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Lokomazout
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par Lokomazout le Ven 22 Mai 2020 - 17:38
Ça s'apparente malgré tout à une posture politicienne, la plaignante étant élue de l'opposition (surprenante d'ailleurs comme posture, vu le parti auquel elle appartient, qui n'est pas franchement un soutien de la majorité présidentielle...) :

https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/seine-saint-denis-la-non-reouverture-des-maternelles-a-bobigny-porte-atteinte-au-droit-a-l-education-estime-la-justice_3976193.html

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/maternelles-toujours-fermees-a-bobigny-le-tribunal-administratif-denonce-une-atteinte-grave-et-illegale-au-droit-a-l-instruction-22-05-2020-8321721.php
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profnours
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par profnours le Ven 22 Mai 2020 - 20:46
Bonsoir, désolé de passer pour un inculte. Je voulais être bien sûr de bien comprendre la phrase suivante :
"S’agissant de l’école, la circonstance que la classe dans laquelle est habituellement scolarisé l’enfant ait rouvert dans le cadre du déconfinement, ne peut être regardée jusqu’à nouvel ordre comme une solution de garde dès lors que le retour à l’école est fondé sur le volontariat."
Cela signifie donc que l'école n'est pas considérée en ce moment comme une solution de garde ?

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Verdurette
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par Verdurette le Ven 22 Mai 2020 - 20:52
C'est abscons, comme phrase ...
Ce que je comprends : l'école était une solution de garde pour les enfants de soignants, par exemple (qui n'allaient pas toujours dans leur école habituelle). Dès lors qu'on est volontaire pour remettre ses enfants à l'école, on les remet bien dans un lieu d'enseignement, leur école, (pas toujours leur classe) et plus dans une garderie.
Mai ce n'est franchement pas  limpide, ou pas franchement limpide, comme vous préférez.
zigmag17
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Érudit

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par zigmag17 le Ven 22 Mai 2020 - 21:00
Ca ressemble à du Google traduction, ou bien à une phrase que mes élèves de GA affectionnent; un sabir, un galimatias, un langage qu'eux seuls connaissent (tous les mots y sont, dans le désordre). C'est normal de ne pas comprendre, c'est incompréhensible!
Si l'on veut tenter tout de même, je dirais ceci: si l'enfant est volontaire pour aller à l'école, il y va pour travailler ( même idée que Verdurette)
Mais ce n'est qu'une supposition...
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pseudo-intello
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par pseudo-intello le Ven 22 Mai 2020 - 21:02
@Verdurette a écrit:C'est abscons, comme phrase ...
Ce que je comprends : l'école était une solution de garde pour les enfants de soignants, par exemple (qui n'allaient pas toujours dans leur école habituelle). Dès lors qu'on est volontaire pour remettre ses enfants à l'école, on les remet bien dans un lieu d'enseignement, leur école, (pas toujours leur classe) et plus dans une garderie.
Mai ce n'est franchement pas  limpide, ou pas franchement limpide, comme vous préférez.

Le souci, c'est que pour bien des patrons / hiérarchies, le discours, c'est "OK, maintenant l'école est ouverte, alors vous y lourdez vos minots et vous revenez bosser fissa".

Rien que ma CDE, quand je lui ai dit que la maîtresse de mon fils n'avait pas de place pour lui dans sa classe m'a renvoyé un "il est prioritaire". Certes, mais si la maîtresse a atteint sa jauge, elle a atteint sa jauge.
Verdurette
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par Verdurette le Ven 22 Mai 2020 - 21:09
Ah mais attends, Pseudo-intello  on était dans la traduction , là, pas dans l'exégèse!


Si on atteint son quota, on est censé faire deux groupes qu'on prend en alternance.
Mais que fait-on du groupe qui n'est pas pris par la maîtresse ??
That is the question.

Ministère a dit : il va dans l'un des trois autres temps prévus 
le distanciel (heu , non, mon patron n'est pas d'accord);
l'étude (qui n'existe pas à l'école)
les SSCC qui n'existent que sur le papier.

Si tu es chanceuse, il y a une garderie...  chez nous  ce sont les ATSEM de la maternelle qui prennent tous ceux qui dépassent les quotas, de la MS au CM2,
en tant que personnel municipal. Sans matériel et sans projet ...
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pseudo-intello
Expert

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par pseudo-intello le Ven 22 Mai 2020 - 21:23
Ben la différence, c'est que si je ne suis pas au collège pour faire l'heure d'aide aux devoirs des 6e est les trois heures de latin des 5e, ils s'en remettront.

Si la petite camarade de mon fils fille de PE de l'école n'est pas prise en classe, ça pose problème parce que maman PE de la classe d'à côté doit prendre des élèves.
Si la petite camarade fille d'aide soignante n'est pas prise en classe, c'est autrement plus problématique.

Ce que je voulais dire (et tu l'as compris, et je suppose que nous sommes bien d'accord), c'est que le "choix" de rescolariser sa progéniture est autant un choix que l'école de la confiance ne fait confiance et que la bienveillance de notre hiérarchie n'est réellement bienveillante. Gestion de la crise du Coronavirus dans l'Education Nationale - Page 15 1482308650
Cicyle
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Doyen

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par Cicyle le Ven 22 Mai 2020 - 22:02
@profnours a écrit:Bonsoir, désolé de passer pour un inculte. Je voulais être bien sûr de bien comprendre la phrase suivante :
"S’agissant de l’école, la circonstance que la classe dans laquelle est habituellement scolarisé l’enfant ait rouvert dans le cadre du déconfinement, ne peut être regardée jusqu’à nouvel ordre comme une solution de garde dès lors que le retour à l’école est fondé sur le volontariat."
Cela signifie donc que l'école n'est pas considérée en ce moment comme une solution de garde ?
Je ne comprends pas comme les collègues. Pour moi, ça veut dire que le parent a droit au télétravail ou à l'ASA pour garde d'enfant, s'il choisit de ne pas remettre son enfant à l'école. Et ce, tant que l'école est sur la base du volontariat. Ça semble logique d'ailleurs, sinon, le volontariat n'existe que pour les parents au foyer.
Danska
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Modérateur

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par Danska le Ven 22 Mai 2020 - 22:09
Même interprétation que Cicyle : tant que le retour à l'école est volontaire, on ne peut pas opposer cette possibilité à un parent qui souhaite continuer à garder son enfant.
ZeSandman
ZeSandman
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par ZeSandman le Ven 22 Mai 2020 - 22:14
@profnours a écrit:Bonsoir, désolé de passer pour un inculte. Je voulais être bien sûr de bien comprendre la phrase suivante :
"S’agissant de l’école, la circonstance que la classe dans laquelle est habituellement scolarisé l’enfant ait rouvert dans le cadre du déconfinement, ne peut être regardée jusqu’à nouvel ordre comme une solution de garde dès lors que le retour à l’école est fondé sur le volontariat."
Cela signifie donc que l'école n'est pas considérée en ce moment comme une solution de garde ?

C'est très mal formulé.
C'est juste que les parents qui décident de ne pas envoyer leur enfant à l'école sont néanmoins considérés comme sans solution de garde ; c'est une manière de faire en sorte que tout le monde ait vraiment le choix de les envoyer ou non, que ce soit du vrai volontariat pas seulement pour les uns.

C'est un peu plus clair dans la FAQ du ministère :

Les parents qui ne souhaitent pas scolariser leur enfant alors même que la classe de ce dernier a ouvert sont regardés comme sans solution de garde dès lors que le retour à l’école se fait sur la base du volontariat.

Pas sûr qu'ils ne changent pas d'avis sur ce point d'ici juillet.

Edit : grillé par @Cicyle

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profnours
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par profnours le Ven 22 Mai 2020 - 23:30
Merci à vous, c'est clair désormais.

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frimoussette77
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par frimoussette77 le Ven 22 Mai 2020 - 23:36
@pseudo-intello a écrit:
@Verdurette a écrit:C'est abscons, comme phrase ...
Ce que je comprends : l'école était une solution de garde pour les enfants de soignants, par exemple (qui n'allaient pas toujours dans leur école habituelle). Dès lors qu'on est volontaire pour remettre ses enfants à l'école, on les remet bien dans un lieu d'enseignement, leur école, (pas toujours leur classe) et plus dans une garderie.
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Le souci, c'est que pour bien des patrons / hiérarchies, le discours, c'est "OK, maintenant l'école est ouverte, alors vous y lourdez vos minots et vous revenez bosser fissa".

Rien que ma CDE, quand je lui ai dit que la maîtresse de mon fils n'avait pas de place pour lui dans sa classe m'a renvoyé un "il est prioritaire". Certes, mais si la maîtresse a atteint sa jauge, elle a atteint sa jauge.
Chez moi, c'est il peut être accueilli ici.
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pseudo-intello
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par pseudo-intello le Sam 23 Mai 2020 - 1:57
@frimoussette77 a écrit:
@pseudo-intello a écrit:
@Verdurette a écrit:C'est abscons, comme phrase ...
Ce que je comprends : l'école était une solution de garde pour les enfants de soignants, par exemple (qui n'allaient pas toujours dans leur école habituelle). Dès lors qu'on est volontaire pour remettre ses enfants à l'école, on les remet bien dans un lieu d'enseignement, leur école, (pas toujours leur classe) et plus dans une garderie.
Mai ce n'est franchement pas  limpide, ou pas franchement limpide, comme vous préférez.

Le souci, c'est que pour bien des patrons / hiérarchies, le discours, c'est "OK, maintenant l'école est ouverte, alors vous y lourdez vos minots et vous revenez bosser fissa".

Rien que ma CDE, quand je lui ai dit que la maîtresse de mon fils n'avait pas de place pour lui dans sa classe m'a renvoyé un "il est prioritaire". Certes, mais si la maîtresse a atteint sa jauge, elle a atteint sa jauge.
Chez moi, c'est il peut être accueilli ici.

OK, on va faire comme ça. Mais dans le package, il y a mon petit dernier de deux ans qui n'est pas propre. Gestion de la crise du Coronavirus dans l'Education Nationale - Page 15 539955251
Rouletabille
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par Rouletabille le Sam 23 Mai 2020 - 15:54
Le quotidien Le Monde consacre deux pages à l'Education Nationale dans son édition datée de dimanche avec notamment :

« Cinq à six mois sans école, c’est une catastrophe annoncée », Propos recueillis par Mattea Battaglia, Le Monde
Jean-Paul Delahaye, inspecteur général honoraire de l’éducation nationale, auteur d’un rapport sur l’école et la grande pauvreté, défend la réouverture des établissements scolaires y compris en zone rouge.
Lire la suite : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/23/cinq-a-six-mois-sans-ecole-c-est-une-catastrophe-annoncee_6040505_3224.html
J'ai retenu des arguments de J-M Delayahe qui prône le retour à l'école pour les élèves décrocheurs et les élèves des classes sociales défavorisés :
Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de gênant à désigner certains enfants comme prioritaires. Le ministère de l’éducation a, très tôt après la fermeture des établissements, avancé le chiffre de 5 % à 6 % de décrocheurs. Soit 500 000 enfants. On peut raisonnablement penser que le ratio va bien au-delà. Il suffit d’écouter ce qu’en disent les enseignants : un désastre est en train de s’installer. La crise sanitaire accélère le décrochage des enfants de milieux populaires. Et on ne réagirait pas ?
Le concept du « volontariat » a complexifié la donne, un peu comme si on déléguait aux parents d’élèves la responsabilité de la prise de risques. C’est au contraire à l’institution de faire le premier pas, et c’est ce qu’elle fait déjà en maints endroits en contactant ces parents, en leur donnant des garanties, en leur expliquant que le retour en cours n’est pas massif mais peut bénéficier, en premier lieu, à leurs enfants. Pourquoi ne pas ouvrir les établissements aux familles, ou à leurs représentants, qu’ils viennent constater par eux-mêmes les conditions de la reprise (« Les enfants seront assis là, les enseignants là ») et repartent, rassurés, en parler aux autres parents dans les quartiers ? Il faut aussi discuter avec eux du « fond », leur expliquer ce qui peut être fait sur ces temps d’accueil.

Trois autres articles :
- sur la Seine-Saint-Denis et la Meurthe-et-Moselle qui demandent la réouverture des collèges : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/23/retour-en-cours-deux-departements-rouges-plaident-pour-une-rentree-anticipee-des-collegiens_6040529_3224.html
Avec ce passage :
En Seine-Saint-Denis, où près des deux tiers des 130 collèges publics et de leurs 80 000 élèves relèvent de l’éducation prioritaire, ce sont les « enfants des quartiers » que Stéphane Troussel voudrait pouvoir reconvoquer au plus vite. « Depuis quinze jours, les jeunes peuvent sortir, prendre les transports, aller au supermarché… Est-ce qu’ils ne seraient pas plus en sécurité au collège ? », questionne l’élu. En Meurthe-et-Moselle (28 000 collégiens), ce sont les jeunes urbains mais aussi des villages isolés que voudrait pouvoir « raccrocher en priorité » Mathieu Klein. Lui a donné l’alerte dès le mois de mars, pour « dénoncer un cadrage national inadapté à la réalité sociale des territoires ». Les autorités académiques n’ont pas donné suite. « Avec le déconfinement, les jeunes sont à l’air libre, reprend-il. Certains ont stoppé tout contact avec leur établissement depuis des semaines. L’absence de cadre n’est pas une bonne option. »

- sur un baccalauréat sous le signe de la "bienveillance" : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/23/en-2020-un-baccalaureat-sous-le-signe-de-la-bienveillance_6040551_3224.html
Avec ce passage lié au moyenne arrondie au point supérieur :
« Certains proviseurs ont fermé l’accès aux logiciels, pour éviter que les enseignants bidouillent les notes, croit savoir Bruno Bobkiewicz, secrétaire national du SNPDEN-UNSA et proviseur de la cité scolaire Hector-Berlioz à Vincennes (Val-de-Marne). Ailleurs, c’est ouvert, ce qui signifie en pratique que les notes peuvent encore être modifiées. Tout cela manque de cadre, nous n’avons pas les éléments pour comprendre et appliquer les bonnes consignes. » En attendant la publication des textes, l’institution se veut ferme sur ce point : pas question de modifier après-coup les notes des deux premiers trimestres, souligne M. Geffray.

- sur les lycéens qui ont moins de 10/20 espérant être rattrapés : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/23/baccalaureat-j-aurais-du-travailler-le-reste-de-l-annee_6040552_3224.html
Avec ce passage savoureux :
Hugo, lui, fait partie de ceux qui avaient prévu de s’y mettre au dernier moment. « Je sais que, statistiquement, on a toujours quelques points de plus aux épreuves du bac, croit-il savoir. Peut-être parce qu’on révise à fond, qu’on est plus concentrés. » Pour lui, le confinement a brutalement changé les règles du jeu. « J’aurais dû travailler le reste de l’année, admet-il. Mais en même temps, je pensais pouvoir me rattraper en fin d’année. »
Verdurette
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par Verdurette le Sam 23 Mai 2020 - 16:14
Nous avions trouvé une solution équilibrée par rapport à notre situation : classes ouvertes tous les matins, l'après-midi étant réservé au distanciel pour nous, avec possibilité de garderie pour les parents. Ca convenait à tout le monde et on avait même la possibilité de prendre un peu plus d'élèves en cas de demande.
On trouvait que ça avait l'avantage de limiter le "temps sous contrainte" (car la distanciation et l'application stricte du protocole, c'est lourd pour les élèves, surtout les petits).
Et bim ! on nous demande (qui ? pourquoi ?) de ne faire à partir du 2 juin que des journées complètes, mais pas tous les jours si on doit garder du temps pour le distanciel.
C'est tout vu pour moi  : ce sera tous les jours toute la journée, et fini le distanciel.
Que ça convienne à tout le monde, parents comme enfants, le p'tit chef hors-sol local s'en tamponne .... furieux Gestion de la crise du Coronavirus dans l'Education Nationale - Page 15 3622156775
Pontorson50
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par Pontorson50 le Sam 23 Mai 2020 - 16:46
@Rouletabille a écrit:Le quotidien Le Monde consacre deux pages à l'Education Nationale dans son édition datée de dimanche avec notamment :

« Cinq à six mois sans école, c’est une catastrophe annoncée », Propos recueillis par Mattea Battaglia, Le Monde
Jean-Paul Delahaye, inspecteur général honoraire de l’éducation nationale, auteur d’un rapport sur l’école et la grande pauvreté, défend la réouverture des établissements scolaires y compris en zone rouge.
Lire la suite : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/23/cinq-a-six-mois-sans-ecole-c-est-une-catastrophe-annoncee_6040505_3224.html
J'ai retenu des arguments de J-M Delayahe qui prône le retour à l'école pour les élèves décrocheurs et les élèves des classes sociales défavorisés :
Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de gênant à désigner certains enfants comme prioritaires. Le ministère de l’éducation a, très tôt après la fermeture des établissements, avancé le chiffre de 5 % à 6 % de décrocheurs. Soit 500 000 enfants. On peut raisonnablement penser que le ratio va bien au-delà. Il suffit d’écouter ce qu’en disent les enseignants : un désastre est en train de s’installer. La crise sanitaire accélère le décrochage des enfants de milieux populaires. Et on ne réagirait pas ?
Le concept du « volontariat » a complexifié la donne, un peu comme si on déléguait aux parents d’élèves la responsabilité de la prise de risques. C’est au contraire à l’institution de faire le premier pas, et c’est ce qu’elle fait déjà en maints endroits en contactant ces parents, en leur donnant des garanties, en leur expliquant que le retour en cours n’est pas massif mais peut bénéficier, en premier lieu, à leurs enfants. Pourquoi ne pas ouvrir les établissements aux familles, ou à leurs représentants, qu’ils viennent constater par eux-mêmes les conditions de la reprise (« Les enfants seront assis là, les enseignants là ») et repartent, rassurés, en parler aux autres parents dans les quartiers ? Il faut aussi discuter avec eux du « fond », leur expliquer ce qui peut être fait sur ces temps d’accueil.

Trois autres articles :
- sur la Seine-Saint-Denis et la Meurthe-et-Moselle qui demandent la réouverture des collèges : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/23/retour-en-cours-deux-departements-rouges-plaident-pour-une-rentree-anticipee-des-collegiens_6040529_3224.html
Avec ce passage :
En Seine-Saint-Denis, où près des deux tiers des 130 collèges publics et de leurs 80 000 élèves relèvent de l’éducation prioritaire, ce sont les « enfants des quartiers » que Stéphane Troussel voudrait pouvoir reconvoquer au plus vite. « Depuis quinze jours, les jeunes peuvent sortir, prendre les transports, aller au supermarché… Est-ce qu’ils ne seraient pas plus en sécurité au collège ? », questionne l’élu. En Meurthe-et-Moselle (28 000 collégiens), ce sont les jeunes urbains mais aussi des villages isolés que voudrait pouvoir « raccrocher en priorité » Mathieu Klein. Lui a donné l’alerte dès le mois de mars, pour « dénoncer un cadrage national inadapté à la réalité sociale des territoires ». Les autorités académiques n’ont pas donné suite. « Avec le déconfinement, les jeunes sont à l’air libre, reprend-il. Certains ont stoppé tout contact avec leur établissement depuis des semaines. L’absence de cadre n’est pas une bonne option. »

- sur un baccalauréat sous le signe de la "bienveillance" : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/23/en-2020-un-baccalaureat-sous-le-signe-de-la-bienveillance_6040551_3224.html
Avec ce passage lié au moyenne arrondie au point supérieur :
« Certains proviseurs ont fermé l’accès aux logiciels, pour éviter que les enseignants bidouillent les notes, croit savoir Bruno Bobkiewicz, secrétaire national du SNPDEN-UNSA et proviseur de la cité scolaire Hector-Berlioz à Vincennes (Val-de-Marne). Ailleurs, c’est ouvert, ce qui signifie en pratique que les notes peuvent encore être modifiées. Tout cela manque de cadre, nous n’avons pas les éléments pour comprendre et appliquer les bonnes consignes. » En attendant la publication des textes, l’institution se veut ferme sur ce point : pas question de modifier après-coup les notes des deux premiers trimestres, souligne M. Geffray.

- sur les lycéens qui ont moins de 10/20 espérant être rattrapés : https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/05/23/baccalaureat-j-aurais-du-travailler-le-reste-de-l-annee_6040552_3224.html
Avec ce passage savoureux :
Hugo, lui, fait partie de ceux qui avaient prévu de s’y mettre au dernier moment. « Je sais que, statistiquement, on a toujours quelques points de plus aux épreuves du bac, croit-il savoir. Peut-être parce qu’on révise à fond, qu’on est plus concentrés. » Pour lui, le confinement a brutalement changé les règles du jeu. « J’aurais dû travailler le reste de l’année, admet-il. Mais en même temps, je pensais pouvoir me rattraper en fin d’année. »

Avec tout le respect que je dois à JP Delahaye, je signale :
-qu'il y a tous les ans 4 mois sans école du tout, et que cette année on en a ajouté deux, la querelle portant sur un mois et demi supplémentaire.
-que les 3 mois et demi en moins d'école habituelle se font avec une tentative d'enseignement à distance ; que cet enseignement ne touche pas les personnes en grandes pauvreté ou insuffisamment est exact, mais n'autorise pas des raccourcis assimilant les vacances et l'enseignement sous contrainte sanitaire.
-je rappelle également que les pauvres, par définition, sont en manque, et pas seulement d'école . Ils manquent de moyens partout et pas seulement scolaires. Qu'une société ait comme pratique de déterminer l'insertion socio-économique de plus en plus exclusivement en fonction du niveau scolaire de base est autrement grave à mes yeux.
-je rappelle enfin que la formule de la dernière démagogie "il suffit d'écouter ce qu'en disent les enseignants", décrédibilise tout argumentaire. "Les enseignants" sur quelque sujet que ce soit, ça n'existe pas sauf en régime autoritaire. La diversité de points de vue est la règle d'une école éveillant à la liberté. Il y a de nombreux enseignants qui partagent légitimement l'analyse de JP Delahaye, il en est, dont moi, qui la contestent ou la nuancent. Enfin il est plaisant d'entendre un IG expliquer qu'il faut s'en remettre à l'avis des enseignants. Posture "basiste" paradoxale quand la mission de l'inspection est, entre autres, de guider les enseignants dans des directions en arbitrant pour ce faire entre différentes possibilités a priori estimables.
- enfin, qu'un inspecteur général capé juge préjudiciable le manque d'école plusieurs mois, certainement : aucun professionnel ne trouve normal de voir suspendre son activité durant des mois, les journalistes trouvent que les médias c'est super important, les acteurs que le théâtre c'est vital, etc. C'est extrêmement pénible d'en faire état en public. Que chacun croit son métier vital, c'est humain, ce n'est pas un argument.

C'est d'autant plus dommage que sur le reste de l'article ou les autres, je n'ai pas de désaccord, les articles mettent l'accent à juste titre sur la contradiction majeure entre aller chercher les décrocheurs et recourir au volontariat, contradiction entièrement imputable au chef de l'État. Là dessus, je suis JP Delahaye, il fallait au contraire que l'institution détermine qui devait rentrer et qui pouvait attendre (c'est ce qu'a explicitement admis comme père É. Philippe pour sa fille).
Verdurette
Verdurette
Modérateur

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par Verdurette le Sam 23 Mai 2020 - 17:40
Ce qui ne résout pas le problème : à supposer que nous déterminions qui doit entrer pour raccrocher les wagons, comment concilier volontariat des familles et retour obligatoire? Et comment contacter ceux qui font la sourde oreille depuis des semaines, et obtenir de leur part une réponse ?
Rendash
Rendash
Enchanteur

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par Rendash le Sam 23 Mai 2020 - 18:19
« Certains proviseurs ont fermé l’accès aux logiciels, pour éviter que les enseignants bidouillent les notes, croit savoir Bruno Bobkiewicz, secrétaire national du SNPDEN-UNSA et proviseur de la cité scolaire Hector-Berlioz à Vincennes (Val-de-Marne).


Gestion de la crise du Coronavirus dans l'Education Nationale - Page 15 3284587592 Gestion de la crise du Coronavirus dans l'Education Nationale - Page 15 3284587592 Gestion de la crise du Coronavirus dans l'Education Nationale - Page 15 3284587592 Gestion de la crise du Coronavirus dans l'Education Nationale - Page 15 3284587592 Gestion de la crise du Coronavirus dans l'Education Nationale - Page 15 3284587592

Le bal des (hypocrites) qui continue yesyes

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"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
Pointàlaligne
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Neoprof expérimenté

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par Pointàlaligne le Sam 23 Mai 2020 - 18:42
@Pontorson50 a écrit:

La bonne nouvelle si on peut dire, c'est que jamais l'importance de l'école n'a été soulignée avec autant de force. Je peux surprendre, mais cette vénération de l'école ne me rassure pas.

Il est étrange aussi que l'EN soit devenue cette grande redresseuse d'inégalités sociales. Elle est d'habitude accusée de les reproduire, avec force discours culpabilisants pour ses enseignants. Or on dirait que finalement les inégalités sont pires quand les élèves n'y vont pas. C'est bizarre ça tout de même.
Pontorson50
Pontorson50
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par Pontorson50 le Sam 23 Mai 2020 - 20:52
@Pointàlaligne a écrit:
@Pontorson50 a écrit:

La bonne nouvelle si on peut dire, c'est que jamais l'importance de l'école n'a été soulignée avec autant de force. Je peux surprendre, mais cette vénération de l'école ne me rassure pas.

Il est étrange aussi que l'EN soit devenue cette grande redresseuse d'inégalités sociales. Elle est d'habitude accusée de les reproduire, avec force discours culpabilisants pour ses enseignants. Or on dirait que finalement les inégalités sont pires quand les élèves n'y vont pas. C'est bizarre ça tout de même.
Entièrement d'accord, c'est une incohérence de plus dans le discours sur l'école. Elle focalise trop.
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chmarmottine
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par chmarmottine le Sam 23 Mai 2020 - 22:06
Selon Renaud Muselier, il y aurait réouverture des lycées le 2 juin .... en tout cas, il affirme être prêt.

https://twitter.com/i/status/1264232120907517952



mistinguette
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par mistinguette le Sam 23 Mai 2020 - 23:18
Ceux qui sont près passent devant... que les enseignants eux soient prevenus 3j avant, c est effectivement secondaire dans un lycée. Sinon il se passe quoi au 48e lavages?

_________________
.'..Texte sur les l'oies' commentaires du prof hg que j’adorais sur ma copie de 6e : loi/ l'oie Vous en êtes une!. J'ai évolué depuis mais mon complexe orthographique m'accompagnera toujours. Il semble qu'aujourd’hui on parle de dyslexie pour l'étourdie éternelle que j'étais...alors si c'est la science des ânes, merci de pas charger la mule.
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par EdithW le Sam 23 Mai 2020 - 23:29
@mistinguette a écrit:Ceux qui sont près passent devant... que les enseignants eux soient prévenus 3j avant, c est effectivement secondaire dans un lycée. Sinon il se passe quoi au 48e lavages?

Je reçois par ma fille de Première, élue au CVL de son lycée, quelques infos sur les conditions de réouverture éventuelle, mais aucune info n'a été envoyé aux parents du CA.  On commence à râler sérieusement. Nous avons reçu un sondage très succinct il y a deux semaines exigeant qu'on dise si on remettait potentiellement notre enfant (sans aucune information sur une date, la cantine, l'internat, les conditions matérielles ou les transports scolaires par exemple), notre réponse nous engageant jusqu'au 4 juillet ! Le proviseur doit être en partance (il a déjà raté son coup l'an dernier... confidence d'un prof), et traite tout par dessus la jambe. Je ne vois pas d'autre explication, alors que la CE du collège voisin a été plus que parfaite...
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chmarmottine
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par chmarmottine le Sam 23 Mai 2020 - 23:31
@EdithW a écrit:
@mistinguette a écrit:Ceux qui sont près passent devant... que les enseignants eux soient prévenus 3j avant, c est effectivement secondaire dans un lycée. Sinon il se passe quoi au 48e lavages?

Je reçois par ma fille de Première, élue au CVL de son lycée, quelques infos sur les conditions de réouverture éventuelle, mais aucune info n'a été envoyé aux parents du CA.  On commence à râler sérieusement. Nous avons reçu un sondage très succinct il y a deux semaines exigeant qu'on dise si on remettait potentiellement notre enfant (sans aucune information sur une date, la cantine, l'internat, les conditions matérielles ou les transports scolaires par exemple), notre réponse nous engageant jusqu'au 4 juillet ! Le proviseur doit être en partance (il a déjà raté son coup l'an dernier... confidence d'un prof), et traite tout par dessus la jambe. Je ne vois pas d'autre explication, alors que la CE du collège voisin a été plus que parfaite...

Dans mon lycée où est aussi scolarisée ma fille, je n'ai aucune information ni en tant que prof, ni en tant que maman.
MelanieSLB
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par MelanieSLB Hier à 8:20
Au conseil pédagogique de mardi, notre CDE nous a indiqué n'avoir aucune information sur une éventuelle réouverture. Ils travaillent sur plusieurs scénarii mais ne peuvent rien dire de certains, puisqu'ils attendent à la fois des infos du ministre (date de réouverture) mais aussi de la région (quel personnel? Pendant combien de temps?). Sans réponse à ces questions, pas de décision possible, et donc pas de communication envers les familles.

_________________
La réforme du collège en clair : www.reformeducollege.fr .

Et pour ceux qui voudraient en comprendre quelques fondements idéologiques:
De l’école, Jean-Claude Milner, visionnaire en 1984 (ça ne s'invente pas!) de ce qui nous arrive: "On ne dira pas que les enseignants sont l'appendice inutile d'une institution dangereuse et presque criminelle; on dira seulement qu'ils doivent devenir Autres: animateurs, éducateurs, grands frères, nourrices, etc. La liste est variable. Que, par là, les enseignants cessent d’être ce qu'ils doivent être, c'est encore une fois sortir de la question. On ne dira pas que les enseignants n'ont pas à exister, mais qu'ils ont à exister Autrement. Que cette Autre existence consiste à renoncer à soi-même pour disparaître dans la nuit éducative et s'y frotter, tous corps et tous esprits confondus, avec les partenaires de l'acte éducatif - manutentionnaires, parents, élèves, etc. -, seul un méchant pourrait en prendre ombrage." (page 24)
trompettemarine
trompettemarine
Doyen

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par trompettemarine Hier à 9:59
@MelanieSLB a écrit:Au conseil pédagogique de mardi, notre CDE nous a indiqué n'avoir aucune information sur une éventuelle réouverture. Ils travaillent sur plusieurs scénarii mais ne peuvent rien dire de certains, puisqu'ils attendent à la fois des infos du ministre (date de réouverture) mais aussi de la région (quel personnel? Pendant combien de temps?). Sans réponse à ces questions, pas de décision possible, et donc pas de communication envers les familles.
Je plussoie. 
Dans les lycées, si réouverture il y a, elle risque de ne concerner que les élèves de première volontaires en français ou de terminale lorsque la moyenne est inférieure à 10. Vu le faible nombre d'ARL et la difficulté de mise en place d'un protocole sanitaire dans de vieux lycées aux couloirs exigus, etc., vu la préparation des salles pour les concours (autour du 20 juin chez nous), il est fort probable qu'il y aura un branle-bas de combat pour un nombre ridicule de professeurs et d'élèves (et une grande perte de temps pour la préparation de la rentrée de septembre, bien plus importante). 
Si je joue à madame soleil, les secondes ne rentrent pas, les terminales non plus (sauf peut-être les volontaires qui risquent de ne pas avoir le bachot), les premières non volontaires (plus nombreux qu'on ne le pense pour cause de transports en commun, membres de famille à risque, etc.)
Pas de cantine, peu de points d'eau (prévoir la bouteille d'un litre, pas ou peu de masques fournis).
Un vrai bonheur pour 5% d'une épreuve qui, déjà ne vaut plus rien avec la réforme, et qui en vaudra encore moins dans ces conditions.
Le plus ennuyeux pour les familles, ce sera tout ce qui est de l'ordre de l'administratif : réinscriptions, etc.
Tant que le ministre n'aura pas parlé et que toutes les instances n'auront pas été réunies (CP, CHS, CA), les lycées communiqueront peu.
Les lycées se préparent sans aucun enthousiasme à vivre une période de 15 jours environ, plus peut-être l'oral du bac, la plus absurde qui soit. 
Ce doit être encore plus compliqué pour les lycées isolés qui dépendent de bus scolaires : des bus pour 5 ou 10 élèves ? 

Actuellement, c'est la période des conseils de classe. 

Pour le professeur que je suis, c'est dur à accepter. 
Je ne renacle pas devant le travail, mais devant l'absurdité de ce qu'on nous demande.

Je n'ai pas l'habitude de critiquer les syndicats : mais à part les mails, quelle est la réalité de leur action ? 

'' faire des tests n'a aucun sens'' nous dit notre président, ouvrir les lycées et faire passer des oraux inéquitables et dangereux, c'est faire vivre à la communauté éducative l'expérience du non-sens.

Pour les non-professeurs qui liraient ce fil public, je signale que je travaille tous les jours, dimanche compris, depuis le confinement, autant qu'avant, et que je ne partirai pas en vacances, pour préparer la rentrée. Nous travaillons dur. Ce qui est insupportable, c'est de le faire pour RIEN.

Les professeurs de lettres qui ont des premières sont pour certains épuisés. Aucun soutien actif de la plupart des Ipr obligés par leur devoir d'obéissance, à part des remerciements et des liens vers eduscol.


Dernière édition par trompettemarine le Dim 24 Mai 2020 - 11:35, édité 4 fois
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