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Kalypso
Grand Maître

S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement - Page 2 Empty Re: S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement

par Kalypso le Jeu 5 Nov 2015 - 0:33
une question : vous refaites vos cours chaque année ? moi non. Il y a déjà assez de boulot de correction, de nouveaux niveaux à gérer, d'à côtés, de cours refaits car pas assez bons les années passées, pour que je ne refasse pas l'essentiel de mes chapitres (j'en suis à ma 5e année). Cela dit les programmes changent de toute façon régulièrement, et même quand un cours tient la route on peut vouloir varier.

Mais franchement, tout refaire chaque année... quel sens ça a ?

je ne pense pas avoir jamais bossé 70h par semaine (mais comme une néo le disait, je faisais le choix d'y passer une grande partie des petites vacances et une bonne partie de l'été)... et depuis 2 ans j'ai l'impression que c'est plutôt cool... sans pour autant avoir le sentiment de faire de mauvais cours. Je recycle beaucoup beaucoup.

D'un autre côté, après 3 ans de prépa, 1 an de L3 où j'ai bossé comme une dingue de peur de ne pas avoir le niveau, le M1, 3 ans d'agrég, le M2 recherche en même temps que l'année de stage à temps plein + l'année de néotit, ben... oui, j'assume de "glander" relativement depuis.
MelanieSLB
MelanieSLB
Doyen

S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement - Page 2 Empty Re: S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement

par MelanieSLB le Jeu 5 Nov 2015 - 5:57
Disons que sweetlittlemouse voulant débuter, il vaut mieux qu'elle sache que les 1res années sont difficiles. Les années suivantes, tout dépend de ce qu'on a envie de faire (et tout dépend des réformes: l'année prochaine, les 70h seront atteints par un sacré paquet de personnes si la réforme du collège n'est pas abrogée.

Je dois travailler autour de 60/70h par semaine, mais mon cas est particulier vu que j'ai des CPGE et que le programme tourne autour de l'actualité (donc à refaire sans cesse).

Dans le secondaire (j'ai des classes de lycée), j'ai deux banques de chapitres, et je pioche dedans en alternance (pour éviter de faire refaire aux redoublants la même chose). Je les remodifie (à la marge ou non) tous les ans selon ce qui m'a plu/déplu, mais ça ne me prend généralement pas beaucoup plus que 2 heures pour un chapitre qui dure plusieurs semaines.

_________________
La réforme du collège en clair : www.reformeducollege.fr .

Et pour ceux qui voudraient en comprendre quelques fondements idéologiques:
De l’école, Jean-Claude Milner, visionnaire en 1984 (ça ne s'invente pas!) de ce qui nous arrive: "On ne dira pas que les enseignants sont l'appendice inutile d'une institution dangereuse et presque criminelle; on dira seulement qu'ils doivent devenir Autres: animateurs, éducateurs, grands frères, nourrices, etc. La liste est variable. Que, par là, les enseignants cessent d’être ce qu'ils doivent être, c'est encore une fois sortir de la question. On ne dira pas que les enseignants n'ont pas à exister, mais qu'ils ont à exister Autrement. Que cette Autre existence consiste à renoncer à soi-même pour disparaître dans la nuit éducative et s'y frotter, tous corps et tous esprits confondus, avec les partenaires de l'acte éducatif - manutentionnaires, parents, élèves, etc. -, seul un méchant pourrait en prendre ombrage." (page 24)
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pirandella
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par pirandella le Jeu 5 Nov 2015 - 11:28
Il me semble que la typologie des conditions de travail est très variée : entre le prof qui a 30 ans d'expérience, enseignant dans un lycée de centre ville, avec peu de niveau, de bonnes conditions, sa propre salle et ... le tzr qui multiplie les suppléances, dans des endroits difficiles, éloignés géographiquement, à cheval sur plusieurs établissements [en italien, certains collègues ont collège et lycée LV2 et LV3, ça en fait des préparations !], qui n'a pas sa propre salle (et ne peut donc compter sur un équipement stable), il y a toute une palette de situations qui demandent plus ou moins d'investissement et de préparation. Les conditions dépendent de la matière, de l'expérience, du lieu d'exercice, des possibilités d'évolution ...
Lefteris
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par Lefteris le Jeu 5 Nov 2015 - 12:22
Le mieux est de ne pas avoir de "vocation" , on tombe de moins haut, et de voir ça comme un métier avant tout, avec ses spécificités, ses techniques. Il est vrai que les débuts sont très difficiles (parole de reconverti) , car d'une part il faut tout créer , et d'autre part on répond plus facilement à toutes sortes d'injonctions avant d'avoir appris à faire le tri. Oui au début, on peut avoisiner les 70 heures (en lettres, ce n'st pas une fiction) , c'est-à-dire passer pratiquement tout son temps au travail, et dans un état d'épuisement avancé (une heure de cours n'est pas une heure de bureau, ça pompe énormément d'énergie), sans pouvoir prendre de recul, à flux tendu entre préparations, corrections, réunions.
Après , j'adhère totalement à l'idée que les situations sont très diverses et qu'il est difficile de dresser une typologie des conditions de travail.
Cela étant , certains points me paraissent évidents pour arriver à ne pas laisser gâcher sa vie par le boulot : d'abord et avant tout, une excellente maîtrise disciplinaire. Plus on connaît un sujet, moins on a besoin de préparer, et on a une vision d'ensemble qui permet de sélectionner rapidement les axes de travail que l'on va privilégier. Plus on est capable de réagir en cours, de bifurquer, de transformer, d'expliquer sous une autre forme. Contrairement à un nouvelle vulgate, on n'enseigne bien que si l'on est assez savant.

Ensuite, on délaisse peu à peu certaines injonctions, totalement inutiles, comme les prescriptions de l'ESPEIUFM , le procéduralisme intensif, les tableaux, les "activités" minutées et corsetées. On se rend compte que cela n’apporte aucun bénéfice, mais plutôt le "stress" de suivre une procédure. Il vaut mieux garder du temps pour se nourrir l'esprit et se bonifier dans son domaine.
On ne dit plus "oui" aux projets, on évite des réunions (cancer du métier et phobie de la plupart des enseignants, comme ce forum le montre).
Enfin, il faut avoir de nombreuses motivations hors métier (famille, loisirs, études, sport, liste non limitative, au choix...) pour ne pas se laisser happer (j'ai connu ça, avant ma reconversion), être déçu ou même désespéré car on a tout misé sur son boulot, et savoir dire "halte" au travail, car si l'on ne pose pas de limites, il n'y en a aucune.
Ensuite, il faut se blinder : on a plus de risques de tomber , surtout au début, dans des établissements où les élèves sont infects que devant des jeunes polis et avides de savoir. Il faut en être conscient, ça évite aussi de partir la fleur au fusil. L'immense majorité des problèmes viennent de là, il suffit de lire les fils sur les stagiaires, et de regarder les taux de non -titularisation , qui sont très élevés dans les académies où les élèves à problèmes sont les plus nombreux (12% de non titularisés à Créteil : hasard ? ) . Ils ont la peau des jeunes enseignants.


_________________
"La réforme [...] c'est un ensemble de décrets qui s'emboîtent les uns dans les autres, qui ne prennent leur sens que quand on les voit tous ensemble". La stratégie du puzzle, expliquée sans détours par F. Robine.

« Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, le genre humain restera partagé en deux classes : celle des hommes qui raisonnent et celles des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves ».Condorcet
dandelion
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par dandelion le Jeu 5 Nov 2015 - 13:40
D'accord avec tout ce qu'a dit Lefteris. J'ajouterai que si on a fait ses études dans un environnement standard, la découverte de certains établissements peut s'avérer très violente. Je ne parle pas seulement du comportement des élèves, mais des problèmes sociaux que l'on côtoie. Plus les enfants sont jeunes, et plus ces problèmes peuvent être péniblement ressentis.
Pour le primaire, un des inconvénients à mon sens est qu'on peut se trouver très seul car il y a moins d'enseignants et qu'en même temps les pressions de l'inspection sont nettement plus fortes que dans le secondaire.
Petite remarque annexe: suivant son âge, on peut être déconcerté par les nouvelles approches de certains points disciplinaires. Je constate cela quand je vois ce que mes enfants étudient. J'avais dû demander ici-même une explication concernant les compléments de phrase et compléments de verbe, face à un exercice qui m'avait laissée perplexe.
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par sweetlittlemouse le Jeu 5 Nov 2015 - 19:53
Hum moi qui aime tant les enfants / ados et l'aspect humain, même si j'ai une passion pour l'anglais (littérature notamment), je songe à tout... Je suis en pleine remise en question...

Il paraît que le "bonheur au travail" est fortement lié à l'absence de responsabilités (et le stress qu'elles engendrent) ainsi qu'au sens de notre travail (davantage encore qu'à sa reconnaissance par la hiérarchie etc.) (source: mes nombreuses lectures et réflexions).
Me rendant compte de la charge de travail et de l'impossibilité de couper vraiment (alors que je déteste ça, je dois me protéger énormément car je suis assez fortement sujette au stress depuis certains traumatismes et du coup, je crains de péter un plomb si je dois bosser autant... je précise que j'avais commencé à préparer le capes en cours et qu'au bout de 2 mois j'en étais déjà à me sentir très mal à cause de la charge de boulot car plus le temps de m'aérer. J'ai conséquemment fait le chois d'arrêter cette préparation, sans me culpabiliser car mon équilibre qui était très précaire il y a quelques années passe avant tout. En plus, même si d'aucuns diront que le temps passe vite, je n'ai que 26 ans et je pense qu'il n'est pas toujours bon de se précipiter alors qu'on peut arriver en prenant son temps).

Je suis assez impressionnée, même si nous avons tous notre rythme qui nous est propre, par certain(e)s d'entre vous qui a moins de trente ans avez déjà plusieurs années d'enseignement derrière vous... Pour ma part, si j'avais dû passer le CAPES, l'obtenir et commencer à enseigner juste après mon Master 2, à 22 ans, ça aurait été la catastrophe. J'étais 10 fois plus stressée qu'aujourd'hui et je n'avais aucune confiance en moi.

Face à toutes ces considérations, mais pour parvenir tout de même à côtoyer l'école, et les enfants, je m'interroge sur 2 boulots peu reconnus et plutôt déconsidérés: ATSEM (agent territorial des maternelles, ces assistantes maternelles qui bichonnent les petits, souvent vues comme des dames pipi / caca) ou AED (pionne quoi). Je me dis que ça a aussi certains avantages. Après, c'est peut être pas très stimulant intellectuellement mais j'ai beaucoup de loisirs à côté et de lectures pour équilibrer. Et ce n'est pas non plus bien payé (salaire minimal) mais en même temps, avec mon Bac + 5 d'anglais, je n'ai connu que le SMIC, guère plus... Et franchement, sans trop me restreindre, je vis très bien avec. J'ai déjà gagné plus mais dans des boulots stressants ou finalement, j'étais beaucoup moins heureuse. Mon copain n'a pas un gros salaire non plus alors c'est clair que pour épargner ou bien si on a des enfants, ça sera chaud (même si je suis contractuelle au SMIC, de toute façon) mais je pense que peu gagner apprend l'humilité et la débrouillardise (et pourtant je n'ai pas été élevée dans ces valeurs là! ma famille est plutôt persuadée dans son ensemble qui est essentiel de bien gagner sa vie, quitte à se faire pourrir par un boulot chiant, stressant ou que l'on n'aime pas. j'ai toujours trouvé ça incompréhensible).

Pour la charge de travail de 70 heures, cela ne m'étonne finalement pas tant que ça, avec tout ce que vous m'expliquez. Je spécifie simplement mon intention initiale pour Lefteris et Dandelion qui était de bosser comme contractuelle ou comme prof dans le privé sous contrat.
De surcroît, j'ai quitté la région parisienne (ancienne parigotte, tête de veau Razz ) pour le Sud, et donc même si je devais bosser dans le public, j'éviterais le pire du pire. il y a bien des cités des Marguerites à Toulouse aussi mais franchement, rien de comparable avec des banlieues hard dont Sarcelles, où j'ai des amis et où je suis allée quelques fois, à reculons....
Caspar
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Bon génie

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par Caspar le Jeu 5 Nov 2015 - 19:58
AED pourquoi pas mais c'est limité dans le temps (six ans maximum je crois) et c'est ingrat en collège (à mon avis, mais certains aiment). l'avantage c'est que ça te donne du temps pour réfléchir, passer le concours éventuellement et en tout cas voir de près à quoi ressemble un ado.
Rabelais
Rabelais
Grand Maître

S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement - Page 2 Empty Re: S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement

par Rabelais le Jeu 5 Nov 2015 - 20:01
@sweetlittlemouse a écrit:Hum moi qui aime tant les enfants / ados et l'aspect humain, même si j'ai une passion pour l'anglais (littérature notamment), je songe à tout... Je suis en pleine remise en question...

Il paraît que le "bonheur au travail" est fortement lié à l'absence de responsabilités (et le stress qu'elles engendrent) ainsi qu'au sens de notre travail (davantage encore qu'à sa reconnaissance par la hiérarchie etc.) (source: mes nombreuses lectures et réflexions).
Me rendant compte de la charge de travail et de l'impossibilité de couper vraiment (alors que je déteste ça, je dois me protéger énormément car je suis assez fortement sujette au stress depuis certains traumatismes et du coup, je crains de péter un plomb si je dois bosser autant... je précise que j'avais commencé à préparer le capes en cours et qu'au bout de 2 mois j'en étais déjà à me sentir très mal à cause de la charge de boulot car plus le temps de m'aérer. J'ai conséquemment fait le chois d'arrêter cette préparation, sans me culpabiliser car mon équilibre qui était très précaire il y a quelques années passe avant tout. En plus, même si d'aucuns diront que le temps passe vite, je n'ai que 26 ans et je pense qu'il n'est pas toujours bon de se précipiter alors qu'on peut arriver en prenant son temps).

Je suis assez impressionnée, même si nous avons tous notre rythme qui nous est propre, par certain(e)s d'entre vous qui a moins de trente ans avez déjà plusieurs années d'enseignement derrière vous... Pour ma part, si j'avais dû passer le CAPES, l'obtenir et commencer à enseigner juste après mon Master 2, à 22 ans, ça aurait été la catastrophe. J'étais 10 fois plus stressée qu'aujourd'hui et je n'avais aucune confiance en moi.

Face à toutes ces considérations, mais pour parvenir tout de même à côtoyer l'école, et les enfants, je m'interroge sur 2 boulots peu reconnus et plutôt déconsidérés: ATSEM (agent territorial des maternelles, ces assistantes maternelles qui bichonnent les petits, souvent vues comme des dames pipi / caca) ou AED (pionne quoi). Je me dis que ça a aussi certains avantages. Après, c'est peut être pas très stimulant intellectuellement mais j'ai beaucoup de loisirs à côté et de lectures pour équilibrer. Et ce n'est pas non plus bien payé (salaire minimal) mais en même temps, avec mon Bac + 5 d'anglais, je n'ai connu que le SMIC, guère plus... Et franchement, sans trop me restreindre, je vis très bien avec. J'ai déjà gagné plus mais dans des boulots stressants ou finalement, j'étais beaucoup moins heureuse. Mon copain n'a pas un gros salaire non plus alors c'est clair que pour épargner ou bien si on a des enfants, ça sera chaud (même si je suis contractuelle au SMIC, de toute façon) mais je pense que peu gagner apprend l'humilité et la débrouillardise (et pourtant je n'ai pas été élevée dans ces valeurs là! ma famille est plutôt persuadée dans son ensemble qui est essentiel de bien gagner sa vie, quitte à se faire pourrir par un boulot chiant, stressant ou que l'on n'aime pas. j'ai toujours trouvé ça incompréhensible).

Pour la charge de travail de 70 heures, cela ne m'étonne finalement pas tant que ça, avec tout ce que vous m'expliquez. Je spécifie simplement mon intention initiale pour Lefteris et Dandelion qui était de bosser comme contractuelle ou comme prof dans le privé sous contrat.
De surcroît, j'ai quitté la région parisienne (ancienne parigotte, tête de veau Razz ) pour le Sud, et donc même si je devais bosser dans le public, j'éviterais le pire du pire. il y a bien des cités des Marguerites à Toulouse aussi mais franchement, rien de comparable avec des banlieues hard dont Sarcelles, où j'ai des amis et où je suis allée quelques fois, à reculons....
Oh, je suis dans l'aca, méfie toi quand même humhum
yesyes
Dimka
Dimka
Grand Maître

S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement - Page 2 Empty Re: S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement

par Dimka le Jeu 5 Nov 2015 - 20:49
@sweetlittlemouse a écrit:Il paraît que le "bonheur au travail" est fortement lié à l'absence de responsabilités (et le stress qu'elles engendrent) ainsi qu'au sens de notre travail (davantage encore qu'à sa reconnaissance par la hiérarchie etc.) (source: mes nombreuses lectures et réflexions).
Hmmmmmmmmmmmmoui. Ce serait discutable, mais après tout, chacun son caractère, et là, on parle de toi. Par contre, la notion de responsabilité recouvre pas mal de choses différentes, non ? Qu’entends-tu par « responsabilités » ?

Les responsabilités juridiques ? Si tu travailles en contact avec des mineurs, tu n’y couperas pas, quel que soit ton statut.

Les situations compliquées à gérer ? Je ne vois pas en quoi une place inférieure dans la hiérarchie changera quoi que ce soit : au contraire, plus de gens pourront se défausser sur toi, te laisser gérer les trucs foireux. C’est rarement le chef qui va au feu, hein…

Du coup, ce qui semble surtout changer, c’est la dose de liberté, d’initiative, plus que la dose d’emmerde. Puis perso, j’ai l’impression que les choses peuvent être différentes (mieux ou pires) non pas selon la place, mais selon le contexte. Si tu es dans un établissement pourri, où l’équipe d’encadrement ne tient pas la situation ou poursuit des objectifs contradictoires avec la bonne marche concrète de l’établissement, où ça disfonctionne, où c’est explosif… bah, ça sera autant pourri pour un prof que pour un pion.

Après, comme dit plus haut à propos du job de prof : essaye toujours, tu verras bien. Le fait d’avoir un bac+5 ne t’enferme pas dans un boulot, tu peux choisir, tu peux changer, ce n’est pas « par défaut ».

Tu peux aussi chercher d’autres pistes ou d’autres conditions : prof doc ? CPE ? Éducatrice ? Copsy ? Infirmières scolaire (je ne sais plus si tu es prête à reprendre des études…) ? Prof à mi-temps ?

@sweetlittlemouse a écrit:donc même si je devais bosser dans le public, j'éviterais le pire du pire. il y a bien des cités des Marguerites à Toulouse aussi mais franchement, rien de comparable avec des banlieues hard dont Sarcelles, où j'ai des amis et où je suis allée quelques fois, à reculons....
Je pense que tu te leurres un peu. Des établissements pourris où l’on outrepasse largement le supportable, il y en a partout en France (et d’ailleurs pas que dans la zone, le rural ça peut aussi devenir folklo), et à la limite, ce qu’il y a sous le pire du pire, c’est pas encore du rêve.

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Spoiler:
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sweetlittlemouse
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par sweetlittlemouse le Mer 11 Nov 2015 - 13:37
Hello, Dimka pour te répondre...

Je suis à un moment de ma vie où j'ai cru pouvoir m'investir à fond pendant plusieurs années pour avoir le CAPES et démarrer comme prof mais je me rends compte que j'ai encore besoin d'énormément de temps libre, d'un boulot pas stressant, qui ne me demande pas de bosser des heures à la maison et de m'inquiéter en permanence de mes cours ... Donc je parlais de responsabilité, j'entends par là qu'un prof doit toujours bosser énormément et peaufiner ses cours car la qualité de l'enseignement reçu par les élèves est quelque chose de primordial.
Ceci peut générer un certain stress pour le prof et une difficulté à couper, une fois à la maison (toujours en quête d'un doc qui pourrait convenir notamment). Dans pas mal de boulot, même dans le scolaire, notamment AED (pion), ou bien ATSEM (assistante en maternelle), une fois le boulot terminé, on décroche, et ceci laisse la place pour le temps libre.
J'ai toujours ressenti que quand j'avais des petits boulots, on ne m'embêtait pas trop, si je faisais bien mon boulot (et je veille à bien travailler, ça me paraît normal) alors que j'avais beaucoup plus de pression quand mon salaire augmentait ou que l'importance de mes tâches pour le bon fonctionnement de la structure dans laquelle je travaillais (entreprise bien souvent ou magasin) croissait.

Je ne me sens pas capable de reprendre de vraies études, seulement des formations assez sommaires, voire apprendre sur le tas. Mon cerveau est en panne, incapable de bosser de longues heures sur des bouquins.

Tu as raison concernant les établissements difficiles, c'est vrai qu'il y en a partout en France, c'est pour ça que je vise de bosser dans le privé (même si je choisis pour le moment d'être simplement AED!!!!)

Je vais tenter de faire des stages en collège lycée et en école primaire pour voir ce que ça donne, si je sens un sens tellement fort dans le métier que je vais avoir envie de bosser comme contractuelle direct ou si je souhaite prendre davantage mon temps.

Je n'ai pas encore tellement confiance en moi non plus alors il me faudra sans doute un peu de mûrissement avant de me sentir prête à faire prof, ou bien côtoyer pas mal le milieu éducatif.

Quelqu'un sait à qui s'adresser pour faire des stages dans le privé?
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CarmenLR
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S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement - Page 2 Empty Re: S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement

par CarmenLR le Mer 11 Nov 2015 - 14:27
Décrocher après le travail, dans d'autres métiers que l'enseignement, peut également être très difficile, même s'il n'y a pas ou pas directement de travail à la maison. Les heures supp non payées ni récupérées, ça existe, et surtout, il est rare d'avoir un métier épanouissant qui n'envahisse pas (à des degrés divers) le quotidien. Les difficultés au travail, dans le public ou dans le privé, sont actuellement nombreuses... Autour de moi, les gens en parlent énormément, alors, dire qu'ils décrochent... Je suis plus mesurée...
Eleven
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Neoprof expérimenté

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par Eleven le Mer 11 Nov 2015 - 18:41
"Tu as raison concernant les établissements difficiles, c'est vrai qu'il y en a partout en France, c'est pour ça que je vise de bosser dans le privé (même si je choisis pour le moment d'être simplement AED!!!!)"


Attention, dans le privé il n'y a pas de des bonnes classes et de bons élèves !!
Pour faire des stages dans le privé, je pense que tu dois t'inscrire pour avoir l'accord pré-collégial. Une fois que tu l'as obtenu, tu peux demander à faire des stages !

J'ai obtenu cet accord pré-collégial, c'est un simple entretien avec trois chefs d'établissements de privé. Sauf que cette année, je n'ai pas eu de poste dans le privé, mais dans le public et en zone difficile ... (j'avais postulé pour les deux)! Et je ne suis pas déçue, c'est très formateur. J'espère avoir ma place dans le privé l'année prochaine.

_________________
2015-2016 : Première année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2016-2017 : Deuxième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et cinquièmes.
2017-2018 : Troisième année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2018-2019 : Quatrième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et sixièmes.
sweetlittlemouse
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par sweetlittlemouse le Jeu 12 Nov 2015 - 19:17
j'ai déjà l'accord collégial, il faut que je contact le rectorat du coup ou bien le diocésat pour décrocher un stage début 2016?
sweetlittlemouse
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S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement - Page 2 Empty Re: S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement

par sweetlittlemouse le Jeu 12 Nov 2015 - 19:20
quant aux heures sup non payées ni récupérées, j'ai déjà connu ça dans le commerce et j'estime que c'est du vol pur et simple. m'en fous que l'employeur soit en position de force, si je loupais une heure sur laquelle mon employeur me paie, ça serait bien du vol et c'est pourquoi je ne le ferais pas. Si dans un boulot je me retrouvais contrainte de bosser sans être payée, ça ne se passerait pas comme ça.
c'est d'ailleurs pour ça que j'ai perdu mon avant dernier emploi, c'était monnaie courante dans la boîte, mais malgré la qualité de mon travail pendant les heures payées j'ai refusé de me plier (j'ai une vie et je ne suis pas un esclave, zut!) et du coup, on a mis un terme à ma période d'essai à la veille de son terme. tant pis, c'est pour ça que je cherche un boulot qui a un minimum de sens (avec enfants ou ados), où je ne vais pas me faire voler non plus...
Méréthide
Méréthide
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par Méréthide le Sam 14 Nov 2015 - 11:14
Le bon sens dans l'EN ?

Oublie Wink
Surtout que MA2 dans le privé sous contrat, on touche net 1150€ (à trois pistache près). Ce qui est très très peu vis à vis du travail fourni, du temps passé ...

Enfin ATSEM, vis à vis des différentes visites de stages que j'ai pu faire ... ça m'a semblé très très ingrat comme travail :/
(m'enfin une fois que l'on sort de l'école, il est derrière c'est sur)
Bouh17
Bouh17
Niveau 7

S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement - Page 2 Empty Re: S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement

par Bouh17 le Sam 14 Nov 2015 - 12:05
Bosser 70h/semaine quand on est débutant me parait un peu excessif. Comme nous l'a suffisamment rappelé une de mes formatrices IUFM de master, les premières années nos cours ne sont pas parfaits et c'est normal. On peut utiliser le manuel, avec discernement bien sûr mais cela permet de gagner du temps et aussi un peu d'efficacité. Cela ne sert à rien de passer ses nuits à préparer ses cours si c'est pour arriver en classe crévé et incapable de faire un cours correct faute d'énergie. A un moment donné, il faut aussi comprendre que prof c'est notre métier et que comme tout métier, malgré ce que certains pourront dire, on a le droit d'avoir une vie sociale. Tous les contractuels que j'ai vu en anglais et dans d'autres matières, utilisaient les manuels et cela ne leur a jamais été reproché.

En ce qui concernent ton hésitation entre PE et ATSEM, je pense que ce n'est pas du tout la même chose. En étant PE, tu pourras organiser un enseignement, choisir tes supports, décider de l'approche que tu souhaites employer alors qu'en étant ATSEM, tu devras juste faire ce que te dit le PE. Je ne crois pas que tu aies le droit de remettre ses méthodes pédagogiques en cause car tu n'es pas qualifié pour ça et je pense que cela serait assez mal venu. Que tu sois en accord avec ses démarches, ou pas, tu devras agir selon ses directives. Bref, tu n'auras pas les mêmes responsabilités et pas la même stimulation intellectuelle dans ces deux métiers.

Concernant ton niveau d'anglais, pourquoi penses-tu ne pas avoir un bon niveau ? Tu as un master LLCE anglais et tu as passé un an en Angleterre. En collège, notamment, le lexique que tu auras à employer est très basique, inutile pour cela d'être capable de comprendre Heart of Darkness. Ensuite, lire un livre en comprenant exactement tous les mots, je pense que très peu d'angliciste y arrive. Et le principal, c'est de comprendre dans l'ensemble ce que tu lis et d'être capable aussi de saisir les petites subtilités du texte mais dans tous les livres que tu pourras lire, je pense que tu croiseras toujours un mot que tu ne comprends pas et ça me parait normal.

Prends confiance en toi et demandes-toi ce que tu veux réellement.
Lefteris
Lefteris
Empereur

S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement - Page 2 Empty Re: S'affermir et être plus sûr de sa vocation dans l'enseignement

par Lefteris le Sam 14 Nov 2015 - 12:44
@sweetlittlemouse a écrit:quant aux heures sup non payées ni récupérées, j'ai déjà connu ça dans le commerce et j'estime que c'est du vol pur et simple. m'en fous que l'employeur soit en position de force, si je loupais une heure sur laquelle mon employeur me paie, ça serait bien du vol et c'est pourquoi je ne le ferais pas. Si dans un boulot je me retrouvais contrainte de bosser sans être payée, ça ne se passerait pas comme ça.
c'est d'ailleurs pour ça que j'ai perdu mon avant dernier emploi, c'était monnaie courante dans la boîte, mais malgré la qualité de mon travail pendant les heures payées j'ai refusé de me plier (j'ai une vie et je ne suis pas un esclave, zut!) et du coup, on a mis un terme à ma période d'essai à la veille de son terme. tant pis, c'est pour ça que je cherche un boulot qui a un minimum de sens (avec enfants ou ados), où je ne vais pas me faire voler non plus...
Ce qui m'étonne, c'est que tu ne cherches pas d'autres pistes que l'EN. Consulte les sites comme emploipublic, ONISEP , etc. et tu entreverras de nombreux horizons. le monde professionnel parfait, ça n'existe pas de toute manière, travailler est une aliénation (au sens étymologique) , tu choisis juste la longueur de la laisse et le confort du collier.
D'autre part, tu sembles avoir des attentes démesurées du métier d'enseignant, et donc tu te dévalorises. Il faut le prendre comme un boulot comme un autre, que des millions de personnes exercent ou ont exercé, et que tu n'en es pas plus incapable qu'eux, de même que tu n'as pas non plus une mission messianique , malgré la fable qui court en certains lieux. Ca permet de prendre de la distance, et je t'en parle d'autant mieux que je suis reconverti , pur des raisons n'ayant que peu à voir avec la "vocation", hormis la passion pour certaines matières (J'ai d'ailleurs laissé tombé un capes une première fois, tant mon enthousiasme était débordant).
En revanche, il faut bien être conscient que les tâches ne vont qu'aller s'alourdissant au détriment du contenu du métier (réforme) ,e t que du boulot gratuit, tu en feras sans doute de plus en plus.

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"La réforme [...] c'est un ensemble de décrets qui s'emboîtent les uns dans les autres, qui ne prennent leur sens que quand on les voit tous ensemble". La stratégie du puzzle, expliquée sans détours par F. Robine.

« Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, le genre humain restera partagé en deux classes : celle des hommes qui raisonnent et celles des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves ».Condorcet
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par sweetlittlemouse le Sam 14 Nov 2015 - 19:06
Hello, Lefteris à vrai dire non, je ne cherche pas d'autres pistes que l'enseignement car c'est le seul endroit qui pour moi a un minimum de sens et où je puisse avoir un métier assez intéressant sans devoir reprendre au moins deux ans d'études ou plus, ce qui n'est pas possible.
Comme beaucoup, j'ai déjà bossé dans plusieurs domaines sans aucun rapport avec mon domaine d'études (les langues): notamment le commerce et l'immobilier, et je cherche à valoriser un peu mes études et à retrouver une certaine cohérence.
Cependant, étant facilement stressée, je cherche un poste qui ne soit pas trop trop contraignant et ne demande pas un investissement nécessitant d'arrêter d'avoir des loisirs et une vie sociale. C'est pour cela que dans un premier temps, je vais faire un stage de prof d'anglais dans le privé, et tenter d'en faire un également en tant que PE.

Quand à Bouh, j'avoue que j'ai un peu paniqué en voyant le niveau du CAFEP d'anglais que j'avais commencé cette année et que j'ai laissé tomber car j'avais d'autres choses à régler d'abord...
Mes collègues lisant Shakespeare dans le texte m'ont un peu fait peur, tout comme la quantité de travail à fournir, qui m'a beaucoup surprise, même si je pensais y avoir soigneusement réfléchi.
Histoire de ne pas faire un nouveau faux départ l'année prochaine mais soit d'avoir un poste qui me permette de tester, soit de m'y remettre, j'essaie de bien analyser et peser toutes les pites, sachant que je ne veux pas me coller une pression de dingue et que j'ai besoin de pas mal de temps libre.
j'ai eu des témoignages ici et ailleurs de profs se sacrifiant littéralement les premières années et cela m'a bien refroidie. D'autant que mon niveau d'anglais n'est pas béton, comme certains témoignages ont laissé pensé qu'il le fallait.

Mais bon comme tu dis, même dans le privé, j'imagine que ni lycéens ni collégiens n'ont tous un niveau de dingue, même si je pourrais m'attendre à avoir quelques bilingues...
Si je pouvais être prof contractuelle dans un premier temps, bosser je sais pas, 45 heures max par semaine en comptant les cours et leur préparation et préparer tranquillement le CAPES, ça serait bien. Mais je crains de m'engager dans un piège ou il me faille bosser comme une dératée.

Voilà le dilemme . Face à toutes ces craintes, j'envisage même un boulot comme ATSEM ou AED dans un premier temps qui sont pèpères (bien qu'ingrats mais j'en ai déjà connu. bac + 5 et vendeuse de charcuterie dans une Biocoop avec des clients odieux ou de chaussures, ça ne me fait pas peur...)

Voilà tout.

Je cherche l'aliénation la moins pire, faute de pouvoir y couper!


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par Bouh17 le Sam 14 Nov 2015 - 19:31
C'est vrai que si tu souhaites passer le CAFEP plutôt que le CAPES, ça risque d'être un peu plus ardu car le ratio nombre de postes / candidat est différent de celui du CAPES. Maintenant si vraiment tu souhaites enseigner mais que tu as peur d'échouer, pourquoi ne tentes-tu pas le CAPES ? Tu aurais plus de chance de l'avoir. En plus, si tu exerces en tant que contractuelle avant, tu auras des bonif pour rester dans ton académie. A cela s'ajoute le fait que n'ayant pas passer le concours directement après ton master, tu seras plus agée que bon nombre de candidats et comme pour les mut', à points égaux, c'est le plus vieux qui l'emporte, tu seras avantagée par ton âge. Bref, si tu veux vraiment être prof, peut-être ne faut-il pas te fermer les portes du public vu la crise du recrutement qui fait que bon nombre de postes ne sont pas pourvus. Maintenant, la question est de savoir pourquoi tu souhaites passer le concours du privé. Il faut simplement être au clair avec ses convictions !

Quant à lire Shakespeare dans le texte, honnêtement ça ne te servira pas pour tes cours !! Et je doute qu'ils mettent un tel texte aux écrits du CAPES/CAFEP vu la crise du recrutement. En général, on ne comprend le texte qu'avec moultes notes de bas de page et à condition d'avoir étudié l’œuvre intégrale de manière approfondie. Ors, il me semble qu'il n'y a pas d’œuvres au programme désormais au CAPES. Mettre un tel texte au concours serait beaucoup trop sélectif à mon avis et ne permet pas vraiment de juger du niveau d'anglais du candidat. Enfin ce n'est que mon avis !!
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par sweetlittlemouse le Sam 14 Nov 2015 - 23:10
ben oui j'aimerais vraiment aller dans le privé car je ne peux pas du tout me permettre de risquer un déménagement.
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