Partagez
Voir le sujet précédentAller en basVoir le sujet suivant
User10669
Niveau 5

La multiplication des écrans entraîne une décérébration à grande échelle  - Page 24 Empty Re: La multiplication des écrans entraîne une décérébration à grande échelle

par User10669 le Mar 15 Sep 2020 - 22:13
C'est bien plus complexe que cela.
En tout cas, le jour où mon psy m'appelle "Asperger", je me casse en courant.
Arverne
Arverne
Sage

La multiplication des écrans entraîne une décérébration à grande échelle  - Page 24 Empty Re: La multiplication des écrans entraîne une décérébration à grande échelle

par Arverne le Mer 16 Sep 2020 - 4:58
@Ascagne a écrit:
@Arverne a écrit:A 15 ans, alors que tous les élèves sortent leur portable de la poche à peine franchi le seuil, aux intercours et aux récrés, il faut avoir une sacrée personnalité pour ne pas faire le mouton.
Sauf que ça ne revient pas forcément à faire le mouton, car rien ne dit qu'absolument tous les élèves utilisent strictement de la même façon le smartphone à ces occasions (même si pour des raisons déjà évoquées plus haut, ça peut tout de même arriver).
Rien ne m'aurait plus agacé, quand j'étais lycéen, si on m'avait dit : "Oh la la, tu es souvent devant ton ordinateur, tu devrais penser à faire des choses plus constructives que de jouer à des jeux vidéo." J'aurais tout de suite répondu : "Il est vrai qu'il m'arrive de jouer, mais bon, à côté de ça, j'ai écrit des centaines d'articles sur Wikipédia."
Quoique les élèves fassent pendant l'intercours avec leur smartphone, je trouve qu'ils ressemblent vraiment à une bande de moutons de tous consulter frénétiquement leur portable comme si leur vie en dépendait. Sérieusement, on ne peut pas faire une pause de 3 mn pour discuter tranquille avec ses camarades, sans consulter ses dernières notifications ? Ils ne se parlent presque même plus.
avatar
barèges
Érudit

La multiplication des écrans entraîne une décérébration à grande échelle  - Page 24 Empty Re: La multiplication des écrans entraîne une décérébration à grande échelle

par barèges Aujourd'hui à 8:23
Sur le thème de ce sujet, pour ceux qui ont Netflix, un documentaire donne la parole aux "inventeurs repentis". Il est longuement chroniqué sur le site de France Info, avec des réserves : peu de contextualisation, et des insertions de fiction assez grossière d'après la journaliste.

https://www.francetvinfo.fr/culture/series/netflix/derriere-nos-ecrans-de-fumee-le-documentaire-qui-va-peut-etre-vous-sevrer-des-reseaux-sociaux_4115743.html

Extraits de la critique :

Ils sont ainsi une quinzaine à se relayer pour décrypter le modèle économique de Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, Google et tant d'autres. L'objectif : alerter sur les effets de la dépendance aux smartphones, qu'ils comparent à une "tétine numérique". Rien de nouveau. Sauf que cette fois, le message est porté par d'anciens cadres dirigeants, ingénieurs ou fondateurs de ces services, qui semblent lancer un cri d'alarme, dans ce documentaire choc, qui soulève beaucoup de problèmes, sans toutefois apporter de solution.

Qu'il s'agisse de la polarisation des débats dans nos démocraties, de l'augmentation exponentielle des hospitalisations pour automutilation, ou des suicides chez les adolescentes américaines, tout serait de la faute des réseaux sociaux ? La réalité est un peu plus complexe et le documentaire manque cruellement de contre-point et de contextualisation historique. Comme le rappelle le site américain The Verge (en anglais), "il est choquant de constater à quel point l'idée que les réseaux sociaux sont les uniques responsables de tous les maux de notre société plaise à autant de personnes". Car le documentaire cartonne. Depuis sa mise en ligne, il se classe dans de nombreux pays (dont la France et les Etats-Unis) parmi les dix contenus les plus vus sur Netflix.

On peut également s'interroger sur ce qui pousse ces anciens cadres et ingénieurs qui avaient vendu leurs âmes au dieu de la tech à se repentir ainsi. Dans un texte publié par The Conversationalist (en anglais), l'essayiste irlandaise Maria Farrell les compare au fils prodigue de l'Évangile selon saint Luc, pour leur côté "j'étais perdu, mais je suis retrouvé". Tous ces ex-employés donnent l'impression d'avoir enfin vu la lumière. Comme Justin Rosenstein, qui a contribué à créer le bouton "J'aime", dont il assure qu'il était destiné à "favoriser l'optimisme et l'amour dans le monde".
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum