La presse et le suicide des enseignants...

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par metropolis75 le Lun 08 Fév 2016, 01:03

Désolée pour les fautes d'orthographe. Je m'entraîne pour la réforme. (dépression souriante j'vous dis !)

metropolis75
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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par JLB le Lun 08 Fév 2016, 01:54

Rien de pathétique dans tes propos, et beaucoup de lucidité.
Courage à toi comme à tous ceux qui en bavent pour leurs débuts - et ne désespérez-pas, des débuts difficiles ne disent rien de la suite de la carrière, dans ce métier qui peut être si gratifiant !
Une priorité absolue par gros temps (pressions administratives, charge de travail, dysfonctionnements) : se préserver.

JLB
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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Osmie le Lun 08 Fév 2016, 10:10

@metropolis75 a écrit:Je ne poste pas souvent sur le forum mais cette nouvelle m'a littéralement bouleversée... Je suis néotitulaire et enseigne dans un collège très difficile (mucho hardcore même) dans le 93. La moitié de l'équipe est constituée de néotits, l'autre moitié de profs n'ayant guère plus de cinq année d'ancienneté. Et... Que dire... Je n'ai pas l'impression qu'on est simplement lâchés dans la jungle, je me sens comme sacrifiée. Sacrifices de "jeunes vierges" sur l'autel de la sacro-sainte institution. Alors que notre costume n'est pas encore bien taillé, nos épaules pas encore assez musclées, on nous a envoyé sur un champ de bataille avec pour guide des généraux tyranniques qui ont pour seul mot d'ordre : "marche ou crève".

Un soutien psychologique ? Oui, deux soirs par semaine au bar du coin à noyer nos peines avec nos camarades de galère. Un soutien financier ? Oui, qui sert tout juste à payer les séances de psy. Un soutien personnel ? Vaut mieux être bien entouré et ne pas avoir d'autres soucis dans la vie... Sinon ? Bah sinon on fini par devenir un zombi. Un zombi qui ne dort toujours pas à 1h de mat car angoissé de reprendre le lendemain à 8h...

Donc, pour résumer : Neotit (donc j'en suis encore au stade où je marche à peine à quatre pattes dans ce métier), balancée dans une jungle ou la violence règne en maître (tu veux être respectée ? Sois violente aussi), pressée comme un citron par une hiérarchie qui attend de toi un investissement sans bornes dans moult projets, te harasse de moult réunions et fait comme si tu étais un vrai prof au costume bien taillé... Donc : Dépression. Fort heureusement je n'ai pas d'idées suicidaires, je souffre apparemment de dépression souriante (merci monsieur le psy). Bon, je me rends compte en écrivant que ce que je dis est complètement pathétique. Mais ça fait du bien de pouvoir me "confier" à des collègues qui ne sont pas dans la même galère que moi...

Purée, cela fait mal au cœur de lire cela ; je ne te connais pas, mais je t'envoie des fleurs à distance, ainsi qu'à tes collègues. Faire un travail pareil, dans des conditions pareilles, avec toute une société qui crache sur notre profession, je comprends que l'on sombre.
Tenez bon, même si écrire cela ne fait pas avancer le schmilblick.
fleurs fleurs fleurs

Osmie
Sage


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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Mr le Lun 08 Fév 2016, 10:24

@Schéhérazade a écrit:
@Osmie a écrit:

Merci pour ce lien ; on pourra apprécier le passage suivant :

"On ne peut pas ballotter ces quelques élèves d'un établissement à un autre, ni mettre un surveillant derrière chaque enfant. il faut valoriser les bonnes pratiques des enseignants, comment se comporter face à l'irrespect."  — Jacques Caillaut, inspecteur d'académie

On souhaite à ce Jacques Caillaut de vivre ce qu'a vécu le stagiaire.


Et celui-ci, que n'aurait pas pu écrire un IPR :
Arnaud, parent d'élève à Castelginest : "Je note une insubordination des enfants vis-à-vis de l'autorité des adultes, et ce de plus en plus tôt. Ces groupes là plombent les classes. Les profs sont impuissants et les parents ont démissionné, les bases doivent venir du cercle familial."

Les propos de l'IA sont d'une sidérante impudence. En gros: ne faisons pas de conseil de discipline, les fauteurs de trouble seraient "ballotés". Et leurs victimes, élèves comment professeurs? C'est pas son problème. "On ne peut pas mettre un surveillant derrière chaque enfant"; bon, eh bien, c'est pas grave, ne renforçons pas les effectifs, ça sert à rien, et puis ça coûte cher, tant pis pour les élèves qui ne sont pas en sécurité. Et l'abject sous-entendu: "valoriser les bonnes pratiques". En gros: vous vous faites insulter ou frapper? Vous n'avez pas eu les "bonnes pratiques". Et en plus, il retire toute légitimité à la loi: "comment se comporter face à l'irrespect". Mais en sanctionnant, en signifiant aux élèves des limites. Précisément ce qu'il interdit en excluant d'office les conseils de discipline. S'il y a un autre comportement prescrit, c'est que l'irrespect n'est pas interdit. Si cet IPR a des enfants, je ne doute pas qu'il soit disposé à les scolariser dans cet établissement les yeux fermés: il enseignera "les bonnes pratiques" aux professeurs du collège, et tout ira pour le mieux.

Les propos de cet IA empestent le fils de notable coopté qui n'a jamais eu à travailler pour en arriver là où il en est.

Mr
Habitué du forum


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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Mr le Lun 08 Fév 2016, 10:24

@Osmie a écrit:
@metropolis75 a écrit:Je ne poste pas souvent sur le forum mais cette nouvelle m'a littéralement bouleversée... Je suis néotitulaire et enseigne dans un collège très difficile (mucho hardcore même) dans le 93. La moitié de l'équipe est constituée de néotits, l'autre moitié de profs n'ayant guère plus de cinq année d'ancienneté. Et... Que dire... Je n'ai pas l'impression qu'on est simplement lâchés dans la jungle, je me sens comme sacrifiée. Sacrifices de "jeunes vierges" sur l'autel de la sacro-sainte institution. Alors que notre costume n'est pas encore bien taillé, nos épaules pas encore assez musclées, on nous a envoyé sur un champ de bataille avec pour guide des généraux tyranniques qui ont pour seul mot d'ordre : "marche ou crève".

Un soutien psychologique ? Oui, deux soirs par semaine au bar du coin à noyer nos peines avec nos camarades de galère. Un soutien financier ? Oui, qui sert tout juste à payer les séances de psy. Un soutien personnel ? Vaut mieux être bien entouré et ne pas avoir d'autres soucis dans la vie... Sinon ? Bah sinon on fini par devenir un zombi. Un zombi qui ne dort toujours pas à 1h de mat car angoissé de reprendre le lendemain à 8h...

Donc, pour résumer : Neotit (donc j'en suis encore au stade où je marche à peine à quatre pattes dans ce métier), balancée dans une jungle ou la violence règne en maître (tu veux être respectée ? Sois violente aussi), pressée comme un citron par une hiérarchie qui attend de toi un investissement sans bornes dans moult projets, te harasse de moult réunions et fait comme si tu étais un vrai prof au costume bien taillé... Donc : Dépression. Fort heureusement je n'ai pas d'idées suicidaires, je souffre apparemment de dépression souriante (merci monsieur le psy). Bon, je me rends compte en écrivant que ce que je dis est complètement pathétique. Mais ça fait du bien de pouvoir me "confier" à des collègues qui ne sont pas dans la même galère que moi...

Purée, cela fait mal au cœur de lire cela ; je ne te connais pas, mais je t'envoie des fleurs à distance, ainsi qu'à tes collègues. Faire un travail pareil, dans des conditions pareilles, avec toute une société qui crache sur notre profession, je comprends que l'on sombre.
Tenez bon, même si écrire cela ne fait pas avancer le schmilblick.
fleurs fleurs fleurs

fleurs fleurs fleurs

Mr
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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par laMiss le Lun 08 Fév 2016, 18:17

metropolis75 : fleurs
"un investissement sans bornes dans moult projets", voilà au moins un élément que tu peux laisser de côté pour l'instant, non ?

J'espère que l'équipe de direction est solide, qu'elle n'hésite pas à sanctionner les élèves et que ça tourne bien en vie sco.

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Site d'info / réforme du collège : www.reformeducollege.fr

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Quillan le Lun 08 Fév 2016, 18:35

@Osmie a écrit:
@metropolis75 a écrit:Je ne poste pas souvent sur le forum mais cette nouvelle m'a littéralement bouleversée... Je suis néotitulaire et enseigne dans un collège très difficile (mucho hardcore même) dans le 93. La moitié de l'équipe est constituée de néotits, l'autre moitié de profs n'ayant guère plus de cinq année d'ancienneté. Et... Que dire... Je n'ai pas l'impression qu'on est simplement lâchés dans la jungle, je me sens comme sacrifiée. Sacrifices de "jeunes vierges" sur l'autel de la sacro-sainte institution. Alors que notre costume n'est pas encore bien taillé, nos épaules pas encore assez musclées, on nous a envoyé sur un champ de bataille avec pour guide des généraux tyranniques qui ont pour seul mot d'ordre : "marche ou crève".

Un soutien psychologique ? Oui, deux soirs par semaine au bar du coin à noyer nos peines avec nos camarades de galère. Un soutien financier ? Oui, qui sert tout juste à payer les séances de psy. Un soutien personnel ? Vaut mieux être bien entouré et ne pas avoir d'autres soucis dans la vie... Sinon ? Bah sinon on fini par devenir un zombi. Un zombi qui ne dort toujours pas à 1h de mat car angoissé de reprendre le lendemain à 8h...

Donc, pour résumer : Neotit (donc j'en suis encore au stade où je marche à peine à quatre pattes dans ce métier), balancée dans une jungle ou la violence règne en maître (tu veux être respectée ? Sois violente aussi), pressée comme un citron par une hiérarchie qui attend de toi un investissement sans bornes dans moult projets, te harasse de moult réunions et fait comme si tu étais un vrai prof au costume bien taillé... Donc : Dépression. Fort heureusement je n'ai pas d'idées suicidaires, je souffre apparemment de dépression souriante (merci monsieur le psy). Bon, je me rends compte en écrivant que ce que je dis est complètement pathétique. Mais ça fait du bien de pouvoir me "confier" à des collègues qui ne sont pas dans la même galère que moi...

Purée, cela fait mal au cœur de lire cela ; je ne te connais pas, mais je t'envoie des fleurs à distance, ainsi qu'à tes collègues. Faire un travail pareil, dans des conditions pareilles, avec toute une société qui crache sur notre profession, je comprends que l'on sombre.
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fleurs fleurs fleurs

Pas mieux.
De tout cœur avec toi, et tes collègues. Préserve-toi avant tout. fleurs

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Lo qui parla que semia, lo qui èscota qu'amassa.

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Invité El le Lun 08 Fév 2016, 19:08

@metropolis75 a écrit:Je ne poste pas souvent sur le forum mais cette nouvelle m'a littéralement bouleversée... Je suis néotitulaire et enseigne dans un collège très difficile (mucho hardcore même) dans le 93. La moitié de l'équipe est constituée de néotits, l'autre moitié de profs n'ayant guère plus de cinq année d'ancienneté. Et... Que dire... Je n'ai pas l'impression qu'on est simplement lâchés dans la jungle, je me sens comme sacrifiée. Sacrifices de "jeunes vierges" sur l'autel de la sacro-sainte institution. Alors que notre costume n'est pas encore bien taillé, nos épaules pas encore assez musclées, on nous a envoyé sur un champ de bataille avec pour guide des généraux tyranniques qui ont pour seul mot d'ordre : "marche ou crève".

Un soutien psychologique ? Oui, deux soirs par semaine au bar du coin à noyer nos peines avec nos camarades de galère. Un soutien financier ? Oui, qui sert tout juste à payer les séances de psy. Un soutien personnel ? Vaut mieux être bien entouré et ne pas avoir d'autres soucis dans la vie... Sinon ? Bah sinon on fini par devenir un zombi. Un zombi qui ne dort toujours pas à 1h de mat car angoissé de reprendre le lendemain à 8h...

Donc, pour résumer : Neotit (donc j'en suis encore au stade où je marche à peine à quatre pattes dans ce métier), balancée dans une jungle ou la violence règne en maître (tu veux être respectée ? Sois violente aussi), pressée comme un citron par une hiérarchie qui attend de toi un investissement sans bornes dans moult projets, te harasse de moult réunions et fait comme si tu étais un vrai prof au costume bien taillé... Donc : Dépression. Fort heureusement je n'ai pas d'idées suicidaires, je souffre apparemment de dépression souriante (merci monsieur le psy). Bon, je me rends compte en écrivant que ce que je dis est complètement pathétique. Mais ça fait du bien de pouvoir me "confier" à des collègues qui ne sont pas dans la même galère que moi...

Prenez soin de vous, chers collègues fleurs fleurs fleurs fleurs2 fleurs2 fleurs2

Invité El
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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Zenxya le Lun 08 Fév 2016, 19:21

Metropolis fleurs2 prends soin de toi

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par laMiss le Lun 08 Fév 2016, 19:23


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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par KrilinXV3 le Lun 08 Fév 2016, 19:28

Il y a quelque chose de pourri dans l'académie de Toulouse, au moins au niveau de la gouvernance. Entre Bellefontaine l'an dernier, ce qui se passe à George-Sand aussi, le fait que l'académie soit "pilote" pour les pires absurdités... et maintenant ce drame (sans commune mesure avec ce que je viens d'évoquer, même s'ils ont été à deux doigts de tuer notre collègue Laure et sa mère)...

Sérieusement, ça devrait commencer à se voir...

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Asinus asinum fricat

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Ergo le Lun 08 Fév 2016, 20:02

@metropolis75 a écrit:Je ne poste pas souvent sur le forum mais cette nouvelle m'a littéralement bouleversée... Je suis néotitulaire et enseigne dans un collège très difficile (mucho hardcore même) dans le 93. La moitié de l'équipe est constituée de néotits, l'autre moitié de profs n'ayant guère plus de cinq année d'ancienneté. Et... Que dire... Je n'ai pas l'impression qu'on est simplement lâchés dans la jungle, je me sens comme sacrifiée. Sacrifices de "jeunes vierges" sur l'autel de la sacro-sainte institution. Alors que notre costume n'est pas encore bien taillé, nos épaules pas encore assez musclées, on nous a envoyé sur un champ de bataille avec pour guide des généraux tyranniques qui ont pour seul mot d'ordre : "marche ou crève".

Un soutien psychologique ? Oui, deux soirs par semaine au bar du coin à noyer nos peines avec nos camarades de galère. Un soutien financier ? Oui, qui sert tout juste à payer les séances de psy. Un soutien personnel ? Vaut mieux être bien entouré et ne pas avoir d'autres soucis dans la vie... Sinon ? Bah sinon on fini par devenir un zombi. Un zombi qui ne dort toujours pas à 1h de mat car angoissé de reprendre le lendemain à 8h...

Donc, pour résumer : Neotit (donc j'en suis encore au stade où je marche à peine à quatre pattes dans ce métier), balancée dans une jungle ou la violence règne en maître (tu veux être respectée ? Sois violente aussi), pressée comme un citron par une hiérarchie qui attend de toi un investissement sans bornes dans moult projets, te harasse de moult réunions et fait comme si tu étais un vrai prof au costume bien taillé... Donc : Dépression. Fort heureusement je n'ai pas d'idées suicidaires, je souffre apparemment de dépression souriante (merci monsieur le psy). Bon, je me rends compte en écrivant que ce que je dis est complètement pathétique. Mais ça fait du bien de pouvoir me "confier" à des collègues qui ne sont pas dans la même galère que moi...
fleurs2

Je ne suis plus dans ce type d'établissement (dans lequel on avait en plus, par contre, quelques collègues assez "anciens" qui avaient passé 10, 15 ans dans l'établissement) donc je me sens assez illégitime à te répondre mais je comprends tellement ce post...

Du coup, je vais aborder le sujet autrement. La semaine dernière, j'ai discuté thèse avec un doctorant qui est dans un tout autre type d'établissement encore mais qui était passé par l'éducation prioritaire aussi. Quand sa directrice a fait remarquer qu'on avait sûrement beaucoup de choses à se dire (proximité des sujets, thèse + secondaire), sa réponse immédiate a été de dire que la REP créait des liens et ça m'a frappée. Parce qu'en fait, on avait effectivement plein d'autres choses à se dire et on se voyait pour la première fois mais on a beaucoup parlé éducation prioritaire. Quelque chose s'y passe.

Le soutien financier est une vaste blague et tout le monde le sait. Les moult projets et réunions servent à donner l'illusion qu'on fait quelque chose pour tenter de combler l'absurdité du quotidien.
Seul compte en effet le soutien des collègues et, quand on a de la chance (souvenir ému de ma première année qui m'a permis de marcher sans crever et surtout sans jamais sous-entendre ce discours bisous), de l'administration. Il faut s'accorder ces temps de respiration -- que ce soit par les soirées ou par des week-ends / vacances ailleurs, faire cours comme on l'entend, avec ce qui nous convient à nous en priorité. Il n'y a pas de médaille...

Et puis parler -- avec les camarades de galère et avec d'autres aussi pour ne pas banaliser ce qui n'est pas banal. Nous, ici, par exemple. Wink
fleurs2 fleurs

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par metropolis75 le Lun 08 Fév 2016, 22:20

Ooooh merci pour toutes ces fleurs ! Vos encouragements font énormément de bien Smile

Pour répondre à la personne qui se demandait si la direction tenait la route... Voilà... Des points de suspension... Première rencontre avec le chef en juin dernier : "si un eleve veut sortir de votre classe et que vous l'en empêchez en vous mettant devant la porte, eh bien si l'élève vous pousse pu vous met un coup c'est de la violence involontaire car il n'est pas venu en classe avec l'idée de vous frapper... Mouais... Moi j'aurais éventuellement parlé de non-préméditation mais bon. Rolala je pourrais vous en raconter tous les jours des histoires ubuesques. Mais je vais vous épargner, je vous aime bien hihi

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Honchamp le Lun 08 Fév 2016, 22:51

@Osmie a écrit:
@metropolis75 a écrit:Je ne poste pas souvent sur le forum mais cette nouvelle m'a littéralement bouleversée... Je suis néotitulaire et enseigne dans un collège très difficile (mucho hardcore même) dans le 93. La moitié de l'équipe est constituée de néotits, l'autre moitié de profs n'ayant guère plus de cinq année d'ancienneté. Et... Que dire... Je n'ai pas l'impression qu'on est simplement lâchés dans la jungle, je me sens comme sacrifiée. Sacrifices de "jeunes vierges" sur l'autel de la sacro-sainte institution. Alors que notre costume n'est pas encore bien taillé, nos épaules pas encore assez musclées, on nous a envoyé sur un champ de bataille avec pour guide des généraux tyranniques qui ont pour seul mot d'ordre : "marche ou crève".

Un soutien psychologique ? Oui, deux soirs par semaine au bar du coin à noyer nos peines avec nos camarades de galère. Un soutien financier ? Oui, qui sert tout juste à payer les séances de psy. Un soutien personnel ? Vaut mieux être bien entouré et ne pas avoir d'autres soucis dans la vie... Sinon ? Bah sinon on fini par devenir un zombi. Un zombi qui ne dort toujours pas à 1h de mat car angoissé de reprendre le lendemain à 8h...

Donc, pour résumer : Neotit (donc j'en suis encore au stade où je marche à peine à quatre pattes dans ce métier), balancée dans une jungle ou la violence règne en maître (tu veux être respectée ? Sois violente aussi), pressée comme un citron par une hiérarchie qui attend de toi un investissement sans bornes dans moult projets, te harasse de moult réunions et fait comme si tu étais un vrai prof au costume bien taillé... Donc : Dépression. Fort heureusement je n'ai pas d'idées suicidaires, je souffre apparemment de dépression souriante (merci monsieur le psy). Bon, je me rends compte en écrivant que ce que je dis est complètement pathétique. Mais ça fait du bien de pouvoir me "confier" à des collègues qui ne sont pas dans la même galère que moi...

Purée, cela fait mal au cœur de lire cela ; je ne te connais pas, mais je t'envoie des fleurs à distance, ainsi qu'à tes collègues. Faire un travail pareil, dans des conditions pareilles, avec toute une société qui crache sur notre profession, je comprends que l'on sombre.
Tenez bon, même si écrire cela ne fait pas avancer le schmilblick.
fleurs fleurs fleurs
 Même réaction qu'Osmie, Métropolis...
C'est terrible.
Et on nous parle d'égalité des chances ...
Et on y sacrifie des profs..

Et les élus locaux, ils en pensent quoi ?

Courage à toi et aux autres profs.

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"Tu verras bien qu'il n'y aura pas que moi, assise par terre comme ça.."

Honchamp
Neoprof expérimenté


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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par gauvain31 le Lun 08 Fév 2016, 22:57

@metropolis75 a écrit:Je ne poste pas souvent sur le forum mais cette nouvelle m'a littéralement bouleversée... Je suis néotitulaire et enseigne dans un collège très difficile (mucho hardcore même) dans le 93. La moitié de l'équipe est constituée de néotits, l'autre moitié de profs n'ayant guère plus de cinq année d'ancienneté. Et... Que dire... Je n'ai pas l'impression qu'on est simplement lâchés dans la jungle, je me sens comme sacrifiée. Sacrifices de "jeunes vierges" sur l'autel de la sacro-sainte institution. Alors que notre costume n'est pas encore bien taillé, nos épaules pas encore assez musclées, on nous a envoyé sur un champ de bataille avec pour guide des généraux tyranniques qui ont pour seul mot d'ordre : "marche ou crève".

Un soutien psychologique ? Oui, deux soirs par semaine au bar du coin à noyer nos peines avec nos camarades de galère. Un soutien financier ? Oui, qui sert tout juste à payer les séances de psy. Un soutien personnel ? Vaut mieux être bien entouré et ne pas avoir d'autres soucis dans la vie... Sinon ? Bah sinon on fini par devenir un zombi. Un zombi qui ne dort toujours pas à 1h de mat car angoissé de reprendre le lendemain à 8h...

Donc, pour résumer : Neotit (donc j'en suis encore au stade où je marche à peine à quatre pattes dans ce métier), balancée dans une jungle ou la violence règne en maître (tu veux être respectée ? Sois violente aussi), pressée comme un citron par une hiérarchie qui attend de toi un investissement sans bornes dans moult projets, te harasse de moult réunions et fait comme si tu étais un vrai prof au costume bien taillé... Donc : Dépression. Fort heureusement je n'ai pas d'idées suicidaires, je souffre apparemment de dépression souriante (merci monsieur le psy). Bon, je me rends compte en écrivant que ce que je dis est complètement pathétique. Mais ça fait du bien de pouvoir me "confier" à des collègues qui ne sont pas dans la même galère que moi...

fleurs fleurs fleurs flower

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Osmie le Mar 09 Fév 2016, 08:46

@metropolis75 a écrit:Ooooh merci pour toutes ces fleurs ! Vos encouragements font énormément de bien Smile

Pour répondre à la personne qui se demandait si la direction tenait la route... Voilà... Des points de suspension... Première rencontre avec le chef en juin dernier : "si un eleve veut sortir de votre classe et que vous l'en empêchez en vous mettant devant la porte, eh bien si l'élève vous pousse pu vous met un coup c'est de la violence involontaire car il n'est pas venu en classe avec l'idée de vous frapper... Mouais... Moi j'aurais éventuellement parlé de non-préméditation mais bon. Rolala je pourrais vous en raconter tous les jours des histoires ubuesques. Mais je vais vous épargner, je vous aime bien hihi

Shocked  cafe

Il n'aurait pas été chez les Jésuites au temps de Pascal, ton principal ? Sa réaction m'a fait penser à ce texte ; pour lui donc, un extrait des Provinciales de Pascal, à clouer sur la porte de son bureau.


Blaise Pascal, Les Provinciales, 1656. Septième lettre
[...]
Mais je veux maintenant vous faire voir cette  grande  méthode  dans  tout  son  lustre  sur  le  sujet  de  l'homicide,  qu'elle  justifie  en  mille rencontres,  afin  que  vous  jugiez  par  un  tel  effet  tout  ce  qu'elle  est  capable  de  produire.  Je  vois déjà,  lui  dis−je,  que  par  là  tout  sera  permis,  rien  n'en  échappera.  Vous  allez  toujours  d'une extrémité à l'autre, répondit le Père : corrigez−vous de cela ; car, pour vous témoigner que nous ne  permettons  pas  tout,  sachez  que,  par  exemple,  nous  ne  souffrons  jamais  d'avoir  l'intention formelle  de  pécher  pour  le  seul  dessein  de  pécher  ;  et  que  quiconque  s'obstine  à  n'avoir  point d'autre fin dans le mal que le mal même, nous rompons avec lui ; cela est diabolique : voilà qui est sans  exception  d'âge,  de  sexe, de  qualité.  Mais  quand  on  n'est  pas  dans  cette  malheureuse disposition,  alors  nous  essayons  de  mettre  en pratique  notre  méthode  de  diriger  l'intention,  qui consiste à se proposer pour fin de ses actions un objet permis. Ce n'est pas qu'autant qu'il est en notre  pouvoir  nous  ne  détournions  les  hommes  des  choses  défendues  ;  mais,  quand  nous  ne pouvons pas empêcher l'action, nous purifions au  moins l'intention ; et ainsi nous corrigeons le vice du moyen par la pureté de la fin. Voilà  par  où  nos  Pères  ont  trouvé  moyen  de  permettre  les  violences  qu'on  pratique  en défendant son honneur ;car il n'y a qu'à détourner son intention du désir de vengeance, qui est criminel, pour la porter au désir de défendre son honneur, qui est permis selon nos Pères. Et c'est ainsi qu'ils accomplissent tous leurs devoirs envers Dieu et envers les hommes.


On tue son père, son frère, et on est absous en déclarant que l'on n'avait pas l'intention de le faire ; c'est pas beau ?
Et si vous faisiez la même chose avec lui (bousculade, gifles, insultes, etc.), que dirait-il ? "Ah, vous m'avez piétiné, mais vous m'aviez pas l'intention de le faire ? Alors, c'est bon, je suis même confus d'avoir été froissé ; suis-je sot !"

Osmie
Sage


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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par juju le Mar 09 Fév 2016, 09:30

@metropolis75 a écrit:Je ne poste pas souvent sur le forum mais cette nouvelle m'a littéralement bouleversée... Je suis néotitulaire et enseigne dans un collège très difficile (mucho hardcore même) dans le 93. La moitié de l'équipe est constituée de néotits, l'autre moitié de profs n'ayant guère plus de cinq année d'ancienneté. Et... Que dire... Je n'ai pas l'impression qu'on est simplement lâchés dans la jungle, je me sens comme sacrifiée. Sacrifices de "jeunes vierges" sur l'autel de la sacro-sainte institution. Alors que notre costume n'est pas encore bien taillé, nos épaules pas encore assez musclées, on nous a envoyé sur un champ de bataille avec pour guide des généraux tyranniques qui ont pour seul mot d'ordre : "marche ou crève".

Un soutien psychologique ? Oui, deux soirs par semaine au bar du coin à noyer nos peines avec nos camarades de galère. Un soutien financier ? Oui, qui sert tout juste à payer les séances de psy. Un soutien personnel ? Vaut mieux être bien entouré et ne pas avoir d'autres soucis dans la vie... Sinon ? Bah sinon on fini par devenir un zombi. Un zombi qui ne dort toujours pas à 1h de mat car angoissé de reprendre le lendemain à 8h...

Donc, pour résumer : Neotit (donc j'en suis encore au stade où je marche à peine à quatre pattes dans ce métier), balancée dans une jungle ou la violence règne en maître (tu veux être respectée ? Sois violente aussi), pressée comme un citron par une hiérarchie qui attend de toi un investissement sans bornes dans moult projets, te harasse de moult réunions et fait comme si tu étais un vrai prof au costume bien taillé... Donc : Dépression. Fort heureusement je n'ai pas d'idées suicidaires, je souffre apparemment de dépression souriante (merci monsieur le psy). Bon, je me rends compte en écrivant que ce que je dis est complètement pathétique. Mais ça fait du bien de pouvoir me "confier" à des collègues qui ne sont pas dans la même galère que moi...

Touchée par ton message qui traduit fort bien ces choses inacceptables que l'Institution fait semblant de ne pas voir cautionne.
Courage.
Pensées d'une prof en REP qui galère, même après 10 ans de carrière. Je précise que je tiens grâce aux élèves (oui, vous avez bien lu). C'est tout le reste qui me rend déprimée/furieuse, selon la phase que je traverse.

juju
Expert


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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Quillan le Mar 09 Fév 2016, 12:26

@metropolis75 a écrit:Ooooh merci pour toutes ces fleurs ! Vos encouragements font énormément de bien Smile

Pour répondre à la personne qui se demandait si la direction tenait la route... Voilà... Des points de suspension... Première rencontre avec le chef en juin dernier : "si un eleve veut sortir de votre classe et que vous l'en empêchez en vous mettant devant la porte, eh bien si l'élève vous pousse pu vous met un coup c'est de la violence involontaire car il n'est pas venu en classe avec l'idée de vous frapper... Mouais... Moi j'aurais éventuellement parlé de non-préméditation mais bon. Rolala je pourrais vous en raconter tous les jours des histoires ubuesques. Mais je vais vous épargner, je vous aime bien hihi

Quel soutien. affraid
Sous-entendu "si vous prenez une beigne, c'est de votre faute, vous l'avez provoqué, le petit ange."

J'ai fait mon stage dans une REP folklorique également, mais au moins l'encadrement était derrière et tenait la route.
Là, je ne sais que te dire, à part "courage", encore une fois.

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Dr Raynal le Mar 09 Fév 2016, 15:56

@metropolis75 a écrit: "si un eleve veut sortir de votre classe et que vous l'en empêchez en vous mettant devant la porte...
Mais quelle idée de contrarier un chérubin : il suffit de la lui ouvrir bien grande, la porte, et de signaler immédiatement sa sortie à la vie scolaire. De facto, notre petit ange n'est plus sous notre responsabilité, mais sous celle de la VS, dont le responsable, in fine, est... le chef lui même... Twisted Evil Twisted Evil

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Ergo le Mar 09 Fév 2016, 15:58

+1.
Ah ben clairement, si un élève veut sortir, qu'il sorte et on le signale.


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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par laMiss le Mar 09 Fév 2016, 16:45

@metropolis75 a écrit:Première rencontre avec le chef en juin dernier : "si un eleve veut sortir de votre classe et que vous l'en empêchez en vous mettant devant la porte, eh bien si l'élève vous pousse pu vous met un coup c'est de la violence involontaire car il n'est pas venu en classe avec l'idée de vous frapper...

Ah.
Il semblerait qu'au moins une personne use et abuse de c%nnerie volontaire, dans ton bahut.
Vous devriez aller le voir en délégation pour réclamer une réunion sur les problèmes de violence et d'incivilité et des réponses collectives adaptées à mettre en place.

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par Mr le Mer 10 Fév 2016, 08:49

@Dr Raynal a écrit:
@metropolis75 a écrit: "si un eleve veut sortir de votre classe et que vous l'en empêchez en vous mettant devant la porte...
Mais quelle idée de contrarier un chérubin : il suffit de la lui ouvrir bien grande, la porte, et de signaler immédiatement sa sortie à la vie scolaire. De facto, notre petit ange n'est plus sous notre responsabilité, mais sous celle de la VS, dont le responsable, in fine, est... le chef lui même... Twisted Evil Twisted Evil

Tu rêves, TOUT est toujours la faute de l'enseignant.

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par XIII le Mer 10 Fév 2016, 08:59

La FNEC FP-Force Ouvrière a demandé l’inscription à l’ordre du jour du prochain CHSCT ministériel d’une information sur les suicides d’un professeur des écoles à Villeneuve-les-Avignon dans le Gard et d’un professeur stagiaire au collège Hubertine Auclert de Toulouse.

La FNEC FP-Force Ouvrière apporte toutes ses condoléances aux familles et aux proches de ces collègues.

La FNEC FP-Force Ouvrière estime essentiel de savoir si l’administration porte une part de responsabilité dans ces drames qui suscitent une légitime émotion parmi nos collègues.

La FNEC FP-FO appuiera une demande d’enquête sous l’égide des CHSCT départementaux ou académiques.

XIII
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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par laMiss le Mer 10 Fév 2016, 16:10

Quatre suicides dans l'EN.
Que font les médias ?

Voici quelques contacts, parmi les médias n'ayant pas trop mal couvert la réforme :
- le grand décryptage d'Olivier Galzi
Sur ses réseaux sociaux : http://www.itele.fr/journalistes/olivier-galzi
- Marianne
http://www.marianne.net/forms/CONTACTER-LA-REDACTION-DE-MARIANNE2-FR_f1.html
- le Figaro
http://www.lefigaro.fr/contact/contact.php
(plutôt pour poser une question, certes)
- Causeur
http://www.causeur.fr/contacts
- l'Huma
http://www.humanite.fr/contact

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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par gp20 le Mer 10 Fév 2016, 19:33

http://www.politis.fr/articles/2016/02/de-la-misere-en-milieu-enseignant-34064/

Où l'on apprend que le jeune collègue qui s'est suicidé près de Toulouse, était "malade", et le Rectorat était au courant de cela, avant son affectation à Croix-Daurade...
Effarant.

gp20
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Re: La presse et le suicide des enseignants...

Message par JPC le Mer 10 Fév 2016, 19:47

C'est glaçant. Ce rectorat est à la limite du criminel.

JPC
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