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pseudo-intello
Expert spécialisé

De médecine à enseignante  - Page 19 Empty Re: De médecine à enseignante

par pseudo-intello Mer 21 Avr 2021 - 23:09
C'est pas faux. Je me souviens de mon année de stage ; la pratique accompagnée", quand on passait une uquinzaine d'heures dans les différentes classes d'un prof d'un autre établissement. J'ai fini par faire une heure de cours à chaque groupe, mais comme ces élèves, je les voyais trois ou quatre heures en tout à tout casser, ça me rasait.
En fin d'année, j'ai remplacé au pied levé pour des oraux de français ; j'ai eu des candidats que j'ai côtoyés une vingtaine de minutes, ça m'a rasée.
A côté de ça, ma vraie classe avec mes vraies élèves, c'était pas facile tous les jours, mais je me sentais bien mieux dedans, et à ma palce.
J'imagine donc sans peine que ça doit être pareil dans les autres métiers aussi : la relation avec les usagers (ou les clients, pour le privé) que tu suis et avec les gens que tu vois une ou deux fois comme ça, ça n'a rien à voir.
Cléopatra2
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Doyen

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par Cléopatra2 Jeu 22 Avr 2021 - 8:11
Moi je ne m'ennuie pas en classe, c'est le reste qui m'ennuie : préparer les cours (car le cadre est très contraint et que je n'ai pas le temps de le faire comme je voudrais), les conseils de classe qui servent à rien, les réunions alak où tu n'apprends rien, l'attitude mouton des collègues, cette année mon chef, et le PIRE de l'ennui, qui est de la détestation : les copies. Avec les élèves ça va, enfin cette année, les classes mutiques et apathiques qui ne disent RIEN en 1 heure, c'est beaucoup d'ennui aussi. Mais c'est un profil marginal!
Swan
Swan
Niveau 5

De médecine à enseignante  - Page 19 Empty Re: De médecine à enseignante

par Swan Mer 19 Mai 2021 - 22:12
@Louise : j'espère que tu vas bien. Pour répondre à ta remarque sur la carrière de chercheuse ou d'enseignant-chercheur, d'après ce que j'ai pu voir, tu as un tableau plus noir que la réalité.

L'idée que j'évoquais était la suivante : tu fais une thèse dans un domaine scientifique qui te passionne. Comme c'est en sciences expérimentales ou "dures" (bref, pas en lettres et sciences humaines), cela signifie que :
- tu as un financement, donc un salaire, pendant ta thèse. Donc ce n'est pas un sacrifice d'en faire une.
- ensuite, si tu fais un post-doctorat, tu es également rémunérée.
- tu peux enseigner quelques heures à la fac pendant ta thèse (c'est prévu dans le parcours)
- cela t'ouvre les postes d'enseignant-chercheur et de chercheur dans le public

Mais si tu n'obtiens pas de poste après ta thèse, tu ne te retrouves pas au chômage... :
- tu pourras assez facilement trouver un poste dans le privé (en recherche et développement, ou dans une entreprise liée à ta spécialité...) Attention, je dis cela uniquement si ta thèse est en sciences. Si elle est en LSH, c'est plus compliqué de trouver un emploi qualifié). Tu pourras aussi prétendre à des postes "supports" à l'université (administratif, valorisation de la recherche, etc.)
- tu pourras toujours passer les concours du secondaire, et tu pourras notamment passer l'agreg "spéciale chercheurs".
- d'ailleurs, il me semble que tu peux passer le CAPES et l'agreg juste après ton M2 et demander une dérogation pour faire ton stage après ta thèse, voire, dans certains cas, valider ton stage pendant ta thèse grâce à tes heures d'enseignement dans le supérieur.
- Enfin, si tu es au chômage pour quelques temps, tu auras travaillé à temps plein pendant 3 ans auparavant, donc tu toucheras des allocations tout à fait raisonnables.

Et si tu n'obtiens pas de financement pour une thèse, tu auras un master, et pourras toujours tenter les concours de l'enseignement ou aller bosser dans le privé, où ta formation sera reconnue :-)

Et, pour terminer, tu dis que seule une poignée de personnes obtiennent un poste. Certes, mais cette poignée est plus grosse en sciences, et par ailleurs tu as un biais : ton raisonnement semble sous-entendre que c'est une loterie, alors que pas tout à fait. Les candidats avec le plus d'atouts (qualité de leur travail, passion pour le domaine, qualités humaines, directeur de thèse investi, spécialité qui recrute, etc etc.) ont quand même beaucoup plus de chances d'obtenir un poste. C'est pour ça qu'il est primordial de bien choisir un master recherche et un sous-domaine qui te passionne, et un(e) encadrant(e) avec qui tu accroches et qui souhaite et sait "placer" ses thésards.

Donc, si tu as l'occasion de faire une thèse après un master recherche scientifique, à mon avis c'est "tout bénef", comme on dit :-) Mais bon, tu fais ce que tu veux, hein :p
Cleroli
Cleroli
Esprit éclairé

De médecine à enseignante  - Page 19 Empty Re: De médecine à enseignante

par Cleroli Mer 2 Juin 2021 - 18:31
Bonjour Louise,
En cette fin d'année universitaire, je viens prendre de tes nouvelles.
J'espère que tu arrives mieux à te projeter dans ce que tu souhaites. A l'occasion, j'espère que tu viendras nous faire un petit coucou Wink
Louise100
Louise100
Niveau 5

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par Louise100 Mer 9 Juin 2021 - 22:47
@Cleroli a écrit:Bonjour Louise,
En cette fin d'année universitaire, je viens prendre de tes nouvelles.
J'espère que tu arrives mieux à te projeter dans ce que tu souhaites. A l'occasion, j'espère que tu viendras nous faire un petit coucou Wink

Bonjour Cleroli,
Ton message tombe à pique j'allais justement venir donner de mes nouvelles, merci beaucoup de demander !

Alors le deuxième semestre de ma P2 s'est mieux déroulé que mon premier, j'ai multiplié les activités (job, association, sport, sorties) et en fait ça m'a fait beaucoup de bien ! Le traitement antidépresseur de ma médecin généraliste m'a aussi pas mal aidée au début, mais je l'ai stoppé au bout de quelques semaines parce que je commençais à avoir des effets secondaires et je sentais que je n'en avais plus besoin, je pouvais réussir à sortir du puits seule Smile
Concernant les partiels, bon j'avoue que ça a été le rush aussi donc j'attends les résultats (il y a moyen que j'ai 1 ou 2 rattrapages mais je suis pas à ça près haha).

Concernant la médecine, j'ai réussi à dégoter un stage dans un service de pédopsychiatrie, ça m'a vraiment plu !
J'étais dans un centre spécialisé ados et j'ai découvert énormément de choses. Les consultations sont enrichissantes, les ados et les pathologies (dépression, schizophrénie, autisme) sont tous très différents ce qui rend chaque journée unique. Le fait qu'il y ait plein d'acteurs entrant dans le système est génial : les psychiatres communiquent avec les parents, les éducateurs, les infirmiers, les établissements scolaires, le juge des enfants (quand il y a besoin)... Il y avait également des groupes mis en place (thérapie par l'écriture ou autre). Je ne connaissais pas du tout cet aspect là et j'ai trouvé ça vraiment cool ! Finalement, j'avais l'impression d'être dans un cadre scolaire parce que j'étais avec ma tranche d'âge préférée (les 12-18 globalement) et il y avait beaucoup de lien avec les collèges et lycées (parce qu'il y a tout un travail de décrochage scolaire en général) tout en ayant le côté médical, prescription médicamenteuse qui pour le coup m'intéressait vraiment (neuroleptiques, benzos, somnifères etc).

Bien sûr, il y avait des points négatifs : certains ados sont très braqués, parfois insolents... (et encore le psy n'en gère qu'un seul à la fois)
C'est un travail également très fatigant. Même si on reste assis, il faut être attentif à TOUT, les moindres faits et gestes du patient et l'écouter parler c'est finalement un travail très usant mentalement.

Mais globalement, j'ai largement préféré cette approche où on a un réel accompagnement (1h de consult), on voit peu de patients par jour (7/8) mais on prend le temps ! La pédopsychiatrie est devenue une option totalement envisageable pour moi...

Concernant l'enseignement maintenant, j'ai eu l'occasion de faire passer des oraux à des élèves et c'était très stimulant aussi ! J'ai adoré le fait d'évaluer des élèves par moi-même (même si on avait une grille à respecter), leur poser des questions en entretien puis leur donner des conseils pour s'améliorer...

J'avoue que, pour être 100% honnête, je pense quand même avoir préféré mon expérience en service sanitaire (collège REP) mais plutôt dans le sens où je retrouvais vraiment le collège, cet environnement dans lequel je me sentais bien, avec des classes, et surtout là j'avais une autonomie (dans le sens où c'est moi qui faisais la présentation) tandis que là en psy j'étais seulement dans l'observation (je ne voulais pas intervenir car certains sujets étaient vraiment délicats). Je pense qu'en ayant davantage de responsabilités, ça sera +++ stimulant !

Finalement, je pense de plus en plus que pour m'épanouir, il me faudrait peut-être une activité mixte entre des consultations en tant que psychiatre et de l'enseignement à côté. Pensez-vous que ce soit faisable ? Je me suis même dit que si jamais je n'avais pas de poste (en faculté ou autre), il serait peut-être intéressant pour moi de postuler dans des sites (style Superprofs par exemple) et comme ça je pourrais maintenir une activité enseignante à côté de la psy si je m'installe en cabinet. Après, je ne sais pas si ce serait vraiment rentable.

Qu'en pensez-vous ? =)
Mathador
Mathador
Doyen

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par Mathador Mer 9 Juin 2021 - 23:08
@Louise100 a écrit:Finalement, je pense de plus en plus que pour m'épanouir, il me faudrait peut-être une activité mixte entre des consultations en tant que psychiatre et de l'enseignement à côté. Pensez-vous que ce soit faisable ? Je me suis même dit que si jamais je n'avais pas de poste (en faculté ou autre), il serait peut-être intéressant pour moi de postuler dans des sites (style Superprofs par exemple) et comme ça je pourrais maintenir une activité enseignante à côté de la psy si je m'installe en cabinet. Après, je ne sais pas si ce serait vraiment rentable.
Je me demande surtout à quel point tu pourrais avoir des horaires compatibles de chaque côté.
Sinon, je ne vois rien d'autre qui l'empêcherait, après tout Véran a continué à exercer à l'hôpital lorsqu'il était député.

_________________
"There are three kinds of lies: lies, damned lies, and statistics." (cité par Mark Twain)
« Vulnerasti cor meum, soror mea, sponsa; vulnerasti cor meum in uno oculorum tuorum, et in uno crine colli tui.
Quam pulchrae sunt mammae tuae, soror mea sponsa! pulchriora sunt ubera tua vino, et odor unguentorum tuorum super omnia aromata. » (Canticum Canticorum 4:9-10)
bobdom
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Niveau 8

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par bobdom Mer 9 Juin 2021 - 23:15
@Louise100 a écrit:Finalement, je pense de plus en plus que pour m'épanouir, il me faudrait peut-être une activité mixte entre des consultations en tant que psychiatre et de l'enseignement à côté. Pensez-vous que ce soit faisable ? Je me suis même dit que si jamais je n'avais pas de poste (en faculté ou autre), il serait peut-être intéressant pour moi de postuler dans des sites (style Superprofs par exemple) et comme ça je pourrais maintenir une activité enseignante à côté de la psy si je m'installe en cabinet. Après, je ne sais pas si ce serait vraiment rentable.

Qu'en pensez-vous ? =)

Je pense que c'est une bonne idée. Cela sera peut-être moins rentable que de faire à 100% des consultations, mais ça restera rentable... Et si tu y trouves ton compte intellectuellement et en matière d'équilibre personnel, alors c'est une bonne option.
Cleroli
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De médecine à enseignante  - Page 19 Empty Re: De médecine à enseignante

par Cleroli Mer 9 Juin 2021 - 23:43
Merci pour ces (bonnes !) nouvelles Very Happy Tu vas mieux et tu as trouvé la spécialité qui te convient, c'est super !
Concilier enseignement et pédopsychiatrie est possible même si une petite voix me dit que ce sera plutôt dans l'enseignement supérieur que dans les cours particuliers (il a sûrement des possibilités pour intervenir dans des écoles paramédicales par exemple).
Courage pour les rattrapages si tu y vas et surtout bonnes vacances, elles sont bien méritées De médecine à enseignante  - Page 19 1482308650


Dernière édition par Cleroli le Jeu 10 Juin 2021 - 8:57, édité 1 fois
pseudo-intello
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De médecine à enseignante  - Page 19 Empty Re: De médecine à enseignante

par pseudo-intello Jeu 10 Juin 2021 - 7:17
Je suis soulagée pour toi. Tu sembles avoir trouvé une spécialité qui te paît, et c'est une excellente nouvelle.

Comme tu dis, un seul ado à la fois, c'est déjà quelque chose, alors 30... Very Happy

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par trompettemarine Jeu 10 Juin 2021 - 7:42
Je n'ai pas relu tout le fil, mais il existe des postes dans les hôpitaux notamment en rééducation. Une professeur de lettres et une de mathématiques y étaient nommées.
Louise100
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Niveau 5

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par Louise100 Jeu 10 Juin 2021 - 11:10
@Mathador :
Effectivement, c'est aussi la question que je me posais. Comme je l'ai dit au tout début, je veux faire passer ma vie (sociale ou familiale) avant mon travail. Dans le centre où j'étais, les médecins faisaient globalement du 9h-18h (parfois un peu + quand c'était nécessaire) et ils avaient au moins 8 semaines de congés par an. Après, de mon côté, j'ai plutôt envisagé le fait de m'installer en libéral pour pouvoir exercer comme je le voulais (choisir mes horaires, pouvoir faire des dépassements d'honoraire en secteur 2). Je ne sais pas si en libéral je pourrai me permettre d'avoir un train de vie cool (du style avoir au moins mon mercredi + mes week-end entiers, quitte à ce que les autres jours soient davantage chargés). Comme ça de temps en temps sur le temps hors cabinet, je verrai si je ne peux pas enseigner (dans quelle structure je ne sais point).

Pour le fait de passer par une carrière hospitalo-universitaire honnêtement je ne pense pas le faire, je trouve que les points négatifs l'emportent largement sur le positif...

Pour les autres réponses, merci ça me fait chaud au coeur ! Smile
Alors je ne sais pas si j'ai trouvé ma spécialité, j'ai bien aimé le stage mais je ne sais pas si ce métier me conviendrait vraiment ni s'il m'épanouirait sur le long terme. Mais en tout cas, je sais que je préfère largement cette approche à la médecine somatique ! On m'a d'ailleurs proposé de faire quelques jours d'observation dans d'autres secteurs (psychiatrie légale par exemple).

En tout cas, j'essaie maintenant d'avoir du recul et de me dire que le métier parfait n'existe pas. Je ne peux pas aimer ce que je fais, avoir beaucoup de temps libre à côté et en même temps gagner énormément : il faudra forcément faire des concessions. D'où le fait que la pédopsychiatrie me paraîtrait adaptée pour jongler un peu entre tout ça !
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