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amalricu
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Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par amalricu Mer 31 Jan 2018 - 3:10
http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2117.asp

Rapport remis ce jour à monsieur Blanquer !
Date modifiée dans le titre, ce n'est pas le rapport d'aujourd'hui.
Sphinx pour la modération



125 pages quand même...150 témoignages et interventions..(seulement) 3 déplacements sur le terrain (sic)...Recensement des points de tensions et de frictions....25 propositions.

"Le recours à l’exercice par le Parlement de sa fonction de contrôle s’est avéré d’autant plus pertinent que la nature et la qualité des liens en cause concernent un fait social majeur, qui implique 17 millions de parents d’élèves, 12 millions d’élèves et près de 800 000 enseignants et personnels de direction, d’inspection et d’éducation."

"Comme l’a observé M. Antoine Prost, les parents attendent « beaucoup » de l’école, alors que celle-ci attend « peu » des parents. En effet pour les raisons historiques déjà évoquées, l’école « n’aime pas voir les parents se mêler de ses affaires », sauf s’il s’agit d’organiser la fête de l’établissement ou des sorties de classe. Les relations entre ces deux acteurs sont donc de plus en plus « asymétriques », ce qui contribue à les fausser (17).

Cette attitude à l’égard de l’école reflète une tendance de défiance générale à l’encontre des autres grandes institutions sociales, comme la médecine ou la justice. Leur légitimité, comme l’a souligné M. Philippe Meirieu, n’est plus acquise « par avance », mais doit être reconstruite de manière quotidienne (18)."

Ainsi, aujourd’hui, les parents ne considèrent plus a priori que l’école publique soit en mesure de leur garantir les meilleures solutions, que ce soit en termes d’éducation, d’instruction ou de qualification. C’est d’ailleurs ce sentiment qui, conjugué à la montée de l’individualisme dans notre société, a nourri ce qu’on appelle le « consumérisme scolaire », cette recherche angoissée de la meilleure option ou du meilleur établissement pour son enfant, dont l’apparition a été relevée dès 1982 par le sociologue Robert Ballion (19).

Ce dernier phénomène explique, en grande partie, l’« interventionnisme scolaire » de la part des parents les plus diplômés et les plus informés. En effet, dans ce cas de figure, comme l’a noté un rapport des inspections générales de l’éducation nationale, « bien loin d’être des partenaires, les parents, et en particulier les parents de niveau socioculturel élevé, sont suspectés de vouloir contrôler et juger la prestation professionnelle de l’enseignant » (20).

De surcroît, comme l’a fait observer M. Antoine Prost, la « solidarité éducative entre adultes » – qui faisait qu’auparavant les parents et les enseignants faisaient « cause commune », les premiers ne contestant guère l’autorité, et donc les méthodes pédagogiques, du maître – tend à disparaître. Ce qui prévaut souvent, c’est la contestation, même si celle-ci ne se fait pas forcément de manière virulente, mais à fleurets mouchetés, dans « l’exutoire » que constituent les conseils d’école ou d’administration (21).

Les relations école-parents peuvent être donc marquées par la crainte, qui est double : crainte des professeurs d’être « envahis » par des parents omniprésents ; crainte des parents que l’école ne sache pas bien éduquer leurs enfants ou préparer leur avenir professionnel. Ce sentiment est aggravé par le fait qu’aucun des deux acteurs, selon M. Rémy Guilleux, le vice-président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF), n’est, dans ce face-à-face, « assuré de sa légitimité » (22)."

"Enfin, ces relations sont d’autant moins apaisées que le « langage » de l’éducation nationale constitue parfois un sujet d’irritation pour les parents, qu’il s’agisse de l’emploi de sigles incompréhensibles pour les non-initiés ou de formules elliptiques, notamment en matière d’évaluation. Le mot même de « convocation », qui peut être justifié dans certaines situations, est, lorsqu’il s’agit d’inviter les parents à aborder une difficulté liée aux apprentissages, très mal accepté, car connoté de manière négative. Comme l’a fait observer le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE), M. Paul Raoult, quel peut être l’état d’esprit d’un parent « convoqué », quand ce mot, pour la plupart des adultes, est associé au monde judiciaire (39) ?

Ce climat général n’est pas étranger à l’explosion des réclamations des usagers adressées au médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur : tous publics (élèves, étudiants et parents) et niveaux confondus (du primaire au supérieur), établissements privés compris, celles-ci ont augmenté de 499 % entre 2000 et 2013 pour s’établir à 7 544. L’année dernière, les usagers représentaient 73 % des réclamations, contre seulement 31 % en 2000 (40)."

Et l'extrait (quelquefois raide) le plus susceptible de déclencher la discussion :


" Un mythe : les parents démissionnaires ; une réalité : les ratés de la démocratisation scolaire

Les auditions de la mission ont démontré, s’il en était besoin, l’inanité de la thèse de la « démission » des parents d’élèves issus des milieux populaires. Ce constat est celui du bon sens, comme l’a rappelé l’historien Antoine Prost pour qui « la stigmatisation des parents déclarés défaillants est, pour une école en situation d’échec - car l’échec de tant d’élèves est celui de l’institution et non plus celui des individus - une solution de facilité, une façon de nier sa propre responsabilité en la faisant retomber de façon arbitraire, injuste et blessante sur les familles » (65).

Lors de son audition, Mme Séverine Kakpo a mis en évidence le fait que les familles populaires se sont approprié, depuis plusieurs décennies, les enjeux d’apprentissage au point de transformer le domicile en « annexe pédagogique de la classe ». Ces familles sont passées d’un rapport relativement distant à l’école, tel qu’il existait au début du XXe siècle, à la prise en compte, de plus en plus pressante, à partir des transformations économiques des années 1960, puis avec l’apparition du chômage de masse, du « souci scolaire », la norme en la matière étant d’« aller le plus loin possible ». Ce nouveau paradigme transparaît dans les pratiques de suivi des devoirs, dès lors que les familles disposent du temps pour le faire ni ne sont trop démunies pour accompagner les enfants. Les mères sont tout particulièrement mobilisées, puisqu’un écolier dont la mère n’a pas le baccalauréat reçoit d’elle un peu plus de quinze d’heures d’aide par mois, contre treize heures si elle est bachelière. Aussi note-t-on, dans ces milieux, un attachement très fort aux devoirs, considérés comme nécessaires ; parfois, ces parents sont même prescripteurs de travail en plus, notamment pour prendre de l’avance sur des leçons qui seront découvertes plus tard en classe. Cet investissement très important expose toutefois les parents concernés à un risque de « décrochage » et donc de disqualification symbolique aux yeux de leurs enfants, surtout à partir de la sixième, classe à partir de laquelle ils éprouvent des difficultés à les aider (66).

L’échec scolaire n’est donc pas un « sous-produit » de problèmes socio-économiques extérieurs à l’école comme certains peuvent le penser. C’est, au sens propre du terme, une « coproduction », entre les élèves tels qu’ils sont et l’école telle qu’elle fonctionne, avec des codes et une pédagogie qui avantagent un certain type d’enfants. Ce point a été confirmé par les analyses du chercheur en sciences de l’éducation Jean-Yves Rochex. Selon lui, l’école a une tendance naturelle à considérer que les élèves sont déjà « construits comme des élèves », alors que c’est loin d’être toujours le cas. La responsabilité principale de la réussite scolaire n’est donc pas à chercher du côté des familles, mais de la manière dont l’institution prend en compte – ou non – les différences de départ et les « traite ». On peut donc affirmer qu’il n’y a pas, sauf exceptions, de « parents démissionnaires », mais des parents démunis et une école elle-même démunie face à ces adultes (67).

Si les « parents démissionnaires » relèvent bien du mythe, en revanche, les « ratés de la démocratisation scolaire » – pour reprendre les termes employés par M. Philippe Meirieu – constituent une réalité qu’il faut admettre pour comprendre le désenchantement des milieux populaires à l’égard de l’école. En effet, d’après ce chercheur, les parents concernés ont le sentiment d’« avoir été floués ». Tant que la République laissait leurs enfants à la porte du collège, ils pouvaient considérer que la faiblesse de leur niveau scolaire était de leur fait. Mais dès lors que ces élèves peuvent y accéder, la société et l’école peuvent prétendre qu’ils se sont acquittés de leurs obligations en matière d’égalité républicaine et que les « victimes de jadis sont devenues des coupables de leur propre échec ». Ce renversement entraîne donc, chez certains parents, des crispations, voire une certaine rancœur à l’égard d’une institution qui n’a pas tenu ses promesses (68).

Le déterminisme social qui caractérise, de fait, notre système scolaire est d’ailleurs particulièrement bien attesté sur le plan statistique. La dernière édition de l’évaluation « PISA » (programme international pour le suivi des acquis des élèves) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indique que, parmi tous ses membres, notre pays est celui où la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance scolaire – mesurée par les compétences des élèves de quinze ans – est la plus forte. En effet, la progression d’une unité de l’indice PISA de statut économique, social et culturel (qui englobe le niveau de formation, la profession et le patrimoine des parents) entraîne une augmentation du score en mathématiques de 57 points en France, contre 39 points en moyenne dans les pays de l’OCDE (69). Les évaluations nationales confirment que les écarts se constituent tôt et ne font que se creuser tout au long de la scolarité. On rappellera ici ces chiffres, repris à l’occasion de la Conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale de décembre 2012 : la proportion d’élèves en retard à l’entrée en sixième est presque dix fois plus élevée pour les enfants de parents inactifs que pour les enfants de cadres ou d’enseignants, tandis qu’un enfant d’enseignant a quatorze fois plus de chances d’obtenir le baccalauréat qu’un enfant d’ouvrier non qualifié (70)."
Verdurette
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Modérateur

Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par Verdurette Mer 31 Jan 2018 - 5:56
En me limitant à ce que je connais (l'école primaire) , c'est un assez bon reflet de la réalité, bien que je trouve modeste le nombre de situations observées.
Je remercie vivement Monsieur Meirieu pour ses propos sympathiques  sur les enseignants, seuls responsables des ratés de la démocratisation scolaire, (quid du rôle de ses copains du Conseil National des Programmes dans cette faillite ? Ah oui, pardon, eux ont trouvé les bonnes solutions et nous n'avons pas su les comprendre ni les appliquer), alors que les "parents démissionnaires" ne sont qu'une légende urbaine.  
J'aimerais qu'il vienne à nos réunions de rentrée, lorsqu'il y a 5 parents sur 30 familles.

Sinon, pas mal d'idées qu'on applique déjà ...

J'ai noté ceci :


La prise en charge de la grande difficulté scolaire, qui affecte les élèves en échec ou considérés comme tel, ne peut s’effectuer sans impliquer les parents.

Dans le même temps, l’implication des parents ne doit pas se traduire par un quelconque « droit de veto » parental sur les solutions proposées par l’équipe pédagogique. C’est au nom de ce partage des rôles et des responsabilités que le législateur a décidé, l’an dernier, de supprimer la disposition du code de l’éducation en vertu de laquelle le directeur de l’école ou le chef d’établissement « propose » aux parents de « mettre en place conjointement » des dispositifs d’aide destinés aux élèves qui risquent de ne pas maîtriser les connaissances ou les compétences exigées à la fin d’un cycle de la scolarité obligatoire.

Cette exigence d’un accord préalable pouvait être en effet « bloquante », alors que la prise en charge d’un élève en échec dans les apprentissages est, par définition, l’affaire de l’école. Au nom de quoi, en effet, l’éducation nationale devrait-elle soumettre les aides qu’elle met en œuvre dans le temps scolaire à une quelconque forme de « régime d’autorisation » ? Les dispositions adoptées dans le cadre de la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République ont donc attribué au directeur de l’école ou au chef d’établissement le droit d’instituer de tels dispositifs, en précisant que ce dernier « associe les parents ou le responsable légal de l’élève à [leur] mise en place », cette redéfinition des rôles respectifs des uns et des autres étant bien plus satisfaisante (article L. 311-3-1 du code de l’éducation).

Curieux que ça, on ne nous en ait jamais parlé ...

Et sauf erreur, je n'ai rien trouvé sur les solutions préconisées quand un gamin n'a aucune limite et pourrit un établissement.
Isis39
Isis39
Enchanteur

Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par Isis39 Mer 31 Jan 2018 - 6:12
Je ne comprends pas cette histoire de "convocation" des parents. On ne les convoque pas.
Verdurette
Verdurette
Modérateur

Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par Verdurette Mer 31 Jan 2018 - 6:16
C'est rare en effet, même pour les équipes éducatives, ils sont "invités".
Marie Laetitia
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Bon génie

Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par Marie Laetitia Mer 31 Jan 2018 - 6:27
Les auditions de la mission ont démontré, s’il en était besoin, l’inanité de la thèse de la « démission » des parents d’élèves issus des milieux populaires. Ce constat est celui du bon sens, comme l’a rappelé l’historien Antoine Prost pour qui « la stigmatisation des parents déclarés défaillants est, pour une école en situation d’échec - car l’échec de tant d’élèves est celui de l’institution et non plus celui des individus - une solution de facilité, une façon de nier sa propre responsabilité en la faisant retomber de façon arbitraire, injuste et blessante sur les familles »

Je connais peu voire pas de parents démissionnaires. Des parents qui font ce qu'ils peuvent, ce qu'ils croient être bon, en revanche, c'est la quasi totalité. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions, ce qui est aussi vrai pour l'institution scolaire et ses directives changeantes, ou pour les enseignants.
Renvoyer la responsabilité à l'école seule est pathétique en tout cas.

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 Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Dlb10
Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)


Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. [...] Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...


Et on ne dit pas "voir(e) même" mais "voire" ou "même".
mistinguette
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Fidèle du forum

Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par mistinguette Mer 31 Jan 2018 - 7:04
Prenez un lexomil avant d entamer la lecture des propositions. Certaines sont pas piqués des vers. Je viens de voir passé des médiateurs à chercher chez les non enseignants comme par exemple les documentalistes...çà va leut faire plaisir.

_________________
.'..Texte sur les l'oies' commentaires du prof hg que j’adorais sur ma copie de 6e : loi/ l'oie Vous en êtes une!. J'ai évolué depuis mais mon complexe orthographique m'accompagnera toujours. Il semble qu'aujourd’hui on parle de dyslexie pour l'étourdie éternelle que j'étais...alors si c'est la science des ânes, merci de pas charger la mule.
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Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par Verdurette Mer 31 Jan 2018 - 7:43
Pour moi les seuls parents que je considère comme démissionnaires, ce sont les parents qu'on appelle régulièrement parce que leurs enfants dysfonctionnent sur le plan scolaire et/ou comportemental, et qui ne répondent jamais, sont dans le déni, et refusent toutes les solutions qu'on leur propose.

Je ne me permettrai jamais de juger un parent démissionnaire parce qu'il n'aide pas son enfant à la maison, parce qu'il manque de savoir ou de culture. Encore moins de le mépriser parce qu'il n'est pas allé lui-même à l'école. C'est à nous de faire en sorte que le travail donné puisse être fait par l'élève seul. En revanche, un parent, même illettré, devrait pouvoir dire à son enfant "As-tu fait ton travail? Tout s'est bien passé là l'école ?  Montre-moi ton cahier."
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évolutions
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Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par évolutions Mer 31 Jan 2018 - 16:45
Verdurette a écrit:En me limitant à ce que je connais (l'école primaire) , c'est un assez bon reflet de la réalité, bien que je trouve modeste le nombre de situations observées.
Je remercie vivement Monsieur Meirieu pour ses propos sympathiques  sur les enseignants, seuls responsables des ratés de la démocratisation scolaire, (quid du rôle de ses copains du Conseil National des Programmes dans cette faillite ? Ah oui, pardon, eux ont trouvé les bonnes solutions et nous n'avons pas su les comprendre ni les appliquer), alors que les "parents démissionnaires" ne sont qu'une légende urbaine.  
J'aimerais qu'il vienne à nos réunions de rentrée, lorsqu'il y a 5 parents sur 30 familles.

Sinon, pas mal d'idées qu'on applique déjà ...

J'ai noté ceci :


La prise en charge de la grande difficulté scolaire, qui affecte les élèves en échec ou considérés comme tel, ne peut s’effectuer sans impliquer les parents.

Je me demande pourquoi Monsieur Meirieu attend pour reprendre son bâton de pèlerin et réintégrer une classe d'école primaire afin de mettre en application ses préceptes lui-même, à l'instar de Victor Novak, le juge pour enfants devenu un instituteur bon samaritain arrivant dans les belles contrées françaises avec son destrier et sa baguette règle magique pour résoudre tous les problèmes sociaux de l'école et du village.

En ce qui concerne les exigences des parents vis-à-vis du système scolaire, elles peuvent apparaître légitimes mais il est très important de se dire que si l'on a décidé d'avoir des enfants, il faut en assumer pleinement les responsabilités : responsables légaux.

Il y a malheureusement fort à parier que vu la situation de délabrement que connaît l'Ecole française, les râleurs qui exigent toujours plus d'elle aillent au devant de profondes désillusions. il leur restera peut-être les écoles hors contrat pour lesquelles, il devront cracher au bassinet.


Dernière édition par mafalda16 le Mer 31 Jan 2018 - 16:51, édité 1 fois (Raison : balise de citation)
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angelxxx
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Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par angelxxx Mer 31 Jan 2018 - 16:59
Les parents qui ne viennent jamais au collège, qui laisse les enfants livrés à eux mêmes, en les laissant par exemple "squatter le quartier" jusqu'à 23h voir plus, ne sont pas démissionnaires ? Il faudra vraiment me dire ce qu'est un parent démissionnaire.
Pour moi à partir du moment où il ne compte pas éduquer son enfant correctement pour qu'il puisse respecter les autres, avoir le goût de l'effort, venir à l'heure le ventre plein et après un bon sommeil, alors il est démissionnaire.

Cette année à la pré-rentrée des sixièmes j'ai eu... 2 parents. Sachant que l'un est venu car sa fille est handicapée et qu'il y avait beaucoup d’inquiétude. Les 20 et quelques autres ... C'est mission impossible de les voir : téléphone, mail, carnet de correspondance...

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par Verdurette Mer 31 Jan 2018 - 17:14
Je suis d'accord : ce sont aussi des parents démissionnaires. On est même dans la carence éducative.

Mais précédemment je parlais des démissionnaires par rapport à l'école.
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angelxxx
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par angelxxx Mer 31 Jan 2018 - 17:19
Je comprends la distinction mais un parent qui n'éduque pas son enfant correctement, qui ne lui apprends pas à respecter les autres ou toutes les autres choses citées précédemment est forcément démissionnaire face à l'école : il peut bien faire semblant de ne pas l'être, mais son enfant n'a pas les clés nécessaires pour profiter pleinement de l'enseignement délivré à l'école.

Mais je ne suis peut être pas neutre, je suis dans un établissement REP (qui devrait être REP+ largement pour avoir pu comparer...).
J'ai l'impression de voir une majorité de parents démissionnaires.

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par William Foster Mer 31 Jan 2018 - 17:19
Oué ! Du Meirieu !

...

Bon, les parents sont déçus que l'École ne tienne pas ses promesses ? Annonçons la Réussite pour Tous. pingouin

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par Zenxya Mer 31 Jan 2018 - 18:55
le rapport a écrit:Pour certains interlocuteurs de la mission, il faudrait aller plus loin en dissociant le « temps de cours » du « temps de présence » de l’enseignant, comme le prévoient de nombreux pays de l’OCDE dans lesquels le premier équivaut à environ un tiers du second. En effet, notre système d’enseignement confond ces deux « registres », ce qui a conduit M. Jean-Louis Auduc à considérer qu’il faudrait annualiser le temps de travail des enseignants, afin de permettre aux établissements de jouer sur ces deux plans et d’adapter ainsi leur politique éducative à leur environnement (205). On rappellera, à cet égard, que le rapport de la mission d’information sur les rythmes de vie scolaire avait proposé en 2010 « de lier la clarification des obligations de services des enseignants à la définition d’un temps de présence de ces personnels dans l’établissement, dont toutes les missions, et non plus seulement le “ faire cours ”», seraient ainsi reconnues » (206).

C'est du lourd ce rapport !

Par contre, il date de 2014, Hamon est même cité comme ministre de l'EN, pourquoi le remettre aujourd'hui ?

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Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres - La Boétie
La folie c’est faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent - Albert Einstein
L'École est le lieu où l'on va s'instruire de ce que l'on ignore ou de ce que l'on sait mal pour pouvoir, le moment venu, se passer de maître - Jacques Muglioni
Sphinx
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Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par Sphinx Mer 31 Jan 2018 - 19:17
Zenxya : ah, merci, je ne voyais pas le lien entre ce rapport et celui qui est mentionné sur l'autre topic et pourtant il était impossible qu'il y en ait deux. Je n'avais pas pensé à regarder la date. Il faut modifier le titre du topic, donc.

Edit : c'est fait.

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Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Livre11
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Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014) Empty Re: Rapport parlementaire sur les relations parents-professeurs (2014)

par Zenxya Mer 31 Jan 2018 - 21:35
J'ai un peu continué la lecture, et c'est bien ce rapport (de 2014) qui a été remis au "gout du jour" par Aurore Bergé et Béatrice Descamps :

LCP a écrit:Les deux élues ont été désignées en octobre par la commission des Affaires culturelles et de l'Education pour mettre à jour les préconisations d'une précédente mission d'information, menée en 2014.
lien : http://www.lcp.fr/actualites/les-enseignants-sont-ils-deconnectes-de-la-realite

On en parle là : https://www.neoprofs.org/t116085p75-les-enseignants-sont-ils-deconnectes-de-la-realite-rapport-de-2-deputes#4345975

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