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Le Monde : sélectivité des concours de l'enseignement - Page 14 Empty Re: Le Monde : sélectivité des concours de l'enseignement

par e-Wanderer Ven 26 Fév 2016 - 16:37
PauvreYorick a écrit:Bon, cela dit, je suis tout à fait d'accord avec l'idée de fusionner, à terme, les corps vers le haut. Et avec celle, évidemment, de cesser d'exploiter les contractuels à la façon dont on le fait. Quand on réembauche d'année en année, au bout d'un moment il faut cesser d'être hypocrite et titulariser.

Pas forcément d'accord. Ça fait plus de 15 ans que je prépare des étudiants au CAPES comme à l'agrégation, j'ai aussi participé au jury des deux concours : je peux vous garantir que le niveau d'exigence est très différent entre ces deux concours. Je fais une absolue confiance à TOUS les agrégés que j'ai formés, sans exception. Je ne peux malheureusement pas dire tout à fait la même chose de ceux qui ont réussi le CAPES. Alors bien sûr, on voit aussi passer au jury de CAPES des candidats extrêmement brillants (mais ceux-là finissent généralement agrégés). En somme, je trouve normal que l'institution récompense par un meilleur salaire cette compétence très remarquable (pour la différence d'horaire, j'estime en revanche qu'on devrait revoir la grille horaire des certifiés à la baisse et aligner les deux corps).

Reste en outre l'idée que l'agrégation est la seule vraie voie de promotion interne : ce serait dommage de supprimer cela. J'ai siégé aussi au jury de l'agrégation interne et j'ai été souvent très touché par l'attitude de ces collègues quadra- ou quinquagénaires qui remettaient le collier, ne s'étaient pas résignés à attendre paisiblement la retraite mais essayaient toujours d'avoir cette haute exigence disciplinaire qui tire les gens vers le haut. Immense respect : ce serait tellement plus facile de tout laisser tomber et de s'encroûter, quand on voit ce qu'est devenu le secondaire…
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par Ascagne Ven 26 Fév 2016 - 16:39
Cripure a écrit:Je m'ai gouré ? Désolé.
Ah, c'est moi qui ai mal lu !
Certaines facs, jadis, attribuaient l'équivalence du DEUG contre la S.A. à Ulm sans qu'il soit besoin d'avoir un bon dossier de la khâgne. Si l'année avait été chaotique, ça pouvait aider. J'ai eu un copain qui en a profité.
Intéressant. Tiens, je n'avais pas pensé à cette possibilité (étant donné que dans mon cas, la khâgne s'était bien passée, au point de me donner une espérance parfois concrète, mais le concours, lui, aïe !).
Dr Raynal a écrit:Oui, je sais, les diplômes ont changé
Précisément, on peut réfléchir à la problématique du statut des diplômes. A quoi peut-on s'attendre dans ce sujet, vu certains commentaires précédents sur certaines situations (sous-admissibilité à l'ENS etc.) ?
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par e-Wanderer Ven 26 Fév 2016 - 16:48
Cripure a écrit:
Certaines facs, jadis, attribuaient l'équivalence du DEUG contre la S.A. à Ulm sans qu'il soit besoin d'avoir un bon dossier de la khâgne. Si l'année avait été chaotique, ça pouvait aider. J'ai eu un copain qui en a profité.
Oui, c'est le souvenir que j'ai (avec certaines limites naturellement : impensable d'obtenir un DEUG de musicologie sans venir d'un khâgne musique, ce qui est bien normal), mais on pouvait sans problème demander un 2e DEUG en histoire, en philo, en LV etc. dans la mesure où on avait pratiqué ces disciplines en prépa.
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par El-vacator Ven 26 Fév 2016 - 17:25
Le seul problème que j'observe dans le déroulement du concours est le jeu des coefficients entre l'écrit et l'oral. Si pour l'agrégation la parité semble bien respectée (coefficient 2 pour chaque épreuve, écrite et orale), pour le CAPES (en HG et lettres me semble-t-il) ce n'est pas le cas : coefficient 1 à l'écrit et 2 à l'oral, ce qui offre une (trop) grande latitude aux jury d'oraux. Pour couler un candidat, un "4" peut suffire, alors que le principe d'anonymat n'est pas respecté, par la force des choses.

Si mes exemples sont bons (ils datent un peu), cela fait de l'agrégation un concours plus juste ; lequel devrait être la norme. Mais le concours devrait être préservé, cela me semble évident.

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par kiwi Ven 26 Fév 2016 - 17:26
Elyas a écrit:
jésus a écrit:
Elyas a écrit:
jésus a écrit:Et vous croyez que les contractuels ne sont pas dans la précarité? Cela permettrait de résorber le nombre des contractuels,voire de les supprimer.

Hélas, le travail ne suffit pas à avoir des concours avec des chances de 2 à 10% de l'avoir comme en philo durant pas mal d'années...ou autre concours de la FPT avec le même ratio.

Non, ça ne résoudrait pas le problème des contractuels. Cela étendrait les problèmes des contractuels à tous les enseignants. Ensuite, actuellement, certains contractuels ont des avantages que n'ont pas les titulaires, surtout en mathématiques. Cependant, le ministère est dans son tort en multipliant les contrats. Si un contractuel bosse depuis 10 ans pour l'EN, il faut le cdi-ser ou le titulariser. C'est là le scandale, pas dans les concours.

quels avantages en math, par exemple? Je suis curieux...
Et si ce système offraient de meilleurs conditions à tous les contractuels? Parce que sur le fond, à ma place, je ne vois pas comment ça pourrait être pire... Rolling Eyes

Il faut lire, j'ai déjà répondu. Pour t'aider, je vais le redire : la situation en mathématiques est si catastrophique dans certaines Académies que les contractuels peuvent négocier leur poste, ce que ne peuvent pas les titulaires. Un ami a d'abord été contractuel avant de passer le concours. Il choisissait ses postes. Depuis qu'il est TZR, il regrette cette possibilité.

Bof.... Va dire ça au contractuel dans mon bahut. 1ère année d'enseignement, sur deux bahuts distants de plusieurs kilomètres sans véhicule, il s'est fait jeter en décembre apres deux mois car son contrat au lycée finissait. Le rectorat n'en a fait qu'une bouchée alors qu'en maths dans academie de Versailles, la pénurie est astronomique. Depuis ben les profs de maths font des heures par ci, par là, le prof de physique aussi. Et là on a réussi à dégoter un nouveau contractuel. Mais pour combien de temps?
On les pressure justement les contractuels à Versailles, pas le choix : trop de classes sans prof depuis le début de l'année. Deux autres contractuels de mon établissement sont sur trois bahuts.
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par Condorcet Ven 26 Fév 2016 - 17:26
Cripure a écrit:
Marcel Khrouchtchev a écrit:
Cripure a écrit:D'ailleurs le recrutement universitaire est le meilleur exemple-repoussoir en faveur du concours Razz

Et pourtant, Dieu sait que certains vitupèrent ici contre la volonté de certains comités de sélection de compenser les faiblesses du système en recrutant des lauréats de concours. Laughing

Oui, oh, quand ça les arrange Le Monde : sélectivité des concours de l'enseignement - Page 14 248604097

Disons que l'on aurait pu attendre de ces jurys autre chose que la ronde des indignés et autres appels des appels, initiatives louables sur le métier mais sans incidence sur le terrain. Une grève de tous les jurys de recrutement, quel que soit le poste (académique) concerné, aurait eu du cran et plus d'impact. Le reste fait figure de guerres picrocholines en comparaison...


Dernière édition par Condorcet le Ven 26 Fév 2016 - 17:30, édité 1 fois
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par kiwi Ven 26 Fév 2016 - 17:29
JPhMM a écrit:
Ascagne a écrit:
Laotzi a écrit:Je ne vois pas trop ce que la biadmissibilité a d'hilarante. Elle certifie d'un très haut niveau disciplinaire au contraire et témoigne du fait que l'agrégation reste un concours très sélectif dans la plupart des disciplines et qu'échouer à l'oral n'est en rien déshonorant. Le président du jury de l'agreg d'histoire à l'époque où je l'ai passée, Jacques Verger, s'empressait, lors de la proclamation des résultats, de signifier que l'ensemble des candidats admissibles avait une maîtrise remarquable de leur discipline mais que le concours (5 % de réussite) restait extrêmement sélectif.
Bien écrit, Laotzi. Franchement, j'ai l'impression que certains envoient leurs messages trop rapidement, sans réfléchir à leur réception par certains lecteurs, y compris notamment les bons, voire très bons étudiants qui ont ou ont eu des difficultés avec l'agrégation et peuvent le vivre mal.
Il est bien connu que ceux qui n'ont pas réussi l'oral n'ont fait le travail qu'à moitié.

+1. C'est vrai que de faire partie des 20% les meilleurs à une session, c'est ridicule. Les bi-admissibles devraient avoir honte.
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par kiwi Ven 26 Fév 2016 - 17:34
Elyas a écrit:
Ascagne a écrit:
Laotzi a écrit:Je ne vois pas trop ce que la biadmissibilité a d'hilarante. Elle certifie d'un très haut niveau disciplinaire au contraire et témoigne du fait que l'agrégation reste un concours très sélectif dans la plupart des disciplines et qu'échouer à l'oral n'est en rien déshonorant. Le président du jury de l'agreg d'histoire à l'époque où je l'ai passée, Jacques Verger, s'empressait, lors de la proclamation des résultats, de signifier que l'ensemble des candidats admissibles avait une maîtrise remarquable de leur discipline mais que le concours (5 % de réussite) restait extrêmement sélectif.
Bien écrit, Laotzi. Franchement, j'ai l'impression que certains envoient leurs messages trop rapidement, sans réfléchir à leur réception par certains lecteurs, y compris notamment les bons, voire très bons étudiants qui ont ou ont eu des difficultés avec l'agrégation et peuvent le vivre mal.

Mais je ne nie pas l'excellence. Je dis que c'est ridicule de créer un statut pour récompenser un double-échec. On peut être excellent et se dire qu'être récompensé pour un double-échec est tout de même ridicule. Ou alors on abandonne les concours pour créer des examens. Si on utilisait l'argent de la bi-admissibilité pour créer plus de postes d'agrégés, ce serait préférable. Mais nous ne serons pas d'accord. C'est comme si un candidat au CAPES admissible deux fois pouvaient être recrutés avec un statut intermédiaire entre le MA et le certifié.

La bi-admissibilité à l'agrégation est un moyen de promotion. Un professeur bi-admissible est forcément titulaire du capes, soit qu'il passe l'agreg alors qu'il est titulaire, soit qu'il l'a passée plusieurs fois en externe avant de finir par obtenir le capes. Dans tous les cas, ça sanctionne tout de même un bon niveau disciplinaire et didactique (pour l'interne). Donc une promotion méritée.
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par Marcel Khrouchtchev Ven 26 Fév 2016 - 17:35
El-vacator a écrit:Le seul problème que j'observe dans le déroulement du concours est le jeu des coefficients entre l'écrit et l'oral. Si pour l'agrégation la parité semble bien respectée (coefficient 2 pour chaque épreuve, écrite et orale), pour le CAPES (en HG et lettres me semble-t-il) ce n'est pas le cas : coefficient 1 à l'écrit et 2 à l'oral, ce qui offre une (trop) grande latitude aux jury d'oraux. Pour couler un candidat, un "4" peut suffire, alors que le principe d'anonymat n'est pas respecté, par la force des choses.

Si mes exemples sont bons (ils datent un peu), cela fait de l'agrégation un concours plus juste ; lequel devrait être la norme. Mais le concours devrait être préservé, cela me semble évident.

Juger un futur enseignant sur des épreuves écrites est quand même difficile à tenir, il est normal que les écrits soient un écrémage, et les oraux un vrai moyen de faire la différence.
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par Elyas Ven 26 Fév 2016 - 17:37
kiwi a écrit:
Elyas a écrit:
Ascagne a écrit:
Laotzi a écrit:Je ne vois pas trop ce que la biadmissibilité a d'hilarante. Elle certifie d'un très haut niveau disciplinaire au contraire et témoigne du fait que l'agrégation reste un concours très sélectif dans la plupart des disciplines et qu'échouer à l'oral n'est en rien déshonorant. Le président du jury de l'agreg d'histoire à l'époque où je l'ai passée, Jacques Verger, s'empressait, lors de la proclamation des résultats, de signifier que l'ensemble des candidats admissibles avait une maîtrise remarquable de leur discipline mais que le concours (5 % de réussite) restait extrêmement sélectif.
Bien écrit, Laotzi. Franchement, j'ai l'impression que certains envoient leurs messages trop rapidement, sans réfléchir à leur réception par certains lecteurs, y compris notamment les bons, voire très bons étudiants qui ont ou ont eu des difficultés avec l'agrégation et peuvent le vivre mal.

Mais je ne nie pas l'excellence. Je dis que c'est ridicule de créer un statut pour récompenser un double-échec. On peut être excellent et se dire qu'être récompensé pour un double-échec est tout de même ridicule. Ou alors on abandonne les concours pour créer des examens. Si on utilisait l'argent de la bi-admissibilité pour créer plus de postes d'agrégés, ce serait préférable. Mais nous ne serons pas d'accord. C'est comme si un candidat au CAPES admissible deux fois pouvaient être recrutés avec un statut intermédiaire entre le MA et le certifié.

La bi-admissibilité à l'agrégation est un moyen de promotion. Un professeur bi-admissible est forcément titulaire du capes, soit qu'il passe l'agreg alors qu'il est titulaire, soit qu'il l'a passée plusieurs fois en externe avant de finir par obtenir le capes. Dans tous les cas, ça sanctionne tout de même un bon niveau disciplinaire et didactique (pour l'interne). Donc une promotion méritée.

C'est ton avis. Et c'est respectable. Ce n'est pas le mien.
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par User17706 Ven 26 Fév 2016 - 17:40
e-Wanderer a écrit:
PauvreYorick a écrit:Bon, cela dit, je suis tout à fait d'accord avec l'idée de fusionner, à terme, les corps vers le haut. Et avec celle, évidemment, de cesser d'exploiter les contractuels à la façon dont on le fait. Quand on réembauche d'année en année, au bout d'un moment il faut cesser d'être hypocrite et titulariser.

Pas forcément d'accord. Ça fait plus de 15 ans que je prépare des étudiants au CAPES comme à l'agrégation, j'ai aussi participé au jury des deux concours : je peux vous garantir que le niveau d'exigence est très différent entre ces deux concours. Je fais une absolue confiance à TOUS les agrégés que j'ai formés, sans exception. Je ne peux malheureusement pas dire tout à fait la même chose de ceux qui ont réussi le CAPES. Alors bien sûr, on voit aussi passer au jury de CAPES des candidats extrêmement brillants (mais ceux-là finissent généralement agrégés). En somme, je trouve normal que l'institution récompense par un meilleur salaire cette compétence très remarquable (pour la différence d'horaire, j'estime en revanche qu'on devrait revoir la grille horaire des certifiés à la baisse et aligner les deux corps).

Reste en outre l'idée que l'agrégation est la seule vraie voie de promotion interne : ce serait dommage de supprimer cela. J'ai siégé aussi au jury de l'agrégation interne et j'ai été souvent très touché par l'attitude de ces collègues quadra- ou quinquagénaires qui remettaient le collier, ne s'étaient pas résignés à attendre paisiblement la retraite mais essayaient toujours d'avoir cette haute exigence disciplinaire qui tire les gens vers le haut. Immense respect : ce serait tellement plus facile de tout laisser tomber et de s'encroûter, quand on voit ce qu'est devenu le secondaire…
Ah, je n'ai garde de contredire tes propos. La fusion des corps vers le haut n'aurait d'intérêt que si elle préservait le niveau d'exigence de l'agrégation ; je ne l'ai pas précisé, mais c'est pour ce genre de raison que j'ai indiqué « à terme ». Cela dit, les conditions pour qu'une fusion des corps non insensée ait lieu ne risquent pas de se produire de sitôt : c'est contradictoire avec la politique scolaire inflationniste récente et actuelle.

La question des contractuels est différente, j'y vois une question de justice.
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par Lefteris Ven 26 Fév 2016 - 17:42
kiwi a écrit:
La bi-admissibilité à l'agrégation est un moyen de promotion. Un professeur bi-admissible est forcément titulaire du capes, soit qu'il passe l'agreg alors qu'il est titulaire, soit qu'il l'a passée plusieurs fois en externe avant de finir par obtenir le capes. Dans tous les cas, ça sanctionne tout de même un bon niveau disciplinaire et didactique (pour l'interne). Donc une promotion méritée.
+ 1
C'est une compétence en lien direct avec son métier. Ajoutons que la gain est minime ( env 120 € par mois tout au plus) , et qu'il s'efface après la classe normale, la grille indiciaire gardant les mêmes bornes).

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par El-vacator Ven 26 Fév 2016 - 17:43
Marcel Khrouchtchev a écrit:
El-vacator a écrit:Le seul problème que j'observe dans le déroulement du concours est le jeu des coefficients entre l'écrit et l'oral. Si pour l'agrégation la parité semble bien respectée (coefficient 2 pour chaque épreuve, écrite et orale), pour le CAPES (en HG et lettres me semble-t-il) ce n'est pas le cas : coefficient 1 à l'écrit et 2 à l'oral, ce qui offre une (trop) grande latitude aux jury d'oraux. Pour couler un candidat, un "4" peut suffire, alors que le principe d'anonymat n'est pas respecté, par la force des choses.

Si mes exemples sont bons (ils datent un peu), cela fait de l'agrégation un concours plus juste ; lequel devrait être la norme. Mais le concours devrait être préservé, cela me semble évident.

Juger un futur enseignant sur des épreuves écrites est quand même difficile à tenir, il est normal que les écrits soient un écrémage, et les oraux un vrai moyen de faire la différence.

Je ne le nie pas - il me semble juste qu'une parité des coefficients est préférable, ce que fait l'agrégation (avec plus d'épreuves, qui plus est).

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par kiwi Ven 26 Fév 2016 - 17:43
El-vacator a écrit:Le seul problème que j'observe dans le déroulement du concours est le jeu des coefficients entre l'écrit et l'oral. Si pour l'agrégation la parité semble bien respectée (coefficient 2 pour chaque épreuve, écrite et orale), pour le CAPES (en HG et lettres me semble-t-il) ce n'est pas le cas : coefficient 1 à l'écrit et 2 à l'oral, ce qui offre une (trop) grande latitude aux jury d'oraux. Pour couler un candidat, un "4" peut suffire, alors que le principe d'anonymat n'est pas respecté, par la force des choses.

Si mes exemples sont bons (ils datent un peu), cela fait de l'agrégation un concours plus juste ; lequel devrait être la norme. Mais le concours devrait être préservé, cela me semble évident.

En HG à l'agrégation interne, les deux oraux sont à coefficient 2, conte 1 pour chaque écrit.
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par e-Wanderer Ven 26 Fév 2016 - 17:44
Marcel Khrouchtchev a écrit:
El-vacator a écrit:Le seul problème que j'observe dans le déroulement du concours est le jeu des coefficients entre l'écrit et l'oral. Si pour l'agrégation la parité semble bien respectée (coefficient 2 pour chaque épreuve, écrite et orale), pour le CAPES (en HG et lettres me semble-t-il) ce n'est pas le cas : coefficient 1 à l'écrit et 2 à l'oral, ce qui offre une (trop) grande latitude aux jury d'oraux. Pour couler un candidat, un "4" peut suffire, alors que le principe d'anonymat n'est pas respecté, par la force des choses.

Si mes exemples sont bons (ils datent un peu), cela fait de l'agrégation un concours plus juste ; lequel devrait être la norme. Mais le concours devrait être préservé, cela me semble évident.

Juger un futur enseignant sur des épreuves écrites est quand même difficile à tenir, il est normal que les écrits soient un écrémage, et les oraux un vrai moyen de faire la différence.
Sur le coup, je suis plutôt d'accord avec El Vacator : il y a davantage d'aléatoire à l'oral. Le tirage détermine une bonne partie de la note : l'année où tu as Scève au programme d'agreg en XVIe siècle, tu pries pour ne pas tomber dessus, car même si le jury est plus clément, ça reste tellement redoutable…


Dernière édition par e-Wanderer le Ven 26 Fév 2016 - 17:46, édité 1 fois
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par El-vacator Ven 26 Fév 2016 - 17:44
kiwi a écrit:
El-vacator a écrit:Le seul problème que j'observe dans le déroulement du concours est le jeu des coefficients entre l'écrit et l'oral. Si pour l'agrégation la parité semble bien respectée (coefficient 2 pour chaque épreuve, écrite et orale), pour le CAPES (en HG et lettres me semble-t-il) ce n'est pas le cas : coefficient 1 à l'écrit et 2 à l'oral, ce qui offre une (trop) grande latitude aux jury d'oraux. Pour couler un candidat, un "4" peut suffire, alors que le principe d'anonymat n'est pas respecté, par la force des choses.

Si mes exemples sont bons (ils datent un peu), cela fait de l'agrégation un concours plus juste ; lequel devrait être la norme. Mais le concours devrait être préservé, cela me semble évident.

En HG à l'agrégation interne, les deux oraux sont à coefficient 2, conte 1 pour chaque écrit.

Au temps pour moi - je ne parlais que de l'externe. C'est réparé.

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par kiwi Ven 26 Fév 2016 - 17:48
e-Wanderer a écrit:
Marcel Khrouchtchev a écrit:
El-vacator a écrit:Le seul problème que j'observe dans le déroulement du concours est le jeu des coefficients entre l'écrit et l'oral. Si pour l'agrégation la parité semble bien respectée (coefficient 2 pour chaque épreuve, écrite et orale), pour le CAPES (en HG et lettres me semble-t-il) ce n'est pas le cas : coefficient 1 à l'écrit et 2 à l'oral, ce qui offre une (trop) grande latitude aux jury d'oraux. Pour couler un candidat, un "4" peut suffire, alors que le principe d'anonymat n'est pas respecté, par la force des choses.

Si mes exemples sont bons (ils datent un peu), cela fait de l'agrégation un concours plus juste ; lequel devrait être la norme. Mais le concours devrait être préservé, cela me semble évident.

Juger un futur enseignant sur des épreuves écrites est quand même difficile à tenir, il est normal que les écrits soient un écrémage, et les oraux un vrai moyen de faire la différence.
Sur le coup, je suis plutôt d'accord avec El Vacator : il y a davantage d'aléatoire à l'oral. Le tirage détermine une bonne partie de la note : l'année où tu as Scève au programme d'agreg en XVIe siècle, tu pries pour ne pas tomber dessus, car même si le jury est plus clément, ça reste tellement redoutable…

Surtout, ce qui est inadmissible, c'est que les candidats, selon les heures de tirage des sujets, ne sont pas à égalité. En HG, ceux qui tirent en fin de matinée ont de fortes chances de ne plus avoir grand chose en bibliothèque pour fournir un oral correct, les candidats précédents s'étant dejà bien servis. Certains sujets ne sont traitables qu'avec un ou deux bouquins de la bibliothèque. Or, s'ils sont déjà pris...
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par User17706 Ven 26 Fév 2016 - 17:50
Bref, pour revenir au sujet de départ, la situation est tout simplement qu'il y a encore des concours très sélectifs ou, faudrait-il plutôt dire, de haut niveau (les agrégations de manière générale, voire certains CAPES dans de petites disciplines), mais que pour les disciplines qui embauchent le plus, la sélectivité est devenue très faible et le niveau du CAPES (qui n'est jamais que le niveau du dernier admis, ce n'est pas un argument pour douter des compétences de chaque lauréat évidemment) devenu bas, trop bas pour ne pas être inquiétant.

Effectivement un journaliste qui aurait pris le temps de se renseigner un minimum n'aurait pu manquer de le comprendre.


Dernière édition par PauvreYorick le Ven 26 Fév 2016 - 18:06, édité 1 fois
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par User17706 Ven 26 Fév 2016 - 17:51
Par ailleurs, certaines digressions ont permis de montrer que les « sciences » de l'éducation devraient disparaître pour le bien du pays, mais c'est latéral vis-à-vis du sujet principal.
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par Bouboule Ven 26 Fév 2016 - 17:57
kiwi a écrit:
e-Wanderer a écrit:
Marcel Khrouchtchev a écrit:
El-vacator a écrit:Le seul problème que j'observe dans le déroulement du concours est le jeu des coefficients entre l'écrit et l'oral. Si pour l'agrégation la parité semble bien respectée (coefficient 2 pour chaque épreuve, écrite et orale), pour le CAPES (en HG et lettres me semble-t-il) ce n'est pas le cas : coefficient 1 à l'écrit et 2 à l'oral, ce qui offre une (trop) grande latitude aux jury d'oraux. Pour couler un candidat, un "4" peut suffire, alors que le principe d'anonymat n'est pas respecté, par la force des choses.

Si mes exemples sont bons (ils datent un peu), cela fait de l'agrégation un concours plus juste ; lequel devrait être la norme. Mais le concours devrait être préservé, cela me semble évident.

Juger un futur enseignant sur des épreuves écrites est quand même difficile à tenir, il est normal que les écrits soient un écrémage, et les oraux un vrai moyen de faire la différence.
Sur le coup, je suis plutôt d'accord avec El Vacator : il y a davantage d'aléatoire à l'oral. Le tirage détermine une bonne partie de la note : l'année où tu as Scève au programme d'agreg en XVIe siècle, tu pries pour ne pas tomber dessus, car même si le jury est plus clément, ça reste tellement redoutable…

Surtout, ce qui est inadmissible, c'est que les candidats, selon les heures de tirage des sujets, ne sont pas à égalité. En HG, ceux qui tirent en fin de matinée ont de fortes chances de ne plus avoir grand chose en bibliothèque pour fournir un oral correct, les candidats précédents s'étant dejà bien servis. Certains sujets ne sont traitables qu'avec un ou deux bouquins de la bibliothèque. Or, s'ils sont déjà pris...

Si c'est vrai, il faut virer le directoire.
Il n'y a pas des préparations à l'agrégation pour râler ?

(Je n'imagine pas en physique, le candidat se voir répondre : "ben non, vous ne présenterez pas cette manip, l'appareil est déjà pris." Il suffit d'organiser un peu mieux l'oral.)
Armide
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par Armide Ven 26 Fév 2016 - 17:59
e-Wanderer a écrit:
Juger un futur enseignant sur des épreuves écrites est quand même difficile à tenir, il est normal que les écrits soient un écrémage, et les oraux un vrai moyen de faire la différence.
Sur le coup, je suis plutôt d'accord avec El Vacator : il y a davantage d'aléatoire à l'oral. Le tirage détermine une bonne partie de la note : l'année où tu as Scève au programme d'agreg en XVIe siècle, tu pries pour ne pas tomber dessus, car même si le jury est plus clément, ça reste tellement redoutable…

J'aurais tellement aimé... J'ai fait ma maîtrise sur la Délie. Mais Scève tombe rarement ( jamais ?) en ET hors programme.

Pour ce qui est de la sous-ad. à l'ENS, je crois que l'obtention d'un bi-deug n'était pas, de mon temps du moins, systématique mais dépendait des fac. On m'a demandé de repasser des épreuves en septembre.
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jésus
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par jésus Ven 26 Fév 2016 - 18:22
Vous voulez lire cette phrase noir sur blanc:

Il faut supprimer l'agrégation.

Voilà, la phrase est écrite.

Je ne le pense pas mais elle a le mérite d'être écrite.
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par e-Wanderer Ven 26 Fév 2016 - 18:31
PauvreYorick a écrit:Bref, pour revenir au sujet de départ, la situation est tout simplement qu'il y a encore des concours très sélectifs ou, faudrait-il plutôt dire, de haut niveau (les agrégations de manière générale, voire certains CAPES dans de petites disciplines grandes disciplines), mais que pour les disciplines qui embauchent le plus, la sélectivité est devenue très faible et le niveau du CAPES (qui n'est jamais que le niveau du dernier admis, ce n'est pas un argument pour douter des compétences de chaque lauréat évidemment) devenu bas, trop bas pour ne pas être inquiétant.

Effectivement un journaliste qui aurait pris le temps de se renseigner un minimum n'aurait pu manquer de le comprendre.
Tu te fais du mal… Wink
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par Ascagne Ven 26 Fév 2016 - 18:32
kiwi a écrit:Surtout, ce qui est inadmissible, c'est que les candidats, selon les heures de tirage des sujets, ne sont pas à égalité.
Au fond, concrètement, on sait bien que l'égalité a des limites. Tu fais référence à un point très précis de ta section d'agrégation, mais plus largement, ne serait-ce qu'en considérant les emplois du temps des semaines d'oraux et les horaires de passage, il y a nécessairement certaines différences qui peuvent parfois avantager ou désavantager les candidats. J'ai clairement vu la différence entre mes deux passages aux oraux : mon emploi du temps la seconde fois permis de respirer davantage à mi-chemin (tandis que la première fois, j'ai dû faire l'aller-retour Paris-province, pour un jour, afin de passer une audition à l'université).
l'année où tu as Scève au programme d'agreg en XVIe siècle, tu pries pour ne pas tomber dessus, car même si le jury est plus clément, ça reste tellement redoutable…
Scève, c'était génial à apprécier indépendamment du concours, mais assez terrifiant, pour la plupart des agrégatifs que je connaissais, dans la perspective de l'oral. Cependant, même sans aller jusque là, le hasard du sujet peut porter chance ou malheur, même si l'agrégatif a été sérieux dans sa préparation et a traité les œuvres et les auteurs avec équité. Cela peut d'ailleurs créer du ressentiment : "Maudits soit cet Éluard qui m'a désagrégé / Et cette main traîtresse qui piocha le sujet !", ont pu murmurer certains l'année de mon admission ; ils auraient préféré Tristan, Montesquieu, ou Stendhal... Bref !


Dernière édition par Ascagne le Ven 26 Fév 2016 - 18:37, édité 1 fois
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jésus
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par jésus Ven 26 Fév 2016 - 18:36
Et les conditions de concours, à chaque que je suis allé à l'oral, c'était la canicule et je ne supporte pas ça... Rolling Eyes

Sans parler de la différence entre ceux qui peuvent travailler chez eux entre deux épreuves et ceux qui sont au novotel ou sur un coin de canap'...ou ceux qui sont familier de la ville et des lieux et ceux qui ne le sont pas , en somme entre le provincial et le parisien...qui peut faire un peu d'anxiété.

ça reste à la marge...mais ça peut jouer.
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par kiwi Ven 26 Fév 2016 - 18:41
Bouboule a écrit:
kiwi a écrit:
e-Wanderer a écrit:
Marcel Khrouchtchev a écrit:

Juger un futur enseignant sur des épreuves écrites est quand même difficile à tenir, il est normal que les écrits soient un écrémage, et les oraux un vrai moyen de faire la différence.
Sur le coup, je suis plutôt d'accord avec El Vacator : il y a davantage d'aléatoire à l'oral. Le tirage détermine une bonne partie de la note : l'année où tu as Scève au programme d'agreg en XVIe siècle, tu pries pour ne pas tomber dessus, car même si le jury est plus clément, ça reste tellement redoutable…

Surtout, ce qui est inadmissible, c'est que les candidats, selon les heures de tirage des sujets, ne sont pas à égalité. En HG, ceux qui tirent en fin de matinée ont de fortes chances de ne plus avoir grand chose en bibliothèque pour fournir un oral correct, les candidats précédents s'étant dejà bien servis. Certains sujets ne sont traitables qu'avec un ou deux bouquins de la bibliothèque. Or, s'ils sont déjà pris...

Si c'est vrai, il faut virer le directoire.
Il n'y a pas des préparations à l'agrégation pour râler ?

(Je n'imagine pas en physique, le candidat se voir répondre : "ben non, vous ne présenterez pas cette manip, l'appareil est déjà pris." Il suffit d'organiser un peu mieux l'oral.)

On a la possibilité de demander aux appariteurs d'aller voir le candidat qui a le bouquin en question, pour avoir quelques photocopies, ou bien le récupérer. Encore faut-il qu'il n'en ait plus/pas besoin. Et cela fait de toute façon perdre un temps précieux.
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