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AsarteLilith
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Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote ! - Page 40 Empty Re: Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote !

par AsarteLilith le Mar 28 Avr 2020 - 9:50
Fini ce matin au lit avant de me lever, pour le défi "L'or et la boue" : Gold Gotha, José Luis de Vilallonga.

J'espérais un roman ayant un côté christique au vu de la paronomase du titre, ou au pire, un récit de scandales mis dans leur contextes, je fus déçue. Il s'agit d'une série d'entretiens de l'auteur avec de grandes figures people si j'ose dire, en évoquant la beauté, la richesse, la gloire, la carrière (l'or) et les scandales, les défauts, les drames (la boue): Bardot, Karadjan, Chaplin, Fellini,....La deuxième moitié semble plus une retranscription de conversations amicalo-journalistiques, tandis que la première ressemblait plus à des portraits. Même s'il souligne les défauts de ses interlocuteurs, j'ai eu la désagréable impression de louanges dans un entre-soi malgré une très intéressante digression sur la Café-Society. Paris Match en moins racoleur, en somme.

Verdict final ? Dispensable. J'ajouterai à ce critère un autre livre de ma PAL, L'or, de Cendrars, pour compléter.
Pourrait convenir pour le défi des entretiens ou celui sur le titre à figure de style, voire, en étant très large, pour le défi clin d'oeil à la Bible au vu du titre.


EDIT: lu et terminé L'or, de Cendrars, à l'instant. Superbe histoire, une très bon livre. La simplicité du texte laisse parler les faits, ce qui donne au livre sa beauté. Très très bonne découverte !
Ryuzaki
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Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote ! - Page 40 Empty Re: Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote !

par Ryuzaki le Jeu 30 Avr 2020 - 18:26
Défi 39, Un livre dont le titre comporte un terme familier ou un gros mot : La conjuration des imbéciles, John Kennedy Toole
Toole a écrit:_ Moi, je bois bien un petit coup de temps en temps. Ça soulage.
_ Non, ce que je fais, moi, c'est d'aller au bouligne.
Mme Reilly tenta d'imaginer le petit agent Mancuso avec une grosse boule de bouligne au bout du bras et dit :
_ Ça vous plaît, ça, eh ?
_ Le bouligne, c'est une merveille, mame Reilly, ça vous occupe complètement l'esprit à autre chose.
_ Oh, juste ciel! vociférait Ignatius dans le salon. Ces filles sont déjà des prostituées à n'en pas douter! Comment ose-t-on présenter de telles horreurs au public ?


Au centre de ce roman, il y a Ignatius Reilly, aussi obèse qu'égoïste, paresseux et réactionnaire, terriblement inadapté au monde qui l'entoure. Autour de lui gravite toute une galerie de personnages plus ou moins excentriques, qui vont voir leur vie bouleversée à son contact.
J'avais beaucoup entendu parler de ce livre, souvent avec des avis très opposés. Les uns l'adorent, d'autres le détestent. Pour ma part j'ai bien aimé. Ce n'est pas le livre le plus drôle que j'ai lu, et les éloges excessifs ne me semblent pas mérités, mais je me suis bien amusé en lisant les projets grotesques d'Igniatius et les catastrophes qui s'en suivent. Il y a aussi une satire sous-jacente assez mordante de la société américaine.

Verdict : amusant
Amaliah
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par Amaliah le Jeu 30 Avr 2020 - 18:33
Mais le mot "imbécile" peut être une injure, mais ce n'est ni un gros mot, ni un mot familier, si?
*Ombre*
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par *Ombre* le Jeu 30 Avr 2020 - 19:25
Pour ma part, pour l'instant, je lis hors défi.
J'ai terminé le volume 5 de la sage du sorcier, Harry Potter et l'ordre du Phoenix. J'avance dans Thoreau et dans Hannah Arendt.
farfalla
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Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote ! - Page 40 Empty Re: Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote !

par farfalla le Jeu 30 Avr 2020 - 23:20
J'ai fini les tomes 1 et 2 de l'Arabe du futur. Je vais attaquer le tome 3.

C'est plaisant, mais je n'accroche pas autant que je l'aurais pensé.
Je les classe dans les catégories "couverture bariolée", "qui se passe sur plusieurs années" et qui "fait sourire".

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Alancya
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par Alancya le Ven 1 Mai 2020 - 9:34
Concernant l'Arabe du Futur, je n'avais pas énormément accroché au début, mais au fur et à mesure des tomes 2 et 3 j'avais apprécié de retrouver les personnages, leurs mimiques, mais aussi de les voir évoluer, toujours par les yeux du narrateur. Le tome 3 notamment dépeint le passage à l'adolescence et le changement de regard sur les parents d'une manière que j'avais trouvé très juste. Ce n'est pas Riad adulte qui juge, mais l'ado qu'il était. Bref, tu nous diras si ton opinion évolue @farfalla !

Sinon j'ai terminé hier La Vacation de Martin Winckler, attrapé dans la bibliothèque des beaux-parents car j'avais entendu dire du bien de l'auteur (en tant que personne non qu'écrivain). Ecriture curieuse, second personne du singulier, ponctuation aléatoire, phrases voire mots incomplets, quelques propositions intéressantes dans le rythme (saccades, répétitions), mais j'ai dû m'accrocher pour le terminer. Pas sûr que j'aurai persévéré s'il avait fait 100 pages de plus. Je ne sais pas si je lirai d'autres livres de M. Winckler.
Je ne sais pas encore si je le classe dans "Un livre qui parle d'écriture" ou "Un livre dont le titre ne comporte aucun E".
selampru
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Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote ! - Page 40 Empty Re: Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote !

par selampru le Ven 1 Mai 2020 - 11:08
J'essaie de rattraper un peu mon retard dans les compte-rendus:

Défi 16. Un livre représentatif du romantisme  Adolphe de Benjamin Constant dont certains ont déjà parlé je crois. Adolphe, jeune homme de 24 ans promis à une brillante carrière, séduit Ellénore, une Polonaise, maîtresse fidèle du comte de P***. Celle-ci cède peu à peu à ses avances et abandonne sa position. Mais Adolphe se lasse et la relation amoureuse se tend. Pourtant Adolphe ne parvient pas à rompre, recherchant le lien quand celui-ci lui échappe et ne cessant de le fuir lorsqu'il se donne.
Cette confession qui analyse les atermoiements d'une âme indécise s'inspire en partie des amours de l'auteur avec Mme de Staël. Une citation pour se faire une idée: "Ma tête se monte, mes idées, mes projets se choquent, se croisent, fermentent, et je crois que l'orage est en dehors tandis qu'il n'est que dans moi. Heureusement que j'ai au moins la force de cacher aux autres tout ce chaos."

Défi 42. Un livre qui parle du sport- Deux mètres dix de Jean Hatzfeld. Deux Américains et deux Kirghizes s'affrontent aux Jeux Olympiques de Moscou en 1980 et les années suivantes, les deux femmes pratiquent le saut en hauteur, les deux hommes l'haltérophilie. Le contexte historique de la guerre Froide accentue les tensions et les incompréhensions entre les deux camps. Des années plus tard, alors que les corps sont usés et la renommée évanouie, les deux athlètes américains décident de se rendre au Kirghiztan pour comprendre, rencontrer l'autre qu'ils ont à la fois rejeté et admiré.
J'ai été agréablement surprise par ce roman dont le thème m'inspirait pourtant peu. L'auteur est journaliste et même si les personnages sont inventés, l'ensemble paraît très crédible, les descriptions des coulisses du monde sportif et des émotions liées à la performance sont remarquables. Mais le sujet essentiel n'est pas vraiment le sport plutôt le dépaysement essentiel pour aller à la rencontre d'autrui, décrit avec une évidente poésie.

Défi 22. Un livre écrit en français mais dont le titre est dans une autre langue- Love me tender de Constance Debré. Ce roman autobiographique narre comment l'auteure, issue d’une famille bourgeoise, avocate, mariée pendant 20 ans, mère d’un petit garçon, rompt avec son identité antérieure qui ne lui correspond pas ou plus. Mais le divorce est terrible et la bataille se cristallise sur la garde de l’enfant. A-t-on le droit d’être une mère quand on aime les femmes et qu’on le revendique ? Le roman s'attarde sur les conséquences de cette décision et la recherche d'une certaine ascèse: se délivrer progressivement de tout, atteindre une liberté totale, renoncer. Le style est provocateur, sans concession, sobre. C'est une lecture marquante mais difficile. Un extrait:  « A part mon fils que je ne vois plus tout va bien. (…) J’ai les mêmes jambes, les mêmes oreilles, les mêmes bras, mais plus rien n’est pareil. Depuis trois ans, ce sont des pans entiers de moi-même qui tombent. Qui n’en finissent pas de tomber ».

Défi 41. Un livre dont le titre mentionne un nom de pays ou de continent- Journal d'Irlande - Carnets de pêche et d'amour de Benoîte Groult. La fille de l'écrivaine, Blandine De Caunes, décide de réaliser le dernier projet de sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer: publier son journal intime  rédigé lors de ses séjours en Irlande pendant vingt-trois ans, croisé avec ses carnets de pêche. C'est un livre dominé par les passions: d'abord celle de la pêche (dont on apprend tout le vocabulaire) mais aussi celle pour son amant américain Kurt, de dix ans son aîné et enfin pour l'Irlande, un pays pourtant rude et pluvieux! L'auteure fait preuve d'une sincérité et d'une franchise parfois choquante et drôle, décrivant sans fards les défauts de tous ceux qui l'entourent: mari (Paul Guimard, écrivain et conseiller du président Mitterrand), enfants, amant, amis... Elle n'est pas plus tendre avec elle-même, luttant contre ce qu'elle appelle "l'atroce vieillesse" et sa lente décomposition. Elle décrit d'abord celle des autres, livrant son dégoût, sa frustration devant les ravages infinis du temps; puis la sienne qui finit par la diminuer aussi malgré l'énergie débordante qu'elle continue à déployer.
Certains passages sont très beaux, quoique cruels. Une petite citation pour situer le ton: "La vieillesse? Un sujet terrible, parce qu'on en meurt à tous les coups. C'est un voyage sans retour et on avance en terra incognita. On peut écrire son expérience après un cancer, la déportation, mais pour la vieillesse, il faut être descendue dans ses bas-fonds pour pouvoir écrire valablement. Mais alors, elle aussi est entrée en vous et vous rend, peu à peu, incapable de l'appréhender."
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par AsarteLilith le Ven 1 Mai 2020 - 11:19
J'ai commencé Vigan sur les conseils ici lus. je me régale, depuis hier, j'en suis à la moitié du livre en à peine 1 à 2 jours.

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Chuis comme les plantes sans eau : sans grec ni latin, j'me dessèche.

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par farfalla le Ven 1 Mai 2020 - 16:16
@Alancya a écrit:Concernant l'Arabe du Futur, je n'avais pas énormément accroché au début, mais au fur et à mesure des tomes 2 et 3 j'avais apprécié de retrouver les personnages, leurs mimiques, mais aussi de les voir évoluer, toujours par les yeux du narrateur. Le tome 3 notamment dépeint le passage à l'adolescence et le changement de regard sur les parents d'une manière que j'avais trouvé très juste. Ce n'est pas Riad adulte qui juge, mais l'ado qu'il était. Bref, tu nous diras si ton opinion évolue @farfalla !

J’ai terminé le tome 3. J’ai en effet davantage aimé que les deux premiers. On finit par s’attacher aux personnages et l’histoire gagne en profondeur. Mais on me l’a conseillé en disant que c’était drôle. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus humoristique. Ça a probablement faussé mon approche.
Au final, je lirais quand même avec plaisir les tomes suivants. Quand je pourrai retourner au lycée... c’est à dire dans très longtemps !


Je pense enchaîner avec Le jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux.
Je pensais le classer dans « femme forte » avec Silvia : en obtenant de Dorante qu'il lui propose de l'épouser alors qu'il la prend pour une domestique, elle agit en femme moderne qui veut assumer ses responsabilités et prendre part à son destin.

Il faut également que je lise Roméo et Juliette de Skakespeare. Je pensais le classer sans chance ou malchance.

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Amaliah
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par Amaliah le Ven 1 Mai 2020 - 16:49
Selampru, les résumés des deux derniers livres que tu as lus me disent bien, j'ai noté les titres.
selampru
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par selampru le Ven 1 Mai 2020 - 16:54
J'ai passé de bons moments, même si dans le livre de Groult le détail des pêches est un peu lassant pour un néophyte.
Ryuzaki
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par Ryuzaki le Ven 1 Mai 2020 - 18:11
@Amaliah a écrit:Mais le mot "imbécile" peut être une injure, mais ce n'est ni un gros mot, ni un mot familier, si?
Bah ça se discute, mais disons que j'ai eu une lecture un peu souple de l'intitulé du défi.
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meevadeborah
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Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote ! - Page 40 Empty Re: Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote !

par meevadeborah le Sam 2 Mai 2020 - 18:48
Je valide le 9. Un roman sur le thème de l'abandon avec Juste après la vague de Sandrine Collette (titre tout à fait d'actualité et le roman aussi finalement d'un certain sens du moins). Mon avis :
Je dirais que ce livre est un conte, mais n’ayant pas les connaissances littéraires adéquates, je ne sais pas s’il rentre vraiment dans le genre. Il n’y a pas d’élément merveilleux, mais l’histoire n’est pas du tout située, ni dans le temps, ni en lieu.
Je suis tentée aussi de classer les livres de Collette dans la catégorie « nature writing », là aussi sans savoir si ça correspond vraiment. Il y a presque toujours dans ses livres un élément naturel qui est quasiment un personnage à part entière : ici, l’eau.

Un couple muni de nombreux enfants doit fuir et quitter sa maison. Le seul cadre posé est celui d’une vague, de tempêtes évoquées, on comprend donc qu’il y a un problème de changement climatique, de cataclysme, mais rien n’est développé, ni expliqué.
Ils se retrouvent donc, le couple, devant des choix impossibles à faire, des choix qu’ils feront pourtant quand même.
On suit tour à tour certains personnages, permettant d’accéder à des points de vue différents.
Comment passer outre ces choix ? Comment surmonter les difficultés ?

Comme souvent aussi avec Collette, c’est un livre d’ambiance. Celui-ci porte une ambiance particulièrement lancinante. On ne suit pas le point de vue des personnages, on le pénètre, on s’en imprègne. Quoi de mieux pour apprendre l’empathie ?

C’est noir, c’est stressant, c’est culpabilisant… mais ça reste beau. C’est instinctif, c’est sans jugement.

Collette ne me déçoit jamais tout à fait, j’ai bien aimé ce livre, une certaine originalité, et parce que je connais bien l’auteur maintenant, j’ai l’impression de reconnaître ce qu’elle écrit, l’impression d’une familiarité rassurante, mais Juste après la vague ne restera pas mon préféré (pour l’instant, c’est donc Il reste la poussière qui reste de loin mon préféré).
Au suivant ! (Et déjà deux de retard pour Collette).

Je me demande s'il convient aussi pour le défi 11. Nature writing (est-ce suffisant si la nature est partie prenante, presque un personnage où y a-t-il une définition plus restrictive ?)
Il convient bien sûr pour le défi 31. Fin d'un monde.


Dernière édition par meevadeborah le Sam 2 Mai 2020 - 18:49, édité 1 fois (Raison : Mise en page)
*Ombre*
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Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote ! - Page 40 Empty Re: Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote !

par *Ombre* le Sam 2 Mai 2020 - 19:15
Pour ma part, j'ai terminé Walden ou la vie dans les bois, de Thoreau, qui peut convenir pour les défis Nature writing ou Livre dont l'auteur a été emprisonné.
Mon avis est mitigé. Il y a des pages magnifiques sur la nature en toutes saisons, des récits surprenants, aux accents épiques (par exemple un combat de fourmis homérique), des réflexions très belles sur le rapport au temps (notamment dans le chapitre intitulé L'étang, mon préféré), mais aussi des affirmations à l'emporte-pièce qui ne m'ont guère convaincue (du genre : il ne connaît pas le goût des myrtilles celui qui ne les cueille pas lui-même, ou : de toute façon, on vit bien mieux tout seul qu'avec les autres). Et puis, il faut l'avouer, il y a des longueurs. À la 50e page qui décrit la glace dans tous ses états, j'ai fini le chapitre en diagonale. Mais je suis contente parce que cela fait longtemps que je voulais lire ce grand classique de la littérature américaine, et cela restera une belle découverte dans l'ensemble.
Comme je n'en ai toujours pas assez des grands espaces (j'ai trouvé une veine qui me plaît beaucoup avec ce courant du Nature writing - merci au Néo qui a eu cette idée - c'est le 4e titre que je lis en quelques mois), j'enchaîne avec Un Été dans l'Ouest, de Philippe Labro. C'est la suite de L'Étudiant étranger : le narrateur, pour financer sa 2e année d'études, part pour un job d'été dans le grand Ouest américain et découvre cette nature démesurée et sublime. Cette lecture pourra sans doute entrer dans l'item Vacances.
Écusette de Noireuil
Écusette de Noireuil
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par Écusette de Noireuil le Sam 2 Mai 2020 - 19:23
Je valide un autre défi:
48. Un roman d’amour. Juste avant l'oubli, Alice Zeniter. Possible aussi en 5, puisque le héros masculin est en vacances...

J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture, bien qu'un peu mélancolique, puisque cette histoire est plutôt celle de la fin d'un amour. Il y a une sorte de mise en abyme, car l'histoire des principaux protagonistes est aussi celle de l'auteur inventé par Alice Zeniter, Galwin Donnell, auteur misanthrope et mystérieusement disparu après des années de vie en ermite sur l'île de Mirhalay, perdue dans l'archipel des Hébrides: pourquoi et comment a-t-il disparu?
Le roman se lit très agréablement, et alterne entre l'analyse de la relation entre Émilie et Franck, et les communications savantes sur le mystérieux auteur: il y là une satire légère des milieux universitaires et éditoriaux, mais le trait n'est pas trop appuyé, et finalement il y a beaucoup de tendresse et de compréhension dans le regard que porte Alice Zeniter même sur les personnages  et les lieux les plus mal aimables. Un beau dépaysement.

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Eloah
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Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote ! - Page 40 Empty Re: Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote !

par Eloah le Sam 2 Mai 2020 - 20:39
@selampru a écrit:J'essaie de rattraper un peu mon retard dans les compte-rendus:

Défi 16. Un livre représentatif du romantisme  Adolphe de Benjamin Constant dont certains ont déjà parlé je crois. Adolphe, jeune homme de 24 ans promis à une brillante carrière, séduit Ellénore, une Polonaise, maîtresse fidèle du comte de P***. Celle-ci cède peu à peu à ses avances et abandonne sa position. Mais Adolphe se lasse et la relation amoureuse se tend. Pourtant Adolphe ne parvient pas à rompre, recherchant le lien quand celui-ci lui échappe et ne cessant de le fuir lorsqu'il se donne.
Cette confession qui analyse les atermoiements d'une âme indécise s'inspire en partie des amours de l'auteur avec Mme de Staël. Une citation pour se faire une idée: "Ma tête se monte, mes idées, mes projets se choquent, se croisent, fermentent, et je crois que l'orage est en dehors tandis qu'il n'est que dans moi. Heureusement que j'ai au moins la force de cacher aux autres tout ce chaos."


J'ai très envie de le relire (j'ai dû le lire en 1992 ou 1993 ...), j'en garde un souvenir doux mais vague.

Pour le défi 9 un livre sur le thème de l'abandon, j'ai lu une très jolie BD en deux tomes, A coucher dehors de Ducoudray et Anlor : l'histoire d'Amédée, un SDF, qui hérite d'une maison mais à condition qu'il s'occupe de son jeune cousin trisomique. C'est truculent et émouvant. On trouve rarement des fictions qui abordent ainsi sans tabou la question du handicap et / ou de la maladie mentale.
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Alancya
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Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote ! - Page 40 Empty Re: Neo défi lecture 2020 - Ici, on papote !

par Alancya le Dim 3 Mai 2020 - 10:04
Je termine ce matin La vengeance du pardon, recueil de quatre nouvelles d'E-E Schmidt.

J'aime bien le format de la nouvelle, et je trouve qu'ici l'auteur parvient à nous intriguer, nous place dans l'attente de la chute.
(Par ailleurs, dans mes souvenirs la nouvelle se caractérisait pas une unité de temps, mais ici ce n'est pas le cas, il y a une alternance entre deux époques dans deux d'entre elles. Et quand j'y pense chez Annie Saumont on trouve aussi de longues ellipses. Donc j'enlève cette caractéristique à ma définition.)

Et heureusement qu'il y a quelque intrigue, sinon j'aurais lâché très vite. Je trouve les formulations creuses et convenues, j'étais écoeurée par la psychologie très simple (j'ai ressenti un peu la même chose qu'en lisant Laurent Gounelle, par exemple).

J'avais pourtant un bon souvenir de l'Evangile selon Pilate, du même auteur, lu en 2nde sur l'injonction de mon prof d'hist-géo.

Bref, avec ce recueil je valide le défi "titre contenant une figure de style".

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https://www.neoprofs.org/viewtopic.php?t=128990


Dernière édition par Alancya le Dim 3 Mai 2020 - 11:06, édité 1 fois
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