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Philomèle
Niveau 9

APB : seuls 38% des candidats ont obtenu leur premier voeu ! - Page 2 Empty Re: APB : seuls 38% des candidats ont obtenu leur premier voeu !

par Philomèle Ven 31 Aoû 2012 - 20:52
@Axel a écrit:
@Philomèle a écrit:
@Axel a écrit:Je maintiens quand même.
Expérience contre expérience, on n'en sort jamais.

Mais, oui, je connais de belles réussites en fac de la part de lycéens dont les professeurs s'accordaient à dire qu'ils n'étaient "pas faits" pour les études longues furieux oui, on peut réussir en fac de lettres (et pas seulement !) après un bac technologique, et oui, cent fois oui, il est encore possible de se révéler bien après 18 ou 20 ans.

En licence, nous n'avons pas les moyens de faire de la remise à niveau, et ce n'est pas notre métier.
Admettons. Encore que sur la deuxième partie de la phrase, ce soit discutable.
Ce n'est pas ce à quoi je pensais. Mais bien à une année de remise à niveau avant d'aborder les études universitaires

Entendu pour les belles exceptions : l'éclosion intellectuelle à vingt-cinq ans ou trente ans, je m'en réjouis, malgré toutes les vilaines fées qui prédisaient l'échec.
Sauf que précisément : c'est l'exception. C'est tellement l'exception que je ne crois pas avoir vu cette plante rare dans mon cursus. (En fait, je pense que cette maturité tardive, c'est plutôt masculin, non seulement je ne le pense pas mais ce n'est pas non plus ce que je constate et il y a peu de jeunes hommes en licence de Lettres...)
Le système de formation ne peut pas être prévu pour les exceptions et les réveils tardifs.
La licence est là pour se former au sortir du bac en formation initiale.

Et après tout, si l'on doit instaurer des années de remise à niveau, je ne vois pas pourquoi il ne faudrait pas plutôt de la remise à niveau pour l'accès au BTS ou bien à l'IUT où le lycéen a également été refusé !


@Kilmeny a écrit:Des demandes irréalistes !


Eh bien, c'est dommage (les phrases en gras).
De toutes façons, demander une sélection systématique pour l'université, c'est aussi un voeu pieux pour l'instant.
Alors quitte à rêver d'un autre monde, je préfère rêver de celui où on a le droit d'être une exception, de ne pas marcher au même pas que tous les autres et de ne pas en être pénalisé pour autant.

Et je trouve dommage également que vous n'ayiez jamais rencontré ces "exceptions" là, j'aurais même tendance à croire que vous ne les avez pas remarquées plutôt.


Vous avez certainement raison.
D'ailleurs, je ne travaille que pour les conformistes qui ont pile 18 ans et qui sont dans les clous de la formation initiale, et je fais de mon mieux pour ignorer et exclure ceux qui ne seront pas professeur de français à 23 ans.

Bien. Cela étant dit, je crois que nous avons épuisé la question et que nous allons à présent tourner en rond.
alberto79
alberto79
Habitué du forum

APB : seuls 38% des candidats ont obtenu leur premier voeu ! - Page 2 Empty Re: APB : seuls 38% des candidats ont obtenu leur premier voeu !

par alberto79 Ven 31 Aoû 2012 - 21:02
@Mike92 a écrit:
P.S.: je ne vois pas comment on pourra éviter de mettre un examen d'entrée en fac, vu le niveau moyen des bacheliers. La fac de Dauphine le fait déjà indirectement, et elle a raison (de mon point de vue).

Je suis totalement d´accord avec vous.
Clarianz
Clarianz
Empereur

APB : seuls 38% des candidats ont obtenu leur premier voeu ! - Page 2 Empty Re: APB : seuls 38% des candidats ont obtenu leur premier voeu !

par Clarianz Sam 1 Sep 2012 - 8:46
@Philomèle a écrit:
@Axel a écrit:Je maintiens quand même.
Expérience contre expérience, on n'en sort jamais.

Mais, oui, je connais de belles réussites en fac de la part de lycéens dont les professeurs s'accordaient à dire qu'ils n'étaient "pas faits" pour les études longues furieux oui, on peut réussir en fac de lettres (et pas seulement !) après un bac technologique, et oui, cent fois oui, il est encore possible de se révéler bien après 18 ou 20 ans - et pas la peine d'aller chercher les "trentenaires qui reprennent des études".

En licence, nous n'avons pas les moyens de faire de la remise à niveau, et ce n'est pas notre métier.
Admettons. Encore que sur la deuxième partie de la phrase, ce soit discutable.
Ce n'est pas ce à quoi je pensais. Mais bien à une année de remise à niveau avant d'aborder les études universitaires - pour ceux qui n'auraient pas réussi la sélection que de nombreuses voix réclament ici - afin de ne pas, justement, réserver l'enseignement en faculté (le seul moment où j'ai enfin pris du plaisir à apprendre...) aux seuls
étudiants solides

Entendu pour les belles exceptions : l'éclosion intellectuelle à vingt-cinq ans ou trente ans, je m'en réjouis, malgré toutes les vilaines fées qui prédisaient l'échec.
Sauf que précisément : c'est l'exception. C'est tellement l'exception que je ne crois pas avoir vu cette plante rare dans mon cursus. (En fait, je pense que cette maturité tardive, c'est plutôt masculin, et il y a peu de jeunes hommes en licence de Lettres...)
Le système de formation ne peut pas être prévu pour les exceptions et les réveils tardifs.
La licence est là pour se former au sortir du bac en formation initiale.

Et après tout, si l'on doit instaurer des années de remise à niveau, je ne vois pas pourquoi il ne faudrait pas plutôt de la remise à niveau pour l'accès au BTS ou bien à l'IUT où le lycéen a également été refusé !



je bondis!!

c'est plutôt masculin, tout simplement parce qu'il est bcp plus facile quand on est un mec un peu macho de s'appuyer sur sa/son compagnon et de bosser peinard pendant que l'autre se cogne tout le boulot!

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par Philomèle Sam 1 Sep 2012 - 13:16
@Clarianz a écrit:
@Philomèle a écrit:
@Axel a écrit:Je maintiens quand même.
Expérience contre expérience, on n'en sort jamais.

Mais, oui, je connais de belles réussites en fac de la part de lycéens dont les professeurs s'accordaient à dire qu'ils n'étaient "pas faits" pour les études longues furieux oui, on peut réussir en fac de lettres (et pas seulement !) après un bac technologique, et oui, cent fois oui, il est encore possible de se révéler bien après 18 ou 20 ans - et pas la peine d'aller chercher les "trentenaires qui reprennent des études".

En licence, nous n'avons pas les moyens de faire de la remise à niveau, et ce n'est pas notre métier.
Admettons. Encore que sur la deuxième partie de la phrase, ce soit discutable.
Ce n'est pas ce à quoi je pensais. Mais bien à une année de remise à niveau avant d'aborder les études universitaires - pour ceux qui n'auraient pas réussi la sélection que de nombreuses voix réclament ici - afin de ne pas, justement, réserver l'enseignement en faculté (le seul moment où j'ai enfin pris du plaisir à apprendre...) aux seuls
étudiants solides

Entendu pour les belles exceptions : l'éclosion intellectuelle à vingt-cinq ans ou trente ans, je m'en réjouis, malgré toutes les vilaines fées qui prédisaient l'échec.
Sauf que précisément : c'est l'exception. C'est tellement l'exception que je ne crois pas avoir vu cette plante rare dans mon cursus. (En fait, je pense que cette maturité tardive, c'est plutôt masculin, et il y a peu de jeunes hommes en licence de Lettres...)
Le système de formation ne peut pas être prévu pour les exceptions et les réveils tardifs.
La licence est là pour se former au sortir du bac en formation initiale.

Et après tout, si l'on doit instaurer des années de remise à niveau, je ne vois pas pourquoi il ne faudrait pas plutôt de la remise à niveau pour l'accès au BTS ou bien à l'IUT où le lycéen a également été refusé !



je bondis!!

c'est plutôt masculin, tout simplement parce qu'il est bcp plus facile quand on est un mec un peu macho de s'appuyer sur sa/son compagnon et de bosser peinard pendant que l'autre se cogne tout le boulot!

Remarque que je constate, je ne donne pas d'explication, ni ne justifie quoi que ce soit.
Il y a bien une différence genrée dans les trajectoires scolaires, en moyenne (ce qui signifie qu'on peut toujours exhiber des exceptions de part et d'autre).

En moyenne, les filles réussissent mieux jusqu'au bac. Ensuite, les garçons réussissent mieux et vont plus loin.
Il semblerait qu'elles intériorisent plus tôt le principe de réalité, un souci de conformisme scolaire. Le même réalisme les fait passer à autre chose assez rapidement (marché du travail, famille et enfants), avec des études supérieures plus courtes.
En revanche, on autorise les garçons à rêver plus longtemps, et ils adoptent plus tardivement, à l'âge adulte officiel, une attitude plus scolaire et soucieuse de réussite.
Précision bibliographique : il s'agit de souvenirs de lecture de l'ouvrage de Marie Duru-Bellat, L'École des filles, 1990, et autres travaux dans cette lignée.

Je ne suis pas certaine que cela aille toujours de pair avec la mise en couple et une attitude fondamentalement machiste de la part du jeune homme : en moyenne, le jeune homme étant plus âgé que la jeune femme au moment de la mise en couple, ils finissent ou ont fini leurs études en même temps. (Là encore, cela ne vaut que pour les mises en couple autour de la vingtaine, puisque statistiquement, après quarante ans, beaucoup plus de femmes sont plus âgées que leur compagnon.)

Les mystères de la construction sociale du genre (une attitude collective donc, pas une responsabilité individuelle).

Mais enfin, tout cela nous éloigne des voeux sur APB (qui sont formulés, pour ma Faculté, par des filles de 18-19 ans et 10 % de garçons).
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