élections comme à Rome

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Re: élections comme à Rome

Message par iphigénie le Jeu 1 Sep - 7:21

si on veut vraiment "actualiser" la Rome antique: jouons la chute de Rome en direct:
après les Wisigoths,Ostrogoths et autres Vandales, les CAC 40.
Et ce sont encore les humanités qui trinquent.
Crying or Very sad


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Re: élections comme à Rome

Message par alprechac2 le Jeu 1 Sep - 8:53

Cripure a écrit:
alprechac2 a écrit:Je me souviens d'un post où quelqu'un expliquait qu'elle avait organisé en latin des élections comme cela se déroulait sous la République romaine, pour montrer à ses élèves combien il était difficile à la plèbe de se faire élire.
Feraient mieux d'apprendre le subjonctif furieux


Mes élèves apprennent aussi le subjonctif et le savent en sortant de 3e ...

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Re: élections comme à Rome

Message par Cripure le Jeu 1 Sep - 14:02

condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
alprechac2 a écrit:Je me souviens d'un post où quelqu'un expliquait qu'elle avait organisé en latin des élections comme cela se déroulait sous la République romaine, pour montrer à ses élèves combien il était difficile à la plèbe de se faire élire.
Feraient mieux d'apprendre le subjonctif furieux


Encore aurait-il fallu qu'ils prissent conscience de cet impérieux devoir constitutif du métier de citoyen ! lol!
Outre le livre éponyme de Claude Nicolet, on peut aussi lire un bon compte-rendu ici : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1976_num_26_6_393705_t1_1153_0000_001
Cela m'amène à évoquer cet entretien accordé par Jean-François Sirinelli, directeur du Centre d'histoire de Sciences-Po et surtout de la vénérable Revue historique à Gilles Heuré dans le dernier numéro de Télérama : "Autrefois, les historiens étrangers apprenaient notre langue pour lire leurs collègues de l'Hexagone, car les avancées historiographiques étaient souvent françaises. Si la génération née dans les années 1920 a rayonné - Robert Mandrou, Georges Duby ou Emmanuel Le Roy Ladurie -, ce n'est plus le cas aujourd'hui [...] D'une manière générale, les sciences sociales, qui sont celles de la complexité, sont désormais conduites à communiquer dans un anglais dégradé, que pratiquent, hélas, bien des chercheurs non anglophones. De plus, comme les traductions décroissent, faute de moyens, les historiens français sont contraints d'écrire directement dans cette langue édulcorée [...]". Comme un écho au débat sur le déclin des filières de lettres classiques à l'université, Jean-François Sirinelli dresse un constat identique pour l'histoire : "A part un certain nombre de grandes universités parisiennes et quelques-unes de province, les départements d'histoire fondent. Or le coeur de la recherche se faisait dans les universités...".

J'espère que le déclin des humanités de l'école à l'université amènera un jour une révolte et des réponses communes car les problématiques sont trop entrelacées pour s'autoriser les guerres picrocholines qui gênent considérablement toute tentative d'insurrection face à l'arbitraire politique.
L'était pas si longue, cette réponse, quand je suis allé me coucher scratch scratch scratch
Je n'ai pas tout très bien compris. Mais je sais que "latin" n'est pas "histoire ancienne".
Donc : subjonctif ! (En plus, c'est facile).
Non parce que faire un faux procès pendant deux mois, n'importe quel contractuel d'EPS opportuniste peut le faire... (cf. un autre fil).

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Re: élections comme à Rome

Message par Cripure le Jeu 1 Sep - 14:04

alprechac2 a écrit:
Cripure a écrit:
alprechac2 a écrit:Je me souviens d'un post où quelqu'un expliquait qu'elle avait organisé en latin des élections comme cela se déroulait sous la République romaine, pour montrer à ses élèves combien il était difficile à la plèbe de se faire élire.
Feraient mieux d'apprendre le subjonctif furieux


Mes élèves apprennent aussi le subjonctif et le savent en sortant de 3e ...
Oui oui, oui. C'est toujours ce qu'on me répond dans ce cas. Et l'année d'après, ça ne loupe pas, faut recommencer à zéro de chez zéro. Alors je veux bien vous faire confiance. Mais je n'ai pas confiance. Ca fait vingt ans que je passe selon les années, en français comme en latin, entre un tiers et la moitié du temps à faire en seconde et première ce qui devait être fait au collège. Et pourtant, par chez nous, seulement 48% des 3e passent en seconde GT. Alors, excusez ma défiance.
Suspect Suspect Suspect

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Re: élections comme à Rome

Message par Thalia de G le Jeu 1 Sep - 14:07

Cripure a écrit:
Donc : subjonctif ! (En plus, c'est facile).

Je plussoie volontiers, bien plus facile que ces élections scratch

Thalia de G
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Re: élections comme à Rome

Message par condorcet le Jeu 1 Sep - 15:04

Cripure a écrit:
condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
alprechac2 a écrit:Je me souviens d'un post où quelqu'un expliquait qu'elle avait organisé en latin des élections comme cela se déroulait sous la République romaine, pour montrer à ses élèves combien il était difficile à la plèbe de se faire élire.
Feraient mieux d'apprendre le subjonctif furieux


Encore aurait-il fallu qu'ils prissent conscience de cet impérieux devoir constitutif du métier de citoyen ! lol!
Outre le livre éponyme de Claude Nicolet, on peut aussi lire un bon compte-rendu ici : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1976_num_26_6_393705_t1_1153_0000_001
Cela m'amène à évoquer cet entretien accordé par Jean-François Sirinelli, directeur du Centre d'histoire de Sciences-Po et surtout de la vénérable Revue historique à Gilles Heuré dans le dernier numéro de Télérama : "Autrefois, les historiens étrangers apprenaient notre langue pour lire leurs collègues de l'Hexagone, car les avancées historiographiques étaient souvent françaises. Si la génération née dans les années 1920 a rayonné - Robert Mandrou, Georges Duby ou Emmanuel Le Roy Ladurie -, ce n'est plus le cas aujourd'hui [...] D'une manière générale, les sciences sociales, qui sont celles de la complexité, sont désormais conduites à communiquer dans un anglais dégradé, que pratiquent, hélas, bien des chercheurs non anglophones. De plus, comme les traductions décroissent, faute de moyens, les historiens français sont contraints d'écrire directement dans cette langue édulcorée [...]". Comme un écho au débat sur le déclin des filières de lettres classiques à l'université, Jean-François Sirinelli dresse un constat identique pour l'histoire : "A part un certain nombre de grandes universités parisiennes et quelques-unes de province, les départements d'histoire fondent. Or le coeur de la recherche se faisait dans les universités...".

J'espère que le déclin des humanités de l'école à l'université amènera un jour une révolte et des réponses communes car les problématiques sont trop entrelacées pour s'autoriser les guerres picrocholines qui gênent considérablement toute tentative d'insurrection face à l'arbitraire politique.
L'était pas si longue, cette réponse, quand je suis allé me coucher scratch scratch scratch
Je n'ai pas tout très bien compris. Mais je sais que "latin" n'est pas "histoire ancienne".
Donc : subjonctif ! (En plus, c'est facile).
Non parce que faire un faux procès pendant deux mois, n'importe quel contractuel d'EPS opportuniste peut le faire... (cf. un autre fil).


Shocked Shocked Shocked Quel faux procès ? Je dis simplement que le déclin des lettres classiques et celui de l'histoire sont liés et ne sauraient faire l'objet de luttes corporatistes isolées.


Dernière édition par condorcet le Jeu 1 Sep - 16:04, édité 1 fois

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Re: élections comme à Rome

Message par condorcet le Jeu 1 Sep - 15:05

Et je pense aussi qu'il y a un risque assez grand de confusion entre le sens que les citoyens romains sous la République attachaient aux élections et le nôtre.

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Re: élections comme à Rome

Message par Cripure le Jeu 1 Sep - 17:12

condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
alprechac2 a écrit:Je me souviens d'un post où quelqu'un expliquait qu'elle avait organisé en latin des élections comme cela se déroulait sous la République romaine, pour montrer à ses élèves combien il était difficile à la plèbe de se faire élire.
Feraient mieux d'apprendre le subjonctif furieux


Encore aurait-il fallu qu'ils prissent conscience de cet impérieux devoir constitutif du métier de citoyen ! lol!
Outre le livre éponyme de Claude Nicolet, on peut aussi lire un bon compte-rendu ici : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1976_num_26_6_393705_t1_1153_0000_001
Cela m'amène à évoquer cet entretien accordé par Jean-François Sirinelli, directeur du Centre d'histoire de Sciences-Po et surtout de la vénérable Revue historique à Gilles Heuré dans le dernier numéro de Télérama : "Autrefois, les historiens étrangers apprenaient notre langue pour lire leurs collègues de l'Hexagone, car les avancées historiographiques étaient souvent françaises. Si la génération née dans les années 1920 a rayonné - Robert Mandrou, Georges Duby ou Emmanuel Le Roy Ladurie -, ce n'est plus le cas aujourd'hui [...] D'une manière générale, les sciences sociales, qui sont celles de la complexité, sont désormais conduites à communiquer dans un anglais dégradé, que pratiquent, hélas, bien des chercheurs non anglophones. De plus, comme les traductions décroissent, faute de moyens, les historiens français sont contraints d'écrire directement dans cette langue édulcorée [...]". Comme un écho au débat sur le déclin des filières de lettres classiques à l'université, Jean-François Sirinelli dresse un constat identique pour l'histoire : "A part un certain nombre de grandes universités parisiennes et quelques-unes de province, les départements d'histoire fondent. Or le coeur de la recherche se faisait dans les universités...".

J'espère que le déclin des humanités de l'école à l'université amènera un jour une révolte et des réponses communes car les problématiques sont trop entrelacées pour s'autoriser les guerres picrocholines qui gênent considérablement toute tentative d'insurrection face à l'arbitraire politique.
L'était pas si longue, cette réponse, quand je suis allé me coucher scratch scratch scratch
Je n'ai pas tout très bien compris. Mais je sais que "latin" n'est pas "histoire ancienne".
Donc : subjonctif ! (En plus, c'est facile).
Non parce que faire un faux procès pendant deux mois, n'importe quel contractuel d'EPS opportuniste peut le faire... (cf. un autre fil).


Shocked Shocked Shocked Quel faux procès ? Je dis simplement que le déclin des lettres classiques et celui de l'histoire sont liés et ne sauraient faire l'objet de luttes corporatistes isolées.
Le faux procès à faire en classe au lieu de faire le subjonctif Laughing Ce n'est pas vous qui faites un faux procès, m'enfin !

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Re: élections comme à Rome

Message par condorcet le Jeu 1 Sep - 17:14

Mille excuses Embarassed
Ah oui, l'idée m'a paru tellement étrange que j'en ai perdu le peu de latin qui subsiste (il faut dire que je n'ai pas eu le bonheur de préparer un master d'histoire médiévale Razz lol! ).

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