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Nicétas
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par Nicétas Dim 24 Mar 2024 - 18:23
Ils me fatiguent, à s'agiter continuellement dans tous les sens, et à imposer réforme sur réforme sans laisser à personne le temps de souffler. Ils ne s'occupent que de la com, et après eux, le déluge.


Dernière édition par Nicétas le Dim 24 Mar 2024 - 18:35, édité 1 fois
Ruthven
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par Ruthven Dim 24 Mar 2024 - 18:25
valle a écrit:
Prezbo a écrit:
RogerMartin a écrit:
valle a écrit:En fait, l'ensemble de cette réforme me semble rompre un peu avec la notion de "concours", où l'administration a des postes à pourvoir et demande aux individus de concourir afin de sélectionner les "meilleurs" (à un moment X et selon un jury déterminé).
On est plus dans la même logique que celle qui conduit à la formation de plombiers, avocats, médecins ou traducteurs.
Le vrai souci c'est qu'à part peut-être l'histoire et la philo, le niveau et les acquis disciplinaires des cohortes en fin de L3 n'ont rien à voir d'une fac à l'autre. Les inégalités géographiques vont jouer +++.

D'où la promesse de "tests nationaux standardisés". Dont je prévois qu'on trouvera des moyens pour l'assouplir ou la contourner.
Oui, et puis cela veut dire quoi ? On évalue en L1 et L2 le niveau que le jury souhaite pour la titularisation ? On transforme la logique de concours en logique d'examen ?

Ce sont des E3C à la fac ... Les collègues dans les licences PPE ne sont pas sortis de l'auberge.
Aperçu par hasard
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par Aperçu par hasard Dim 24 Mar 2024 - 18:32
Nicétas a écrit:Ils me fatiguent, à s'agiter continuellement dans tous les sens, et à imposer réforme sans réforme sans laisser à personne le temps de souffler. Ils ne s'occupent que de la com, et après eux, le déluge.

Bien vrai. On peut même se demander si ce n'est pas plutôt "avec eux, le déluge"...
SeismiMine
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par SeismiMine Dim 24 Mar 2024 - 19:21
Par rapport à ces réformes sur l'accès au métier d'enseignant, dans l'état actuel des choses je vois deux autres problèmes dans ma matière (mathématiques).

Un pourcentage non-négligeable des admis au capes et à l'agrégation est issu de reconversions (le volume de "jeunes" candidats en formation universitaire n'ayant cessé de chuter ces dernières années et étant actuellement assez bas. Il y a moins de candidats étudiants à l'agreg externe de maths que de postes par ex).
Pour ne pas créer un nouveau trou (sur le trou déjà existant) dans le recrutement, il faudrait que la nouvelle voie de recrutement conserve un accès pour les reconversions (un concours/exmen à passer facilement, sans devoir faire une reprise d'études de 1/2 ans).
Sauf qu'alors, pour les étudiants désirant faire des sciences, il leur suffirait de faire leurs études scientifiques dans leur coin (avec tous les potentiels débouchés associés), puis s'ils le veulent rentrer dans l'enseignement par cette même porte. Les "licences capes de maths" y perdraient ainsi aussi en étudiants. (Peut-être pas des masses, mais sur les admis cela représente plus de 10% donc ce n'est pas négligeable à la fin).

En mathématiques le niveau requis pour être actuellement admis au capes est très faible (un bon niveau de L1 suffit pour l'admission, un niveau L1 solide + mi-L2 permettent de sortir de bonnes/très bonnes notes aux écrits). Au sortir d'une "licence capes de maths", un étudiant n'aurait ainsi aucun moyen de poursuivre ses études dans un master de mathématiques (sauf très bon étudiant, ou bien sauf s'il repique dans une L2/L3 maths d'abord). Il n'aurait pas non plus le bagage disciplinaire pour poursuivre sur un "master prépa agreg maths" de façon sereine à cause de l'écart important entre ces deux concours (en maths, actuellement).

Bien sûr que des admis au capes de maths arrivent en 1-2 ans de travail à avoir l'agrégation, mais si l'on regarde le niveau du ventre mou des admis (voire de la seconde moitié du ventre mou), ce n'est pas la même histoire.
Je ne suis donc pas très optimiste sur la position d'une licence de ce genre par rapport à des licences scientifiques, surtout après quelques années de mise en route, quand les étudiants à l'intérieur se rendront compte que "les voies sont fermées" et que l'on se passera le mot.
Je ne vois pas les points positifs à tirer d'une telle formation (en l'état du recrutement et des exigences pour les mathématiques en France) par rapport au fait de simplement la contourner pour rentrer plus tard dans le métier sans grande difficulté.



e-Wanderer
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par e-Wanderer Dim 24 Mar 2024 - 20:02
Il y a aussi le problème de la soutenabilité financière de cette offre de formation. Après avoir connu des vaches grasses au début de ma carrière (80 candidats au CAPES), j'observe que la crise du recrutement frappe durement : cette année, 11 inscrits en M1 MEEF et 12 en M2 MEEF. Or pour beaucoup, il s'agit d'une voie de repli, pas d'une "vocation" : combien se seraient inscrits dès l'année de L1, qui plus est avec promesse d'engagement et au risque de s'enfermer dans une filière sans reconversion possible ? On risque fort de taquiner le seuil de fermeture des groupes de TD. En Master, on récupère quelques déçus fatalistes, quelques anciens khâgneux. Mais en L1 ?

C'est bien beau de déclarer l'autonomie des universités, puis de les étrangler financièrement. Mais si c'est ensuite pour leur imposer d'ouvrir des cours non rentables…

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kazamasogetsu
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par kazamasogetsu Dim 24 Mar 2024 - 21:14
Ce genre de "formation " me semble terrifiant. C'est d'une totale perversité. Des études présentées comme "faciles" et qui piègent dans l'EN définitivement: 5 ans d'"etudes" creuses pour une servitude envers le ministère.
Je dėconseille déjà licences de scientologie de l'éducation et les master MEEF au profit de vraies études à tous ceux qui l'évoquent, mais là... Ces gens vont vraiment ronger toute l'EN. Une secte qu prospère avec la technocracie qui ferme les yeux. L'Ecole n'a pas fini de sombrer si ça se fait. Mais c'est tellement simple de détourner l'attention que ça va passer crème...
Tugrec-µ
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par Tugrec-µ Dim 24 Mar 2024 - 21:45
Pour le Second degré, il y aura toujours la possibilité de passer le concours avec une Licence disciplinaire.
Pour ceux qui poursuivent (en disciplinaire) jusqu'au Master, ils pourront la même année passer l'Agreg et le Concours Ensp.
S'ils ont l'Agreg, bravo.

S'ils ratent l'Agreg et ont le concours Ensp, ils rentrent tout de même dans le métier "progressivement", avec un salaire et rien ne les empêche de repasser l'Agreg en même temps qu'ils suivent le Master Ensp.

Pour les reconversions professionnels, ça demandera une année de plus que maintenant avant d'être en responsabilité, temps plein.
Un an de formation supplémentaire (rémunérée) avant de se jeter à l'eau dans le grain bain, ça ne me parait pas inopportun.

Par rapport à d'autres réponses, le concours ne disparait pas, même pour les Licences LPPE, ils doivent encore passer l'admission.
L'admissibilité visant à vérifiant la maîtrise des savoirs et des connaissances, il parait logique qu'un étudiant qui valide les tests de L1 et de L2, au sein d'un cursus spécifiquement fait pour préparer le concours, a bien le niveau de maîtrise nécessaire. Ou alors, il faudrait vraiment s’interroger sur la valeur de la Licence délivrée, in fine.

Ce changement, avec le concours en L3 et le statut d'élève fonctionnaire, me fait penser au concours à la fin des classe prépa qui permettent d'intégrer une école d'ingé avec le statut (rémunéré) d'élève ingénieur fonctionnaire. Si cela fonctionne pour recruter et former des ingénieurs, pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour recruter des enseignants ?
valle
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par valle Dim 24 Mar 2024 - 21:51
Tugrec-µ a écrit:
L'admissibilité visant à vérifiant la maîtrise des savoirs et des connaissances,
C'est une de ces phrases qui font que tout semble logique, mais qui ont le petit défaut de n'être que des artefacts rhétoriques sans aucune assise. Peux-tu citer la source qui te permet de dire que l'admissibilité des concours est conçue comme un examen ?

Tugrec-µ a écrit:
il parait logique qu'un étudiant qui valide les tests de L1 et de L2, au sein d'un cursus spécifiquement fait pour préparer le concours, a bien le niveau de maîtrise nécessaire. Ou alors, il faudrait vraiment s’interroger sur la valeur de la Licence délivrée, in fine.

Tu critiques là, si j'ai bien compris, l'ensemble de facultés de France puisqu'elles sont infichues de produire des diplômés systématiquement admissibles aux concours en lien direct avec la discipline d'études. Cela me paraît excessif.

Tugrec-µ a écrit:
cela fonctionne pour recruter et former des ingénieurs, pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour recruter des enseignants ?
J'espère que si tu as quelque chose à voir avec l'EN de loin ou de près, tu auras toi-même quelques éléments de réponse :p (Indice : valeur sur le marché de travail du diplôme délivré).
Mathador
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par Mathador Dim 24 Mar 2024 - 22:24
Tugrec-µ a écrit:Par rapport à d'autres réponses, le concours ne disparait pas, même pour les Licences LPPE, ils doivent encore passer l'admission.
L'admissibilité visant à vérifiant la maîtrise des savoirs et des connaissances, il parait logique qu'un étudiant qui valide les tests de L1 et de L2, au sein d'un cursus spécifiquement fait pour préparer le concours, a bien le niveau de maîtrise nécessaire. Ou alors, il faudrait vraiment s’interroger sur la valeur de la Licence délivrée, in fine.
Personnellement je ne m'interroge pas sur la valeur de cette licence: je ne m'attends pas à ce qu'elle dépasse celle du papier toilette recyclé à une épaisseur.

Tugrec-µ a écrit:Ce changement, avec le concours en L3 et le statut d'élève fonctionnaire, me fait penser au concours à la fin des classe prépa qui permettent d'intégrer une école d'ingé avec le statut (rémunéré) d'élève ingénieur fonctionnaire. Si cela fonctionne pour recruter et former des ingénieurs, pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour recruter des enseignants ?
J'appartiens maintenant à l'un de ces corps, et voilà un autre élément de réponse: 2600-2700 nets en sortie d'école, sachant que je parle des fonctionnaires, pas des ingénieurs civils qui vont dans le privé.

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Quam pulchrae sunt mammae tuae, soror mea sponsa! pulchriora sunt ubera tua vino, et odor unguentorum tuorum super omnia aromata. » (Canticum Canticorum 4:9-10)
Tugrec-µ
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par Tugrec-µ Dim 24 Mar 2024 - 23:46
valle a écrit:
C'est une de ces phrases qui font que tout semble logique, mais qui ont le petit défaut de n'être que des artefacts rhétoriques sans aucune assise. Peux-tu citer la source qui te permet de dire que l'admissibilité des concours est conçue comme un examen ?

Pour ne pas alourdir le sujet, je vais me contenter de l'épreuve de Mathématiques :
"L'épreuve permet d'apprécier la connaissance des notions du programme et l'aptitude à les mobiliser pour résoudre des problèmes. Elle sollicite également les capacités de raisonnement, de démonstration et d'expression écrite du candidat." MENH2033181A


valle a écrit:
Tu critiques là, si j'ai bien compris, l'ensemble de facultés de France puisqu'elles sont infichues de produire des diplômés systématiquement admissibles aux concours en lien direct avec la discipline d'études. Cela me paraît excessif.

Commentaire qui me semble excessif. La dispense d'épreuves d'admissibilité au concours du Capes existe déjà :

"Le ministre chargé de l'éducation nationale peut, conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 23 du décret du 4 juillet 1972 susvisé, dispenser, sur leur demande, les élèves des écoles normales supérieures, remplissant les conditions de diplômes prévues pour l'inscription au concours externe, des épreuves d'admissibilité de ce concours. Le jury attribue aux élèves ayant obtenu cette dispense un nombre de points correspondant à la moyenne des notes obtenues aux épreuves d'admissibilité par les candidats admissibles au concours dans la section considérée. Ces candidats sont tenus de subir les épreuves d'admission." MENH2033181A


Mathador a écrit:
J'appartiens maintenant à l'un de ces corps, et voilà un autre élément de réponse: 2600-2700 nets en sortie d'école, sachant que je parle des fonctionnaires, pas des ingénieurs civils qui vont dans le privé.

Là, on touche un sujet beaucoup plus large que la formation initiale des professeurs.
La seule chose qui pourrait faire augmenter la rémunération des élèves fonctionnaires en Master "ENSP" c'est la hausse de la rémunération des titulaires.
Il n'y avait pas une grève pour ça, entre autres choses, cette semaine ?
Elyas
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par Elyas Lun 25 Mar 2024 - 3:39
On en reparle en 2028 quand les données de recrutement seront catastrophiques en plein pic des départs à la retraire des enseignants (on devrait arriver à un manque de 50 000 à 80 000 enseignants en 2028, on prévoit 328 000 départs à la retraite d'ici 2030, soit quasiment 45% de l'ensemble des enseignants).

L'école française, même privée, court à la catastrophe avec les "solutions" prônées actuellement par l'élite politique, administrative et économique du pays (au lieu de faire comme à Singapour avec des paies élevées, un respect énorme à la fonction et plus de trente jours de formation pointue par an obligatoire).

J'ai pleuré jeudi quand un perdir me disait que la promotion des enseignants portugais était conditionnée à leur formation sur leur temps personnel. Tu ne te formes pas sur ton temps personnel, tes promotions sont gelées. Ils ont encore de "bonnes" idées.
valle
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Expert spécialisé

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par valle Lun 25 Mar 2024 - 6:43
Tugrec-µ a écrit:
valle a écrit:
C'est une de ces phrases qui font que tout semble logique, mais qui ont le petit défaut de n'être que des artefacts rhétoriques sans aucune assise. Peux-tu citer la source qui te permet de dire que l'admissibilité des concours est conçue comme un examen ?

Pour ne pas alourdir le sujet, je vais me contenter de l'épreuve de Mathématiques :
"L'épreuve permet d'apprécier la connaissance des notions du programme et l'aptitude à les mobiliser pour résoudre des problèmes. Elle sollicite également les capacités de raisonnement, de démonstration et d'expression écrite du candidat." MENH2033181A
Je ne sais pas trop par où commencer. Il s'agit simplement du descriptif de l'épreuve. Cela n'en fait pas un examen de niveau L1 ou L2. Selon ce même raisonnement, la leçon, qui "a pour objet la conception et l'animation d'une séance d'enseignement", devrait aussi être épargnée aux candidats avec un MEEF ou une matière en licence type "didactique des mathématiques".

Tugrec-µ a écrit:
valle a écrit:
Tu critiques là, si j'ai bien compris, l'ensemble de facultés de France puisqu'elles sont infichues de produire des diplômés systématiquement admissibles aux concours en lien direct avec la discipline d'études. Cela me paraît excessif.

Commentaire qui me semble excessif. La dispense d'épreuves d'admissibilité au concours du Capes existe déjà :

"Le ministre chargé de l'éducation nationale peut, conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l'article 23 du décret du 4 juillet 1972 susvisé, dispenser, sur leur demande, les élèves des écoles normales supérieures, remplissant les conditions de diplômes prévues pour l'inscription au concours externe, des épreuves d'admissibilité de ce concours. Le jury attribue aux élèves ayant obtenu cette dispense un nombre de points correspondant à la moyenne des notes obtenues aux épreuves d'admissibilité par les candidats admissibles au concours dans la section considérée. Ces candidats sont tenus de subir les épreuves d'admission." MENH2033181A
Tu dis que cela te semble excessif, mais je ne comprends pas pour quoi. Je ne fais que suivre ton raisonnement. Une formation prépare à un concours (meef, mais aussi bien des formations dans d'autres domaines, concours juridiques, cycles préparatoires à l'INSP, etc.) et, dès lors, il faut déclarer ses diplômés admissibles d'office puisque sinon on met en cause la formation. Tu peux changer d'avis, mais c'est bien ce que tu as dit.

Quant à la dispense de l'admissibilité au CAPES pour les normaliens, je n'y suis pas spécialement favorable mais il y a un principe de réalité derrière : la dispense ne vient pas du fait que tu considères que le niveau de l'admissibilité doit être déterminé par l'université comme un examen, mais du fait qu'on a pu considérer que, dans les faits, tous les normaliens seront admissibles. Ce n'est pas du tout le même raisonnement et, soit dit en passant, le dispositif n'est pas particulièrement favorable aux normaliens, qui récupèrent de mémoire le seuil d'admissibilité ou la moyenne des admissibles ou quelque chose comme cela, alors qu'ils pourraient en principe viser plus de points.


Tugrec-µ a écrit:
Mathador a écrit:
J'appartiens maintenant à l'un de ces corps, et voilà un autre élément de réponse: 2600-2700 nets en sortie d'école, sachant que je parle des fonctionnaires, pas des ingénieurs civils qui vont dans le privé.

Là, on touche un sujet beaucoup plus large que la formation initiale des professeurs.
La seule chose qui pourrait faire augmenter la rémunération des élèves fonctionnaires en Master "ENSP" c'est la hausse de la rémunération des titulaires.
Il n'y avait pas une grève pour ça, entre autres choses, cette semaine ?
Il ne s'agit pas de la formation initiale des professeurs, mais du recrutement, du vivier de candidats, du niveau des concours, etc.
e-Wanderer
e-Wanderer
Grand sage

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par e-Wanderer Lun 25 Mar 2024 - 7:17
Tugrec-µ a écrit:
L'admissibilité visant à vérifiant la maîtrise des savoirs et des connaissances, il parait logique qu'un étudiant qui valide les tests de L1 et de L2, au sein d'un cursus spécifiquement fait pour préparer le concours, a bien le niveau de maîtrise nécessaire. Ou alors, il faudrait vraiment s’interroger sur la valeur de la Licence délivrée, in fine.
D'abord, il faut rappeler que la licence (qui signifie au départ "licence d'enseigner") ne s'obtient qu'au terme des trois années et non des deux premières. Et on n'a vraiment pas trop de ces trois années pour essayer de rattraper un peu la sauce… Dans mon université, les deux premières années de licence (L1-L2) sont clairement conçues comme un cycle de révision de tout ce qui devrait être connu des bacheliers mais ne l'est en réalité pas du tout. En L1, les 2/3 d'une promo de lettres (!!!) ne voient pas le sujet inversé dans "Au plafond pendaient des guirlandes". Le taux de 50% d'échec en L1 n'est pas un pur hasard… En L2, je mets au programme des exercices de conjugaison de type Bescherelle : croyez bien que ce n'est pas inutile. On commence vaguement à faire des choses de niveau universitaire en L1-L2, mais c'est vraiment en L3 que cela décolle : une fois que les étudiants qui n'ont rien à faire à l'université ont quitté le cursus, une fois qu'on a rattrapé ce qui pouvait l'être, et une fois qu'on récupère les meilleurs bacheliers après qu'ils ont fait un détour en CPGE.

Pour la valeur des diplômes, ne pas oublier que le ministère nous impose le triple système de la capitalisation, de la compensation et de la session de rattrapage, ce qui permet de masquer la misère, surtout quand on impose dans le cursus le "projet professionnel personnalisé", les stages etc. Si la nouvelle licence est pilotée par l'INSPE, effectivement j'ai les pires craintes quant au niveau du diplôme qui sera délivré. Les ECTS de sciences de l'éduk permettront de compenser les mauvaises notes dans les matières disciplinaires, et effectivement le diplôme ne vaudra pas grand'chose (de la même façon qu'aujourd'hui, un master MEEF ne vaut pas grand'chose comparé à un master recherche). Tout cela est très inquiétant.


Ce changement, avec le concours en L3 et le statut d'élève fonctionnaire, me fait penser au concours à la fin des classe prépa qui permettent d'intégrer une école d'ingé avec le statut (rémunéré) d'élève ingénieur fonctionnaire. Si cela fonctionne pour recruter et former des ingénieurs, pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour recruter des enseignants ?
Parce que les étudiants n'ont pas le niveau d'élèves de classes prépa sélectionnés sur dossier et qui acceptent de passer deux ans à travailler énormément pour rattraper tout ce qui n'a pas été fait dans le secondaire. Bon courage pour imposer ce rythme de travail aux futurs L1 MEEF…
En passant, il n'y a pas en CPGE de capitalisation, de compensation ni de session de rattrapage : si tu n'as pas le niveau, tu dégages.

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Anne_68
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par Anne_68 Lun 25 Mar 2024 - 7:31
@e-Wanderer +1  veneration Proposition de loi concours et formation des enseignants - Page 5 3124307355
Dans mon UFR, plus de rattrapage (on nous a dit que c'était une directive du ministère Proposition de loi concours et formation des enseignants - Page 5 3795679266) mais du contrôle continu pour toutes les matières (avec ce que cela implique pour les relations avec les étudiants et la concentration du travail de correction pendant les semaines de cours).Toutes les notes  se compensent dans une UE du semestre, et les semestres de la même année entre eux. De sorte que l'on peut valider les semestres, et obtenir une licence, même en étant très faible dans une matière principale. Proposition de loi concours et formation des enseignants - Page 5 1665347707 Et bien évidemment, s'il y a un taux d'échec de 35 à 50 % en L1, c'est que la maquette n'est pas suffisamment solide, et qu'il faut la modifier tous les 4 ou 5 ans. En réduisant le nombre d'heures s'il dépasse 500 par an ou 1500 pour le diplôme de licence. Car il est bien connu que la meilleure façon de faire progresser les étudiants de matières littéraires est de leur faire faire des "projets" et des stages...

Comme cela a déjà été dit, remplacer les épreuves d'admissibilité par un diplôme revient à remettre en cause le recrutement par un concours au niveau national.
profdoctoujours
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par profdoctoujours Lun 25 Mar 2024 - 12:03
Tugrec-µ a écrit:Pour le Second degré, il y aura toujours la possibilité de passer le concours avec une Licence disciplinaire.
Pour ceux qui poursuivent (en disciplinaire) jusqu'au Master, ils pourront la même année passer l'Agreg et le Concours Ensp.
S'ils ont l'Agreg, bravo.

S'ils ratent l'Agreg et ont le concours Ensp, ils rentrent tout de même dans le métier "progressivement", avec un salaire et rien ne les empêche de repasser l'Agreg en même temps qu'ils suivent le Master Ensp.

Pour les reconversions professionnels, ça demandera une année de plus que maintenant avant d'être en responsabilité, temps plein.
Un an de formation supplémentaire (rémunérée) avant de se jeter à l'eau dans le grain bain, ça ne me parait pas inopportun.

Par rapport à d'autres réponses, le concours ne disparait pas, même pour les Licences LPPE, ils doivent encore passer l'admission.
L'admissibilité visant à vérifiant la maîtrise des savoirs et des connaissances, il parait logique qu'un étudiant qui valide les tests de L1 et de L2, au sein d'un cursus spécifiquement fait pour préparer le concours, a bien le niveau de maîtrise nécessaire. Ou alors, il faudrait vraiment s’interroger sur la valeur de la Licence délivrée, in fine.

Ce changement, avec le concours en L3 et le statut d'élève fonctionnaire, me fait penser au concours à la fin des classe prépa qui permettent d'intégrer une école d'ingé avec le statut (rémunéré) d'élève ingénieur fonctionnaire. Si cela fonctionne pour recruter et former des ingénieurs, pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour recruter des enseignants ?

Pour avoir fait 3 ans de prépa, je pense pouvoir dire, sans dénigrer les autres formations, que le niveau n'est tout simplement pas le même. Mes dissertations étaient moins fournies et je bossais moins en Master, et pourtant j'avais la même note en dissertation. J'ai entendu mes camarades qui étaient à 10 ou 12 en prépa expliquer qu'à l'université, ils cartonnaient qvec des 15 ou des 18. Bien sûr il y a des connaissances à rattraper (par exemple pas de grammaire de façon poussée), mais ce n'est pas un souci pour les élèves de prépa qui ont l'habitude, et ça se fait assez vite d'après mon expérience. Et vu que les études en France adorent les plans en trois parties, et qu'après une prepa lettres on est capable d'en faire sur tout et n'importe quoi, on est au point sur le méthodologie en général. Pareil pour trouver des problématiques.

Maintenant, si les élèves de ces licences ont le même niveau que ceux qui sortent de prépa, mea culpabilité, mais ça m'étonnerait. Surtout que vu la nature du concours et de la formation, je pense que le contenu des cours sera pédagogique et pas seulement disciplinaire, ce qui n'est pas le cas en prépa. Ça va être difficile de rattraper pour des gens qui auront vu beaucoup de choses sur la pédagogie et moins sur la matière qu'ils doivent enseigner...

Iridiane
Iridiane
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par Iridiane Lun 25 Mar 2024 - 12:31
J'abonde dans le sens de Profdoctoujours - et je dénigre d'autant moins la formation de la fac que j'y enseigne, et que je m'y trouve très bien.
En lettres (je parle uniquement pour ma discipline), il est évident qu'un bon étudiant de prépa peut très bien avoir le niveau CAPES en sortant d'une hypokhâgne et d'une (de préférence deux) khâgne(s). Enfin, disons pour être plus précis que si le CAPES recrutait à un niveau normal, ça ne serait pas le cas: l'épreuve de langue est sur le papier exigeante en matière de connaissances lexicologiques et grammaticales, connaissances qu'un bon élève de prépa n'a pas. Idem pour la partie didactique : il faut bien maîtriser les programmes et là encore les notions de langue. Mais le niveau est tellement bas que même avec une mauvaise note à cette épreuve il est facile d'être admissible pour quelqu'un qui sort de prépa. A la fac, le niveau en licence est globalement très très faible. Le master MEEF actuel a ses défauts, et pas des moindres, mais il conserve une grosse partie de formation consacrée aux savoirs disciplinaires, et ces deux années permettent tant bien que mal de consolider certaines lacunes de nos étudiants. Par exemple, ceux qui pensent que Ronsard est un poète romantique ou qui confondent l'indicatif et l'impératif. Je donne ces exemples, qui sont vraiment la norme, en aucun cas sur le ton du mépris - je n'ai aucun mépris pour mes étudiants, plutôt envie de les aider et de déplorer la situation - mais en guise de preuve que, vraiment, à la fin de la L3, ils n'ont aucunement le niveau. Et ce n'est pas le baratin de l'INSPE (oups pardon de l'ENSP) qui va les aider à combler ces lacunes.
Ascagne
Ascagne
Grand sage

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par Ascagne Mer 27 Mar 2024 - 7:30
Un article de Marianne évoque les remarques des jurys de recrutement en ce qui concerne les concours pour enseigner en primaire :

https://www.marianne.net/societe/education/netflix-disney-marvel-le-manque-de-culture-generale-des-candidats-au-concours-d-instits-2023?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&Echobox=1711385037&fbclid=IwAR2x0kccvft4ZjySP048vPo-8l0-7b6HSTS5Z-HoOw-ZTqUiu0zfBOVkVtI#xtor=CS2-4

Les évaluateurs notent des lacunes en grammaire, orthographe et mathématiques chez certains candidats et déplorent une pauvreté des références culturelles : de nombreux aspirants professeurs citent des émissions de téléréalité ou des films de Disney et méconnaissent la culture littéraire et patrimoniale.
Charles-Maurice
Charles-Maurice
Niveau 9

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par Charles-Maurice Mer 27 Mar 2024 - 7:35
Iridiane a écrit:J'abonde dans le sens de Profdoctoujours - et je dénigre d'autant moins la formation de la fac que j'y enseigne, et que je m'y trouve très bien.
En lettres (je parle uniquement pour ma discipline), il est évident qu'un bon étudiant de prépa peut très bien avoir le niveau CAPES en sortant d'une hypokhâgne et d'une (de préférence deux) khâgne(s). Enfin, disons pour être plus précis que si le CAPES recrutait à un niveau normal, ça ne serait pas le cas: l'épreuve de langue est sur le papier exigeante en matière de connaissances lexicologiques et grammaticales, connaissances qu'un bon élève de prépa n'a pas. Idem pour la partie didactique : il faut bien maîtriser les programmes et là encore les notions de langue. Mais le niveau est tellement bas que même avec une mauvaise note à cette épreuve il est facile d'être admissible pour quelqu'un qui sort de prépa. A la fac, le niveau en licence est globalement très très faible. Le master MEEF actuel a ses défauts, et pas des moindres, mais il conserve une grosse partie de formation consacrée aux savoirs disciplinaires, et ces deux années permettent tant bien que mal de consolider certaines lacunes de nos étudiants. Par exemple, ceux qui pensent que Ronsard est un poète romantique ou qui confondent l'indicatif et l'impératif. Je donne ces exemples, qui sont vraiment la norme, en aucun cas sur le ton du mépris - je n'ai aucun mépris pour mes étudiants, plutôt envie de les aider et de déplorer la situation - mais en guise de preuve que, vraiment, à la fin de la L3, ils n'ont aucunement le niveau. Et ce n'est pas le baratin de l'INSPE (oups pardon de l'ENSP) qui va les aider à combler ces lacunes.
Les étudiants qui auraient le niveau requis préfèrent postuler dans les entreprises privées pour avoir salaires, carrière et considération. Ils sont intelligents, qui peut les en blâmer ?
Les vacances ne sont plus un argument suffisant, sans remise à niveau salarial, la chute ne sera pas endiguée.
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par Ergo Mar 2 Avr 2024 - 12:30
Communiqué du réseau des INSPE a écrit:Le jeudi 21 mars 2024, un document intitulé « les écoles normales du 21 ème siècle – Stratégie de formation et de recrutement des professeurs » a été largement diffusé sur les réseaux sociaux, puis relayé par la presse. Ce « document de travail », dont l’origine et le statut restent à préciser, a entraîné, au sein des INSPÉ, de vives inquiétudes et de très nombreuses interrogations.

En effet, ce projet fragilise la dimension universitaire de la formation des enseignants et des personnels d’éducation, et précarise l’ensemble des acteurs, tous statuts confondus, qui contribuent avec expertise à cette formation.

De plus, ce projet propose une licence avec des programmes imposés sans lien formation-recherche. Enfin, cette licence ne respecte pas les critères fondamentaux d’une licence universitaire tels que l’existence de passerelles pour les étudiants.

Dans ce contexte, le Réseau des INSPÉ demande de façon indissociable :

– Le maintien au sein des INSPÉ d’une formation initiale universitaire et professionnalisante de qualité et de haut niveau, qui prend appui sur la recherche et l’ouverture à l’international pour les futurs enseignants et CPE ;

– Le maintien d’équipes professionnelles pluricatégorielles pour une formation articulant apports théoriques et enseignements liés à la pratique des métiers du professorat et de l’éducation ;

– La sécurisation des postes des personnels, formateurs comme administratifs et techniques, indispensables au fonctionnement des INSPÉ.

Le Réseau s’interroge en particulier sur les perspectives des étudiants entrant en Master MEEF à la rentrée 2024 dans un master dont la finalité et le devenir sont incertains.

Très attaché à une formation universitaire et professionnelle de qualité au service de la réussite de tous les élèves, le Réseau des INSPÉ, non associé aux concertations en cours, rappelle qu’une reforme d’une telle ampleur doit s’appuyer sur l’expertise de tous les acteurs impliqués dans la formation initiale des enseignants depuis de nombreuses années. Se donner des outils et du temps pour installer et évaluer les effets d’une réforme reste la meilleure solution pour bâtir un avenir solide sur des réalités éprouvées.
https://www.reseau-inspe.fr/communique-du-reseau-des-inspe-paris-le-29-mars-2024/

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par Iridiane Mar 2 Avr 2024 - 13:10
Charles-Maurice a écrit:
Iridiane a écrit:J'abonde dans le sens de Profdoctoujours - et je dénigre d'autant moins la formation de la fac que j'y enseigne, et que je m'y trouve très bien.
En lettres (je parle uniquement pour ma discipline), il est évident qu'un bon étudiant de prépa peut très bien avoir le niveau CAPES en sortant d'une hypokhâgne et d'une (de préférence deux) khâgne(s). Enfin, disons pour être plus précis que si le CAPES recrutait à un niveau normal, ça ne serait pas le cas: l'épreuve de langue est sur le papier exigeante en matière de connaissances lexicologiques et grammaticales, connaissances qu'un bon élève de prépa n'a pas. Idem pour la partie didactique : il faut bien maîtriser les programmes et là encore les notions de langue. Mais le niveau est tellement bas que même avec une mauvaise note à cette épreuve il est facile d'être admissible pour quelqu'un qui sort de prépa. A la fac, le niveau en licence est globalement très très faible. Le master MEEF actuel a ses défauts, et pas des moindres, mais il conserve une grosse partie de formation consacrée aux savoirs disciplinaires, et ces deux années permettent tant bien que mal de consolider certaines lacunes de nos étudiants. Par exemple, ceux qui pensent que Ronsard est un poète romantique ou qui confondent l'indicatif et l'impératif. Je donne ces exemples, qui sont vraiment la norme, en aucun cas sur le ton du mépris - je n'ai aucun mépris pour mes étudiants, plutôt envie de les aider et de déplorer la situation - mais en guise de preuve que, vraiment, à la fin de la L3, ils n'ont aucunement le niveau. Et ce n'est pas le baratin de l'INSPE (oups pardon de l'ENSP) qui va les aider à combler ces lacunes.
Les étudiants qui auraient le niveau requis préfèrent postuler dans les entreprises privées pour avoir salaires, carrière et considération. Ils sont intelligents, qui peut les en blâmer ?
Les vacances ne sont plus un argument suffisant, sans remise à niveau salarial, la chute ne sera pas endiguée.

Il ne s’agit pas de les blâmer. Mais dans certaines disciplines, comme la mienne, force est de constater que les débouchés dans le privé ne sont pas non plus légion.
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par Aperçu par hasard Mar 2 Avr 2024 - 14:32
Iridiane a écrit:Et ce n'est pas le baratin de l'INSPE (oups pardon de l'ENSP) qui va les aider à combler ces lacunes.

Cette chose change encore de nom? Je suis vraiment largué... Proposition de loi concours et formation des enseignants - Page 5 3795679266
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par epekeina.tes.ousias Mar 2 Avr 2024 - 14:35
Non. Les services départementaux des routes et voiries ont prévenu : ras-le-bol de changer les panneaux et ça coûte une fortune. Désormais les réformes de nom se feront à acronyme constant.

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par Patience et raison Mar 2 Avr 2024 - 14:40
Rions un peu (je me répète peut-être mais)..
Le siège de l'INSPE de Créteil est desservi par un bus RATP: l'arrêt correspondant est "IUFM".
Juste avant d'arriver il y a un petit rond-point, lequel s'appelle (ou du moins jusqu'il y a quelques mois) "Rond-Point de l’École Normale".
(et je me demande si le panneau indiquant l'entrée ne mentionne pas l'ESPE mais ce serait persifler).

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Ambassadeur de Sparte à Byzance.
« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit » — Henri Lacordaire
« Quand le droit bavarde, le citoyen ne lui prête plus qu'une oreille distraite » — Rapport du Conseil d'État de 1991, De la sécurité juridique.

"Alors n’oubliez pas : si vous voulez vraiment être productifs, apprenez à travailler avec des outils qui font gagner du temps au lieu de tout refaire à la main. Mais si votre passion, c’est de ne surtout pas utiliser de livres déjà complets, et de réécrire votre propre truc à chaque fois parce que « Je préfère utiliser mes propres outils et je n’arrive pas à utiliser ceux des autres« , alors félicitations :
Vous êtes bons pour rejoindre l’Éducation Nationale française."  Odieux ***.
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par epekeina.tes.ousias Mar 2 Avr 2024 - 14:43
Patience et raison a écrit:Rions un peu (je me répète peut-être mais)..
Le siège de l'INSPE de Créteil est desservi par un bus RATP: l'arrêt correspondant est "IUFM".
Juste avant d'arriver il y a un petit rond-point, lequel s'appelle (ou du moins jusqu'il y a quelques mois) "Rond-Point de l’École Normale".
(et je me demande si le panneau indiquant l'entrée ne mentionne pas l'ESPE mais ce serait persifler).

C'est dire la lassitude des services départementaux ! On les comprend.

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par Aperçu par hasard Mar 2 Avr 2024 - 14:46
epekeina.tes.ousias a écrit:Non. Les services départementaux des routes et voiries ont prévenu : ras-le-bol de changer les panneaux et ça coûte une fortune. Désormais les réformes de nom se feront à acronyme constant.

En même temps, il faut reconnaître que c'est un savoir-faire qui se perdrait dans l'EN. L'acronymie créative me semble l'un des rares domaines où la fécondité et l'excellence de l'institution n'ont jamais connu d'éclipse.
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par Aperçu par hasard Mar 2 Avr 2024 - 14:49
Patience et raison a écrit:Rions un peu (je me répète peut-être mais)..
Le siège de l'INSPE de Créteil est desservi par un bus RATP: l'arrêt correspondant est "IUFM".
Juste avant d'arriver il y a un petit rond-point, lequel s'appelle (ou du moins jusqu'il y a quelques mois) "Rond-Point de l’École Normale".
(et je me demande si le panneau indiquant l'entrée ne mentionne pas l'ESPE mais ce serait persifler).

Ce palimpseste est fascinant. La preuve que l'EN, quoi qu'on en dise, c'est quand même quelque chose comme une culture.
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