Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

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Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Luigi_B le Jeu 23 Fév - 20:18

Hier sur "MediaPart" une tribune libre de André Burguière, directeur d'études à l'EHESS.

Je souligne quelques passages en toute innocence...

«Si la gauche ne fait rien pour ébranler la pyramide du système scolaire qui empêche la société française de se démocratiser, elle risque de le payer très cher», prédit l'historien André Burguière, directeur d'études à l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). Il dénonce «l'obscession sélective (..) de notre système d'Education», qui favorise, comme l'a dit Marc Bloch, «la compétition permanente» et le «bachotage».

Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Les mesures en matière d'éducation annoncées à Orléans par le candidat François Hollande devraient rassurer ceux qui craignaient le vague, essentiellement comptable, des 60.000 postes promis lors des primaires socialistes. Il y a un problème de moyens dans le fonctionnement de l’Education nationale en France, dangereusement aggravé par les suppressions de postes à l’aveugle, qui obéissent à une logique purement budgétaire. Mais les défauts principaux tiennent plus à une répartition des moyens inversement proportionnelle aux besoins réels qu’à l’effort global qui est comparable dans le budget actuel de la France à celui de nos voisins. Le lycée est actuellement proportionnellement mieux doté que le collège et surtout que l’école primaire, qui sont les deux maillons faibles de notre système scolaire et cumulent toutes les difficultés

Les meilleures performances de nos voisins européens s’expliquent souvent par de meilleures dotations. La Finlande, que l’on cite en exemple pour ses excellentes performances dans l’évaluation du panel PISA, a concentré beaucoup plus d’efforts budgétaires que nous (en postes d’enseignants avant tout) dans le primaire: classes à petits effectifs; tuteurs pour aider les élèves en difficulté etc…En annonçant qu’il donnera la priorité, en termes de moyens à l’école et au collège, Hollande a choisi la bonne voie. De même en annonçant qu’il rétablira le cycle de formation à l’enseignement supprimé par le président Sarkozy, il donne un signal fort à ceux qui ne considèrent pas l’éducation comme un pur sacerdoce ou un pur déversement de connaissances mais comme un métier qui peut et qui doit s’apprendre. Il tourne ainsi le dos au courant dénonciateur du «pédagogisme». Ce courant a bercé le passéisme angoissé des lecteurs un peu âgés par ses succès de librairie. Il a surtout paralysé les velléités réformatrices de la droite par la terreur intellectuelle qu’il a exercée sur le monde politique, et même parfois de la gauche, dans les années 1980. Par l’immobilisme qu’ils ont imposé à notre système d’éducatif, ces croisés des anciennes humanités sont largement responsables du retard pris par la France, au moment où la plupart des pays développés s’efforçaient de s’adapter aux bouleversement sociaux et culturels de la fin du XXème siècle.

Encourager le développement des équipes éducatives, la présence des professeurs, à partir du collège, au-delà des heures de cours, pour rencontrer les parents ou les élèves (ce qui suppose des bureaux), l’innovation pédagogique: tout ceci va dans le sens d’une ouverture de l’institution scolaire, d’une attention aux besoins spécifiques de la jeunesse (et non uniquement aux exigences d’une économie financiarisée) qui ont été dans le passé portées en priorité par les valeurs de la gauche. Ces propositions de réformes ne s’attaquent qu’à la partie émergée, c’est-à-dire avant tout organisationnelle, du problème de l’éducation en France. Leur application ne conduira pas nécessairement à des réformes plus profondes que l’on peut qualifier d’utopiques, non pas parce-qu’elles coûtent trop cher (certaines ne coûteraient rien et rapporteraient beaucoup), mais parce-qu’elles touchent aux fondements mêmes, donc plus difficilement réformables, de notre ordre social.

Je signale ces pistes de réforme, ne serait-ce que pour montrer que ce que nous qualifions d’utopique concerne souvent les attentes et les tendances à terme irrésistibles de nos sociétés. Les congés payés étaient considérés comme une pure utopie encore quelques années avant que le Front populaire ne les institue. L’idée d’accueillir tous les enfants au collège et une grande majorité d’entre eux au lycée était une utopie dans les années 1930 où l’enseignement secondaire était encore payant et réservé aux enfants des classes supérieures. Ce ne sont pas les décisions éclairées de certains gouvernements, parfois de droite (par exemple pour la création du collège pour tous) qui ont provoqué l’explosion scolaire vers le lycée et bientôt l’université, mais la pression sociale des familles populaires qui a fait sauter les écluses anciennes du système en poussant leurs enfants vers des études plus longues. Cette pression a obligé l’appareil scolaire à se transformer.

Pour caractériser la logique particulière du système scolaire français qui renforce les inégalités sociales tout en prétendant assurer l’égalité des chances, qui met trop l’accent sur les acquisitions et pas assez sur la stimulation du goût de l’exploration et de la découverte, je m’appuierai sur les propos de Marc Bloch. Ce grand historien, fondateur avec Lucien Febvre de la revue des Annales, avait été un bon élève. Sorti de l’Ecole normale supérieure (ENS), devenu professeur d’université, il avait plus de 60 ans quand il eut besoin de réfléchir, dans L’Etrange défaite, aux causes de l’effondrement du pays et quand il rédigea en 1943, pour le programme de la Résistance, l’esquisse d’une réforme de l’enseignement. Le diagnostic qu’il faisait alors des défauts structurels de notre système scolaire reste étonnamment valable pour la France de 2012, malgré les nombreuses réformes dont ce système a été l’objet et l’augmentation considérable, entre temps, de la population scolarisée.

Pour lui, notre système d’éducation souffre d’une obsession sélective qui commence dés l’école primaire l’écrémage destiné à ne retenir en fin de course, par éliminations successives, qu’un effectif réduit d’élus, les élèves des grandes écoles. Certes, cette élite est compétente intellectuellement. Mais son caractère explicitement méritocratique, la rend sensible à ses droits et à ses pouvoirs, ceux d’une véritable «noblesse d’Etat» comme dit Bourdieu, plus qu’à ses devoirs. Ce système a développé, selon les termes de Marc Bloch «un esprit de caste» (ces réseaux d’anciens élèves des principales «écoles spéciales» qui se distribuent les postes-clés de la haute administration et des plus grosses entreprises). Marc Bloch attribuait en partie la défaite de 1940 au manque d’audace de ces élites chez lesquelles on avait développé l’esprit de corps plus que l’esprit d’initiative. Il préconisait, dans son programme, la suppression des grandes écoles par leur intégration aux universités (comme c’est le cas dans la plupart des pays les plus développés). Le système scolaire français représente une forme de production des élites particulièrement coûteuse: au sens strict d’abord parce que les plus prestigieuses de ces écoles spéciales sont gratuites et parfois même attribuent aux élèves un pré-traitement. Leurs dotations budgétaires par étudiant sont six ou sept fois plus fortes que celles des universités. C’est donc l’ensemble de la nation qui finance l’éducation d’excellence des enfants de la bourgeoisie.

Cette reproduction des élites est coûteuse surtout dans un sens plus général parce qu’elle repose sur une sélection qui élimine, pratiquement depuis l’école primaire, les refusés. L’idéal républicain de la politique scolaire de la France, tel que l’a défini Jules Ferry, est de donner accès à l’instruction à tous et, par l’égalité des chances, de permettre à tous d’accéder aux plus hautes fonctions. Mais en sous-œuvre, un système de sélection et de compétition, installé bien plus tôt par Napoléon et peut-être déjà par les collèges de jésuites de l’Ancien Régime permet d’extraire de ce gisement d’instruction, sans le dire, les futures élites. Cette reproduction est coûteuse aussi parce-qu’elle détermine le climat et l’esprit de l’éducation à la française que Marc Bloch résume par deux mots: «compétition permanente» et «bachotage». La compétition, c’est la notation, le classement (de 1 à 20 quand ce n’est pas de -10 à 20), le recours au redoublement (une autre spécialité française), dévastateur au plan psychologique et totalement inefficace au plan didactique, comme le montrent, par défaut, les bonnes performances des pays qui ne l’appliquent pas.

Le bachotage commandé par la préparation du baccalauréat mais étendu par contamination régressive à tout le cursus qui le précède, consiste à apprendre des réponses qui serviront à l’examen au lieu de s’intéresser aux questions. Marc Bloch proposait de remplacer le baccalauréat (qu’il qualifiait de «forcerie»), aussi coûteux pour le budget de l’Etat que dévastateur pour la formation intellectuelle des jeunes français, par un système d’évaluation plus souple et surtout plus large, prenant en compte le travail fourni durant l’année et même les dernières années. Le bac est toujours là. Mais on a vu encore récemment, avec la décision de supprimer l’épreuve d’histoire au bac S et la levée de boucliers qu’elle a provoquée chez les professeurs d’histoire, à quel point le bac détermine à lui seul l’utilité des disciplines enseignées. Marc Bloch observait curieusement, il y a plus de soixante ans, que la compétition permanente, les examens qui classent et les concours qui éliminent, ne faisaient pas des élèves heureux. Les mouvements de jeunesse, actifs à son époque, offraient, selon lui, une compensation en faisant appel à l’inventivité et aux goûts personnels des enfants : ces «hobbies» valorisés dans le système scolaire anglais (que Marc Bloch admirait) et ignorés, voire découragés dans le système français. Aujourd’hui les mouvements de jeunesse attirent beaucoup moins et des sondages comparatifs menés dans divers pays d’Europe viennent de montrer que les élèves français sont les moins heureux à l’école.

La suppression des grandes écoles n’est pas à l’ordre du jour et le système de compétition qu’elles sécrètent dans la préparation des concours n’a jamais été si puissant qu’aujourd’hui si l’on en juge par la prolifération de cours privés qui dopent, à prix d’or, les élèves des classes préparatoires inquiets sur leur niveau. Les stratégies familiales des classes supérieures n’ont jamais été si affirmées et si précoces pour aller habiter dans le quartier qui permet d’inscrire les enfants dans l’école, le collège ou surtout le lycée réputé donnant les meilleures chances d’entrer à «Centrale» ou «Polytechnique». Il est clair que l’on ne peut pas décider d’un trait de plume de supprimer les grandes écoles sans avoir esquissé un système de rechange de production des élites qui le vaille. Il est tout aussi clair que l’on ne peut pas attendre des élites actuelles qui peuplent tout autant (sinon plus) les équipes de relève socialistes du pouvoir que celles de la droite, qu’elles éliminent d’elles-mêmes ce qui fonde leur légitimité. N’oublions pas que les grandes écoles sont les seuls éléments du système éducatif français qui ont totalement échappé au mouvement de réformes déclenché par la crise de mai 1968.

Mais on peut envisager des aménagements qui permettraient d’assouplir la sélection finale par le régime du concours; par exemple, en prévoyant d’autres procédures d’accès aux écoles spéciales; en fusionnant les classes préparatoires et le premier cycle universitaire, en élargissant les limites d’âge des candidats qui, derrière une prime à la précocité intellectuelle, sont une prime à l’aisance sociale des parents. Si la gauche ne fait rien pour ébranler la pyramide du système scolaire qui empêche la société française de se démocratiser, elle risque de le payer très cher. Car la pression sociale qui a produit l’explosion scolaire des années 1960 et 1970 a été acceptée par la loi. Mais cette relance de l’ascenseur social par les études prolongées et par le diplôme n’a fait que renforcer les tensions du système. Elle a accentué le contraste entre la voie universitaire qui multiplie les filières d’études-parking pour chômeurs, les diplômes sans débouchés et la voie royale, le happy few des grandes écoles, la pointe d’acier du système éducatif qui assure une reproduction de plus en plus endogame des élites au sein des classes supérieures.

Supprimer cette pyramide implacable, reste aujourd’hui une proposition utopique, un rêve d’égalité. Mais l’utopie n’est ici que la réalité de demain et si l’on décide, pour une fois, d’écouter Tocqueville plutôt que Marx, on apprendra que rien, ni les révolutions ni les contre-révolutions, ne peuvent arrêter la demande irrésistible d’égalité qui emporte les sociétés modernes.

Quelqu'un peut expliquer à ce monsieur que les "croisés des anciennes humanités", des vieux-moches-tout-vilains, ont perdu la bataille depuis trente ans et que par conséquent la cause du "retard" supposé de la France doit plutôt être cherchée dans les vagues de réformes pédagogistes depuis ces trente dernières années ? Shocked

Pour preuve, où en sont les humanités aujourd'hui ?


Dernière édition par John le Jeu 23 Fév - 23:41, édité 1 fois (Raison : Majuscules)

Luigi_B
Grand Maître


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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par User5899 le Jeu 23 Fév - 23:34

J'ai perdu la bataille, et peu me chaut son bas avis.


Dernière édition par Cripure le Jeu 23 Fév - 23:59, édité 2 fois

User5899
Dieu de l'Olympe


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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par C'est pas faux le Jeu 23 Fév - 23:40

"croisés des anciennes humanités"
Ce qui est rigolo, c'est qu'il conçoit ça comme une insulte.
Sinon, bonne nouvelle, nous sommes en retard dans la course vers le précipice.

C'est pas faux
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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Invité le Jeu 23 Fév - 23:59

Ce qui me fera toujours rire (jaune), c'est de voir qu'immanquablement, ces chevaliers blancs de l'égalité des chances ont eux-même profité des enseignements de ces vilains croisés des anciennes humanités et sont souvent passés par des concours difficiles,dont ils prétendent honnir les principes. En somme, l'égalité dans la médiocrité pour les personnes lambdas, et l'élitisme de la culture pour eux-mêmes. Ces gens sont d'une impudence...

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par C'est pas faux le Ven 24 Fév - 0:02

Absolument. Mais compte-tenu du caractère convenu et nébuleux de ce discours, je ne suis pas sûr que son auteur en mesure les implications concrètes.

C'est pas faux
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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Invité le Ven 24 Fév - 0:05

Plus ça va, et plus je me demande, au contraire, s'ils ne sont pas pleinement conscients de leur sottise, ou plutôt de leur cynisme, et qu'ils n'habillent pas leur adhésion à une politique ultralibérale destructrice par quelques couches de paternalisme compatissant et condescendant envers la masse.

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par C'est pas faux le Ven 24 Fév - 0:12

Oui, vous avez sans doute raison. L'idée centrale, au fond, est simple : il faut 10% d'élites éclairées, alors que les croisés s'obstinent à tenter de former 100% de citoyens éclairés, plutôt que d'en laisser 90 se consacrer à leur employabilité.

C'est pas faux
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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par frankenstein le Ven 24 Fév - 0:15

Eh oui, c'est un énorme problème pour la gauche "l'Education"...Il faudrait quand même qu'ils se rendent compte, nos représentants de "gauche", qu'ils se trompent lourdement sur le diagnostic et sur les remèdes !
La perte de l'autorité, des savoirs fondamentaux; la multiplication des "projets" , des "pédagogies différenciées", des "TICE" ou autres "innovations" voilà les problèmes à résoudre urgemment...! Comment et quand leur faire comprendre ? No cafe cafe

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Si les élections pouvaient changer la société, elles seraient interdites.

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Invité le Ven 24 Fév - 0:15

Voilà, le toupet suprême consistant ensuite à taxer les "croisés" d'élitisme et de mépris envers les élèves. Et la majorité gobe cela très tranquillement, c'est désespérant! furieux

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par frankenstein le Ven 24 Fév - 0:17

[Modéré]

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Condorcet le Ven 24 Fév - 0:22

Et si l'on lisait Tocqueville et Marx (parce que les écouter s'avère difficile) !

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Invité le Ven 24 Fév - 0:29

Bonne idée, lisons-les pour de bon, cela évitera de n'en retenir que l'interprétation tronquée et malhonnête qu'en fait l'auteur de cet article affligeant. Argument d'autorité serait d'ailleurs plus approprié comme terme, vu l'indigence du passage qui se réfère à eux.

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par frankenstein le Ven 24 Fév - 0:31

holderfar a écrit:Bonne idée, lisons-les pour de bon, cela évitera de n'en retenir que l'interprétation tronquée et malhonnête qu'en fait l'auteur de cet article affligeant. Argument d'autorité serait d'ailleurs plus approprié comme terme, vu l'indigence du passage qui se réfère à eux.
topela
Voilà, tu exprimes tout à fait mon opinion...En plus, je regrette d'avoir lu cet article, c'est déprimant... cafe

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Invité le Ven 24 Fév - 0:32

Moi aussi je regrette, ça m'a pourri la soirée! :colere:

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par frankenstein le Ven 24 Fév - 0:37

Bah, en même temps, je suis sûr que ça fait bien longtemps que l'auteur est déconnecté des réalités de l'Education Nationale et qu'il n'a pas mis les pieds dans un bahut...En ce sens , c'est rassurant ! Very Happy

http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Burgui%C3%A8re

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par frankenstein le Ven 24 Fév - 0:43

Dit poliment . Wink


Dernière édition par frankenstein le Ven 24 Fév - 0:50, édité 1 fois

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par kensington le Ven 24 Fév - 0:46

@frankenstein a écrit:Eh oui, c'est un énorme problème pour la gauche "l'Education"...Il faudrait quand même qu'ils se rendent compte, nos représentants de "gauche", qu'ils se trompent lourdement sur le diagnostic et sur les remèdes !
La perte de l'autorité, des savoirs fondamentaux; la multiplication des "projets" , des "pédagogies différenciées", des "TICE" ou autres "innovations" voilà les problèmes à résoudre urgemment...! Comment et quand leur faire comprendre ? No cafe cafe

Ils ont largement contribué à mettre tout cela en place et veulent continuer. Tout cela au nom de l'égalité des chances, ce qui n'a fait que creuser les écarts de réussite, abaisser le niveau général et accentuer l'échec des élèves "défavorisés".

Comment leur faire en effet comprendre ce qu'ils refusent de voir?

scratch

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"A trop privilégier la langue du quotidien et des faits, à trop vouloir faire parler avant d’avoir fait comprendre, le professeur risque de laisser l’élève en situation de handicap linguistique et cognitif; il risque de faillir dans sa mission d’émancipation du sujet."
A. Lhérété, "Cultiver le plaisir du texte: une compétence presque oubliée en Langue 2", NewStanpoints déc. 2014


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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Invité le Ven 24 Fév - 0:52

A mon avis, il est vain d'essayer de convaincre ces idéologues. Il faudrait, ce qui n'est guère plus simple, leur ôter toute influence au ministère. Hélas, ce n'est sans doute pas pour demain.

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par C'est pas faux le Ven 24 Fév - 0:55

Ca n'en prend pas du tout le chemin.

C'est pas faux
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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par frankenstein le Ven 24 Fév - 0:58

@kensington a écrit:
@frankenstein a écrit:Eh oui, c'est un énorme problème pour la gauche "l'Education"...Il faudrait quand même qu'ils se rendent compte, nos représentants de "gauche", qu'ils se trompent lourdement sur le diagnostic et sur les remèdes !
La perte de l'autorité, des savoirs fondamentaux; la multiplication des "projets" , des "pédagogies différenciées", des "TICE" ou autres "innovations" voilà les problèmes à résoudre urgemment...! Comment et quand leur faire comprendre ? No cafe cafe

Ils ont largement contribué à mettre tout cela en place et veulent continuer. Tout cela au nom de l'égalité des chances, ce qui n'a fait que creuser les écarts de réussite, abaisser le niveau général et accentuer l'échec des élèves "défavorisés".

Comment leur faire en effet comprendre ce qu'ils refusent de voir?

scratch
Je crois qu'il y a plusieurs catégories en plus :
_ceux qui disent vraiment ce qu'ils pensent en se trompant
_ceux qui disent ce qu'ils ne pensent pas vraiment en (se) trompant aussi
_ceux qui ne disent pas ce qu'ils pensent, ils se trompent tout seul
_ceux qui trompent vraiment en disant ce que les autres pourraient penser...
Et plein d'autres formules ! professeur Laughing
_

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Invité le Ven 24 Fév - 1:02

Du coup, on n'est pas sortis de l'auberge! Laughing

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par frankenstein le Ven 24 Fév - 1:10

holderfar a écrit:Du coup, on n'est pas sortis de l'auberge! Laughing
Oui, il y a trop de menus avec beaucoup de plats remplis de platitudes. Laughing

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Si les élections pouvaient changer la société, elles seraient interdites.

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Abraxas le Ven 24 Fév - 3:14

Encore un qui m'aime… Ça fait chaud au cœur.

Et on pourra tout me dire, mais je ne voterai jamais pour des gens qui ont à cœur d'appliquer ces billevesées.

Abraxas
Doyen


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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par ysabel le Ven 24 Fév - 3:41

Ben voila, je rentre de boite, j'ai pas sommeil, je viens sur néo et je suis de mauvaise humeur...

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« vous qui entrez, laissez toute espérance ». Dante

« Il vaut mieux n’avoir rien promis que promettre sans accomplir » (L’Ecclésiaste)

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Re: Médiapart - Éducation nationale: réformer pour instituer l'égalité des chances

Message par Celadon le Ven 24 Fév - 5:01

"Bah, en même temps, je suis sûr que ça fait bien longtemps que l'auteur est déconnecté des réalités de l'Education Nationale et qu'il n'a pas mis les pieds dans un bahut...En ce sens , c'est rassurant !" Frankenstein

Ce n'est pas un peu grâce à l'école des Annales justement, que l'on n'enseigne plus la chronologie en Histoire ? (Et peut-être plus l'Histoire en Terminale ?) Qu'attendre de ce triste représentant, alors ?

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