseignants sans doute bien plus compétents ( ou conciliant ) plus qu'à un déclic.
Le déclic c'est une image qui me révolte grandement.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Dans quelles matières ne peut-on pas se passer de manuel, selon toi?

Trop de négation ce sera l'embrouille dans la réponse ! Quelles matières sont justes bonne à suivre un manuel ?

Awott
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par jésus le Lun 25 Avr 2016 - 8:34

Après, c'est jouer sur les mots. tu as eu un déclic en L3 d'après ce que tu écris...Bref, à un moment, il faut faire "sienne" une méthode de réflexion avec problématique. Tout comme, on peut avoir un "déclic" lors de la préparation à un concours , après un échec qui peut servir d'életrochoc. Nier que cela arrive très souvent dans un parcours scolaire, c'est de la mauvaise foi.

Après, l'élève lambda ne travaille plus la réflexion sous forme de dissertation qu'un trimestre.Le premier " c'est trop dur, on n'en a jamais fait. Les profs suivent cette demande en faisant faire que des intro et des conclusions", les élèves bossent un peu pour les voeux APB et le troisième trimestre, c'est déjà les vacances puisque les voeux sont passées. Mais trois semaines avant le bac, réveil des élèves qui réclament des cours clés en main par notion pour pouvoir réviser ( parce que le programme n'est pas fini ou qu'ils ont l'impression qu'il n'est pas fini parce que le cours n'est pas thématique) . Ils veulent des cours annabac en mode fiche de révision. Finalement, ils ramènent la philo à une matière par coeur, cherchent à apprendre des biographies d'auteurs, des citations, des titres d'ouvrages...mais ne réfléchissent pas par eux-mêmes.
Fermer le ban.
Pendant ce temps-là, ils passent à côté de la matière, ne maîtrise peu ou à peine la méthode...

Je serais curieux de voir la corrélation entre ceux qui réussissent leur année de philo et ceux qui réussissent sans encombre leurs premières années de sciences humaines ( pour peu qu'ils en aient le projet et la volonté réelle d'en suivre le parcours)

jésus
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Hélips le Lun 25 Avr 2016 - 9:22

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Tant de mots pour ne pas répondre à une simple question Rolling Eyes  Mais noyer le poisson demande du talent. Je repose ma question, pour la troisième fois :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Mais cela reste l'une des rares matières où on peut se passer de manuel pour faire cours ( je ne l'utilise quasi jamais)  car on construit son propre cours...

Dans quelles matières ne peut-on pas se passer de manuel, selon toi?

Je me permets de reposer la question.

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par e-Wanderer le Sam 30 Avr 2016 - 13:46

Pffff… Le rectorat m'a désigné volontaire pour être président de jury de bac. Il suffirait qu'il y ait un ou deux zigotos de la trempe de Cripure dans la commission, et les statistiques locales pourraient se trouver salement amochées ! Je ne sais pas s'ils sont bien conscients de ce qu'ils font ? Twisted Evil Laughing

e-Wanderer
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Rendash le Sam 30 Avr 2016 - 13:47

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Pffff… Le rectorat m'a désigné volontaire pour être président de jury de bac. Il suffirait qu'il y ait un ou deux zigotos de la trempe de Cripure dans la commission, et les statistiques locales pourraient se trouver salement amochées ! Je ne sais pas s'ils sont bien conscients de ce qu'ils font ? Twisted Evil Laughing

Laughing yesyes topela

edit : le truc moche, c'est que du coup, les élèves vont se heurter plus tot que prévu à une vérité que l'institution s'est évertuée à masquer depuis des années et dont elle est totalement responsable.
Mais tu crois que la tête du recteur tombera si les chiffres ne sont pas assez bons? Si oui, alors ça vaut le coup Laughing


Dernière édition par Rendash le Sam 30 Avr 2016 - 13:49, édité 1 fois

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Invité El le Sam 30 Avr 2016 - 13:48

La dream team  yesyes

Invité El
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Marcel Khrouchtchev le Dim 1 Mai 2016 - 17:30

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Pffff… Le rectorat m'a désigné volontaire pour être président de jury de bac. Il suffirait qu'il y ait un ou deux zigotos de la trempe de Cripure dans la commission, et les statistiques locales pourraient se trouver salement amochées ! Je ne sais pas s'ils sont bien conscients de ce qu'ils font ? Twisted Evil Laughing

Chez nous aussi, c'est désormais le rectorat qui désigne. Avant, c'était l'université qui désignait au rectorat, mais bizarrement c'était toujours les jeunes MCF qui s'y collaient Laughing
Je l'ai fait deux ans de suite, je suis content de passer mon tour désormais.

Marcel Khrouchtchev
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par e-Wanderer le Dim 1 Mai 2016 - 17:55

Ils demandent quand même si c'est possible : on peut très bien avoir d'autres obligations (jury de concours, jury de thèse, colloque…). À une semaine près, j'avais un bon prétexte…

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Marcel Khrouchtchev le Dim 1 Mai 2016 - 17:56

De toute façon, l'absentéisme des présidents de jury est telle que quand j'y étais allé, le proviseur du lycée qui était centre d'examen m'a quasiment dit que j'étais dans ses pattes et que ça allait plus vite quand le vice-président s'occupait de tout. Evil or Very Mad

Marcel Khrouchtchev
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Ponocrates le Dim 1 Mai 2016 - 18:34

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:De toute façon, l'absentéisme des présidents de jury est telle que quand j'y étais allé, le proviseur du lycée qui était centre d'examen m'a quasiment dit que j'étais dans ses pattes et que ça allait plus vite quand le vice-président s'occupait de tout. Evil or Very Mad
On s'en doute...
Sans vouloir être désagréable - enfin pas envers vous du moins- c'est bien le problème: si tous les universitaires présidaient vraiment et déclaraient, en début de jury, qu'attendu le travail remarquable de correction bienveillante opérée en amont - pour rappel, note arrondie systématiquement au point supérieur, notation sur 22, consignes délirantes- aucune note ne serait -encore- remontée durant le jury, d'une part les délibérations iraient plus vite et d'autre part cela enverrait un signal à l'institution. J'imagine bien que l'année suivante la bienveillance serait encore plus féroce en amont, mais au moins les présidents de jury et, à travers eux, l'Université auraient la conscience tranquille. On ne peut pas récriminer contre le niveau qui baisse en L1 et distribuer le premier grade universitaire à qui veut dans le même temps. Y aurait-il des sanctions - autre que de ne pas être de nouveau convoqué ?

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"As-tu donc oublié que ton libérateur,
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Il luit; parce qu'il brille et qu'il les illumine,
Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine
Il parle, plus d'esclave et plus de paria"

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Marcel Khrouchtchev le Dim 1 Mai 2016 - 18:39

Je suis bien d'accord avec toi Ponocrates. Et les absents sont les premiers à râler ensuite.

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par jésus le Mar 3 Mai 2016 - 13:39

Oui, sinon les matières où les manuels sont utiles, ce sont toutes la matières où on a besoin d'exercices, de cartes, de schémas, illustrations par la force des choses, des matières où le programme ou les modalités changent souvent voire chaque année. Quand on nous propose un nouveau manuel de philo dans le casier on ne le regarde à peine..sachant qu'on a déjà des cours qui ne  se réfèrent pas à un manuel...

J'ai pas dit que c'était mal de suivre un manuel si on n'a pas le choix, ou qu'on faisait de mauvais cours. Mais ne suivre aucun manuel en particulier donne beaucoup plus de liberté que d'en suivre un ( c'est une évidence qui ne cherche à vexer personne, et si vous ne suivez pas de manuel en français ou histoire , grand bien vous fasse) Je cherchais juste à souligner la liberté pédagogique des profs de philo.  Mais , une liberté pédagogique tellement détestée de manière irrationnelle...

Pour le reste, il n'y a pas que des glandeurs qui suivent des formations par défaut. L'absence de projet professionnel clair ne fait pas de vous un nul. J'ai quantité d'amis qui ont fait une prépa, puis la fac ou une école d'ingénieur ou spécialisée et qui n'ont su qu'à l'arrivée en master ce qu'ils allaient faire et se sont professionnalisé à ce moment-là. Le cas typique du bon élève qui continue sa scolarité par principe , parce qu'on lui a dit...etc. Profil qu'on retrouve en licence par exemple et qui peuplent ces fameux master pro que vous n'aimez pas beaucoup...( parce qu'il faut bien sortir avec une formation pro de ses études pour vivre ensuite, et qu'est-ce qu'on fait si on n'a râté les concours de l'ENS et que l'enseignement motive moyennement?) Parce qu'il faut bien faire une formation qui correspondent à son niveau, sinon quoi retourner en BTS en étant à bac +4 ? Rolling Eyes Certaines années d'études, comme la prépa sont franchement faites pour se déterminer sur un projet pro ou une filière spécialisée...la vraie spécialité arrivant en master...

Après, c'est effectivement étonnant de voir des personnes être choquées du niveau des étudiants. Si à un moment quelconque on a moyen d'arrêter ces mêmes étudiants en ne donnant pas leur année. L'écrémage entre deux années de fac, dû aux notes ou aux défections existe toujours. Et que celui qui a sa licence a, logiquement, un meilleur niveau que l'étudiant médiocre en L1. Rolling Eyes Après, il y a les cas d'étudiants très moyens qui s'acharnent et qui l'ont à l'ancienneté comme vous dîtes.
Et alors? Si l'étudiant a eu sa licence à la régulière, qui lui faut pour réaliser un projet professionnel qui lui tient à coeur, il faut lui retirer ce droit parce qu'il ne fera pas un bon étudiant-chercheur ou chercheur qu'il ne veut pas être?
( C'est comme si on ne donnait pas le bac à quelqu'un qui veut avoir un BTS ou passer un concours de catégorie C parce qu'il n'y a que le bac obtenu par les élèves qui vont en prépa qui aurait une valeur... Rolling Eyes ) Pour moi, l'université donne un niveau de formation, d'études, ce n'est pas juste une grande prépa à l'enseignement ou à la recherche...même si c'est son rôle le plus important.

Sinon, comme dans un autre topic. Je pense aussi que la transformation de l'année de terminale avec les voeux APB qui arrivent tôt dans l'année, ont supprimé un trimestre. ( Déjà qu'en philosophie, le premier trimestre est un trimestre d'entraînement où on ne fait pas de dissertations entières) L'année de terminale n'ayant plus comme enjeu la réussite au bac puisque tout le monde l'a. On se prive par la même occasion du vrai but de la terminale qui est de préparer au supérieur. Les élèves s'arrêtent de travailler après APB en mars et restent quasi oisif pendant 6 mois alors que les voeux post-bac sont ambitieux quoi qu'ils en pensent. Même si l'année de terminale devrait être une année de travail sérieux jusqu'au dernier moment...( je serais curieux de voir une corrélation entre la chute du niveau en licence 1 et l'apparition d'APB...

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Ergo le Sam 7 Mai 2016 - 11:55

Pardon, cela n'a rien à voir avec la discussion ci-dessus.
Il semblerait pour l'instant que notre L1 LLCER allemand ferme à la rentrée 2016. Shocked pale

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Philomèle le Sam 7 Mai 2016 - 15:22

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Pardon, cela n'a rien à voir avec la discussion ci-dessus.
Il semblerait pour l'instant que notre L1 LLCER allemand ferme à la rentrée 2016. Shocked pale

Tu sembles surprise ? Les parcours d'allemand ont pourtant la réputation d'être plus sinistrés que les Lettres classiques, c'est dire. Il y a quelques années, dans mon établissement, il y a avait moins de L1 germanistes que d'enseignants titulaires en allemand. Je suppose que cette mesure signifie la fermeture des cours de littérature et version, et que l'on conservera les seuls enseignements de communication, perspective qui me déprime autant que la fermeture des Lettres classiques. Ou bien c'est autre chose qui te préoccupe ?

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Ergo le Sam 7 Mai 2016 - 22:53

Surprise, pas forcément. Ce n'est pas encore fait mais c'est le précédent qui m'inquiète si cela se concrétise, particulièrement dans le cadre des changements plus larges (COMUE etc.) qui vont justifier tout et n'importe quoi en termes de fermetures et de mutualisation (y a qu'à voir les nouvelles maquettes cafe)...


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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par e-Wanderer le Dim 8 Mai 2016 - 16:28

Eh oui… Les réformes engagées (regroupement en COMUE, gestion "vertueuse" etc.) sont précisément en train de saboter l'apprentissage de nombreuses langues (l'allemand, mais aussi l'italien, le portugais, le russe…) – celles qui souffrent d'avoir de trop petits effectifs et de n'être pas "rentables", et bien souvent aussi celles qui sont le baromètre involontaire de la baisse du niveau scolaire (comment apprendre l'allemand si on n'a pas déjà des bases solides en grammaire française ?). C'est désolant, à une époque où on nous rebat les oreilles avec la construction européenne, la diversité culturelle etc. Toutes évolutions qui nous sont toujours proposées au rabais, ou (faussement) comme quelque chose d'évident ou de déjà acquis, alors que tout cela demanderait au contraire des investissements lourds et des efforts constants (financiers, intellectuels…).

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par RogerMartin le Lun 9 Mai 2016 - 0:55

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Il semblerait pour l'instant que notre L1 LLCER allemand ferme à la rentrée 2016. Shocked pale
Ah oui tout de même. Par curiosité malsaine et pour comparer avec ce qui se passe en LC dans certaines facs : est-ce que tu avais une idée de l'effectif des dernières promotions de L1 ?

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Ergo le Lun 9 Mai 2016 - 7:54

Le couperet tomberait s'il y a moins de 10 inscrits mi-mai. J'essaierai de voir quels étaient les effectifs ces dernières années.

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par barèges le Lun 23 Mai 2016 - 8:34

Une question pour tous ceux qui ont joué une année ou l'autre au grand jeu des auditions : les "résultats" arrivent au bout de combien de temps (je ne parle pas pour le premier, qui doit déjà savoir Wink ) ?

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