"J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

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Message par Palombella Rossa le Jeu 20 Oct 2011 - 22:49

DRAME DE BÉZIERS : LETTRE OUVERTE AU RECTEUR

Béziers, le 19 octobre 2011

Les personnels de la cité scolaire Jean Moulin, Béziers

A Monsieur le Recteur de l’académie de Montpellier
s/c
de M. le Proviseur de la cité scolaire Jean Moulin, Béziers

Monsieur le Recteur,
Nous avons, au mois de septembre, demandé et obtenu une audience au sujet de la situation préoccupante de la cité scolaire Jean Moulin.
Reçue dans les délais les plus brefs, notre délégation a certes pu exposer des
éléments objectifs et concrets qui ont permis un diagnostic partagé, précis et
très alarmant de nos conditions de rentrée. La situation de la cité scolaire est
donc connue, mais aucune mesure n’a été prise sur le terrain.
L’acte de notre collègue nous a tous plongés dans un état de vive émotion, de tension extrême et de colère. Nous regrettons de ne pas vous avoir rencontré dans ce moment de crise.
A la veille de reprendre les élèves, les personnels font un constat terrible : celui de leur désarroi face à un tel traumatisme. Nous tenons à cet égard à remercier chaleureusement l’ensemble des bénévoles qui sont intervenus dans le cadre de la cellule psychologique.
Nous demandons unanimement l’ouverture d’ une enquête administrative sur les circonstances de ce drame, car nous ne pouvons nous satisfaire des explications fournies par nos autorités de tutelle.
Cet événement d’une extrême violence a amplifié de nombreux questionnements, et
en a suscité d’autres, au sujet de nos conditions de travail, et au sujet de la
manière dont les personnels de l’Education Nationale ne sont ni entendus, ni
aidés, ni suivis lorsqu’ils rencontrent des difficultés dans l’exercice de leurs
missions, de plus en plus lourdes et complexes. La multitude des témoignages que
nous recevons de nombreux établissements de France, nous montrent que nous
sommes dans la même situation.
La parole est en train de se libérer sur le malaise enseignant : écoutez-la !
Nous sollicitons une audience dans les plus brefs délais pour entendre nos attentes parmi lesquelles :
· Mettre en place une médecine du travail adaptée ;
· Restituer les moyens perdus depuis cinq ans
. Adapter les moyens aux besoins et aux spécificités de chaque établissement, en concertation avec les personnels.
FAITES NOUS CONFIANCE ! Veuillez agréer, M. le Recteur, l’expression de nos salutations respectueuses.
Les personnels de la cité scolaire Jean Moulin, Béziers.

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par Palombella Rossa le Jeu 20 Oct 2011 - 23:51

Réflexions de notre collègue M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy, à propos du drame de Nancy

“Je le fais pour vous…”
… a dit notre collègue, Lise B. professeur de Béziers, qui, en proie à un désespoir absolu, s’est immolée dans la cour de son lycée.

Qui, “vous” ?

Vous, chers élèves, dont je ne cherche pas à me faire aimer avant toute chose, car je veux rester sourde à la cote d’amour censée mesurer ma valeur au sein de la “communauté éducative”. Vous ne serez jamais, pour moi, “les gamins” dont il est question dans les salles des “profs”, car je ne serai jamais ni votre mère, ni votre copine.
Mais savez-vous encore la différence entre un professeur, une mère et une copine ? Ce n’est pas un père trop souvent absent, irresponsable ou immature lui-même,
très souvent votre meilleur copain, qui vous l’apprendra !
Oui, je continuerai à réclamer le silence en début de cours et à vous laisser debout tant qu’il ne sera pas de qualité. Ce n’est pas là volonté militariste de vous humilier, mais condition nécessaire à mon enseignement : délimitation d’un espace, la classe, où l’on doit entendre la parole d’autrui : celle des grands auteurs dont les textes que nous lisons font entendre la voix, respect de la mienne, simple passeuse de savoir,
chargée de structurer votre… parole, afin que vous puissiez, à votre tour, vous faire entendre et être pris au sérieux, respect de la voix de vos camarades qui s’exercent à formuler leur pensée.
Mais veut-on encore vous apprendre à penser ?
Oui, je continuerai à faire la chasse aux portables et aux I-Pods en cours pour les mêmes raisons.
Oui, je sanctionnerai, autant que mes forces me le permettront – mais il ne faut préjuger de rien, l’usure gagne – vos retards systématiques, votre désinvolture, vos comportements égocentriques, insolents, agressifs et insultants, car je suis un être humain, nanti d’un système nerveux qui n’est pas à toute épreuve, mais conserve le sens de la dignité, de la mienne comme de la vôtre.
Non, je ne ferai pas de stage pour apprendre à “gérer les conflits” et mon propre stress, comme si des ficelles psycho-techniques pouvaient se substituer à la loi qui doit être appliquée, à l’ordre que l’institution doit avant tout garantir, afin de nous protéger vous et moi contre tout acte de violence verbale ou physique, condition sine qua non
pour commencer à pouvoir travailler. Non, le “prof” n’est pas un outil qu’on doit rendre plus performant pour vous mater, vous manipuler ou vous séduire.
Non, je ne négocierai pas mes notes, malgré les pressions : celles de l’administration qui sait si bien faire porter la responsabilité d’une moyenne de classe trop basse au professeur, toujours trop exigeant et trop sévère ; celle de nos inspecteurs qui nous “invitent à l’indulgence” dans les commissions d’harmonisation du Brevet et du Bac et nous enjoignent de revenir sur les copies aux notes trop basses ; celles de vos parents qui, dans leur grande majorité, s’alarment à la première de vos faiblesses et me font savoir que “l’année dernière, ça marchait pourtant si bien avec M. Machin” (lequel n’hésitait pas, pour avoir la paix, à surnoter de la manière la plus démagogique qui soit) ; et celles que vous-mêmes savez si bien exercer sur les “adultes” d’aujourd’hui,
plus prompts à laisser faire, à négocier des contrats, qu’à faire respecter des règles, sans faiblir – sachant qu’ils n’en tireront jamais aucune gratification immédiate – et qui semblent devenus incapables de supporter cette frustration inhérente à leur fonction d’enseignant et maintenant d’éducateur.
Non, je ne me transformerai pas en animatrice de MJC , pour ne pas “vous prendre la tête”, ou parce que apprendre et travailler vous “gave”.

Vous ?

Vous, chers collègues, broyés un peu plus chaque jour par une institution qui ne vous protège plus, en dépit de l’article 11 du code de la Fonction Publique qui est encore censé protéger le fonctionnaire contre les outrages ou délits exercés à son encontre dans l’exercice de ses fonctions.
Vous qui jonglez désespérément avec les impératifs de vos programmes qu’il vous faut boucler impérativement dans l’année, mais que l’on vous enjoint d’adapter à chacun de vos élèves dont les niveaux sont, d’une année sur l’autre, plus disparates au sein d’une même classe (puisque les plus perdus passent dans la classe supérieure “au bénéfice
de l’âge” ou malgré l’avis des professeurs).
Vous qui vous efforcez de maintenir encore les apparences, alors que tout le système est fissuré ; vous qui direz au conseil de classe : “ Tout va très bien Madame la Marquise” ou “ Avec moi ça se passe bien”, alors que vous pouvez, sans guère vous tromper, annoncer en début d’année, qui sera reçu ou non au Brevet, car les jeux sont faits en septembre et que, pour l’essentiel, vos cours sont devenus très souvent
une garderie culturelle où vous tentez de maintenir laborieusement une relative paix sociale, en limitant vos exigences, en surnotant, en renonçant un peu plus chaque jour à transmettre ce que vous avez reçu, car “l’enfant, au centre du système, doit construire lui-même son savoir”, choisir ses matières, ses options, pour un projet devenu essentiellement professionnel.
Les valeurs humanistes qui vous ont structurés sont chaque jour un peu plus bafouées au sommet de l’Etat. Il s’agit maintenant d’évaluer des compétences à travers des grilles d’évaluation fabriquées par et pour l’entreprise, au niveau européen, compétences dites souvent transversales qui n’ont plus rien à voir avec l’acquisition de savoirs exigeants dans des disciplines bien précises. Le livret de compétences doit
garantir “l’employabilité future” de ceux qui sortiront du système sans diplôme national reconnu et sans qualifications.
Vous, les professeurs d’Humanités (latin et grec) dont il est de bon ton de ridiculiser vos enseignements, que l’on s’est employé à reléguer très tôt ou très tard dans la journée du collégien ou du lycéen, de manière à faire chuter inexorablement les effectifs ; vous qui transmettez les fondements de notre culture et qu’on met en concurrence en 3ème avec l’option DP3, découverte de l’entreprise…
Vous qui enseignez une option que nos élèves-consommateurs peuvent essayer au gré de leur fantaisie et abandonner sur une simple lettre de parents qui obtiendra l’arrêt souhaité, pour peu que les notes de latin du chérubin ne lui fassent baisser sa moyenne.
Vous qui vous sentez responsables, voire coupables, du désintérêt que ces matières suscitent, vous à qui vos inspecteurs-formateurs suggèrent de rendre vos cours plus attractifs (sorties, jeux, Olympiades…) tout en vous sommant de vous conformer aux Instructions Officielles qui ne transigent pas avec les connaissances grammaticales
à acquérir .
Vous dont les classes ne doivent jamais s’ennuyer !
Vous qui êtes, même aux yeux de vos collègues, le prof ringard qui persiste à enseigner des savoirs désuets et inutiles et qui ne devrait pas se plaindre… vu ses effectifs réduits.
Vous qui vieillissez, vous qui vous fatiguez plus vite, vous qui êtes maintenant une loque en fin de journée, lasse du bruit et des tensions incessantes, à qui le système demande désormais de rendre compte chaque jour, sur un cahier de textes numérique, de ce que vous avez fait en classe, heure par heure ; vous que Big Brother place ainsi sous le contrôle permanent de vos supérieurs et des parents d’élèves ; vous qui pourrez dorénavant recevoir chaque soir, chez vous, des mails d’élèves, ou de leurs parents, jugeant normal de vous interpeller par écrit et attendant bien sûr de vous la réponse rapide qui leur est due.
Vous qu’on flique honteusement comme on ne le fait pour aucune profession.
Vous à qui la société entière peut ainsi demander des comptes à tout moment ; vous qu’on livre à toutes les pressions aisément imaginables et qu’on place dans la situation de devoir vous justifier, de vous défendre sans cesse, car vous êtes devenu le fonctionnaire, bouc-émissaire par excellence, livré régulièrement en pâture à l’opinion publique.
Vous qui ne comprenez pas l’engouement aveugle, incompréhensible de vos jeunes collègues pour l’informatique, le numérique, censés séduire “nos nouveaux publics” et stimuler leur envie d’apprendre, alors qu’ils se lassent du gadget pédagogique comme ils se lassent si vite de tout dans un monde consumériste où le seul principe qui vaille
est le “tout, tout de suite”, dans un tourbillon de désirs sans cesse renouvelés et toujours insatisfaits.
Vous qui en perdez le sommeil ; vous qui ne pouvez travailler avec ce couteau sous la gorge, vous qui tentez de reconstruire chaque soir une image acceptable de vous-même au travail avant de vous en remettre au somnifère ou à l’anxiolytique qui vous permettra, enfin, de dormir, car vous ne pouvez imaginer tenir vos classes demain sans ces heures de sommeil.
Vous qui travaillez en apnée entre ces périodes de vacances que tous vous envient et vous reprochent, ultimes bouées qui vous permettent de vous reconstituer avant de découvrir, à chaque rentrée, que la situation se détériore irrémédiablement et que vous êtes, vous, professeur, jeune ou vieux, en première ligne chaque jour, de moins en moins sûr de tenir, si une volonté politique ne rappelle pas, très vite à chacun (parent, élève, professeur) la place qui devrait être la sienne dans une institution
laïque et républicaine, si elle ne vous rend pas de toute urgence votre dignité, votre autorité, et des conditions de travail et de salaire décentes.

Vous, parents, élèves, professeurs, qui espérez qu’on tirera une leçon du sacrifice de notre collègue…
Quelle leçon ? Telle est la question !

M.C. Perrin-Faivre, professeur de Lettres à Nancy

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par loup des steppes le Ven 21 Oct 2011 - 0:39

Merci John pour tous ces textes... je vais moi aussi faire passer ces lettres et infos à mes collègues silencieux.

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par loup des steppes le Ven 21 Oct 2011 - 22:12

frankenstein a écrit:
loup des steppes a écrit:Merci John pour tous ces textes... je vais moi aussi faire passer ces lettres et infos à mes collègues silencieux.

J'en ai d'autres.Si ça t'intéresses Rolling Eyes
Perso, c'est vrai que je suis très gêné pour faire l'amalgame de la mort de Lise (qui montrre bien un malaise enseignant) et des revendication syndicales...Lise n'a jamais voulu ce geste pour qu'il soit utiliisé...à des fins syndicales.... pale
Ou Pas ? furieux
heu pale


Je ne sais pas non plus ce que Lise Bonnafous aurait vraiment souhaité... Je sais juste que je suis très consternée et profondément choquée par l'absence de compassion et d'intérêt apparent de mes propres collègues face à la douleur des autres et en particulier face à ce geste tragique dans des conditions pour le moins marquantes... et que j'aimerais qu'ils prennent conscience de certaines choses s'ils ne l'ont déjà fait ... c'est pourquoi je continuerai de leur faire parvenir des infos sur le burn-out et les suicides d'enseignants...

Et aussi parce que pense que parmi les "silencieux", il pourrait y avoir des collègues qui sont très mal dans leur peau et leur rôle mais n'osent pas en parler (ce que l'on conçoit d'autant mieux dans cet établissement où tout ce qui devrait être abordé sérieusement et activement est tabou, pas que les suicides!) alors savoir que d'autres qu'eux vont/ont été très mal, et qu'on peut s'en sortir sans partir au sens définitif du terme, comprendre que ça peut arriver à n'importe lequel d'entre nous, qu'il n'y a pas en avoir honte... ça me semble primordial que l'info parvienne, par mail, au moins puisque dans la salle des profs c'est pas possible!!!

Et surtout j'espère que le cas échéant, cela leur donnerait l'idée d'évoquer leur problème plus facilement, même par mail, si c'est plus facile que directement.. bref qu'ils ne restent pas dans l'isolement si fatal quand on est très mal.

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par frankenstein le Ven 21 Oct 2011 - 22:33

Je pense que si les collègues n'en parlent pas, c'est parce qu'on ne connait absolument pas les raisons profondes de cet acte terrible. Perso, je suis un peu réservé à ce sujet. Ne pas en parler ou une absence de réaction des syndicats voudrait dire que son geste n'a aucun lien avec les conditions de travail des enseignants, ce que je ne crois pas. Trop manifester ou en faire un "exemple" de la dégradation du métier me paraît tout aussi déplacé... angedemon

frankenstein
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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par loup des steppes le Ven 21 Oct 2011 - 22:57

frankenstein a écrit:Je pense que si les collègues n'en parlent pas, c'est parce qu'on ne connait absolument pas les raisons profondes de cet acte terrible. Perso, je suis un peu réservé à ce sujet. Ne pas en parler ou une absence de réaction des syndicats voudrait dire que son geste n'a aucun lien avec les conditions de travail des enseignants, ce que je ne crois pas. Trop manifester ou en faire un "exemple" de la dégradation du métier me paraît tout aussi déplacé... angedemon


Oui je trouve aussi qu'il serait déplacé d'en faire un exemple de la dégradation du métier... ou un exemple de quoi que ce soit d'autre qu'un climat délétère dans une société trop tournée vers le chacun pour soi, sauf quand la télé fait pleurer dans les chaumières pour récolter des sous dans un téléthon et que soudain les gens s'émeuvent, et passent à autre chose avec la prochaine émission à grande écoute...

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par frankenstein le Ven 21 Oct 2011 - 23:01

loup des steppes a écrit:
frankenstein a écrit:Je pense que si les collègues n'en parlent pas, c'est parce qu'on ne connait absolument pas les raisons profondes de cet acte terrible. Perso, je suis un peu réservé à ce sujet. Ne pas en parler ou une absence de réaction des syndicats voudrait dire que son geste n'a aucun lien avec les conditions de travail des enseignants, ce que je ne crois pas. Trop manifester ou en faire un "exemple" de la dégradation du métier me paraît tout aussi déplacé... angedemon


Oui je trouve aussi qu'il serait déplacé d'en faire un exemple de la dégradation du métier... ou un exemple de quoi que ce soit d'autre qu'un climat délétère dans une société trop tournée vers le chacun pour soi, sauf quand la télé fait pleurer dans les chaumières pour récolter des sous dans un téléthon et que soudain les gens s'émeuvent, et passent à autre chose avec la prochaine émission à grande écoute...

Voilà...C'est pourquoi il est difficile de prendre une position claire...surtout pour l'oublier qq semaines (jours) après... Rolling Eyes

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par loup des steppes le Ven 21 Oct 2011 - 23:07

frankenstein a écrit:
loup des steppes a écrit:
frankenstein a écrit:Je pense que si les collègues n'en parlent pas, c'est parce qu'on ne connait absolument pas les raisons profondes de cet acte terrible. Perso, je suis un peu réservé à ce sujet. Ne pas en parler ou une absence de réaction des syndicats voudrait dire que son geste n'a aucun lien avec les conditions de travail des enseignants, ce que je ne crois pas. Trop manifester ou en faire un "exemple" de la dégradation du métier me paraît tout aussi déplacé... angedemon


Oui je trouve aussi qu'il serait déplacé d'en faire un exemple de la dégradation du métier... ou un exemple de quoi que ce soit d'autre qu'un climat délétère dans une société trop tournée vers le chacun pour soi, sauf quand la télé fait pleurer dans les chaumières pour récolter des sous dans un téléthon et que soudain les gens s'émeuvent, et passent à autre chose avec la prochaine émission à grande écoute...

Voilà...C'est pourquoi il est difficile de prendre une position claire...surtout pour l'oublier qq semaines (jours) après... Rolling Eyes


On est dans la société du fast food de la pensée et des émotions... ça vient vite et ça part vite mais on reste en surface dans tous les cas... comme si les individus étaient robotisés du coeur et du cerveau... la seule chose qui compte étant qu'il consomment, et qu'ils rentabilisent le système qui les étouffe...

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par John le Sam 22 Oct 2011 - 0:35

Nouveau texte au début de ce fil : Education : tu enseigneras dans la douleur... par Lucie Delaporte

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?breve1442

_________________
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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par frankenstein le Sam 22 Oct 2011 - 3:46

John a écrit:Nouveau texte au début de ce fil : Education : tu enseigneras dans la douleur... par Lucie Delaporte

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?breve1442

Voilà exactement le type d'article qui peut "réconforter ou te mettre KO !!!!!!............ Shocked

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par Toukamalou le Sam 22 Oct 2011 - 19:09

J'ai publié aujourd'hui le texte de M. C. Perrin-Faivre sur mon blog-revue Mezetulle, qui a une petite audience, mais enfin, c'est toujours ça...
J'ai reçu ce texte par une de mes correspondantes, puis j'ai cherché s'il était déjà en ligne et j'ai trouvé neoprofs : j'ai bien évidemment fait un lien vers neoprofs dans ma présentation du texte.
Le poème du collègue du Morbihan est signalé en lien à la fin du texte de MC Perrin-Faivre.
Merci à neoprofs de relayer de tels textes, qui sont à la fois des hurlements et des bijoux littéraires (mais ça va ensemble).

Je ne peux pas vous donner le lien vers le texte en ligne dans ce post, car je viens seulement de m'inscrire et les "nouveaux" ne peuvent pas poster de liens, le message est refusé dès qu'il contient un lien décelable par l'éditeur de texte, j'ai essayé des ruses pour le leurrer, en vain ... Sad
Vous le trouverez facilement en cliquant sur le symbole 'lien' dans ma signature ci-contre (là ça marche!) ou en entrant "Mezetulle" dans un moteur de recherche.
Smile

Toukamalou
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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par pk le Sam 22 Oct 2011 - 19:15

http://www.mezetulle.net/article-professeurs-desesperes-un-deni-de-civilisation-87022074.html

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par ysabel le Sam 22 Oct 2011 - 19:32

Toukamalou a écrit:J'ai publié aujourd'hui le texte de M. C. Perrin-Faivre sur mon blog-revue Mezetulle, qui a une petite audience, mais enfin, c'est toujours ça...
J'ai reçu ce texte par une de mes correspondantes, puis j'ai cherché s'il était déjà en ligne et j'ai trouvé neoprofs : j'ai bien évidemment fait un lien vers neoprofs dans ma présentation du texte.
Le poème du collègue du Morbihan est signalé en lien à la fin du texte de MC Perrin-Faivre.
Merci à neoprofs de relayer de tels textes, qui sont à la fois des hurlements et des bijoux littéraires (mais ça va ensemble).

Je ne peux pas vous donner le lien vers le texte en ligne dans ce post, car je viens seulement de m'inscrire et les "nouveaux" ne peuvent pas poster de liens, le message est refusé dès qu'il contient un lien décelable par l'éditeur de texte, j'ai essayé des ruses pour le leurrer, en vain ... Sad
Vous le trouverez facilement en cliquant sur le symbole 'lien' dans ma signature ci-contre (là ça marche!) ou en entrant "Mezetulle" dans un moteur de recherche.
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une collègue m'avait envoyé la lettre et je crois qu'elle le connaît. Je lui ai envoyé un mail avec votre blog en lien.

ysabel
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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par fandorine le Sam 22 Oct 2011 - 23:05

A la toute fin du texte de Lucie Laporte, j'ai relevé ça: " En 2009, 54 suicides au sein d’un établissement scolaire ont été officiellement recensés." Euh... c'est vrai? Suspect

fandorine
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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par John le Sam 22 Oct 2011 - 23:09

Peut-être en cumulant élèves + profs, et tentatives + suicides réels.

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Re: "J'écris pour les profs qui pètent les plombs", "Tu enseigneras dans la douleur", "A Lise", "Je le fais pour vous", "in memoriam" et Hommage par le CSE.

Message par fandorine le Sam 22 Oct 2011 - 23:19

C'est bien ce que j'ai pensé aussi, mais tout de même... Cela reste énorme! Shocked

fandorine
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