L'enseignement dans le supérieur au quotidien

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Sulfolobus le Sam 18 Mar - 20:38

Je suis malade. Le genre de maladie qui dure depuis novembre et que le généraliste et le spécialiste ont du mal à diagnostiquer pour l'instant. En ce moment, je suis sous traitement, mais ce traitement me donne des gros coups de barre assez imprévus. Lundi, je serai encore sous traitement mais je dois donner 3 heures de cours en L3. Je ne pense pas avoir de problème scientifiquement même en cas de gros coups de barre (domaine que j'ai pas mal étudié en master, TD facile, bref ça devrait le faire, même dans les choux). Par contre, le groupe est un gros groupe (30 étudiants), dynamique (comprenez bruyants et qui me posent plein de questions) et c'est plus ça que j'ai peur de mal supporter.
Pour ne pas embêter tout le monde, j'aimerais si possible* assurer le TD. Est-ce que ça vous parait une bonne idée de prévenir les étudiants au début du cours qu'il ne va pas falloir trop m'en demander ? Ou au contraire, le faire risque de me mettre plus en difficulté ?
J'avais déjà été confrontée au problème l'année dernière et je n'avais rien dit. Mais ça se voyait que ça n'allait pas alors que là, pas du tout.

* Il va de soit que si mes symptômes sont trop forts lundi matin malgré le traitement, je reste chez moi.

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Ponocrates le Sam 18 Mar - 21:27

Dynamiques mais sympas ? Parce que dans ce cas ils devraient pouvoir comprendre - en plus c'est quand même des L3. Je ne suis pas dans votre état, mais quand il m'est arrivé de faire cours malade -fièvre, voix qui se barre- je l'ai indiqué assez rapidement en expliquant que je voulais pouvoir tenir jusqu'au bout - du cours, de la journée- et que ce ne serait pas possible sans un peu de coopération. Et cela que j'ai été devant des collégiens ou des adultes.  Mais cela dépend du groupe... Bon courage. fleurs2

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Elaïna le Sam 18 Mar - 22:04

Voilà, tout dépend de s'ils sont sympas ou pas.
Il y a quelques années, j'entamais ma dernière année d'ATER et une 2e grossesse (avec un premier enfant d'un an). J'étais loin d'aller aussi bien que pour la première grossesse, en fait j'étais épuisée. J'avais aussi du mal à marcher et j'ai été quelques fois en retard de quelques minutes en cours. Des élèves (de niveau master) étaient allés se plaindre à la direction...
(ce sont ces mêmes élèves qui ont piraté ma boîte mail et envoyé des mails gênants à des contacts importants). L'année a été infecte avec ces élèves.

Sinon, c'est ma troisième année de colles en prépa, et je constate avec surprise que les défections sont devenues courantes (élève qui reçoit son sujet et ne prépare rien, élève qui ne se présente pas pour tirer son sujet, ou encore ne vient pas au bout du temps imparti pour dire qu'il n'a rien fait). Je n'ai pas le sentiment que c'était si fréquent il y a quelques années, c'était même exceptionnel quand j'ai commencé à coller.
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par CarmenLR le Sam 18 Mar - 22:19

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Voilà, tout dépend de s'ils sont sympas ou pas.
Il y a quelques années, j'entamais ma dernière année d'ATER et une 2e grossesse (avec un premier enfant d'un an). J'étais loin d'aller aussi bien que pour la première grossesse, en fait j'étais épuisée. J'avais aussi du mal à marcher et j'ai été quelques fois en retard de quelques minutes en cours. Des élèves (de niveau master) étaient allés se plaindre à la direction...
(ce sont ces mêmes élèves qui ont piraté ma boîte mail et envoyé des mails gênants à des contacts importants). L'année a été infecte avec ces élèves.

Sinon, c'est ma troisième année de colles en prépa, et je constate avec surprise que les défections sont devenues courantes (élève qui reçoit son sujet et ne prépare rien, élève qui ne se présente pas pour tirer son sujet, ou encore ne vient pas au bout du temps imparti pour dire qu'il n'a rien fait). Je n'ai pas le sentiment que c'était si fréquent il y a quelques années, c'était même exceptionnel quand j'ai commencé à coller.




Des étudiants en master ?????

La déconnexion totale entre le niveau scolaire voire le niveau intellectuel et le respect, la morale et l'honnêteté, pour aller vite est un fait que je ne parviens toujours pas à admettre. C'est plus fort que moi. Pourtant, on me donne tous les jours des exemples de cette déconnexion !

As-tu pu déposer une main courante ou porter plainte (délicat si tu voulais un renouvellement ou un poste un jour, et pourtant !!!) ?

Pour les défections, je ne suis pas étonnée du tout. Le système s'adaptera à l'inertie en raréfiant le rythme des colles (c'est plus probable que l'inverse).

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Elaïna le Sam 18 Mar - 23:05

Eh oui des étudiants en master... Dans une grande école...
La seule chose qu'ils n'avaient pas mesurée, c'est que j'ai un époux juriste qui a pris les choses en main et m'a accompagnée illico presto au commissariat pour porter plainte (d'autant qu'il y avait eu d'autres choses à la limite de la diffamation). Je ne sais pas ce que ça a finalement donné, j'espère au moins qu'il y a eu quelques convocations au commissariat pour ces jeunes gens... De mon côté, je n'avais aucun scrupule puisque c'était ma dernière année et que pour des raisons financières (le 2e enfant à nourrir ^^) je voulais rejoindre un poste dans le secondaire.
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par CarmenLR le Sam 18 Mar - 23:07

Bien joué,:-).
Ils ont dû être surpris et ça a sans doute aidé tes successeurs. :-).

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Sulfolobus le Lun 20 Mar - 14:09

Merci pour vos réponses.

Finalement, je n'ai rien dit, je n'en ai pas ressenti le besoin. Mais eux ont dû le ressentir d'une manière ou d'une autre : j'ai entendu les mouches voler quand j'étais pas bien et au fur et à mesure que j'allais mieux, le bruit augmentait (raisonnablement cela dit).

Bon par contre, j'ai encore eu droit à "Mais madame, ça va si on met juste la bonne réponse et qu'on justifie pas. Hein, c'est pas grave ?"
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Ponocrates le Jeu 6 Avr - 18:16

Quelques questions auxquelles je n'arrive pas à trouver de réponse - et j'imagine que les vôtres seront plus  officieuses qu'officielles et variables en fonction des universités -mais si vous avez un texte légal, cela m'intéresse.
Dans le supérieur quel est le "pouvoir" du directeur de composante par rapport au responsable de formation ? Peut-il imposer des décisions en matière de pédagogie, de la façon dont le responsable organise la répartition des services - y compris le sien ? A-t-il une autorité sur le responsable - de la même façon qu'un chef d'établissement- et si oui de quelle nature ? Et question subsidiaire: peut-on obliger un enseignant à faire des heures de "présence physique", exiger qu'il vienne de façon régulière - en dehors de ses heures de cours. Un de mes amis voudrait organiser ses enseignements sur une partie de l'année pour dégager du temps libre pour un projet personnel et cela coince...Merci d'avance Very Happy

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Philomèle le Jeu 6 Avr - 19:07

Dans mon établissement, un arrêté (sauf erreur sur le type de texte) de la présidence de l'université impose que le service annuel soit bien réparti sur les deux semestres, et sur douze semaines par semestre dans l'ensemble. La semestrialisation de son service annuel est donc interdite. Un autre texte prévoit un nombre minimal de demi-journées de cours exigibles (quatre demi-journées par semaine). De fait, chez nous, la direction de l'UFR veille au grain.
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Ponocrates le Jeu 6 Avr - 19:12

Merci pour la réponse Philomèle, c'est donc une question de politique de chaque université. Mais qu'en est-il quand il y a des enseignements à distance - qui par définition sont... à distance ?

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Philomèle le Jeu 6 Avr - 19:32

Le problème devient pointu ! Un autre document de cadrage prévoit que les cours de licence (du point de vue étudiant) doivent être étalés sur douze semaines par semestre : il faudrait vérifier si cela ne dérive pas du cadrage national des licences (voir le décret "Wauquier" peut-être, pris au cours d'un été vers 2010 ou 2011). J'ignore ce qu'il en est pour le calendrier des cours de master. Il est possible qu'une formation à distance doive se plier au même calendrier mais j'écris sans certitude. De fait, c'est sans doute moins pour prévenir des abus individuels que pour rendre effectif ce calendrier des formations que les services sont étalés chez nous sur deux semestres et douze semaines chacun.
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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par PauvreYorick le Jeu 6 Avr - 21:15

Cadrage national des licences avec lequel il n'est pas partout et toujours impossible qu'une Présidence se , rappelons-le, surtout s'il y a des économies à la clef.

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par Ponocrates le Ven 7 Avr - 3:20

Merci encore Philomèle. Sinon, la directrice de composante, en dehors de veiller à l'application du règlement quand il existe, a-t-elle autorité sur ses collègues pour intervenir dans leur gestion de la formation ?

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Re: L'enseignement dans le supérieur au quotidien

Message par barèges le Mar 25 Avr - 11:40

Dans la queue de la comète de la réforme LRU... Et en attendant la suite sous un éventuel gouvernement En Marche ?
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Extraits :

C'est un plan d’économie de 13 millions d’euros qui a été voté par le conseil d'administration. Dix mille heures d'enseignement et une centaine d'emplois seront supprimées d'ici 2020 pour combler le déficit grandissant de l'université Grenoble-Alpes.

Il va y avoir un non-renouvellement sur deux des départs à la retraite donc le potentiel enseignant et le personnel administratif et technique sera réduit d'une centaine de personnes, la plus grande part d'économie de ce plan-là", déplore Eric Guinet, délégué CGT.

C'est une réalité, chaque année la masse salariale augmente à l'université. Cela s'appelle le GVT, le Glissement Vieillesse Technicité, un vieillissement mécanique du personnel qui coûte cher à l'université.

"On a des masses salariales qui augmentent à payer, en revanche l'Etat nous verse la même masse salariale soit environ 1,7 million par an de masse salariale non compensée qui se cumule", explique Lyse Dumasy, présidente Université Grenoble Alpes.

Chez nous c'était il y a trois, quatre ans. Depuis on clapote "à budget constant" avec étripage à chaque départ en retraite pour le fléchage, la requalification, la localisation dans les composantes ou le découpage en morceaux du poste concerné, malgré une augmentation des effectifs étudiants que nous sommes bien incapables d'absorber.

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