La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

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La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Mer 23 Mai 2012 - 1:15

http://sauvonslarecherche.fr/spip.php?article3688

"Lionel Collet, directeur de cabinet de Geneviève Fioraso
par Didier Chatenay
le samedi 19 mai 2012

Nous avons donc une nouvelle Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche (Geneviève FIORASO) dont la nomination n'a été assortie d'aucune déclaration sur ses projets et sur la politique qu'elle entend mener en dehors de sa volonté de restaurer dialogue et confiance. Il n'a échappé à personne que sa trajectoire démontre tout l'intérêt qu'elle porte à l'innovation : espérons qu'elle ne la conçoit pas à la manière du défunt gouvernement, et qu'elle n'en fera pas l'unique objectif de l'enseignement supérieur et de la recherche. On peut donc d'ores et déjà s'attendre à ce que la communauté de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) soit extrêmement attentive à ses premières déclarations et décisions. Dans un tel contexte on ne peut qu’exprimer une circonspection certaine lorsque nous apprenons que son Directeur de Cabinet sera Lionel COLLET ! Lionel Collet dites vous ? Le Collet de la CPU des années 2009-2010 ? Et oui c’est bien de lui qu’il s’agit et nul doute que nombreux seront celles et ceux qui ont gardé de ce personnage un souvenir disons pour le moins partagé ! Au passage rappelons qu’il a participé aux travaux de réflexion du groupe de Vincent Peillon sur l’Education. Déjà à ce sujet Anne Fraisse avait exprimé son étonnement dans sa lettre adressée à François Hollande : On peut s’étonner quand un candidat socialiste recrute ses conseillers parmi ceux qui ont aidé à mettre en place la LRU, ceux qui « dialoguent » aimablement avec Mme Pécresse sur l’avenir de la recherche en France et ont eu la naïveté de croire au marketing de « l’excellence » et de « l’autonomie [...] ».



Dernière édition par condorcet le Mer 23 Mai 2012 - 1:17, édité 1 fois

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Mer 23 Mai 2012 - 1:16

http://www.vousnousils.fr/2012/05/22/genevieve-fioraso-une-loi-cadre-va-remplacer-la-loi-lru-527406

"Des assises de l'enseignement supé­rieur et de la recherche, pro­mises par François Hollande durant la cam­pagne pré­si­den­tielle, se tien­dront fin octobre-début novembre, puis seront sui­vies d'une "nou­velle loi recherche et uni­ver­si­tés", a annoncé hier la ministre de l'Enseignement supé­rieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, lors d'une confé­rence de presse au CNRS.

On pou­vait en effet lire dans le dis­cours de François Hollande du 5 mars au Biopole de Nancy, les pro­pos sui­vants : "La loi LRU devra être réfor­mée. Nous la rem­pla­ce­rons par une loi-cadre, et nous ferons pré­cé­der cette loi d'Assises de l'enseignement supé­rieur et de la recherche pour que le dia­logue, l'écoute, le res­pect, la consi­dé­ra­tion retrouvent leur droit [...] "

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par lilith888 le Mer 23 Mai 2012 - 13:46

Tiens, ça me fait penser qu'on vient de me "remercier" après 4 ans de services méthodologiques dans ma fac... Le département a perdu énormément d'heures pour l'année prochaine. Tous les vacataires ont été "remerciés".

Le changement, c'est maintenant ? Oui, je confirme, je l'ai bien senti Evil or Very Mad

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par barèges le Mer 23 Mai 2012 - 14:04

ça me fait penser à ma fac, ça tiens... Même ambiance.

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par alberto79 le Mer 23 Mai 2012 - 14:20

@lilith888 a écrit:Tiens, ça me fait penser qu'on vient de me "remercier" après 4 ans de services méthodologiques dans ma fac... Le département a perdu énormément d'heures pour l'année prochaine. Tous les vacataires ont été "remerciés".

Le changement, c'est maintenant ? Oui, je confirme, je l'ai bien senti Evil or Very Mad

Je suis désolé pour vous. Vous enseignez quoi? Et dans quel département et filière (s).

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Mer 23 Mai 2012 - 14:26

(/politique /article/2012/05/16/genevieve-fioraso-specialiste-de-l-innovation-a-l-enseignement-superieur_1702506_823448.html)

"La nouvelle ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, veut aller vite dans la mise en oeuvre de ses priorités, dans un style à rebours de celui de ses prédécesseurs, Valérie Pécresse puis Laurent Wauquiez.
"Avec mes collègues du gouvernement, Manuel Valls, ministre de l'intérieur, et Michel Sapin, ministre du travail, nous allons, au plus vite, abroger la circulaire Guéant du 31 mai 2011 [sur les conditions de séjour des étudiants étrangers], pas bonne pour les libertés et détestable pour notre image internationale, puisque je rappelle que 40 % de nos docteurs sont d'origine étrangère", a-t-elle d'emblée déclaré lors de sa première conférence de presse, lundi 21 mai. Les directeurs de cabinet des trois ministères planchaient déjà sur le dossier ce lundi, tandis que Geneviève Fioraso, elle, multipliait les rencontres pour "restaurer le dialogue avec les corps intermédiaires que, nous, nous aimons !". Après une réunion de trois heures avec les membres du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), un organisme consultatif sur la politique universitaire qui rassemble tous les acteurs, M Fioraso s'est rendue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à Paris, histoire de montrer qu'elle soutient cet "organisme que beaucoup de pays nous envient" et qui a été "brutalisé par l'ancien Président de la République". La ministre visait les propos de Nicolas Sarkozy, le 22 janvier 2009, qui décrivait la recherche française figée dans "un système paralysant et infantilisant", "à la fois acteur et évaluateur de sa propre action", où l'on "gaspille temps et argent".

Geneviève Fioraso entend, elle, "redéfinir les procédures d'évaluation et de programmation", jugeant qu'il y a "trop d'organismes dont la mission est trop large et trop floue, et qu'il faut faire confiance a priori". Elle vise ainsi deux structures créées par ses prédécesseurs, l'Association nationale de la recherche (ANR) et l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres), très décriées par les chercheurs. Elle envisage aussi de rééquilibrer les dotations entre budgets pérennes et financements de projets, et entre territoires, en redéfinissant les périmètres des initiatives d'excellence (Idex) et des laboratoires d'excellence
(Labex).

DES ASSISES A L'AUTOMNE

"Il faut une meilleure reconnaissance, y compris financière, des doctorants. Ils pourraient être intégrés dans la haute fonction publique, leur diplôme y étant reconnu. Il nous faut plus de doctorants, notamment dans les sciences humaines, que je me refuse à appeler "sciences molles"", a-t-elle également plaidé, insistant notamment sur "l'utilité des sciences de l'éducation". "La pédagogie est une science à part entière, essentielle pour la formation des professeurs, que nous devons d'ailleurs reprendre à zéro." Mme Fioraso a aussi confirmé que sa priorité était l'amélioration du taux de réussite en première année de licence, avec la création de 5 000 emplois réservés au premier cycle universitaire, des postes de conseillers d'orientation et des personnels spécialistes de l'insertion professionnelle. Enfin, des assises seront organisées, fin octobre-début novembre, préfigurant une nouvelle loi et le collectif budgétaire. Les étudiants ne sont pas oubliés, avec l'objectif de leur construire 8 000 logements par an et de réhabiliter les résidences universitaires. L'outil principal de la recherche privée, le crédit impôt-recherche, serait, lui, réorienté vers les entreprises à taille humaine, plutôt que vers les grands groupes qui en sont, aujourd'hui, les principaux bénéficiaires."

Isabelle Rey-Lefebvre

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par alberto79 le Mer 23 Mai 2012 - 14:31

@condorcet a écrit:
(/politique /article/2012/05/16/genevieve-fioraso-specialiste-de-l-innovation-a-l-enseignement-superieur_1702506_823448.html)

"La nouvelle ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, veut aller vite dans la mise en oeuvre de ses priorités, dans un style à rebours de celui de ses prédécesseurs, Valérie Pécresse puis Laurent Wauquiez.
"Avec mes collègues du gouvernement, Manuel Valls, ministre de l'intérieur, et Michel Sapin, ministre du travail, nous allons, au plus vite, abroger la circulaire Guéant du 31 mai 2011 [sur les conditions de séjour des étudiants étrangers, pas bonne pour les libertés et détestable pour notre image internationale, puisque je rappelle que 40 % de nos docteurs sont d'origine
étrangère", a-t-elle d'emblée déclaré lors de sa première conférence de presse, lundi 21 mai.
Les directeurs de cabinet des trois ministères planchaient déjà sur le dossier ce lundi, tandis que Geneviève Fioraso, elle, multipliait les rencontres pour "restaurer le dialogue avec les corps intermédiaires que, nous, nous aimons !". Après une réunion de trois heures avec les membres du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), un organisme consultatif sur la politique universitaire qui rassemble tous les acteurs, M Fioraso s'est rendue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à Paris, histoire de montrer qu'elle soutient cet "organisme que beaucoup de pays nous envient" et qui a été "brutalisé par l'ancien Président de la République". La ministre visait les propos de Nicolas Sarkozy, le 22 janvier 2009, qui décrivait la recherche française figée dans "un système paralysant et infantilisant", "à la fois acteur et évaluateur de sa propre action", où l'on "gaspille temps et argent".

Geneviève Fioraso entend, elle, "redéfinir les procédures d'évaluation et de programmation", jugeant qu'il y a "trop d'organismes dont la mission est trop large et trop floue, et qu'il faut faire confiance a priori". Elle vise ainsi deux structures créées par ses prédécesseurs, l'Association nationale de la recherche (ANR) et l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres), très décriées par les chercheurs. Elle envisage aussi de rééquilibrer les dotations entre budgets pérennes et financements de projets, et entre territoires, en redéfinissant les périmètres des initiatives d'excellence (Idex) et des laboratoires d'excellence
(Labex).

DES ASSISES A L'AUTOMNE

"Il faut une meilleure reconnaissance, y compris financière, des doctorants. Ils pourraient être intégrés dans la haute fonction publique, leur diplôme y étant reconnu. Il nous faut plus de doctorants, notamment dans les sciences humaines, que je me refuse à appeler "sciences molles"", a-t-elle également plaidé, insistant notamment sur "l'utilité des sciences de l'éducation". "La pédagogie est une science à part entière, essentielle pour la formation des professeurs, que nous devons d'ailleurs reprendre à zéro." Mme Fioraso a aussi confirmé que sa priorité était l'amélioration du taux de réussite en première année de licence, avec la création de 5 000 emplois réservés au premier cycle universitaire, des postes de conseillers d'orientation et des personnels spécialistes de l'insertion professionnelle. Enfin, des assises seront organisées, fin octobre-début novembre, préfigurant une nouvelle loi et le collectif budgétaire. Les étudiants ne sont pas oubliés, avec l'objectif de leur construire 8 000 logements par an et de réhabiliter les résidences universitaires. L'outil principal de la recherche privée, le crédit impôt-recherche, serait, lui, réorienté vers les entreprises à taille humaine, plutôt que vers les grands groupes qui en sont, aujourd'hui, les principaux bénéficiaires."

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Pour finir à Pôle Emploi? Ce qu´il faudrait c´est d´abord offrir des perspectives professionnels acceptables à ceux qu´on diplôme aujourd´hui au lieu de penser à augmenter son nombre…

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Mer 23 Mai 2012 - 14:33

Lilith, désolé pour toi fleurs2 fleurs2 fleurs2 fleurs

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Mer 23 Mai 2012 - 14:34

@alberto79 a écrit:
@condorcet a écrit:
(/politique /article/2012/05/16/genevieve-fioraso-specialiste-de-l-innovation-a-l-enseignement-superieur_1702506_823448.html)

"La nouvelle ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, veut aller vite dans la mise en oeuvre de ses priorités, dans un style à rebours de celui de ses prédécesseurs, Valérie Pécresse puis Laurent Wauquiez.
"Avec mes collègues du gouvernement, Manuel Valls, ministre de l'intérieur, et Michel Sapin, ministre du travail, nous allons, au plus vite, abroger la circulaire Guéant du 31 mai 2011 [sur les conditions de séjour des étudiants étrangers, pas bonne pour les libertés et détestable pour notre image internationale, puisque je rappelle que 40 % de nos docteurs sont d'origine
étrangère", a-t-elle d'emblée déclaré lors de sa première conférence de presse, lundi 21 mai.
Les directeurs de cabinet des trois ministères planchaient déjà sur le dossier ce lundi, tandis que Geneviève Fioraso, elle, multipliait les rencontres pour "restaurer le dialogue avec les corps intermédiaires que, nous, nous aimons !". Après une réunion de trois heures avec les membres du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), un organisme consultatif sur la politique universitaire qui rassemble tous les acteurs, M Fioraso s'est rendue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à Paris, histoire de montrer qu'elle soutient cet "organisme que beaucoup de pays nous envient" et qui a été "brutalisé par l'ancien Président de la République". La ministre visait les propos de Nicolas Sarkozy, le 22 janvier 2009, qui décrivait la recherche française figée dans "un système paralysant et infantilisant", "à la fois acteur et évaluateur de sa propre action", où l'on "gaspille temps et argent".

Geneviève Fioraso entend, elle, "redéfinir les procédures d'évaluation et de programmation", jugeant qu'il y a "trop d'organismes dont la mission est trop large et trop floue, et qu'il faut faire confiance a priori". Elle vise ainsi deux structures créées par ses prédécesseurs, l'Association nationale de la recherche (ANR) et l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres), très décriées par les chercheurs. Elle envisage aussi de rééquilibrer les dotations entre budgets pérennes et financements de projets, et entre territoires, en redéfinissant les périmètres des initiatives d'excellence (Idex) et des laboratoires d'excellence
(Labex).

DES ASSISES A L'AUTOMNE

"Il faut une meilleure reconnaissance, y compris financière, des doctorants. Ils pourraient être intégrés dans la haute fonction publique, leur diplôme y étant reconnu. Il nous faut plus de doctorants, notamment dans les sciences humaines, que je me refuse à appeler "sciences molles"", a-t-elle également plaidé, insistant notamment sur "l'utilité des sciences de l'éducation". "La pédagogie est une science à part entière, essentielle pour la formation des professeurs, que nous devons d'ailleurs reprendre à zéro." Mme Fioraso a aussi confirmé que sa priorité était l'amélioration du taux de réussite en première année de licence, avec la création de 5 000 emplois réservés au premier cycle universitaire, des postes de conseillers d'orientation et des personnels spécialistes de l'insertion professionnelle. Enfin, des assises seront organisées, fin octobre-début novembre, préfigurant une nouvelle loi et le collectif budgétaire. Les étudiants ne sont pas oubliés, avec l'objectif de leur construire 8 000 logements par an et de réhabiliter les résidences universitaires. L'outil principal de la recherche privée, le crédit impôt-recherche, serait, lui, réorienté vers les entreprises à taille humaine, plutôt que vers les grands groupes qui en sont, aujourd'hui, les principaux bénéficiaires."

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Pour finir à Pôle Emploi? Ce qu´il faudrait c´est d´abord offrir des perspectives professionnelles acceptables à ceux qu´on diplôme aujourd'hui au lieu de penser à augmenter son nombre…

Je le pense aussi mais c'est une vieille lubie du PS (et ailleurs aussi) que d'augmenter à l'infini le nombre d'étudiants...

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par alberto79 le Mer 23 Mai 2012 - 14:37

@condorcet a écrit:
(/politique /article/2012/05/16/genevieve-fioraso-specialiste-de-l-innovation-a-l-enseignement-superieur_1702506_823448.html)

"La nouvelle ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, veut aller vite dans la mise en oeuvre de ses priorités, dans un style à rebours de celui de ses prédécesseurs, Valérie Pécresse puis Laurent Wauquiez.
"Avec mes collègues du gouvernement, Manuel Valls, ministre de l'intérieur, et Michel Sapin, ministre du travail, nous allons, au plus vite, abroger la circulaire Guéant du 31 mai 2011 [sur les conditions de séjour des étudiants étrangers], pas bonne pour les libertés et détestable pour notre image internationale, puisque je rappelle que 40 % de nos docteurs sont d'origine étrangère", a-t-elle d'emblée déclaré lors de sa première conférence de presse, lundi 21 mai. Les directeurs de cabinet des trois ministères planchaient déjà sur le dossier ce lundi, tandis que Geneviève Fioraso, elle, multipliait les rencontres pour "restaurer le dialogue avec les corps intermédiaires que, nous, nous aimons !". Après une réunion de trois heures avec les membres du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), un organisme consultatif sur la politique universitaire qui rassemble tous les acteurs, M Fioraso s'est rendue au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à Paris, histoire de montrer qu'elle soutient cet "organisme que beaucoup de pays nous envient" et qui a été "brutalisé par l'ancien Président de la République". La ministre visait les propos de Nicolas Sarkozy, le 22 janvier 2009, qui décrivait la recherche française figée dans "un système paralysant et infantilisant", "à la fois acteur et évaluateur de sa propre action", où l'on "gaspille temps et argent".

Geneviève Fioraso entend, elle, "redéfinir les procédures d'évaluation et de programmation", jugeant qu'il y a "trop d'organismes dont la mission est trop large et trop floue, et qu'il faut faire confiance a priori". Elle vise ainsi deux structures créées par ses prédécesseurs, l'Association nationale de la recherche (ANR) et l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres), très décriées par les chercheurs. Elle envisage aussi de rééquilibrer les dotations entre budgets pérennes et financements de projets, et entre territoires, en redéfinissant les périmètres des initiatives d'excellence (Idex) et des laboratoires d'excellence
(Labex).

DES ASSISES A L'AUTOMNE

"Il faut une meilleure reconnaissance, y compris financière, des doctorants. Ils pourraient être intégrés dans la haute fonction publique, leur diplôme y étant reconnu. Il nous faut plus de doctorants, notamment dans les sciences humaines, que je me refuse à appeler "sciences molles"", a-t-elle également plaidé, insistant notamment sur "l'utilité des sciences de l'éducation". "La pédagogie est une science à part entière, essentielle pour la formation des professeurs, que nous devons d'ailleurs reprendre à zéro." Mme Fioraso a aussi confirmé que sa priorité était l'amélioration du taux de réussite en première année de licence, avec la création de 5 000 emplois réservés au premier cycle universitaire, des postes de conseillers d'orientation et des personnels spécialistes de l'insertion professionnelle. Enfin, des assises seront organisées, fin octobre-début novembre, préfigurant une nouvelle loi et le collectif budgétaire. Les étudiants ne sont pas oubliés, avec l'objectif de leur construire 8 000 logements par an et de réhabiliter les résidences universitaires. L'outil principal de la recherche privée, le crédit impôt-recherche, serait, lui, réorienté vers les entreprises à taille humaine, plutôt que vers les grands groupes qui en sont, aujourd'hui, les principaux bénéficiaires."

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En revanche, sur cela comme sur l´abrogation de l´honteuse circulaire Guéant, je suis, bien entendu, complètement d´accord.

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Mer 23 Mai 2012 - 14:39

http://www.educpros.fr/detail-article/h/9db4691a12/a/jean-yves-merindol-conseiller-enseignement-superieur-et-recherche-et-anne-courreges-conseillere.html

"Anne Courrèges, 36 ans, a été nommée conseillère éducation du président de la République. Elle était jusqu'à présent directrice des affaires juridiques du ministère de l'Education nationale. Enarque (promotion Copernic), Anne Courrèges est diplômée de Sciences Po Paris. Elle a été auditeur (2002) puis maître des requêtes au Conseil d'Etat (2005).

Jean-Yves Mérindol, 56 ans, a été nommé conseiller enseignement supérieur et recherche à l'Elysée. Ses fonctions de directeur de l'ENS Cachan ont pris fin avec sa nomination. Ancien élève de l'ENS (Ulm) de Paris 7 et Paris 11, Jean-Yves Mérindol a notamment été président de l'université Strasbourg 1 Louis-Pasteur et conseiller des questions enseignement supérieur et recherche de Bertrand Delanoë, maire de Paris".

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par lilith888 le Mer 23 Mai 2012 - 18:05

@alberto79 a écrit:
Je suis désolé pour vous. Vous enseignez quoi? Et dans quel département et filière (s).

Méthodologie littéraire, 1ère année de Lettres Modernes. C'était un complément d'activité en plus de mon temps plein en collège

lilith888
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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Palombella Rossa le Mer 23 Mai 2012 - 18:31

Il nous faut plus de doctorants, notamment dans les sciences humaines, que je me refuse à appeler "sciences molles", a-t-elle également plaidé, insistant notamment sur "l'utilité des sciences de l'éducation". "La pédagogie est une science à part entière, essentielle pour la formation des professeurs, que nous devons d'ailleurs reprendre à zéro."



et



Palombella Rossa
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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Mer 23 Mai 2012 - 18:35

Je suis bien d'accord avec toutes vos remarques. En outre, la ministre semble ignorer la différence entre doctorant(e)s et docteur(e)s.

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Marie Laetitia le Mer 23 Mai 2012 - 18:41

sa priorité était l'amélioration du taux de réussite en première année de licence, avec la création de 5 000 emplois réservés au premier cycle universitaire, des postes de conseillers d'orientation et des personnels spécialistes de l'insertion professionnelle.
et une fois de plus on prend le problème à l'envers ! furieux

pour le reste pas grand chose à dire, ah si sur la recherche en pédagogie, je suis assez dubitative... La meilleure recherche se fait dans les classes et dans la mutualisation des méthodes, non?!

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par User5899 le Mer 23 Mai 2012 - 22:57

@condorcet a écrit:la ministre semble ignorer la différence entre doctorant(e)s et docteur(e)s.
C'est cool pour beaucoup, ça Smile

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par alberto79 le Mer 23 Mai 2012 - 23:01

@lilith888 a écrit:
@alberto79 a écrit:
Je suis désolé pour vous. Vous enseignez quoi? Et dans quel département et filière (s).

Méthodologie littéraire, 1ère année de Lettres Modernes. C'était un complément d'activité en plus de mon temps plein en collège

C´est vraiment dommage mais j´ai entendu que les filières de LM sont vraiment anéanties… Crying or Very sad Bon courage !

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Ven 25 Mai 2012 - 23:42

Rencontre des élus du conseil scientifique du CNRS avec la ministre de l'ESR :
http://sauvonslarecherche.fr/sites/sauvonslarecherche.fr/IMG/pdf/CR_du_CS_du_CNRS_21_mai_2012.pdf

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Dim 27 Mai 2012 - 18:17

Parmi les dossiers sur le bureau de la ministre : la fuite des cerveaux ou plutôt l'exil forcé des jeunes chercheurs français.

http://www.collectif-papera.org/spip.php?page=article&id_article=1326

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Dim 27 Mai 2012 - 18:18

Et dans l'attente des assises de l'enseignement supérieur et de la recherche :
http://www.collectif-papera.org/spip.php?page=article&id_article=1327

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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par alberto79 le Jeu 7 Juin 2012 - 13:48

Un article très intéressant dans Le Monde d´aujourd´hui. Je suis d´accord particulièrement avec les exigences de Mr. Fabbri.

Enseignement supérieur et recherche : virage ou mirage ?
Le Monde.fr |

Par Jean Fabbri, ancien secrétaire général du Snesup (2005 à 2009)



Au-delà des analyses formulées jusqu'ici par les parlementaires et dirigeants du Parti socialiste, les propos de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, dans Le Monde des 3 et 4 juin, reprennent avec 5 ans et beaucoup de dégâts de retard une partie des critiques fondamentales que le Snesup - par ma voix en particulier - avait résolument portées contre la logique de ce qui allait devenir la loi "libertés et responsabilités des universités" (LRU).

Difficile toutefois de s'en réjouir quand l'entourage le plus proche de la ministre est composé de fervents zélateurs de cette loi et des dispositions connexes et quand aucun des propos de la ministre n'a fait la moindre mention ni à notre lucidité de l'époque ni aux luttes que nous avons animées en particulier en 2009.

La réalité aiguise les contradictions, les propos de Mme Fioraso n'y échappent pas. Le trompe l'œil de l'autonomie affichée se déchire aujourd'hui avec ses faux transferts de moyens et une concurrence sans raison tant entre les laboratoires qu'entre les filières de formation, les pièges des partenariat public-privé (PPP), les illusions des plans campus et licence. Demeurent les brutales dimensions de la restructuration de l'enseignement supérieur et de la recherche dont les effets sur le désarroi des personnels et leur efficacité sont lourds. Vont-elles être remises en cause ? Rien de sûr puisque parmi les rares annonces de la ministre - dans cet entretien - figure la tenue récente d'une réunion des deux ministères (de l'éducation natinale et de l'enseignement supérieur et recheche) autour du "bac-3, bac+3" [le -3 ans (le lycée) +3 ans (la licence)]. Venu du modèle américain, porté aux nues par le colloque de la Conférence des présidents d'université de 2011, soutenu par les exécutifs régionaux qui y voient le cœur de la 3e étape de la décentralisation et une articulation avec la mise en adéquation des besoins locaux de main d'œuvre moyennement qualifiée, ce pseudo concept universitaire est un très dangereux mirage.

Des structures ou des logiques "-3, +3" briseraient à terme le lien essentiel entre la recherche et les premières années du post-bac, elles découpleraient celles-ci des formations en master, en concentrant ces dernières dans un petit nombre d'établissements : c'était là le but de Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez. Geneviève Fioraso le fait-il sortir par la porte pour le faire revenir par la fenêtre ? L'Allemagne ne vient-elle pas d'ailleurs de revenir par une réforme importante sur la compétence de ses Lander en matière d'enseignement supérieur ?

Dans un moment politique où l'ambiguïté des futures évolutions dans le domaine de la recherche et de la formation domine, il convient de faire le bilan objectif d'une dizaine d'années de politique libérale. Celle-ci n'est pas sans bénéficiaires : établissements d'enseignement supérieur privé, groupes financiers à l'affut des mânes du crédit impôt recherche, lobbyistes des secteurs du médicament et des nanotechnologies. On connaît aussi ses victimes : étudiants des milieux populaires trop souvent broyés par le système (s'ils y accèdent) ou victimes de la prolifération complaisante d'officines privées dites d'enseignement supérieur (pour lesquelles étudiants et familles consentent des sacrifices financiers indus), recherches fondamentales et en particulier celles dans le domaine des sciences humaines.

Si les propos de la ministre annoncent un virage, il lui faut le négocier vraiment avec une communauté scientifique encore aujourd'hui mobilisée pour défendre le service public et les statuts de ses personnels. Quelques éléments en sont la signature :

Unifier l'ensemble du post-bac et de la recherche publique au sein d'un seul ministère, donc y intégrer les actuelles classes préparatoires (et les BTS).
Revenir dès le 1er janvier 2013 à la gestion nationale des emplois d'enseignants-chercheurs et d'enseignants, en annulant l'un des aspects majeurs du dispositif Responsabilités et compétences élargies de la loi LRU et par la même en confortant le statut national par le renforcement des libertés scientifiques, l'amélioration du droit à mutation des personnels, l'harmonisation des primes.
Etablir le monopole du conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) sur les propositions d'habilitation des formations, ce qui implique en particulier d'élargir ses compétences à l'habilitation des formations d'ingénieurs et une réflexion sur l'accréditation des formations des écoles de commerce et de management.

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Jean Fabbri, maître de conférences de mathématiques à l'Université de Tours, directeur de la faculté des sciences et techniques de Tours.

Jean Fabbri, ancien secrétaire général du Snesup (2005 à 2009)

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/07/enseignement-superieur-et-recherche-virage-ou-mirage_1713719_3232.html

alberto79
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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par Condorcet le Jeu 7 Juin 2012 - 14:18

+ 1000.

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"L'esprit même du château fort, c'est le pont-levis" (René Char).

Condorcet
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Re: La mise en oeuvre du programme présidentiel pour l'enseignement supérieur et la recherche

Message par barèges le Ven 8 Juin 2012 - 16:55

Pendant ce temps, on échappe à ça :
INTERVIEW - Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche de 2007 à 2011, Valérie Pécresse a mis en place l'autonomie des universités en donnant du pouvoir aux présidents de facs devenus de véritables chefs d'entreprise.

LE FIGARO. - Quel doit être selon vous le rôle d'un président d'université?

Valérie PÉCRESSE. - Le président d'université est d'abord un stratège. Il met en œuvre les choix stratégiques scientifiques et pédagogiques, définis collégialement. Il doit être entouré de personnes compétentes en gestion pour assurer le management de l'université. La question de la gouvernance, inscrite dans la loi LRU, est essentielle. Elle a permis à l'université de s'ouvrir au monde extérieur, en favorisant les partenariats de recherche public-privé et le développement de diplômes professionnalisés. Je crains que le projet qui nous est proposé aujourd'hui soit au contraire celui d'un repli sur soi, d'une fermeture, ce qui anéantirait les efforts fournis par l'université depuis maintenant cinq ans. Attention au retour en arrière.

Quelle serait au contraire l'étape suivante qu'il faudrait envisager?

L'étape suivante, celle que j'appelle de mes vœux, serait de permettre aux personnalités «qualifiées» (personnalités extérieures, issues du monde économique notamment, qui siègent depuis 2007 dans les conseils d'administration des universités, NDLR) de participer à l'élection du président. Plus généralement, je pense qu'il faut attribuer davantage de pouvoirs à ces personnalités. Malheureusement, j'ai l'impression que Geneviève Fioraso souhaite redonner les clés de l'université aux seuls enseignants-chercheurs et aux syndicats étudiants. Claude Allègre avait dit «l'université n'appartient pas aux enseignants» et il n'avait pas tort. Elle appartient au peuple français!

Comment interprétez-vous l'annonce d'une nouvelle loi pour 2013?

Il me semble que le principe même de l'autonomie, c'est précisément la capacité à se passer de loi! Depuis 2007, les universités peuvent construire leurs projets, en fonction de leurs identités et de leurs territoires, sans que l'État ne leur dicte quoi que ce soit. L'autonomie a libéré les énergies. Il est possible d'aller plus loin encore, à condition d'éviter le carcan législatif.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/06/06/01016-20120606ARTFIG00534-autonomie-des-facs-pecresse-craint-un-retour-en-arriere.php

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