La question des vacances scolaires

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La question des vacances scolaires

Message par René Chiche le Lun 24 Juil 2017 - 23:07

La question des vacances scolaires

Cédant à la détestable manie des politiques de se servir de la presse pour lâcher des slogans et tester les réactions de l’opinion publique, le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer a récemment fait part de sa volonté de s’attaquer aux vacances scolaires. « On doit se poser la question des vacances scolaires », a-t-il en effet déclaré au cours d’un entretien dont tous les faiseurs d’opinion patentés se sont empressés de ne retenir et de ne commenter ad nauseam que cette seule formule délibérément équivoque.
« On doit se poser la question des vacances scolaires ». Ah ? Quelle question ? Il va de soi pour presque tous les journalistes, dont on cherche d’ailleurs en vain les titres en vertu desquels ils s’autorisent à pontifier à intervalle régulier sur les questions d’éducation et à faire la leçon aux professeurs, que les vacances scolaires sont trop longues et constituent un indécent privilège dont il faut bien entendu priver ces derniers au nom de l’intérêt des élèves ou sous je ne sais quel autre prétexte.
Mettre au pas les professeurs, qui sont les gardiens du savoir désintéressé et les cultivateurs de l’esprit, est le fantasme d’une société infantile qui se passerait fort bien de l’autorité de la raison, si du moins on le pouvait. « On veut des maîtres dociles et on les aura » avertissait Jacques Muglioni dans un célèbre article intitulé « La gauche et l’école » publié en 1991 dans lequel cet illustre inspecteur général ne craignait pas de défendre les maîtres qui « ont l’impérieux besoin du loisir qu’on leur enviait jadis, qu’on leur reproche encore comme s’il était coupable, dont on entend les priver comme d’un privilège et d’un abus. Car il n’est plus question de lire, de flâner dans une librairie, de renouveler sa culture et de s’instruire encore. « Que faisiez-vous au temps chaud ? », dirait le négociant, celui qui selon le latin n’a pas le loisir. Impossible de répondre « je chantais » : notre société affairiste tolère très bien le bruit, mais elle n’aime pas la musique ! »
L’école est par nature loisir. Le mot école lui-même provient du grec ancien "schole" qui signifie précisément loisir, et qui est tout le contraire de l’oisiveté. Le loisir, c’est la condition de l’homme libre, de celui qui n’est pas asservi, dans son activité, à des fins étrangères à cette activité même. Poésie, gymnastique, théâtre, science et philosophie exigent du loisir. On ne pense pas sur commande et on ne traite pas un programme scolaire comme si l’on était à l’usine ou en regardant la montre. C’est pourquoi les vacances scolaires, grandes ou petites, ne sont pas non plus simplement des congés. Certes, comme toute activité, l’activité intellectuelle exige des coupures et des périodes de repos ; mais l’activité intellectuelle n’est pas n’importe quelle activité, et nul ne peut prendre davantage congé de son esprit que de son corps. Au contraire, il faut en prendre soin, et les vacances scolaires sont une période essentielle à cet effet, au cours desquelles on ne cesse pas de s’instruire. Un professeur qui ne lirait que des copies (ce qui occupe la plus grande partie de son temps dans l’année scolaire) ou qui ne s’instruit que de ce qu’il doit enseigner deviendrait rapidement inculte et ignorant, prêt à se soumettre à la tyrannie pédagogiste qui ne prospère que sur un tel terreau.
Puisqu’il nous faut des professeurs hautement instruits et cultivés, on doit leur garantir le loisir qui, seul, le permet. Il en va de même pour l’élève, qui a besoin de prendre le temps de lire, d’aller au théâtre, de découvrir des œuvres de sa propre initiative et non sur commande ; il suffit que l’école lui en ait donné le goût, et que la société lui en offre également les moyens.
Il y a donc bien lieu, en un sens, de se poser la question des vacances scolaires, comme l'affirme Jean-Michel Blanquer, afin de se rappeler leur nécessité absolue et leur finalité profonde, et les mettre à l’abri des lubies d’experts autoproclamés autant que de la mesquinerie de gestionnaires envieux.
Hélas, il semble qu’on prenne une fois de plus le chemin inverse et que l’administration, incapable de voir dans les vacances scolaires autre chose qu’un privilège arbitraire dont il faut dépouiller les professeurs, ne cherche qu’à les réduire sous les prétextes les plus farfelus et les plus stupides, quitte à prendre à cette fin les mesures les plus absurdes et les plus inefficaces !
D’ores et déjà, le projet d’arrêté fixant le calendrier de l’année scolaire 2018-2019, examiné par le CSE le 29 juin 2017, envisage de faire rentrer les enseignants le vendredi 31 août et place la fin de l’année scolaire le 6 juillet. Bien que rejeté à la quasi-unanimité, les votes des différentes organisations, même lorsqu’ils sont semblables, reposent sur des raisons différentes, parfois même divergentes, et éludent souvent l’essentiel.
Pour notre part, nous désapprouvons premièrement un calendrier qui fixe la prérentrée des enseignants un vendredi 31 août, au nom d’une prétendue nécessité impérieuse de faire rentrer tous les élèves un lundi. Cet argument n’a guère de sens. Il ne peut être valable, à la rigueur, que pour le premier degré bien que là encore on ne voit pas en quoi rentrer un mardi serait un drame pour les élèves. S’agissant de la rentrée des élèves dans les établissements du second degré, chacun sait qu’elle est étalée sur plusieurs jours afin de pouvoir les accueillir dans les meilleures conditions.
D’autre part, une réunion de « prérentrée » n’a nullement besoin de s’étaler sur une journée entière si elle est bien préparée et bien conduite. Il serait donc tout à fait possible de décaler de quelques heures la rentrée des enseignants et celle des élèves qu’on tient sans aucune raison sérieuse à faire rentrer « un lundi ». Les professeurs auront bien d’autres occasions de se réunir dès les premières semaines de septembre, et n’ont pas besoin de ces réunions interminables et inutiles. Aucune autre profession n’accepterait par ailleurs de reprendre le travail un vendredi qui, pour la plupart, est normalement un jour de fin de semaine de travail et non de début !
Mais il y a plus grave : les professeurs stagiaires ainsi que ceux qui ont obtenu une mutation ne sont titularisés qu’au 1er septembre. Le ministère ne peut donc juridiquement les contraindre à prendre leur poste un 31 août. Pour contourner le droit et persister dans le déni, il prévoit cependant de les placer avant le 1er septembre sous le régime des « collaborateurs bénévoles » (sic) ! Cette mesure stupéfiante suffit à révéler le caractère insensé de la date de prérentrée, dont nous réclamons qu’elle soit donc fixée au 1er septembre, autant par décence et respect des professeurs que par souci d’efficacité et de légalité !
Pour des raisons analogues, c'est-à-dire relevant du simple bon sens et de la prise en compte de la réalité, nous refusons que la fin de l’année scolaire soit fixée à la fin de la première semaine de juillet et non, comme il se doit, la dernière de juin. Cette mesure entraînera notamment, pour les élèves de certaines académies, une période de 11 semaines consécutives sur lesquelles il est peu vraisemblable que les dernières soient profitables, pour ne rien dire de l’aléa climatique et des fortes chaleurs de plus en plus fréquentes à cette période contre lesquelles rien, dans les salles de classes, ne permet de se prémunir. Veut-on donner l’apparence du travail ou veut-on en garantir vraiment les conditions ?
A l’évidence, le ministère poursuit, par ce projet d’arrêté, la mise en œuvre d’une politique déjà ancienne d’étalement de l’année scolaire et de réduction correspondante de la durée des congés d’été qui ne repose sur aucune nécessité et ne satisfait que des lubies idéologiques. Il est temps de dire clairement les choses : l’école n’est pas une entreprise, l’éducation ne saurait être soumise à un quelconque impératif de rentabilité, le temps scolaire, comme il a été précédemment rappelé, se déploie selon une logique inhérente qui exige que, pour les élèves aussi bien que pour les enseignants, des coupures régulières et plus ou moins significatives soient respectées, parce qu’elles répondent à des besoins physiologiques autant qu’aux exigences particulières de l’activité intellectuelle.
René Chiche
Pour Action & Démocratie, syndicat de l’enseignement de la CFE-CGC


https://docs.google.com/document/d/1L5PEu71Bm_QyYIjehPMek1UGO6cT5UnWnO9BxIXDnLo/edit?usp=sharing

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Re: La question des vacances scolaires

Message par gluche le Lun 24 Juil 2017 - 23:15

Je ne peux qu'approuver! Il est bon de rappeler que professeur est une profession intellectuelle (en tout cas, elle doit l'être!).
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Re: La question des vacances scolaires

Message par numéro6 le Lun 24 Juil 2017 - 23:25

René, j'approuve totalement le passage de ta lettre où tu souligne que, pour les enseignants, les vacances ne sont pas que des congés mais aussi probablement le seul moment que nous possédons afin de développer nos connaissances pour mieux les transmettre à nos élèves et de ne pas être de simples répétiteurs. C'est un temps essentiel de réflexion créatrice propice à la lecture et aux sorties culturelles, bref, à tout ce qui fait de nous des "honnêtes hommes" et non pas des robots correcteurs. Il va de soi que toute remise en cause de nos vacances scolaires constituerait, pour moi, un casus belli contre lequel nous devrions nous opposer avec la plus grande fermeté.
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Tangleding le Lun 24 Juil 2017 - 23:50

Bienvenue à vous deux, transfuges de Twitter... Wink

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Re: La question des vacances scolaires

Message par superpedro le Lun 24 Juil 2017 - 23:53

@numéro6 a écrit: Il va de soi que toute remise en cause de nos vacances scolaires constituerait, pour moi, un casus belli contre lequel nous devrions nous opposer avec la plus grande fermeté.

Absolument !

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Re: La question des vacances scolaires

Message par Daphné le Mar 25 Juil 2017 - 10:45

Du bon sens comme il n'y en a plus depuis longtemps chez nos gouvernants...
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Zazk le Mar 25 Juil 2017 - 10:51

Mouais... On nous a fait avaler tant de couleuvres ces derniers temps avec une majorité de non-réaction (en dehors de belles paroles...) que je ne crois pas trop à ces "bonnes résolutions" de révolte...
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Iphigénie le Mar 25 Juil 2017 - 11:09

A vrai dire, il y a derrière ces histoires un gros problème d'organisation  générale de la société: un asservissement de plus en plus total au travail  pour les uns, des gens très  largués  de l'autre, et des gamins qu'on veut bien faire mais dont personne ne veut s'occuper vraiment - mais qui doivent être occupés  tout le temps, plus personne n’étant capable de se priver de divertissement, comme dirait Pascal. Il n'y a pas que pour les enseignants que le temps de vacances est essentiel, pour les enfants aussi c'est un temps de mûrissement indispensable. Mais pas collés devant des jeux video ou abandonnés à eux-mêmes. Mais, familles éclatées, difficultés sociales, acculturation.... Bref, les vacances scolaires, les rythmes, touça... ont bon dos: le jour où faire de la politique signifiera s'attaquer aux vrais problèmes et non faire croire qu'on le fait, ça changera pas mal de choses. Malheureusement pour nous, l'école est le lieu de toutes les démagogies.
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Re: La question des vacances scolaires

Message par maikreeeesse le Mar 25 Juil 2017 - 13:58

Cela rejoint un peu l'idée de l'ennui qu'il faudrait bannir à tout prix.
Iphigénie, tu parles d'enfants livrés à eux-même mais je me souviens que dans ma petite ville de province, les parents travaillant la plupart du temps au moins juillet, nous étions justement livrés à nous même, à partir de 12 ans je dirais. Mais nous prenions vélo ou gambettes pour aller à la piscine ou dans les rivières (voire à la bibliothèque minuscule ).  On s'organisait. Nous n'étions pas des anges pour autant car je pense que des bêtises ont dues être commises mais quand je vois mes grands de 12 et 15 ans avachis sur le lit parce que les pauvres je les prive d'ordinateur et ne leur permets qu'une heure de téléphone par jour, cela me navre. On dirait qu'ils attendent que le temps passe !


Dernière édition par maikreeeesse le Mar 25 Juil 2017 - 14:24, édité 1 fois
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Iphigénie le Mar 25 Juil 2017 - 14:11

Oui, c'est tout un ensemble de la société qui a changé.
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Aliceinwonderland le Mar 25 Juil 2017 - 16:01

Récemment cela m'a fait bizarre, j'essayais de convaincre une mère de lire un peu chaque jour avec son fils pendant les vacances ; elle m'a expliqué qu'elle n'aurait pas le temps et qu'elle ne pourrait prendre que 10 jours avec ses enfants cette année.

J'étais un peu interloquée. En même temps elle est assistante de direction, divorcée avec 3 enfants dont une encore en maternelle, elle a une jeune fille au pair qui gère les sorties d'école ; son ex est coiffeur je me dis qu'il gagne peut-être moins qu'elle. Mais 10 jours seulement (comment fait-elle avec ses 5 semaines légales je ne comprends pas?), et refuser de lire avec lui ; je la sentais énervée, elle voulait un bilan pour sa fille et j'avais insisté pour qu'elle vienne et non la jeune fille au pair pour pouvoir faire l'anamnèse avec elle, j'ai ressenti qu'elle m'en voulait de lui faire perdre ce temps ; en même temps elle voudrait que je lâche son fils qui est un peu limite, moi je veux bien (il a bien récupéré de sa surdité, est entré dans la lecture) mais si elle n'y met pas du sien je sens qu'il va revenir dans 6 mois... On ne peut pas toujours tout déléguer.
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Re: La question des vacances scolaires

Message par ProvençalLeGaulois le Mar 25 Juil 2017 - 16:10

Ben il n'y a pas que les vacances d'éte, si elle a pris avec eux une semaine à chaque période de petites vacances ou presque, il ne lui reste pas beaucoup de jours si elle n'a que le minimum légal.

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Re: La question des vacances scolaires

Message par Daphné le Mar 25 Juil 2017 - 16:32

@ProvençalLeGaulois a écrit:Ben il n'y a pas que les vacances d'éte, si elle a pris avec eux une semaine à chaque période de petites vacances ou presque, il ne lui reste pas beaucoup de jours si elle n'a que le minimum légal.

C'est exactement ce que je voulais dire.
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Elaïna le Mar 25 Juil 2017 - 16:39

Ben oui, si la dame est au 35h, elle n'a pas de RTT, une fois qu'elle a pris une semaine à noël, une semaine en février et une semaine à Pâques, pour peu que - oh, la mère indigne !! - elle ait pris quelques jours par ci par là pour elle (pour aller chez le gynéco, prendre un bain et faire la sieste seule trois fois dans l'année) ça ne laisse plus grand chose pour l'été

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Re: La question des vacances scolaires

Message par Aliceinwonderland le Mar 25 Juil 2017 - 16:43

Je trouve ça bizarre quand même comme gestion des vacances. Mon mari prend toujours trois semaines l'été et le reste de ses 5 semaines il les dispatche sur les petites vacances (je précise qu'il n'a pas de RTT), d'autant qu'il me semble que les enfants sont gardés par les grands-parents ou la jeune fille au pair pendant les petites vacances. Mais si ça ne vous choque pas, au moins je vois un autre point de vue!
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Elaïna le Mar 25 Juil 2017 - 16:47

Pour le reste, je suis personnellement plus nuancée sur la question des vacances

Mes secondes ont eu leur conseil de classe entre le 31 mai et le 6 juin, ils se sont donc pour beaucoup dispensés de travailler voire de venir dès fin mai (et encore, personnellement, étant l'affreuse sorcière nazie du lycée, j'avais mis un DS la veille du conseil donc ils sont venus)

ça fait des élèves étant en vacances pendant quasiment trois mois, en particulier cette année avec la rentrée le 4

Je serais plutôt favorable à une révision complète du calendrier, avec peut-être moins de cours en semaine mais mieux répartis dans l'année, et peut-être moins de petites vacances
Personnellement je crois que j'y gagnerais grandement en qualité de vie si les derniers cours finissaient à 15h max au lieu des 17h45 de notre lycée, même avec des vacances en moins

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Re: La question des vacances scolaires

Message par Elaïna le Mar 25 Juil 2017 - 16:55

@Aliceinwonderland a écrit:Je trouve ça bizarre quand même comme gestion des vacances. Mon mari prend toujours trois semaines l'été et le reste de ses 5 semaines  il les dispatche sur les petites vacances (je précise qu'il n'a pas de RTT), d'autant qu'il me semble que les enfants sont gardés par les grands-parents ou la jeune fille au pair pendant les petites vacances. Mais si ça ne vous choque pas, au moins je vois un autre point de vue!

après j'imagine que chaque famille fait comme elle peut ! mon mari fait par exemple généralement
- quelques jours à Noël
- une semaine en février
- une semaine à Pâques
- quelques jours dispatchés par ci par là
- trois semaines en été (une en juillet et deux en août)

Il faut voir aussi les contraintes de certaines boîtes, parfois on n'a pas trop la main sur les congés et pour peu qu'on doive concilier les vacances, le boulot de l'ex, les vacances de l'ex, etc, ça devient vite compliqué


Bon après on peut être parfois surpris des choix des gens : une connaissance de mon quartier, mère au foyer, met son fils tous les jours de toutes les vacances au centre aéré, sauf les jours où son mec pose ses congés, j'avoue avoir un peu de mal avec le concept d'autant que dans notre ville, il n'y a pas de places pour tout le monde au centre aéré, la liste d'attente est longue comme le bras donc elle ne me semble pas tellement prioritaire, mais bon (après j'ai une explication assez simple concernant cette dame : apparemment, à la maison, son fils est infect, du coup je comprends qu'elle ait envie de le coller au centre)

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Re: La question des vacances scolaires

Message par Alegato. le Mar 25 Juil 2017 - 17:01

Moi je ne comprends pas très bien cette volonté du gouvernement de grappiller un jour par ci par-là, quel est l'intérêt ? On a plus l'impression que c'est juste pour nous faire chier.
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Aliceinwonderland le Mar 25 Juil 2017 - 17:12

Je pense qu'il y a une forme de non reconnaissance de plus en plus criante de tout le travail qui constitue la partie immergée de l'iceberg (on peut repenser à Ségolène avec le prof qui fait ses 18h et va s'écrouler sur son canapé ou donner des cours particuliers). Ce qui est assez logique dans la mesure où on attend de plus en plus du prof actuel qu'il soit un simple exécutant, et de l'école qu'elle soit une garderie.

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Re: La question des vacances scolaires

Message par numéro6 le Mar 25 Juil 2017 - 17:14

@Alegato. a écrit:Moi je ne comprends pas très bien cette volonté du gouvernement de grappiller un jour par ci par-là, quel est l'intérêt ? On a plus l'impression que c'est juste pour nous faire chier.
Exactement, c'est comme avec le jour de carence, le bénéfice que l'on peut attendre de ces mesures est minime, mais électoralement, c'est toujours payant pour un gouvernement de taper sur ces feignasses de professeurs en dégradant toujours un peu plus leur image auprès de l'opinion publique.
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Re: La question des vacances scolaires

Message par Alegato. le Mar 25 Juil 2017 - 17:23

@Aliceinwonderland a écrit: ... on peut repenser à Ségolène avec le prof qui fait ses 18h et va s'écrouler sur son canapé ou donner des cours particuliers).
Pas étonnant, avec la forte baisse du pouvoir d'achat des professeurs beaucoup sont obligés de donner des cours particuliers pour pouvoir s'en sortir.
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