Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par wanax le Jeu 18 Mai 2017 - 19:47

Et on fera comme les Australiens, on vivra de l'exportation de nos richesses minières. Pas c.on...
Oh, wait...

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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par Moses2 le Jeu 18 Mai 2017 - 20:02

Ce qu'écrit Lefteris me rappelle les propos que tenait récemment l'anthropologue Marc Augé :
Marc Augé a écrit:Pour moi, les Terriens se divisent aujourd’hui en trois catégories : les puissants, les consommateurs et les exclus. Les puissants représentent l’oligarchie formée par ceux qui circulent sur la planète et la considèrent comme leur ­jardin. Les consommateurs sont nécessaires au fonctionnement du système. Quant aux exclus, ils le sont de la consommation autant que de la connaissance.
http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/05/09/marc-auge-la-sortie-du-religieux-me-parait-evidente-tot-ou-tard_5124614_4497916.html

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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par gauvain31 le Jeu 18 Mai 2017 - 20:07

@Lefteris a écrit:On leur mentira jusqu'au bout, et de toute manière, il ne faut pas oublier que 80% de la population n'intéresse pas les décideurs. On se préoccupe juste de leur "employabilité" selon les besoins du marché flexible, et de la manière de tenir ces masses de population par le "tittytainment" entre autres.

Mais bon , il commence quand même à y avoir des interrogations chez les journalistes devant les résultats aberrants du bac. Les parents vont bien voir qu'on leur ment et certains s'en aperçoivent déjà, ceux qui ont des enfants dont l'écart d'âge est suffisant pour voir les baisses d'exigence le temps d'une réforme. Plus la médiatisation des études PISA....

Dans une certaines mesure (la comparaison est triviale); cette situation me fait penser au dopage dans le cyclisme. Tout le monde voyait, tout le monde devinait sans trop (se) le dire, et ceci pendant des décennies. Ce "déni de foule" est absolument fascinant à observer à l'échelle de la société.
Le bac est la dernière grand institution nationale, un totem dont il est difficile de se dire qu'il ne rend plus compte de la réalité du niveau d'un élève.

Le réveil sera très douloureux je crois. Mais comme toi je ne donne pas mon grain à moudre à ce système que je vomis.

Quant à l'employabilité et au "tittytainment" , oui je te rejoins totalement étant un lecteur fidèle  moi aussi de Michéa Wink

Juste une nuance: la France peut-elle se permettre "d'enfanter" des jeunes peu qualifiés là où au contraire il faudrait augmenter les niveaux de qualification puisque les pays émergeant eux aussi augmentent  singulièrement les niveaux de qualification de ses citoyens jusqu'à rejoindre bientôt ceux de la France .
Nous n'avons que peu de ressources naturelles:  si notre pays veut tenir son rang, il est obligé de mieux former ses jeunes pour maintenir un temps d'avance... sous peine d'une énorme chômage de masse (pas sûr qu'il y ait assez de métier peu qualifiés pour tous en France dans quelques années ) et ce n'est pas la direction qu'il prend. Cette "politique" éducative à très court terme est bizarrement à contre-sens de ce qu'il faudrait faire pour le bien de l'économie française. Ce n'est pas d'ailleurs une vraie politique éducative: c'est de la gestion de ressources financières et de flux humains. Pour moi, c'est un énorme paradoxe.
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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par ysabel le Jeu 18 Mai 2017 - 20:22

Pour revenir au sujet, ou presque...Le stagiaire de maths de mon lycée a été validé mais il a décidé de quitter notre maison de fous.

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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par gauvain31 le Jeu 18 Mai 2017 - 20:32

@ysabel a écrit:Pour revenir au sujet, ou presque...Le stagiaire de maths de mon lycée a été validé mais il a décidé de quitter notre maison de fous.

Je la comprends, l'an dernier, notre stagiaire de math a démissionné (il était pourtant dans un très bon lycée), mais il était encore très jeune, et a voulu poursuivre ses études en Master de Mathématiques de l'ingénieur. Le métier d'enseignant ne l'intéressait pas plus que ça. Je lui ai dit évidement que c'était une bonne idée vu son âge
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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par Lefteris le Jeu 18 Mai 2017 - 20:49

@gauvain31 a écrit:

Mais bon , il commence quand même à y avoir des interrogations chez les journalistes devant les résultats aberrants du bac. Les parents vont bien voir qu'on leur ment et certains s'en aperçoivent déjà, ceux qui ont des enfants dont l'écart d'âge est suffisant pour voir les baisses d'exigence le temps d'une réforme. Plus la médiatisation des études PISA....

Dans une certaines mesure (la comparaison est triviale); cette situation me fait penser au dopage dans le cyclisme. Tout le monde voyait, tout le monde devinait sans trop (se) le dire, et ceci pendant des décennies. Ce "déni de foule" est absolument fascinant à observer à l'échelle de la société.
Le bac est la dernière grand institution nationale, un totem dont il est difficile de se dire qu'il ne rend plus compte de la réalité du niveau d'un élève.

Le réveil sera très douloureux je crois. Mais comme toi je ne donne pas mon grain à moudre à ce système que je vomis.

Quant à l'employabilité et au "tittytainment" , oui je te rejoins totalement étant un lecteur fidèle  moi aussi de Michéa Wink

Juste une nuance: la France peut-elle se permettre "d'enfanter" des jeunes peu qualifiés là où au contraire il faudrait augmenter les niveaux de qualification puisque les pays émergeant eux aussi augmentent  singulièrement les niveaux de qualification de ses citoyens jusqu'à rejoindre bientôt ceux de la France .
Nous n'avons que peu de ressources naturelles:  si notre pays veut tenir son rang, il est obligé de mieux former ses jeunes pour maintenir un temps d'avance... sous peine d'une énorme chômage de masse (pas sûr qu'il y ait assez de métier peu qualifiés pour tous en France dans quelques années ) et ce n'est pas la direction qu'il prend. Cette "politique" éducative à très court terme est bizarrement à contre-sens de ce qu'il faudrait faire pour le bien de l'économie française. Ce n'est pas d'ailleurs une vraie politique éducative: c'est de la gestion de ressources financières et de flux humains. Pour moi, c'est un énorme paradoxe.
Je ne lis pas spécialement Michéa, même si j'ai dû tomber ça et là sur des articles, mais je me nourris à la source de ceux qui voient la société comme un grand "management" (les financiers, les technocrates qu'ils emploient). Et je regarde ce qui se produit... eh bien ça colle. La politique éducative n'intéresse pas grand-monde en fait , nous avons tort de projeter nos centres d'intérêt sur le reste de la société. Il s'agit pour les politiques de dire que ça fonctionne, que la politique en place et bonne (quel plus grand battage d'auto-publicité que la réforme, par exemple ? ) , et c'est justifié en faisant tourner la planche à diplômes. Si ça conteste un peu, on sort un argument techniciste, mais on ne remet jamais en cause l'orientation générale, imposée de toute manière de l'extérieur, et avec des carcans financiers.

_________________
"La réforme [...] c'est un ensemble de décrets qui s'emboîtent les uns dans les autres, qui ne prennent leur sens que quand on les voit tous ensemble"
(F. Robine,  dans son cours sur sa réforme, expliquant comment le piège s'est progressivement mis en place depuis 2013, avec ou sans NVB).
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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par Dame Jouanne le Jeu 18 Mai 2017 - 21:13

@Lefteris a écrit:
@gauvain31 a écrit:

Mais bon , il commence quand même à y avoir des interrogations chez les journalistes devant les résultats aberrants du bac. Les parents vont bien voir qu'on leur ment et certains s'en aperçoivent déjà, ceux qui ont des enfants dont l'écart d'âge est suffisant pour voir les baisses d'exigence le temps d'une réforme. Plus la médiatisation des études PISA....

Dans une certaines mesure (la comparaison est triviale); cette situation me fait penser au dopage dans le cyclisme. Tout le monde voyait, tout le monde devinait sans trop (se) le dire, et ceci pendant des décennies. Ce "déni de foule" est absolument fascinant à observer à l'échelle de la société.
Le bac est la dernière grand institution nationale, un totem dont il est difficile de se dire qu'il ne rend plus compte de la réalité du niveau d'un élève.

Le réveil sera très douloureux je crois. Mais comme toi je ne donne pas mon grain à moudre à ce système que je vomis.

Quant à l'employabilité et au "tittytainment" , oui je te rejoins totalement étant un lecteur fidèle  moi aussi de Michéa Wink

Juste une nuance: la France peut-elle se permettre "d'enfanter" des jeunes peu qualifiés là où au contraire il faudrait augmenter les niveaux de qualification puisque les pays émergeant eux aussi augmentent  singulièrement les niveaux de qualification de ses citoyens jusqu'à rejoindre bientôt ceux de la France .
Nous n'avons que peu de ressources naturelles:  si notre pays veut tenir son rang, il est obligé de mieux former ses jeunes pour maintenir un temps d'avance... sous peine d'une énorme chômage de masse (pas sûr qu'il y ait assez de métier peu qualifiés pour tous en France dans quelques années ) et ce n'est pas la direction qu'il prend. Cette "politique" éducative à très court terme est bizarrement à contre-sens de ce qu'il faudrait faire pour le bien de l'économie française. Ce n'est pas d'ailleurs une vraie politique éducative: c'est de la gestion de ressources financières et de flux humains. Pour moi, c'est un énorme paradoxe.
Je ne lis pas spécialement Michéa, même si j'ai dû tomber ça et là sur des articles, mais je me nourris à la source de ceux qui voient la société comme un grand "management" (les financiers, les technocrates qu'ils emploient). Et je regarde ce qui se produit... eh bien ça colle. La politique éducative n'intéresse pas grand-monde en fait , nous avons tort de projeter nos centres d'intérêt sur le reste de la société. Il s'agit pour les politiques de dire que ça fonctionne, que  la politique en place et bonne (quel plus grand battage d'auto-publicité que la réforme, par exemple ? ) , et c'est justifié en faisant tourner la planche à diplômes. Si ça conteste un peu, on sort un argument techniciste, mais on ne remet jamais en cause l'orientation générale, imposée de toute manière de l'extérieur, et avec des carcans financiers.
Mais il y a quand même de plus en plus d'interrogations du privé (PME ou plus grosses boîtes) au niveau des embauches. Les employeurs se rendent bien compte qu'il y a un écart de plus en plus grand entre les diplômes actuels et ceux d'il y a quelques années. Que les connaissances des jeunes qu'ils reçoivent en stage sont moins élevées. C'est tout de même un phénomène qui devrait inquiéter.
Moi aussi, cette politique éducative à court terme et qui semble obnubilée seulement par les économies et la gestion de flux m'interroge. Comment ne peut-on pas s'interroger sur les conséquences à long terme d'une telle politique? Comment ne pas s'inquiéter de l'avenir face à toute cette génération que l'on garde longtemps dans le système éducatif mais sans leur donner un bagage solide, à qui on fait miroiter des diplômes d'études longues qui devraient leur donner une bonne carrière (quelle plaquette d'école vantait qu'elle faisait de ses élèves des "niveaux ingénieurs" ce qui était faux) pour les confronter ensuite très tardivement et brutalement à la désillusion en entrant dans le monde du travail.
Bref, comment se fait-il que personne à la tête du MEN ne semble vouloir réfléchir aux conséquences désastreuses de leur politique sur le long terme? Il y a quelques années j'espérais une prise de conscience générale et un réveil brutal. J'ai de plus en plus de mal à y croire...
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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par Lefteris le Jeu 18 Mai 2017 - 21:34

@Dame Jouanne a écrit:
Mais il y a quand même de plus en plus d'interrogations au niveau du privé au niveau des embauches. Les employeurs se rendent bien compte qu'il y a un écart de plus en plus grand entre les diplômes actuels et ceux d'il y a quelques années. Que les connaissances des jeunes qu'ils reçoivent en stage sont moins élevées. C'est tout de même un phénomène qui devrait inquiéter.
Moi aussi, cette politique éducative à court terme et qui semble obnubilée seulement par les économies et la gestion de flux m'interroge. Comment ne peut-on pas s'interroger sur les conséquences à long terme d'une telle politique? Comment ne pas s'inquiéter de l'avenir face à toute cette génération que l'on garde longtemps dans le système éducatif mais sans leur donner un bagage solide, à qui on fait miroiter des diplômes d'études longues qui devraient leur donner une bonne carrière (quelle plaquette d'école vantait qu'elle faisait de ses élèves des "niveaux ingénieurs" ce qui était faux) pour les confronter ensuite très tardivement et brutalement à la désillusion en entrant dans le monde du travail.
Bref, comment se fait-il que personne à la tête du MEN ne semble vouloir réfléchir aux conséquences désastreuses de leur politique sur le long terme? Il y a quelques années j'espérais une prise de conscience générale et d'un réveil brutal. J'ai de plus en plus de mal à y croire...
Ils ne veulent pas y réfléchir car ils sont eux-mêmes dans le court terme pour leur carrière, ils doivent donc satisfaire immédiatement la demande, dire que ça fonctionne, "communiquer", et continuer comme si de rien n'était à appliquer les feuilles de route.S'ils ne sont pas contents, on leur dit d'aller voir ailleurs. Et si vraiment ça remue, sortir les deux arguments massue immuables : "onn n'a pas été assez loin dans les réformes, mais on va continuer" et "le problème, c'est les personnels et leur statut". Et on lance un "chantier" qui détruit mais ne construit pas, et ainsi de suite.
A noter que ce n'st pas que dans l'E.N. : quand des généraux, par conscience, ont dénoncé l'Etat de délabrement de l'armée, la communication qui masque le matériel vétuste et minimaliste, le moral des troupes en berne, ils ont été limogés, et je crois même qu'on a retiré des grades honoraires à des retraités, pour que d'autres ne s'avisent pas de parler.

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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par Laepixia le Ven 19 Mai 2017 - 23:37

J'avais lu il y a longtemps un livre écrit par un autiste qui citait pour décrire sa condition et son ressenti La panthère de Rilke.
Je pense à ce poème en considérant le système général dans lequel on est enfermé et qui nous rend groggy.
Néanmoins, ma colère dépasse largement une quelconque résignation et j'espère encore longtemps la conserver pour ne pas basculer. Mais, c'est vrai que c'est épuisant de se battre sans arrêt, contre tout ce que Lefteris a cité, la hiérarchie qui ne considère que sa carrière, contre les collègues qui pensent à court terme et individuel, etc...
En tout cas, courage aux stagiaires qui ont la vocation et qui se retrouvent dans les situations exposées ici.
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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par almuixe Hier à 22:36

@Lefteris a écrit:
@gauvain31 a écrit:

Cette idée vient d'Espagne (et ça se fait déjà dans le privé en France,  un collègue à moi qui est adjoint) et il faut absolument et évidemment des garde-fous : à savoir la possibilité de ne faire qu'un seul "mandat" et où la progression de carrière des enseignants serait laissée seulement à un IPR. Ce type de CDE n'aurait qu'un rôle de gestion. On peut encore imaginer d'autres garde-fous Elyas.  Il est évident  que tout le monde n'est pas fait humainement pour les métiers d'encadrement , et malheureusement il y a déjà des CDE parasites comme on peut le lire dans les témoignages que l'on trouve sur ce forum. Des CDE pervers narcissiques, violents, méprisants et incompétents qui pourrissent à eux seuls l'ambiance de l'établissement....il y en a déjà hélas malgré le concours....
L'idée serait à creuser en multipliant les garde-fous. Quelques idées, auxquelles je réfléchis depuis un moment  :
- une direction  élue obligatoirement collégiale de deux personnes (ou plus selon taille de l’établissement) sur un an , avec  élection de remplaçants.
- pourquoi pas sur deux ans, mais avec élection décalée d'un  nouveau membre (ou plusieurs)  pour assurer une continuité dans la gestion, et ne pas repartir à zéro chaque année. Le membre nouvellement élu  serait adjoint de celui élu l'année précédente, puis CDE, et ainsi de suite. Comme aujourd'hui, seul le CDE aurait capacité juridique, mais pourrait déléguer sa signature.
- pour éviter l'élection d'un "populaire" de SDP ou d'un réseau, les éligibles seraient à choisir parmi un "vivier" (je cause bien le verbiage administratif hein ... araignée ) d'enseignants ayant une ancienneté minimale, et surtout qualifiés dans certains domaines (droit administratif, pénal, finances publiques...)
-la formation ainsi que l'habilitation seraient confiées à des spécialistes extérieurs (universités), pour éviter les dérives que l'on connaît de cooptation et réseautage, avec examen  totalement anonyme.
- les élus conserveraient une classe ou deux, selon les disciplines, avec un maxima de 4 à 5 heures.
- le vivier risquant d'être restreint, notamment dans les petits établissements, on pourrait postuler de nouveau, mais pas consécutivement.
- pour encourager cette prise de responsabilité, les élus percevraient une indemnité de sujétion spéciale pendant tout le mandat, sous forme de NBI, et une bonification d'avancement  au retour  comme enseignant à temps plein.
- on pourrait envisager une telle élection sur un bassin scolaire également, avec réintégration automatique dans l'établissement d'origine, sauf demande de mutation.

Le système actuel est à bout de souffle, et perçu comme illégitime par trop d'enseignants, qui savent qu'ils n'ont aucune garantie et que tout repose sur les qualités humaines et organisatrices du chef. La fracture va augmenter avec le PPCR,  en même temps que les tensions, pas besoin d'être devin.

Et pourquoi ne pas recourir à un vrai système démocratique en tirant au sort le (ou les) chefs d'établissement dans un "vivier" de volontaires dont on a vérifié la compétence. Cela éviterait les luttes de pouvoir intestines et les rancoeurs produites par les campagnes électorales.

Mais bon, je sais que je rêve. Le modèle dominant l'économie et les esprits c'est celui du chef et de ses subordonnés.

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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par Lefteris Hier à 22:49

@almuixe a écrit:
@Lefteris a écrit:
@gauvain31 a écrit:

Cette idée vient d'Espagne (et ça se fait déjà dans le privé en France,  un collègue à moi qui est adjoint) et il faut absolument et évidemment des garde-fous : à savoir la possibilité de ne faire qu'un seul "mandat" et où la progression de carrière des enseignants serait laissée seulement à un IPR. Ce type de CDE n'aurait qu'un rôle de gestion. On peut encore imaginer d'autres garde-fous Elyas.  Il est évident  que tout le monde n'est pas fait humainement pour les métiers d'encadrement , et malheureusement il y a déjà des CDE parasites comme on peut le lire dans les témoignages que l'on trouve sur ce forum. Des CDE pervers narcissiques, violents, méprisants et incompétents qui pourrissent à eux seuls l'ambiance de l'établissement....il y en a déjà hélas malgré le concours....
L'idée serait à creuser en multipliant les garde-fous. Quelques idées, auxquelles je réfléchis depuis un moment  :
- une direction  élue obligatoirement collégiale de deux personnes (ou plus selon taille de l’établissement) sur un an , avec  élection de remplaçants.
- pourquoi pas sur deux ans, mais avec élection décalée d'un  nouveau membre (ou plusieurs)  pour assurer une continuité dans la gestion, et ne pas repartir à zéro chaque année. Le membre nouvellement élu  serait adjoint de celui élu l'année précédente, puis CDE, et ainsi de suite. Comme aujourd'hui, seul le CDE aurait capacité juridique, mais pourrait déléguer sa signature.
- pour éviter l'élection d'un "populaire" de SDP ou d'un réseau, les éligibles seraient à choisir parmi un "vivier" (je cause bien le verbiage administratif hein ... araignée ) d'enseignants ayant une ancienneté minimale, et surtout qualifiés dans certains domaines (droit administratif, pénal, finances publiques...)
-la formation ainsi que l'habilitation seraient confiées à des spécialistes extérieurs (universités), pour éviter les dérives que l'on connaît de cooptation et réseautage, avec examen  totalement anonyme.
- les élus conserveraient une classe ou deux, selon les disciplines, avec un maxima de 4 à 5 heures.
- le vivier risquant d'être restreint, notamment dans les petits établissements, on pourrait postuler de nouveau, mais pas consécutivement.
- pour encourager cette prise de responsabilité, les élus percevraient une indemnité de sujétion spéciale pendant tout le mandat, sous forme de NBI, et une bonification d'avancement  au retour  comme enseignant à temps plein.
- on pourrait envisager une telle élection sur un bassin scolaire également, avec réintégration automatique dans l'établissement d'origine, sauf demande de mutation.

Le système actuel est à bout de souffle, et perçu comme illégitime par trop d'enseignants, qui savent qu'ils n'ont aucune garantie et que tout repose sur les qualités humaines et organisatrices du chef. La fracture va augmenter avec le PPCR,  en même temps que les tensions, pas besoin d'être devin.

Et pourquoi ne pas recourir à un vrai système démocratique  en tirant au sort le (ou les) chefs d'établissement dans un "vivier" de volontaires dont on a vérifié la compétence. Cela éviterait les luttes de pouvoir intestines et les rancoeurs produites par les campagnes électorales.

Mais bon, je sais que je rêve. Le modèle dominant l'économie et les esprits c'est celui du chef et de ses subordonnés.
Oui, ça rejoint ce que je dis sous une forme un peu différente. Mais l'idéologie droitière qui prévaut est de mettre un chef, n'importe qui pourvu qu'il ait du pouvoir, et de surveiller, contraindre. Logique droitière qui fut celle de la réforme "de gôôche", avec l'obligation d'obéir, d'aller aux formations, de se plier ("vous êtes fonctionnaires, disaient les camarillas inspectorales, vous appliquerez"), puis pur certains les "accompagnements" (prière de traduire ce mot). C'est ce système mental que l'on propose de continuer et de durcir. Celui qui choisira un établissement près de chez lui sera peut-être prié d'en partir parc e qu'il n'aura pas l'esprit local, celui du chef.
Le professeur qui croit naïvement qu'il est au service du savoir, et uniquement du savoir, a tout faux.

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Re: Les licenciements d'enseignants stagiaires ont doublé en trois ans

Message par Rendash Hier à 23:18

Mouais. Je n'en connais pas beaucoup qui accepteraient de se frotter au job ; quant à ceux qui constitueraient le "vivier de volontaires" ... ouais, non, merci, sans façon Laughing

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