Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
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Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
http://www.elunet.org/spip.php?article20926
http://www.placeaupeuple2012.fr/reponse-de-jean-luc-melenchon-aux-enseignants-de-langues-anciennes/
L’école de l’égalité : propositions du Front de Gauche pour l’Education
vendredi 27 janvier 2012
Depuis plusieurs années déjà, et notamment depuis la loi Fillon de 2005, les attaques contre l’école maternelle et primaire, le collège, le lycée et les universités, contre les enseignants et les postes, sont nombreuses et récurrentes. En les multipliant et en accélérant le rythme, la politique de Nicolas Sarkozy a réussi, en quatre ans et demi, à mettre à terre le service public d’éducation.
Rappelons là certaines mesures prises depuis 2007 : remise en cause de la scolarité des 2-3 ans avec la mise en place de jardins d’éveil à la charge des collectivités et des contribuables ; réduction drastique des subventions aux associations d’éducation populaire et aux mouvements d’éducation nouvelle ; criminalisation du traitement de la violence à l’école et plus généralement de la jeunesse ; réduction de l’éducation prioritaire à un repérage des « élèves à risque » ; fichage des élèves et dénaturation de la statistique scolaire ; sabordage de la formation des enseignants ; renforcement de l’autonomie et de la concurrence des établissements scolaires sur le modèle du management néo-libéral ; dérégulation de la carte scolaire, privilèges et préférences donnés à l’enseignement privé ; attaques contre le savoir et la pédagogie, suppressions de postes, développement de la précarité …
Sans être exhaustive cette liste illustre de façon accablante la régression considérable et brutale de notre système éducatif. Comme si la coupe n’était pas encore assez pleine, l’UMP propose encore récemment une réhabilitation des filières au collège dans l’unique but de renforcer les logiques ségrégatives et de développer les sorties précoces du système éducatif nous ramenant quelques trois décennies en arrière. Preuve que, sans un coup d’arrêt net à cette politique destructrice de la droite en 2012, d’autres phases de régression sont encore devant nous, comme en témoigne le projet d’évaluation des enseignants portant atteinte à leur professionnalité et instituant un arbitraire et une mise en concurrence des individus.
Cette politique nous devons la combattre parce qu’elle est injuste, cynique, inefficace et opposée en tous points aux valeurs de justice, de progrès et de libertés défendues par le Front de gauche, par de nombreuses organisations et par de très nombreux concitoyens. Notre projet rejoint en effet les mobilisations citoyennes et professionnelles qui ont vu le jour sur tout le territoire, pour dire non à cette politique, sans jamais avoir été entendues. Jamais la population n’a marqué un tel rejet car c’est bien la mort du service public d’éducation qui est en jeu. Personne n’est dupe, l’école de la droite c’est celle du chacun pour soi, de l’égoïsme, de la loi du plus fort et du plus riche, écartant une grande partie de la population scolaire du droit à l’éducation et à la poursuite d’études.
Elle tourne non seulement le dos aux aspirations de la population, mais également à tous les acquis des chercheurs et des pédagogues. Le rôle de la scolarisation en maternelle dans la prévention de l’échec scolaire est incontestable. Une école plus égalitaire nécessite aujourd’hui de relancer une éducation prioritaire qui soit soutenue par des moyens d’une toute autre ampleur que ces dernières années et qui affirme la capacité de tous les élèves à réussir. Les systèmes scolaires les plus démocratiques sont ceux qui s’abstiennent de toute mise en concurrence des écoles et des familles, qui bannissent le libre choix de l’école, qui misent sur la formation des enseignants et surtout qui investissent dans l’éducation : bref l’inverse de la politique actuelle !
Contre les orientations prises depuis 2007 les rappels à l’ordre ont été nombreux. Les chercheurs ont analysé les effets délétères des mesures prises : l’aggravation de la ghettoïsation scolaire et de la fragmentation de l’école sont les préludes à un véritable séisme social. De nombreux rapports provenant des organismes d’État (Cours des comptes, Inspection générale) ont tiré à plusieurs reprises le signal d’alarme, en vain. Les organisations internationales ont également pointé les excès d’élitisme, le désengagement de l’État et l’accroissement inconsidéré des inégalités. La France apparaît en effet aujourd’hui aux yeux du monde comme l’un des pays les plus inégalitaires en matière de scolarité obligatoire. Jamais donc une politique dite éducative n’a fait à ce point l’unanimité contre elle et suscité autant d’indignation collective. L’UMP et le gouvernement actuel peuvent-ils avoir raison contre les concitoyens, la communauté éducative et la communauté scientifique ?
Face à ces constats le Front de gauche ne se contente pas de dénoncer : il propose un projet éducatif à la hauteur de la situation, et non un aménagement de l’existant. Le Front de gauche refuse de penser sa politique éducative dans le cadre du budget contraint érigé en dogme par les politiques d’austérité. Son projet ne résulte pas d’une quelconque « convention-spectacle » ou d’une commission fermée réservée à quelques technocrates ; il résulte d’une réflexion menée avec la population elle-même, au cours des assemblées citoyennes, avec les enseignants, les chercheurs, les mouvements pédagogiques et les réseaux divers. Le projet se veut ouvert et non figé et construit autour d’une idée centrale : l’école de l’égalité. Trop souvent galvaudé et instrumentalisé, ce terme doit retrouver à présent tout son sens.
L’école de l’égalité c’est avant tout une école humaniste et progressiste, laïque, indépendante des logiques de marché et de l’utilitarisme économique. C’est une école qui renoue avec la culture, la connaissance et les idéaux collectifs. Elle permet à tous les élèves, scolarisés de 3 à 18 ans, d’acquérir une culture commune, une qualification reconnue et de s’émanciper. C’est une école où pas un jeune ne sort sans une qualification.
C’est une école qui affirme la capacité de tous les élèves à apprendre et réussir, et la place au centre des politiques éducatives et pédagogiques. Elle donne les moyens à toutes et tous de trouver sa place. Cette école est résolue à prendre le parti d’une réduction des inégalités et qui abroge les logiques de concurrence et de management en cours.
C’est une école qui cesse de considérer ses personnels comme un fardeau, mais qui, récusant toute forme d’autoritarisme et s’appuyant sur des professionnels respectés et revalorisés, dotés des moyens de bien faire leur travail, redonne aux enseignants, à tous les personnels éducatifs, aux parents d’élèves et aux jeunes toute leur place et toute leur légitimité. C’est enfin une école qui traitera de l’urgence absolue de la refonte totale de la formation des enseignants et qui enrayera le cercle vicieux de la désaffection de la profession enseignante produite de toute pièce par le pouvoir actuel.
L’école de l’égalité s’inscrit dans le projet global du Front de Gauche et nécessite des ruptures radicales avec l’ordre établi.
Ce projet nécessite une mobilisation de toutes les forces de notre société à la fois pour en débattre, en préciser les grands axes et agir pour les faire aboutir. C’est un instrument essentiel pour répondre aux attentes et aux besoins et contribuer à construire une autre société.
Construisons l’école de l’égalité !
12 propositions pour refonder une politique nationale d’éducation.
1. Tous capables ! Parce que les différences entre les élèves ne sont pas naturelles mais socialement construites, que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, l’affirmation de la capacité de tous les élèves à entrer dans les apprentissages scolaires est au fondement du projet éducatif.
2. L’urgence : un plan de lutte contre les inégalités. L’égalité scolaire implique la gratuité réelle des études pour tous. Des critères nationaux devront être (re)pensés et mis en œuvre pour mettre en place l’école de l’égalité quelles que soient les ressources des collectivités locales. Ainsi, les fonds sociaux et d’aide à la restauration seront rétablis à la hauteur des besoins. Des postes d’assistants sociaux scolaires seront créés. Nous mettrons en place des observatoires des inégalités rassemblant dans les territoires des élus, des parents, l’ensemble des personnels de l’éducation nationale et des élèves à partir du collège ainsi que des personnalités associées.
3. Un service public d’éducation national, pour garantir un même accès à l’éducation sur tout le territoire en éradiquant les logiques de concurrence qui sabordent notre système éducatif. Nous en finirons avec les politique d’autonomie libérale et mettrons un terme à la politique ségrégative de Nicolas Sarkozy en matière de carte scolaire en faisant primer l’intérêt général. Une sectorisation repensée sera mise en place fondée sur de nouveaux redécoupages, fidèle aux réalités locales, concertée avec tous les acteurs des territoires et encadrée par des observations locaux de la mixité sociale.
4. À formation commune, qualification égale. Nous garantirons le droit à une qualification égale pour ceux qui ont suivi une même formation : défense du cadre national des diplômes, validation de toutes les années d’étude dans les conventions collectives.
5. Construire une culture commune ambitieuse. Le commun est porté par des valeurs laïques, les mêmes contenus de savoirs pour tous et par les modalités d’apprentissages, qui privilégient l’apprendre ensemble, l’exercice de la pensée et l’autonomie intellectuelle. Les mêmes programmes doivent être enseignés à tous jusqu’à la fin du collège pour que l’orientation dans les différentes voies du lycée, générale, professionnelle ou technologique, soit un vrai choix. Nous développerons les passerelles entre les voies. L’investissement de l’État dans l’enseignement professionnel sera augmenté de 50 % pour que les enseignements techniques professionnels et généraux soient d’égale qualité. Parce qu’il faut du temps pour apprendre à tous des savoirs plus complexes, la scolarité obligatoire sera portée à 18 ans.
6. Défendre et transformer l’école maternelle. L’école maternelle sera obligatoire à partir de 3 ans, accessible dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent. Réduction des effectifs et refonte des programmes permettront à tous les enfants, en particulier ceux issus des classes populaires, de devenir élèves.
7. Refonder l’école sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre. Les programmes et l’ensemble de l’école devront être refondés sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre les savoirs scolaires afin de réduire l’échec scolaire, de donner à tous les clefs pour entrer dans les apprentissages scolaires, s’émanciper, et ce sur tous les champs de la connaissance. Le service public d’éducation nationale devra prendre en charge tous les apprentissages nécessaires pour réussir à l’école : il faut en finir avec la délégation aux familles, aux collectivités locales ou aux cours privés. L’école doit se faire à l’école.
8. Redonner sens au métier d’enseignant est une priorité. Une nouvelle réforme de la formation des enseignants articulera formation de haut niveau dans la ou les disciplines à enseigner, formation professionnelle et ouverture à la recherche et s’appuiera sur des pré-recrutements. Nous soutiendrons la relance de la recherche en éducation, la formation continue et la création de temps d’échanges pédagogiques, de réflexion et d’élaboration dans les établissements. Nous renégocierons les règles de gestion pour en supprimer tout arbitraire. Le statut de fonctionnaire d’État, garantie de la liberté pédagogique et de l’égale qualité du service public sur tout le territoire, sera renforcé. Il ne saurait être question d’accroître la charge de travail des enseignants ou de diversifier leurs tâches.
9. Tous les parents ont leur place à l’école. Nous créerons un statut de représentant de parents d’élèves pour permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements. Des temps et des lieux aménagés pour les rencontres avec l’équipe éducative devront être mis en place. 10. Associations éducatives et pédagogiques laïques partenaires de l’école publique (associations complémentaires de l’école, mouvements pédagogiques et d’éducation populaire). Ces associations ont toujours agi avec, dans et autour de l’école. Elles contribuent à la promouvoir, à la rendre plus démocratique et font vivre les valeurs de laïcité et d’éducabilité de tous. Nous proposons de pérenniser leurs financements et promouvoir leur action.
11. La politique d’éducation doit aussi s’adresser aux jeunes en voie de délinquance ou de déscolarisation. Nous privilégierons la prévention et nous abolirons les lois sécuritaires dérogeant aux principes de l’ordonnance de 1945. Nous travaillerons à la protection des jeunes en créant des structures d’accueil et en formant des personnels éducatifs et judiciaires. Les collectivités locales doivent retrouver les moyens pour aider les travailleurs sociaux et les familles qui demandent l’aide éducative à domicile pour les mineurs comme pour les jeunes majeurs.
12. Dépenser pour l’école, c’est investir dans l’avenir. Nous stopperons les suppressions de postes et engagerons un plan de recrutement dans l’Éducation nationale sous statut de la Fonction publique d’État rétablissant, notamment, tous les postes supprimés depuis 2007. Dans l’immédiat, nous proposons de porter la part du budget de l’état consacré à l’éducation de 5,6% à 7% du PIB.
Le Front de Gauche pour l’Education
Janvier 2012
http://www.placeaupeuple2012.fr/reponse-de-jean-luc-melenchon-aux-enseignants-de-langues-anciennes/
Monsieur le Président,
Je vous remercie de l’intérêt que vous manifestez envers la campagne que je mène au nom du Front de Gauche.
Vous me faites parvenir le manifeste de votre association qui fait état de vos craintes sur l’avenir de l’Université française et plus particulièrement la place qui y est accordée aux les langues anciennes.
Je veux d’abord vous dire que nous partageons les préoccupations exprimées dans votre motion du 28 mai 2011, votée à l’unanimité. Les évolutions qui traversent l’Université nous procurent des inquiétudes identiques. La dérive utilitariste que vous relevez à juste titre se situe aux antipodes de la mission d’une Université digne de ce nom. Malheureusement elle n’est que le prolongement d’une conception utilitariste et minimaliste des savoirs qui déstabilise aussi le Secondaire. Le Livret de compétences au collège en constitue un exemple édifiant.
Nous récusons le concept de « compétences », véritable arme de destruction massive des savoirs disciplinaires. Les diplômes doivent sanctionner l’acquisition de connaissances et permettre la délivrance de qualifications nationales.
Jusqu’ici, le modèle républicain visait à répartir les équipements d’enseignement supérieur dans une logique d’aménagement du territoire. Avec la loi LRU, c’est un tout autre modèle qui a été imposé : autonomie, concurrence entre universités, concentration des moyens publics sur quelques fleurons, rapprochement avec les entreprises.
L’Université, comme l’ensemble du système éducatif républicain, doit faire face à une offensive de grande ampleur visant à faire entrer des critères totalement étrangers à la notion de culture humaniste émancipatrice, tels que la rentabilité, le profit ou la concurrence.
Quelle place, dès lors, pour l’étude des langues anciennes, qu’un tel modèle voit comme un héritage suranné d’une culture humaniste dépassée ? Aucune !
Ce n’est pas notre vision de l’Université. Pour l’enseignement supérieur et la recherche, nous engagerons rapidement la reconstruction du service public dans ses missions prioritaires, pour l’égal accès au savoir de tous les jeunes, quels que soient leur lieu d’habitation, les revenus et le milieu socioculturel de leur famille, ainsi que pour l’accueil des étudiants étrangers qui le souhaitent dans une vision non marchande de contribution au développement et à la coopération entre les peuples. Nous voulons élargir à toute la société les possibilités d’accès aux formes les plus élaborées du savoir scientifique et permettre à tout(e) étudiant(e) d’aller au bout de ses possibilités, avec le souci permanent de la validation des parcours et des acquis.
Dans un tel cadre, l’étude des langues anciennes dans le Supérieur doit être préservée et développée. Par ailleurs, cette étude ne peut être découplée de l’enseignement de ces langues dans le Secondaire. Une réflexion doit être menée sur la place qu’elles y occupent et celle qu’elles devraient y prendre.
Le Front de gauche de l’éducation est, bien évidemment, disposé, dans le cadre de la campagne des présidentielles, à vous rencontrer. Je vous invite à contacter François Cocq (cocqf@free.fr).
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, mes cordiales salutations.
Jean-Luc Mélenchon
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John- Admin
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
John a écrit:http://www.elunet.org/spip.php?article20926L’école de l’égalité : propositions du Front de Gauche pour l’Education
vendredi 27 janvier 2012
12 propositions pour refonder une politique nationale d’éducation. (On prend les mêmes et on recommence/ continue)
1. Tous capables ! Parce que les différences entre les élèves ne sont pas naturelles mais socialement construites,
J'ai de plus en plus de mal à m'en persuader depuis que je suis dans l'EN. Et encore, il suffit d'ouvrir son poste de télé pour s'apercevoir que non...pas tous capables, mais beaucoup d'incapables qui s'en sortent à merveille...
que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, l’affirmation de la capacité de tous les élèves à entrer dans les apprentissages scolaires est au fondement du projet éducatif. Blabla
2. L’urgence : un plan de lutte contre les inégalités. L’égalité scolaire implique la gratuité réelle des études pour tous. On a multiplié ce genre de "plans" depuis 30 ans, des ZEP à l'aide aux devoirs, largement de quoi faire...
Des postes d’assistants sociaux scolaires seront créés. Nous mettrons en place des observatoires des inégalités encore?
rassemblant dans les territoires des élus, des parents, l’ensemble des personnels de l’éducation nationale et des élèves à partir du collège ainsi que des personnalités associées. Parents et élèves toujours au centre, on continue
3. Un service public d’éducation national, pour garantir un même accès à l’éducation sur tout le territoire en éradiquant les logiques de concurrence qui sabordent notre système éducatif. Nous en finirons avec les politique d’autonomie libérale et mettrons un terme à la politique ségrégative de Nicolas Sarkozy en matière de carte scolaire en faisant primer l’intérêt général. Une sectorisation repensée sera mise en place fondée sur de nouveaux redécoupages, fidèle aux réalités locales, On rétablit la carte scolaire, et les dérogations pour la contourner... concertée avec tous les acteurs des territoires et encadrée par des observations locaux de la mixité sociale.
5. Construire une culture commune ambitieuse. Le commun est porté par des valeurs laïques, les mêmes contenus de savoirs pour tous et par les modalités d’apprentissages, qui privilégient l’apprendre ensemble, l’exercice de la pensée et l’autonomie intellectuelle. Les mêmes programmes doivent être enseignés à tous jusqu’à la fin du collège pour que l’orientation dans les différentes voies du lycée, générale, professionnelle ou technologique, soit un vrai choix. Nous développerons les passerelles entre les voies. L’investissement de l’État dans l’enseignement professionnel sera augmenté de 50 % pour que les enseignements techniques professionnels et généraux soient d’égale qualité. Parce qu’il faut du temps pour apprendre à tous des savoirs plus complexes, la scolarité obligatoire sera portée à 18 ans.
6. Défendre et transformer l’école maternelle. L’école maternelle sera obligatoire à partir de 3 ans, accessible dès 2 ans On confie l'éducation les enfants à l'Etat, et on continue à laminer ce qu'il reste de structures traditionnelles : famille... pour les familles qui le souhaitent. Réduction des effectifs et refonte des programmes permettront à tous les enfants, en particulier ceux issus des classes populaires, de devenir élèves.
8. Redonner sens au métier d’enseignant est une priorité. Une nouvelle réforme de la formation des enseignants articulera formation de haut niveau dans la ou les disciplines à enseigner, formation professionnelle et ouverture à la recherche et s’appuiera sur des pré-recrutements. Nous soutiendrons la relance de la recherche en éducation, la formation continue et la création de temps d’échanges pédagogiques, de réflexion et d’élaboration dans les établissements. ben voyons, encore des formations et réunions bidons et autres billevesées pluridisciplinaires et on entretient le poison "sciences de l'éduc'"
9. Tous les parents ont leur place à l’école. Nous créerons un statut de représentant de parents d’élèves pour permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements. NIET !!! ça suffit, on connaît déjà!!!
11. La politique d’éducation doit aussi s’adresser aux jeunes en voie de délinquance ou de déscolarisation. Nous privilégierons la prévention et nous abolirons les lois sécuritaires dérogeant aux principes de l’ordonnance de 1945. Nous travaillerons à la protection des jeunes en créant des structures d’accueil et en formant des personnels éducatifs et judiciaires. Les maisons de redressement, seule solution viable pour certains, à moins de ne pas avoir mis le pied dans une école depuis 30 ans...
Bref, ce sera sans moi le vote FDG!
Bouletbille- Niveau 5
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
monsieur bac pro 3 ans....non merci
Lenou3132- Habitué(e) du forum
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
Honnêtement, je ne sais pas trop quoi penser de ce programme.
Dans les 12 points évoqués, il y a de très bonnes choses et pas uniquement les postes supplémentaires qui bien que nécessaires ne sont à mon avis pas le véritable coeur du problème : l'investissement dans l'enseignement professionnel et technologique, l'accent sur la maternelle (et j'espère aussi sur les premières années du primaire), l'affirmation du cadre national des diplômes, la défense des statuts, les structures d'accueil pour les jeunes posant problème.
Mais dans l'ensemble, cela ressemble à un catalogue d'invocations, de belles déclarations un peu creuses (Tous capables ! ou l’affirmation de la capacité de tous les élèves à entrer dans les apprentissages scolaires est au fondement du projet éducatif - tiens, c'est plus l'élève qui est au centre, mais l'affirmation de sa capacité...) avec des mesures un peu floues (une sectorisation repensée - sur quelle base ? Permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements - oui, mais pour y faire quoi ? Mettre en place des observatoires des inégalités - je crois qu'on les a déjà bien observées les inégalités, non ?) et j'ai l'impression qu'il y a un paradoxe entre l'affirmation que le service public d’éducation nationale devra prendre en charge tous les apprentissages nécessaires pour réussir à l’école : il faut en finir avec la délégation aux familles, aux collectivités locales ou aux cours privés. L’école doit se faire à l’école et le rôle dévolu aux associations éducatives et pédagogiques laïques partenaires de l’école publique.
Enfin, je suis assez hostile à certaines propositions : les mêmes programmes pour tous jusqu’à la fin du collège (c'est pas déjà le cas ?), la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans, et surtout la relance de la recherche en éducation qui à elle seule suffit à faire passer au rouge tous mes voyants d'alarme.
Dans les 12 points évoqués, il y a de très bonnes choses et pas uniquement les postes supplémentaires qui bien que nécessaires ne sont à mon avis pas le véritable coeur du problème : l'investissement dans l'enseignement professionnel et technologique, l'accent sur la maternelle (et j'espère aussi sur les premières années du primaire), l'affirmation du cadre national des diplômes, la défense des statuts, les structures d'accueil pour les jeunes posant problème.
Mais dans l'ensemble, cela ressemble à un catalogue d'invocations, de belles déclarations un peu creuses (Tous capables ! ou l’affirmation de la capacité de tous les élèves à entrer dans les apprentissages scolaires est au fondement du projet éducatif - tiens, c'est plus l'élève qui est au centre, mais l'affirmation de sa capacité...) avec des mesures un peu floues (une sectorisation repensée - sur quelle base ? Permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements - oui, mais pour y faire quoi ? Mettre en place des observatoires des inégalités - je crois qu'on les a déjà bien observées les inégalités, non ?) et j'ai l'impression qu'il y a un paradoxe entre l'affirmation que le service public d’éducation nationale devra prendre en charge tous les apprentissages nécessaires pour réussir à l’école : il faut en finir avec la délégation aux familles, aux collectivités locales ou aux cours privés. L’école doit se faire à l’école et le rôle dévolu aux associations éducatives et pédagogiques laïques partenaires de l’école publique.
Enfin, je suis assez hostile à certaines propositions : les mêmes programmes pour tous jusqu’à la fin du collège (c'est pas déjà le cas ?), la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans, et surtout la relance de la recherche en éducation qui à elle seule suffit à faire passer au rouge tous mes voyants d'alarme.
Moonchild- Niveau 9
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
Ben, c'est un programme "de gauche"...on ne peut le nier.Mais c'est un programme "gauche-sciences éduc" qui ne me convient pas, à cause , justement du boulet "sciences éduc"...
Quand est-ce que la FSU et affiliés vont-ils le comprendre ? Jamais peut-être...Voilà pourtant, à mon avis, une des raisons principales du désarroi des enseignants...C'est peut-être historique et immuable finalement ...
Quand est-ce que la FSU et affiliés vont-ils le comprendre ? Jamais peut-être...Voilà pourtant, à mon avis, une des raisons principales du désarroi des enseignants...C'est peut-être historique et immuable finalement ...

frankenstein- Vénérable
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
frankenstein a écrit:Ben, c'est un programme "de gauche"...on ne peut le nier.Mais c'est un programme "gauche-sciences éduc" qui ne me convient pas, à cause , justement du boulet "sciences éduc"...
Quand est-ce que la FSU et affiliés vont-ils le comprendre ? Jamais peut-être...Voilà pourtant, à mon avis, une des raisons principales du désarroi des enseignants...C'est peut-être historique et immuable finalement ...![]()
Tout à fait d'accord. C'est même décevant, de la part de Mélenchon, qui est capable, sur l'Education, de dire des choses plus sensées — et surtout plus précises. C'est un catalogue d'intentions, copié-collé du pédagogisme des années 90 — Mélenchon s'est arrêté visiblement à l'heure de son ministère.
Ma foi, je préfère — de loin — les propositions issues de Néoprofs (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2012/01/20/demandez-le-programme.html), qui sont, à peu de choses près (nous en saurons plus après le 4 février) celles de Bayrou.

Abraxas- Grand sage
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
Ah ah! Qui est-ce qui avait raison?!!!
cath5660- Esprit éclairé
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
Un peu en marge du sujet...cela ne m'apparaît pas être du HS, dans le sens où réfléchir sur le "système démocratique" que nous subissons me semble être, encore bien constructif que de comparer les programmes (sur l'éduc' ou autres) et savoir ce que nous voulons vraiment : un véritable changement (la démocratie au lieu de son "image") ou un vote encore une fois qui constituerait un pis-aller pour beaucoup...
En reprenant l’ostracisme athénien, qui était une mesure de salubrité publique. À l’époque, il s’agissait de récuser quelqu’un qui cherchait le pouvoir, puisqu’on savait que ceux qui cherchaient le pouvoir étaient les derniers auxquels il fallait le donner. On ne les tuait pas,on ne les mettait pas en prison, on leur laissait leurs biens : on les mettait à l’écart de la vie politique pendant dix ans.
Source :
http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article1712
En reprenant l’ostracisme athénien, qui était une mesure de salubrité publique. À l’époque, il s’agissait de récuser quelqu’un qui cherchait le pouvoir, puisqu’on savait que ceux qui cherchaient le pouvoir étaient les derniers auxquels il fallait le donner. On ne les tuait pas,on ne les mettait pas en prison, on leur laissait leurs biens : on les mettait à l’écart de la vie politique pendant dix ans.
Source :
http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article1712
Bouletbille- Niveau 5
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
"C’est une école où pas un jeune ne sort sans une qualification.".
Je veux bien, mais il faut encore voir quels élèves et comment ? Des mesures alternatives peut être... mais ce dogme de 0% d'échec nous conduit là où nous en sommes : des élèves en terminale qui n'ont aucun niveau ! Alors les voeux pieux....
"Parce qu’il faut du temps pour apprendre à tous des savoirs plus complexes, la scolarité obligatoire sera portée à 18 ans"
Non. 16 ans est un bon compromis. Si c'est pour faire garderie jusqu'à 18 ans pas la peine.
Dans l'ensemble, c'est plutôt décevant effectivement.
Je veux bien, mais il faut encore voir quels élèves et comment ? Des mesures alternatives peut être... mais ce dogme de 0% d'échec nous conduit là où nous en sommes : des élèves en terminale qui n'ont aucun niveau ! Alors les voeux pieux....
"Parce qu’il faut du temps pour apprendre à tous des savoirs plus complexes, la scolarité obligatoire sera portée à 18 ans"
Non. 16 ans est un bon compromis. Si c'est pour faire garderie jusqu'à 18 ans pas la peine.
Dans l'ensemble, c'est plutôt décevant effectivement.

Jacq- Niveau 9
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
Hum, moi qui continue à me tâter entre Bayrou et Mélenchon, je ne suis pas convaincue par ce que j'ai lu ci-dessus...

Clarinette- Sage
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
Pas vraiment convaincue non plus et déçue aussi, mais j'ai aimé lire ça:
"La dérive utilitariste que vous relevez à juste titre se situe aux antipodes de la mission d’une Université digne de ce nom. Malheureusement elle n’est que le prolongement d’une conception utilitariste et minimaliste des savoirs qui déstabilise aussi le Secondaire. Le Livret de compétences au collège en constitue un exemple édifiant.
Nous récusons le concept de « compétences », véritable arme de destruction massive des savoirs disciplinaires. Les diplômes doivent sanctionner l’acquisition de connaissances et permettre la délivrance de qualifications nationales."
"La dérive utilitariste que vous relevez à juste titre se situe aux antipodes de la mission d’une Université digne de ce nom. Malheureusement elle n’est que le prolongement d’une conception utilitariste et minimaliste des savoirs qui déstabilise aussi le Secondaire. Le Livret de compétences au collège en constitue un exemple édifiant.
Nous récusons le concept de « compétences », véritable arme de destruction massive des savoirs disciplinaires. Les diplômes doivent sanctionner l’acquisition de connaissances et permettre la délivrance de qualifications nationales."

loup des steppes- Fidèle du forum
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
C'est vrai que ça fait du bien à lire !

Clarinette- Sage
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
Clarinette a écrit:C'est vrai que ça fait du bien à lire !![]()
Oui, mais à côté de ça , on lit: "Nous soutiendrons la relance de la recherche en éducation, ..."
...là , ça coince pour moi !

frankenstein- Vénérable
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
C'est qu'est-ce que j'disais : je ne suis pas convaincue par l'ensemble !

Clarinette- Sage
Re: Front de gauche : JL Mélenchon donne son programme éducatif, et répond aux enseignants de langues anciennes.
Clarinette a écrit:C'est qu'est-ce que j'disais : je ne suis pas convaincue par l'ensemble !
Tu me diras, aucun parti ne va aussi loin dans la "condamnation" du livret de compétences...même le FN...l'UMP, le PS, le modem et les verts ne l'évoquent pas

frankenstein- Vénérable
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Neoprofs :: Généralités :: Actualités de l'éducation :: Elections 2012 : Propositions pour l'éducation.
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