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Arverne
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Grand sage

Moteur de recherche autre que Google Empty Moteur de recherche autre que Google

par Arverne Dim 31 Juil 2022 - 19:14
Est-ce que certains d'entre vous utilisent un autre moteur de recherche que Google ? Je lis et regarde pas mal de choses en ce moment sur les dérives d'internet et j'aimerais utiliser un autre moteur de recherche qui ne collecte pas les données, si c'est possible.
gram1
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Moteur de recherche autre que Google Empty Autre moteurs de recherche

par gram1 Dim 31 Juil 2022 - 19:29
Bonsoir
Pour ma part, j'utilise Qwant. J'en suis très satisfaite...
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L_Apeiron
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Moteur de recherche autre que Google Empty Re: Moteur de recherche autre que Google

par L_Apeiron Dim 31 Juil 2022 - 19:32
Pour ma part cela fait plus de trois ans que j'utilise Duck Duck Go et je n'ai quasiment jamais eu de difficultés à trouver mes infos !!
Hervé Hervé
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Fidèle du forum

Moteur de recherche autre que Google Empty Re: Moteur de recherche autre que Google

par Hervé Hervé Dim 31 Juil 2022 - 19:34
Qwant aussi mais je ne m'interdis pas d'utiliser Google si les résultats ne sont pas satisfaisants.

_________________
« Et je demande aux économistes politiques, aux moralistes, s’ils ont déjà calculé le nombre d’individus qu’il est nécessaire de condamner à la misère, à un travail disproportionné, au découragement, à l’infantilisation, à une ignorance crapuleuse, à une détresse invincible, à la pénurie absolue, pour produire un riche ? » (Almeida Garrett cité parJosé Saramago).
Solovieï
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Moteur de recherche autre que Google Empty Re: Moteur de recherche autre que Google

par Solovieï Dim 31 Juil 2022 - 21:18
Plusieurs sont intéressants, la meilleure alternative reste selon moi Duck Duck Go. Mais aucun moteur n'arrive à la hauteur de Google.
On ne s'en rend pas forcément compte à l'usage, puisque de fait, on ne peut pas connaître l'existence de ce qu'on ignore. Mais à la longue, on finit tôt ou tard (fonction de son usage, plus ou moins intensif, de la recherche web) par se rendre compte de toutes les occurrences que l'on rate.

Au passage, et c'est peut-être anecdotique pour certains (mais pas pour moi !), Google étant le plus puissant, il constitue un outil formidable pour détecter le plagiat. Si j'utilisais exclusivement Duck Duck Go, auquel je suis attaché aussi, combien de petits malins éviteraient mon courroux ?
Écusette de Noireuil
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par Écusette de Noireuil Dim 31 Juil 2022 - 21:32
J'utilise Lilo.
Moteur de recherche qui me donne toute satisfaction et qui permet de proposer des contributions à des projets écologiques sous forme de "gouttes d'eau" que l'on collecte à chaque recherche.

_________________
" Celui qui ne lit pas ne vit qu'une seule vie " (Umberto Eco )
Nouka
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Érudit

Moteur de recherche autre que Google Empty Re: Moteur de recherche autre que Google

par Nouka Dim 31 Juil 2022 - 22:40
gram1 a écrit:Bonsoir
Pour ma part, j'utilise Qwant. J'en suis très satisfaite...

+1

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Prezbo
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Moteur de recherche autre que Google Empty Re: Moteur de recherche autre que Google

par Prezbo Dim 31 Juil 2022 - 23:19
Qwant est un moteur franco-allemand, qui a bénéficié d'une levée de fond auprès de la Caisse des Dépôts et Consignation, et d'une préconisation par les services rectoraux. Il est entouré d'une forte polémique : bien qu'il prétende indexer lui-même le Web, il donne des résultats très proches de Bing (le moteur de recherche de Microsoft), et est fortement suspecté de n'être qu'une "surcouche" de Bing, présentant les résultats qu'il a lui-même obtenu en envoyant une requête à ce moteur. Lire par exemple :

https://www.nextinpact.com/article/25870/103652-les-liens-moteur-qwant-avec-microsoft-bing

Duck Duck GO, Lilo et autres sont uniquement des agrégateurs, compilant les résultats obtenus après envoi de requête à plusieurs sources (Bing encore, Yahoo, Wikipedia, le moteur russe Yandex...)

L'intérêt que peuvent peut-être proposer ces sites est qu'ils assurent ne pas permettre la tracabilité de leurs utilisateurs et ne pas garder trace des requêtes déjà effectuées. Par contre, j'ai le sentiment que personne n'a vraiment les moyens de concurrencer les Gafam (et en premier lieu, de loin, Google) pour ce qui est d'indexer le Web et de proposer un moteur de recherche performant. Il faut être conscient que les moyens à fournir sont colossaux.
postulat
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Niveau 6

Moteur de recherche autre que Google Empty Re: Moteur de recherche autre que Google

par postulat Lun 1 Aoû 2022 - 9:10


Nouka a écrit:
gram1 a écrit:Bonsoir
Pour ma part, j'utilise Qwant. J'en suis très satisfaite...

+1

+2.

Solovieï a écrit:Mais aucun moteur n'arrive à la hauteur de Google.

Hélas, je suis d'accord mais avec les moyens dont Google dispose...

Sans ça, c'est une bonne initiative d'essayer de se passer du moteur de recherche mais si tu as un smartphone sous Androïd, l'intérêt est sans doute limité : Google sait déjà tout de toi !
J'arrive à vivre sans utiliser les GAFAM mais cela implique de ne pas avoir de smartphone : difficile de trouver une alternative à Androïd (et IOS)... C'est parfois pénible : faut reconnaître que ces machines à fliquer sont souvent très pratiques !
Prezbo
Prezbo
Esprit éclairé

Moteur de recherche autre que Google Empty Re: Moteur de recherche autre que Google

par Prezbo Lun 1 Aoû 2022 - 12:18
Bon, cette discussion est pour moi l'occasion de creuser un peu le dossier Qwant (j'avais été alerté des fortes rumeurs de fiasco entourant ce projet sur d'autres forum). On trouve pas mal d'articles et d'enquêtes récents sur le société, le plus complet est ici.

https://www.lemediatv.fr/articles/2020/revelations-qwant-boulet-detat-z-DwVYPzQymrJjlldr8t4g

Certes, il s'agit d'une enquête du Média, dont l'approche est à la fois militante et sensationnaliste, et qui traîne ses propres casserole, mais c'est très largement sourcé.

Sur le service rendu par Qwant,  et son indépendance vis-à-vis de Microsoft :

Sur le papier, cela pourrait passer pour une success story. Mais en réalité, Qwant ne marche pas, ou mal. Ses résultats sont tirés principalement du moteur de recherche Bing, de Microsoft ; ils sont souvent datés, peu fiables, peu pertinents, limités en nombre. C’est le constat tiré par la Direction interministérielle du numérique (DINUM) dans une note confidentielle datée du mois d'août 2019, que Le Média s’est procurée. Certains éléments de cette note avaient déjà été révélés dans Acteurs publics en janvier 2020, mais elle n’avait pas été publiée dans son intégralité, comme s’y était pourtant engagé le secrétaire d’État au numérique, Cédric O.

La note a été rédigée par des agents de la direction interministérielle du numérique (alors Dinsic, aujourd'hui DINUM), assistés de confrères de l’ANSSI (l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), du ministère des Armées et de l’École normale supérieure. Tous ont été chargés de réaliser un audit d’une journée chez Qwant, en vue de son installation sur les ordinateurs de l’administration publique. Malgré leur prudence initiale, les auditeurs pointent du doigt des failles importantes dans le service offert par la start-up, conseillant ainsi de conditionner son utilisation dans l’administration à une série de changements dans le cœur du moteur de recherche. Un avis manifestement ignoré par le gouvernement.

Suite à un second audit réalisé en septembre 2019 en l'espace de quelques heures, les inspecteurs de la DINUM recommandent finalement dans une note remaniée « la signature de la note généralisant l’installation par défaut de Qwant au sein de l’administration » car, assurent-ils alors, « Qwant [se trouve] en cours de migration de son moteur d’une première version limitée techniquement vers une nouvelle version plus aboutie ». Mais en mai 2020, cette seconde version « à l’état de prototype » au moment de l’audit n’était toujours pas mise en service.

Concernant la première version de Qwant (la seule disponible), la DINUM est catégorique : le moteur de recherche « souffre de plusieurs limitations : - une difficulté à passer à l’échelle, notamment en termes de nombre de pages web traitées ; - une difficulté à gérer un rafraîchissement fréquent des pages web déjà visitées pour en capturer les modifications ; - une impossibilité d’utiliser l’index en temps réel pour les recherches des utilisateurs ». Un motif de satisfaction toutefois : les auditeurs semblent reconnaître à Qwant sa capacité à préserver la vie privée des utilisateurs - contrairement à Google - mais rappellent que « d’autres moteurs de recherche pourraient revendiquer la satisfaction du premier critère de respect de la vie privée ». Et eux ne bénéficient pas de fonds publics…

La note s’interroge ensuite sur « l’utilisation de Bing, [le moteur de recherche de Microsoft], en sous-traitance de Qwant ». Le cœur d’un moteur de recherche, c’est son « index ». Plus un index est vaste, plus un moteur de recherche est performant. L’index de Google est par exemple bien plus grand que celui de ses concurrents, ce qui explique que l’entreprise américaine détienne à elle seule 91% du marché (en 2019), contre 2,55% pour Bing, deuxième dans le classement.

De fait, Qwant s’appuie principalement sur la technologie Bing de Microsoft pour son propre moteur de recherche. L’opacité de la relation exacte entre Bing et Qwant, et plus largement de la performance de l’index de Qwant exaspèrent les inspecteurs de la DINUM : « La situation concernant l’articulation de la capacité de recherche Web propre de Qwant avec Bing est peu claire », écrivent-ils, d’autant plus que « l’équipe constate que Qwant ne sait pas répondre précisément aux questions concernant enchaînement exact des traitements et ne sait pas quantifier son niveau d’utilisation réelle de Bing ». Les auditeurs ne peuvent pas « exclure un scénario dans lequel l’essentiel des réponses viendrait in fine de Bing ».

Sur le mode de gouvernance, les motivations et le train de vie des dirigeants historiques :

Mystère dans le mystère, ce nouvel engagement de la Caisse des Dépôts est assorti d’une véritable reprise en main de l’entreprise… qui ressemble à une mise sous tutelle. Éric Léandri, PDG depuis 2016, l’un des actionnaires co-fondateurs de la société depuis 2011, a été écarté de ses fonctions. Officiellement, il a pris la tête d’un « comité consultatif chargé de définir les grandes orientations stratégiques de l’entreprise ». Dans les faits, il a perdu son pouvoir, son salaire, son bureau, et sa voiture de fonction (une Tesla). Ses plus proches - de hauts cadres qui étaient décriés par le reste des salariés - ont également été poussés vers la sortie.

Qwant s’est ainsi doté depuis janvier d’un « conseil de gouvernance » présidé par Antoine Troesch, directeur de l’investissement de la Banque des Territoires, l’une des directions de la CDC. Pour remplacer Léandri, la Caisse a choisi l’ancien directeur général adjoint, Jean-Claude Ghinozzi, un ancien cadre de… Microsoft : « J’ai rejoint Qwant alors que j’étais dans un grand groupe technologique [Microsoft, NDLR], justement pour travailler sur une alternative souveraine, centrée autour du respect de l’utilisateur et de sa vie privée », déclarait-il à Libération.

Dans le cadre de cette enquête, Le Média a tenté sans succès de rencontrer le nouveau dirigeant. Qwant n’a pas souhaité faire davantage de commentaires quant à sa situation financière et ses relations avec son actionnariat, tout en soulignant que « les audits réalisés depuis l’été dernier » ont « démontré notre capacité à développer notre indépendance technologique ».

En réalité, cela faisait plusieurs mois que certains actionnaires de la start-up essayaient par tous les moyens de remplacer Eric Léandri, tout puissant patron depuis 2016. Car l’année 2019 n’avait pas été tendre en termes de couverture médiatique. Différents médias, du Figaro au Canard Enchaîné, avaient relaté les difficultés de la start-up et pointé les responsabilités de la direction, accusée d’un style de management discutable.

La CDC, le bras financier de l’Etat qui a investi depuis 2017 plus de 20 millions d’euros dans le projet, commence alors à s’interroger sur le management interne ou les salaires dispendieux des cadres dirigeants, selon le site d’information La Lettre A. Mais le véritable coup de tonnerre est sonné par Mediapart, qui révèle qu’Eric Léandri faisait l’objet, jusqu’à la fin 2016, d’un mandat d’arrêt européen dans le cadre d’une enquête au sujet d’une escroquerie en Belgique. Interrogé peu de temps après par le site Clubic, Léandri préfère évoquer un complot contre son entreprise : « Il y a des gens qui sont allés très loin pour nous déstabiliser, je vous le confirme. Je sais qui et à quel poste, mais je ne peux pas en dire plus ».

[...]

« La Caisse a brandi un véritable ultimatum, en conditionnant sa nouvelle aide au départ de Léandri de la direction de la société », analyse un ex de Qwant. L’action d’Olivier Sichel contre Éric Léandri en a froissé plus d’un au sein même de la Caisse des Dépôts où Qwant bénéficie de soutiens en interne. Au point qu’une note confidentielle, produite au sein de la direction, et synthétisant un scénario de sortie pour Léandri, a fini par « fuiter » auprès de Qwant. Preuve supplémentaire qu’Eric Léandri et son compère Jean-Manuel Rozan disposent de réseaux et relais puissants.

D’ailleurs, depuis qu’ils ont co-fondé Qwant, les deux associés historiques n’ont jamais lésiné sur les symboles de puissance. Plutôt que d’opter comme n’importe quelle autre start-up pour des locaux modestes dans les arrondissements parisiens à la mode du 10ème ou 2ème, ils ont préféré s’installer luxueusement au 7, rue Spontini dans le 16ème arrondissement, juste à côté du palace parisien le Saint James (où ils avaient leurs habitudes), à deux pas de l’avenue Foch et de la porte Dauphine. L’immeuble de verre de cinq étages où loge Qwant, pour 100 000 euros par mois, appartient en réalité à la Fradim, une société immobilière possédée par la famille Hariri, très proche de Jacques Chirac. Mais pour Qwant, ces locaux ostentatoires (et bien trop coûteux pour une jeune société qui vit sous perfusion d’investissements publics) vont bientôt faire partie du passé : à la Caisse des Dépôts, Olivier Sichel a donné l’ordre à Jean-Claude Ghinozzi d’y mettre un terme. Le prochain déménagement des locaux parisiens de Qwant est donc d’ores et déjà acté.

Sur la manière dont les fondateurs ont réussi à obtenir un soutien fort de l'état :

Au début du quinquennat, Éric Léandri « était tout le temps fourré à l’Elysée », selon un ancien salarié de la société. Le PDG de Qwant a d’ailleurs participé à plusieurs voyages officiels à l’étranger, dont celui d’Emmanuel Macron en janvier 2018 en Chine. Un peu plus tard, en octobre 2018, Léandri donne la réplique au chef de l'Etat lors d'une visite de ce dernier à la station F. En octobre 2018, le ministre Bruno Le Maire réitère ses compliments à l'égard de Qwant.

De son côté, l'associé d'Eric Léandri, le financier Jean-Manuel Rozan, n’a jamais caché sa sympathie pour le président de la République, au point d’écrire un livre en son hommage : « Macron maillot jaune », sa réponse personnelle aux Gilets Jaunes.

Forcément, en mai 2019, c’est au tour du nouveau secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O - auparavant conseiller à l’Elysée, chargé des participations publiques et de l’économie du numérique, ancien trésorier d’En Marche ! pendant la campagne - de soutenir explicitement Qwant lors du salon Vivatech, en le présentant comme « le seul [moteur de recherche] capable de répondre aux attentes du gouvernement ».

[...]

Justement, quand Jean-Manuel Rozan et Éric Léandri cofondent Qwant en 2011, les premiers temps sont durs. Les deux hommes se sont rencontrés trois ans plus tôt, quelques temps après la vente de Trustmission à la Caisse d’Épargne. Rozan, le financier, s’allie alors avec Léandri, l’ingénieur (selon son CV, le businessman a obtenu un diplôme d’ingénieur en télécom au début des années 1990).

S’attaquer au marché des moteurs de recherche où Google est en position de monopole, le challenge n’est pas mince. D’autant qu’à ses débuts, la start-up française se cherche encore un marché de niche : « Dès 2013, Qwant est sur le point de crever, nous rapporte d’ailleurs un ancien de la boîte. Rozan et Léandri essayent tout pour sauver leur mise de départ. C’est alors qu’arrive l’affaire Snowden, les thématiques de la vie privée et de la souveraineté numérique commencent à s’imposer dans le débat public, notamment en Allemagne, où le plus important groupe de presse du pays, Axel Springer, a commencé sa croisade contre Google. C’est seulement à ce moment-là que Rozan et Léandri vont se positionner sur ces thématiques, et ça va finir par payer : Axel Springer décide presque miraculeusement d’investir 5 millions d’euros dans l’aventure ». Cette année-là, Rozan, alors PDG de Qwant, promet aux médias la production prochaine d’un nouveau moteur de recherche d’une quinzaine de langues dans 30 pays.

Ce n’est qu’un mirage. « Ces gens-là ont d’abord voulu faire un coup financier », maugrée un ponte de la « tech » française. « À l’époque, Qwant a table ouverte dans toutes les institutions, à l’Assemblée Nationale, au ministère de la Défense, à la Région Île-de-France… », se souvient un ancien conseiller ministériel sous le quinquennat Hollande. Rozan et Léandri déploient effectivement un lobbying particulièrement insistant auprès des pouvoirs publics tout au long du quinquennat de François Hollande. Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, est approché, mais aussi le cabinet de Fleur Pellerin, secrétaire d’Etat au numérique sous Ayrault… sans grand succès. La banque publique d’investissement concède toutefois en 2014 une modeste subvention de 450 000 euros.

À peine un an plus tard, Qwant se retrouve de nouveau tout proche d’un dépôt de bilan. Entre 2014 et 2015, le chiffre d’affaire de l’entreprise baisse ainsi de 91,5 %, passant de 1,2 million d’euros à un très modeste 101 800 euros.

Comme dans les plus belles histoires, alors que tout semblait perdu, Rozan et Léandri voient leurs espoirs de lobbying enfin exaucés. Le ministre de l’Économie de l’époque Emmanuel Macron et son équipe prennent fait et cause pour Qwant. La nouvelle secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire, bien qu’entretenant de très difficiles relations avec Emmanuel Macron, est obligée de suivre l’impulsion donnée par le ministre de l’Économie. Au plus haut niveau de l’État, Qwant a alors le vent en poupe. Sollicitée à plusieurs reprises au cours de cette enquête, l’ancienne secrétaire d’État, travaillant aujourd’hui pour le cabinet de conseil Roland Berger, n’a pas donné suite à nos appels.


Etc, etc, l'enquète est pleine de révélation croustillante et joue au name-dropping.


Bref, j'ai l'impression qu'on est face à un nouvel exemple de scandale à la française.




postulat a écrit:


Sans ça, c'est une bonne initiative d'essayer de se passer du moteur de recherche mais si tu as un smartphone sous Androïd, l'intérêt est sans doute limité : Google sait déjà tout de toi !
J'arrive à vivre sans utiliser les GAFAM mais cela implique de ne pas avoir de smartphone : difficile de trouver une alternative à Androïd (et IOS)... C'est parfois pénible : faut reconnaître que ces machines à fliquer sont souvent très pratiques !

Je suis depuis quelques années pessimistes sur ces sujets. Si tu veux vivre une vie similaire à celles de tes contemporains, il est devenu très difficile d'échapper au pistage par les GAFAM. Leurs services sont attractifs, et s'imposent comme un norme. Et le pire est sans doute l'utilisation d'un Smartphone sous Androïd (j'ai ai un aussi). Apple passe pour être plus respectueux de la vie privée, en se positionnant sur une gamme tarifaire plus élevée.
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Moteur de recherche autre que Google Empty Re: Moteur de recherche autre que Google

par EnZ0 Lun 1 Aoû 2022 - 15:12
Qwant et Duck Duck sont effectivement les "meilleures" alternatives, mais en terme de résultats, Google reste quand même le plus efficace : on ne peut rivaliser avec ses algorithmes en constante évolution, et surtout le budget quasi illimité derrière.

Il ne faut pas se leurer, l'anonymat sur le net, etc, ça n'existe pas (ou plus), peu importe le navigateur ou moteur de recherche.

Plutôt que de choisir un moteur alternatif, il est plus intéressant de faire un usage réfléchi des outils qui font cela depuis toujours, avec les protections adéquates sur les navigateurs et le poste.

Beaucoup de sites (tous ?) sur lesquels vous irez en résultat sur Google, Qwant etc intègrent les API Google, donc au final, il n'y a pas grand changement si l'on se contente de simplement changer de navigateur.
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