mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par Daphné le Lun 21 Déc 2015 - 17:46

Personnellement, je n'aurais jamais passé un concours régional /  académique / départemental, qu'il soit de l'EN ou de toute autre branche.
J'ai choisi de devenir professeur et non pas instit comme on disait de mon temps pour pouvoir muter et exercer sur tout le territoire.
Je trouve cette mesure idiote, pour les raisons qui ont été soulevées. Si des collègues veulent rester sur place ils peuvent passer le concours de PE et bifurquer ensuite dans le second degré s'ils se lassent du premier degré, ce que je peux comprendre.
Mais laissez nous notre mouvement national; de plus en plus de métiers demandent de bouger, on demande aux gens de plus en plus de mobilité professionnelle et dans 'EN on nous supprimerait cette mobilité ??

On peut avoir besoin de suivre un conjoint, changer de région.........

Daphné
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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par Marcel Khrouchtchev le Lun 21 Déc 2015 - 17:51

Dalathée2 a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:
Dalathée2 a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Bref, encore une idée à la con, et la porte ouverte à la régionalisation du recrutement, avec toutes les catastrophes qui vont avec et que l'on observe chez les PE.
Lesquelles, justement ? N'ayant aucun PE dans mon entourage, je suis très peu informée.

Sinon, le problème dans le 93, ce n'est pas le système de recrutement, ce sont les conditions de travail qui font que personne ne veut aller y enseigner. Le système actuel n'est pas performant, un système académique ne le serait pas plus.
Mais on propose pourtant d'adapter cela dans le secondaire...
Tu ne réponds pas à ma question. Smile Sans rien connaître du mouvement chez les PE (c'est pour cela que je demande des précisions, si tu en as), j'ai l'impression que passer à un recrutement académique pour les PLC permettrait aux gens de choisir la région dans laquelle ils s'installent et/ou de rester à proximité de leurs familles, amis, conjoint. Je trouve que cela serait plus humain que le système actuel, qui favorise la frustration, le sentiment d'isolement, de découragement, et contribue à rendre difficile l'entrée dans le métier.

Ben si, j'ai répondu, un message avant! Avec ce système, on a des concours faciles dans les endroits difficiles et inversement. Ce qui fait qu'on a un nombre non négligeable de PE dans certaines académies qui ont un niveau déplorable.

Marcel Khrouchtchev
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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par Presse-purée le Lun 21 Déc 2015 - 18:18

@Daphné a écrit:Personnellement, je n'aurais jamais passé un concours régional /  académique / départemental, qu'il soit de l'EN ou de toute autre branche.
J'ai choisi de devenir professeur et non pas instit comme on disait de mon temps pour pouvoir muter et exercer sur tout le territoire.
Je trouve cette mesure idiote, pour les raisons qui ont été soulevées. Si des collègues veulent rester sur place ils peuvent passer le concours de PE et bifurquer ensuite dans le second degré s'ils se lassent du premier degré, ce que je peux comprendre.
Mais laissez nous notre mouvement national; de plus en plus de métiers demandent de bouger, on demande aux gens de plus en plus de mobilité professionnelle et dans 'EN on nous supprimerait cette mobilité ??

On peut avoir besoin de suivre un conjoint, changer de région.........

Moi, je vois cela comme un petit pas de plus vers le corps unique. Qu'un collègue marié avec qqun du privé ne puisse, à cause de cela, pas vivre avec son conjoint pendant parfois 10 ans ou plus, ils s'en tamponnent...

_________________
Homines, dum docent, discunt.Sénèque, Epistulae Morales ad Lucilium VII, 8

"La culture est aussi une question de fierté, de rapport de soi à soi, d’esthétique, si l’on veut, en un mot de constitution du sujet humain." (Paul Veyne, La société romaine)
"Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres". La Boétie
"Confondre la culture et son appropriation inégalitaire du fait des conditions sociales : quelle erreur !" H. Pena-Ruiz
"Il vaut mieux qu'un élève sache tenir un balai plutôt qu'il ait été initié à la philosophie: c'est ça le socle commun" un IPR

Presse-purée
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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par InvitéeD2 le Lun 21 Déc 2015 - 18:37

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
Dalathée2 a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Bref, encore une idée à la con, et la porte ouverte à la régionalisation du recrutement, avec toutes les catastrophes qui vont avec et que l'on observe chez les PE.
Lesquelles, justement ? N'ayant aucun PE dans mon entourage, je suis très peu informée.

Sinon, le problème dans le 93, ce n'est pas le système de recrutement, ce sont les conditions de travail qui font que personne ne veut aller y enseigner. Le système actuel n'est pas performant, un système académique ne le serait pas plus.

Sans rien connaître du mouvement chez les PE (c'est pour cela que je demande des précisions, si tu en as), j'ai l'impression que passer à un recrutement académique pour les PLC permettrait aux gens de choisir la région dans laquelle ils s'installent et/ou de rester à proximité de leurs familles, amis, conjoint. Je trouve que cela serait plus humain que le système actuel, qui favorise la frustration, le sentiment d'isolement, de découragement, et contribue à rendre difficile l'entrée dans le métier.
Avec ce système, on a des concours faciles dans les endroits difficiles et inversement. Ce qui fait qu'on a un nombre non négligeable de PE dans certaines académies qui ont un niveau déplorable.
Certes, mais ce n'est pas si différent du système actuel dans lequel certaines zones (Bordeaux, Paris) ne sont accessibles qu'à condition d'avoir beaucoup d'ancienneté. A l'inverse, certaines académies (Créteil) concentrent les néotitulaires et les contractuels. Certes, la valeur n'attend point le nombre des années, mais on ne peut pas non plus décorréler totalement l'expérience et la qualité d'un professeur. Le système actuel favorise déjà l'inégale répartition des compétences, en plus d'être difficile à vivre pour les néotits propulsés dans des régions qu'ils ne connaissent pas.

D'un point de vue scolaire, je connais mieux les problématiques des zones sensibles de ma région d'origine (chômage, désindustrialisation, etc.), en revanche je ne sais pas grand chose du quotidien des élèves (et de leur parents) de la banlieue parisienne. Je trouve donc que rester dans une région que l'on connaît a plus de sens.

@Daphné a écrit:J'ai choisi de devenir professeur et non pas instit comme on disait de mon temps pour pouvoir muter et exercer sur tout le territoire.
C'est toujours possible pour les PE, même si, pour des raisons que je ne comprends pas totalement, leur mouvement semble moins fluide que le mouvement des PLC.

@Daphné a écrit:Mais laissez nous notre mouvement national; de plus en plus de métiers demandent de bouger, on demande aux gens de plus en plus de mobilité professionnelle et dans 'EN on nous supprimerait cette mobilité ??
Il y a mobilité et mobilité. Déraciner quelqu'un qui a toujours vécu au même endroit, qui y a toute sa famille et tous ses amis pour l'envoyer vers les coins les plus chauds ou reculés de France, où il n'a jamais fichu les pieds, c'est une forme de mobilité particulière, quand même. De plus, je ne suis pas sûre que la mobilité professionnelle demandée aux personnes du privé soit vécue comme quelque chose de positif par ces dernières. Une nouvelle fois, point n'est besoin d'aligner par le bas.

@Presse-purée a écrit:Qu'un collègue marié avec qqun du privé ne puisse, à cause de cela, pas vivre avec son conjoint pendant parfois 10 ans ou plus, ils s'en tamponnent...
Encore une fois, je connais mal le mouvement des PE, mais les points de rapprochement de conjoint existent, hein.
Spoiler:
Et puis, ce collègue marié n'avait qu'à être meilleur au concours, na. Twisted Evil

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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par Marcel Khrouchtchev le Lun 21 Déc 2015 - 18:40

Dalathée2 a écrit:
Certes, mais ce n'est pas si différent du système actuel dans lequel certaines zones (Bordeaux, Paris) ne sont accessibles qu'à condition d'avoir beaucoup d'ancienneté. A l'inverse, certaines académies (Créteil) concentrent les néotitulaires et les contractuels. Certes, la valeur n'attend point le nombre des années, mais on ne peut pas non plus décorréler totalement l'expérience et la qualité d'un professeur. Le système actuel favorise déjà l'inégale répartition des compétences, en plus d'être difficile à vivre pour les néotits propulsés dans des régions qu'ils ne connaissent pas.

Mais c'est très différent!
Dans un concours national, on peut veiller à ce que les reçus aient un niveau minimum!

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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par InvitéeD2 le Lun 21 Déc 2015 - 18:57

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
Dalathée2 a écrit:
Certes, mais ce n'est pas si différent du système actuel dans lequel certaines zones (Bordeaux, Paris) ne sont accessibles qu'à condition d'avoir beaucoup d'ancienneté. A l'inverse, certaines académies (Créteil) concentrent les néotitulaires et les contractuels. Certes, la valeur n'attend point le nombre des années, mais on ne peut pas non plus décorréler totalement l'expérience et la qualité d'un professeur. Le système actuel favorise déjà l'inégale répartition des compétences, en plus d'être difficile à vivre pour les néotits propulsés dans des régions qu'ils ne connaissent pas.
Mais c'est très différent!
Dans un concours national, on peut veiller à ce que les reçus aient un niveau minimum!
On pourrait imaginer la même chose pour un concours académique : il suffirait de le décider et de ne pas pourvoir tous les postes, comme cela se fait au CAPES dans certaines disciplines.

Dans les faits, dans les académies ou les disciplines déficitaires, soit on abaisse le niveau de recrutement au concours pour pouvoir plus de postes, soit les postes non pourvus par les lauréats du concours le sont par des contractuels de la valeur desquels on ne sait rien. (Par définition, ils peuvent être très bons, ou non : leur niveau n'a pas été évalué par concours. Je précise à destination des collègues contractuels qui me liraient. Wink ) Ou alors, on se retrouve avec des élèves sans professeur.

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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par Reine Margot le Lun 21 Déc 2015 - 19:35

C'est ce qui se fait actuellement: on ne pourvoit pas tous les postes, mais on recrute n'importe quel vacataire parce qu'il faut bien des gens face aux élèves sinon les parents vont hurler.

_________________
1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
…………………………………..
156 879 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

Reine Margot
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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par Presse-purée le Lun 21 Déc 2015 - 19:44

Dalathée2 a écrit:
Encore une fois, je connais mal le mouvement des PE, mais les points de rapprochement de conjoint existent, hein.
Spoiler:
Et puis, ce collègue marié n'avait qu'à être meilleur au concours, na. Twisted Evil

Bof. Dans le secondaire, actuellement, tu mets entre trois et cinq ans pour rejoindre l'académie que tu veux, avec rapprochement de conjoint.
Dans le primaire, tu mets au minimum 10 ans, voire tu ne bouges jamais car tu n'obtiens pas ton exeat pour "nécessité de service".

Appliqué à un recrutement disciplinaire, ce changement sera une catastrophe. A moins qu'on ne recrute plus en fonction d'une discipline, mais uniquement sur la foi d'un master meef... Scénario possible.

_________________
Homines, dum docent, discunt.Sénèque, Epistulae Morales ad Lucilium VII, 8

"La culture est aussi une question de fierté, de rapport de soi à soi, d’esthétique, si l’on veut, en un mot de constitution du sujet humain." (Paul Veyne, La société romaine)
"Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres". La Boétie
"Confondre la culture et son appropriation inégalitaire du fait des conditions sociales : quelle erreur !" H. Pena-Ruiz
"Il vaut mieux qu'un élève sache tenir un balai plutôt qu'il ait été initié à la philosophie: c'est ça le socle commun" un IPR

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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par invitéW le Lun 21 Déc 2015 - 19:48

C'est déjà bien de pointer que le système actuel marche sur la tête.
Reste à le changer dans le bon sens... ça c'est moins sûr.

invitéW
Prophète


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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par PauvreYorick le Lun 21 Déc 2015 - 20:01

On peut imaginer que le recrutement cesse d'être national, effectivement, mais c'est un sacrifice important, pour des raisons entre autres symboliques.

_________________
DISCUSSION, n. A method of confirming others in their errors.


PauvreYorick
Esprit sacré


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Re: mutations : un rapport veut "caler le mouvement du second degré sur celui du premier"

Message par Balthamos le Lun 21 Déc 2015 - 20:06

La suite logique après la réforme du collège.
Un recrutement local pour un enseignement local?

Balthamos
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