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Le cours de philo. c'était :

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Delphes
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Votre rapport à la philo quand vous étiez élève ... - Page 8 Empty Re: Votre rapport à la philo quand vous étiez élève ...

par Delphes Sam 17 Nov 2012 - 13:55
Je garde plutôt un bon souvenir de mes cours de philo de term.
Les thématiques abordées étaient intéressantes dans l'ensemble.
La prof faisait preuve d'objectivité et ne faisait jamais référence à sa vie à l'inverse de certain prof de philo ( sans généraliser biensûr).
albertine02
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par albertine02 Sam 17 Nov 2012 - 14:03
ce qui m'a frappée pendant les 4 années pendant lesquelles j'ai fait de la philo (terminale A2 et 3 ans de prépa), c'est que mon goût pour la matière dépendait quasi exclusivement du professeur.
Je crois que j'e n'avais pas la maturité pour aimer la matière en tant que telle, parce que maintenant, j'aime la philo (pas de là à lire Hegel, mais tout de même).
Donc j'ai aimé un an sur deux, selon le prof.
Alcyone
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par Alcyone Sam 17 Nov 2012 - 14:07
Je garde un souvenir assez flou des cours de philosophie. Je ne comprenais pas tout. Mais, je sais que sur le moment, j'étais passionnée par ce que disait le prof. Il ne suivait absolument pas le programme, ce qui nous stressait énormément. Ses cours n'avait pas de plan précis. Il se contentait de nous expliquer les grandes théories (allégorie de la Caverne par exemple dont je garde un très grand souvenir) et de nous amener à la réflexion (Qu'est-ce que le Beau ? etc.). J'étais tellement intéressée qu'après les cours, je lisais certains philosophes : j'ai été bouleversée par la lecture de Sartre ou de Foucault. J'écrivais même des "pensées" philosophiques que je faisais partager à mes camarades d'internat. Bref, pour moi la découverte de la philosophie a été déterminante dans ma vie. Elle a chamboulé ma petite existence d'étudiante provinciale.
Telle une bouteille à la mer, je remercie pour cela mon professeur de philo maintenant à la retraite. I love you
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marx
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par marx Sam 17 Nov 2012 - 14:13
lene75 a écrit:
Ruthven a écrit:Une affirmation du type :"un argument d'autorité ne vaut que par la position de celui qui l'énonce" est inaudible ... J'ai un peu l'impression qu'il faut désormais en rester à la discussion des faits de société pour pouvoir capter leur attention (je ne parle pas de gros rebelles, mais d'élèves très scolaires).

La discussion est un peu périmée, mais si ça t'intéresse toujours, j'ai renoncé à faire ce genre de phrases. J'essaie de faire passer les idées autrement. En gros, pour ça, ça donne à peu près : "Que ce soit Kant ou votre grand-mère ou Bébert au café du commerce ou le prof de philo qui ait dit ça, pour moi, c'est pareil. C'est pas parce que c'est Kant qui l'a dit qu'il a raison. C'est pas parce qu'il s'appelle Kant qu'il a raison : moi je ne le crois pas, je ne vois pas pourquoi il aurait plus raison que votre grand-mère. Dans ces cas-là, dans la marge, je marquerai "argument d'autorité". Un argument d'autorité, ça a autant de valeur que votre avis personnel : aucun. Donc si vous reprenez ce que Kant a dit, je veux ses arguments. Mais si votre grand-mère dit des choses intéressantes, vous pouvez aussi défendre ses idées avec des arguments, vous n'êtes pas toujours obligés de citer un auteur." Enfin, c'est improvisé, je ne sais pas trop ce que je dis, mais c'est de ce genre-là.

Et pour capter l'attention, dans les classes sympas, je fais beaucoup de théâtre : j'essaie de les faire rire, je prends une certaine posture, je pratique l'ironie, je leur donne des faits faussement et parfois vraiment autobiographiques, suffisamment contradictoires pour qu'ils ne sachent pas sur quel pied danser, mais pour leur montrer que la philo se vit.

C'est aussi comme ça que je procède (et honnêtement, Ruthven, je trouve que ta phrase est pompeuse et complique inutilement le problème). Il s'agit de les faire penser et tous les coups sont permis. On ne peut pas s'en tenir à un discours doctoral de revue universitaire. Je ne comprends pas non plus pourquoi il faudrait faire la fine bouche et taire pudiquement les débats de société alors que c'est justement une des tâches de la philosophie d'éclaircir ces débats - et une des tâches du professeur de philosophie, à mon sens, de montrer en quoi ces "débats" actuels posent des problèmes profonds. Par exemple, le débat sur le mariage homosexuel pose le problème du droit à la différence, du besoin de reconnaissance, de la normalité, de la naturalité, de l'organisation sous-jacente des cultures entre un pôle masculin et un pôle féminin, du rôle de l'Etat, de la légitimité du religieux, du fondement de nos jugements moraux, etc.
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par Alcyone Sam 17 Nov 2012 - 14:21
Au bac de philo, une amie a cité Jean-Jacques Goldman. Elle a du très bien argumenter autour de ses propos car elle a eu 17/20.
Moi et mes citations de Nietzsche et Camus avons seulement obtenu 6/20. Un défaut d'argumentation je suppose.

Ceci dit je suis plutôt d'accord avec Ruthven sur le fait que les élèves s'intéressent en priorité - mais pas exclusivement - à ce qui les touche le plus. En français, c'est la même chose. Lorsque l'on fait une étude du Cid ou des Misérables, si on recontextualise les faits au XXIème siècle, ils comprennent beaucoup mieux les tenants et aboutissants d'une oeuvre. Mais n'est-ce pas une forme de démagogie ?
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marx
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par marx Sam 17 Nov 2012 - 14:34
Alcyone a écrit:Au bac de philo, une amie a cité Jean-Jacques Goldman. Elle a du très bien argumenter autour de ses propos car elle a eu 17/20.
Moi et mes citations de Nietzsche et Camus avons seulement obtenu 6/20. Un défaut d'argumentation je suppose.

Ceci dit je suis plutôt d'accord avec Ruthven sur le fait que les élèves s'intéressent en priorité - mais pas exclusivement - à ce qui les touche le plus. En français, c'est la même chose. Lorsque l'on fait une étude du Cid ou des Misérables, si on recontextualise les faits au XXIème siècle, ils comprennent beaucoup mieux les tenants et aboutissants d'une oeuvre. Mais n'est-ce pas une forme de démagogie ?

Actualiser n'est pas forcément tomber dans la fange. Le monde présent n'est pas haïssable, ou sans valeur, ou sans problèmes, ou sans intérêt, et je ne crois pas qu'un professeur doive apprendre aux élèves à vivre dans le passé, dans un monde uniquement peuplé de fantômes romanesques, de momies, de concepts désincarnés et cadavériques (pas plus qu'il ne faut les enfermer dans un présent sanctifié). Ce qui est franchement démago, c'est de réduire nos exigences, pas d'actualiser notre culture, surtout si on l'actualise dans un souci d'exigence, pour qu'ils apprennent mieux, et davantage.
La démagogie, par exemple, c'est de faire jouer la guerre de 14-18 aux gamins dans la salle de classe aux sons de la chevauchée des walkyries sous le prétexte de leur "faire comprendre" le passé. (J'ai une collègue d'histoire qui fait ça très bien...)
albertine02
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par albertine02 Sam 17 Nov 2012 - 14:36
marx a écrit:

La démagogie, par exemple, c'est de faire jouer la guerre de 14-18 aux gamins dans la salle de classe aux sons de la chevauchée des walkyries sous le prétexte de leur "faire comprendre" le passé. (J'ai une collègue d'histoire qui fait ça très bien...)


est-ce que tu peux expliquer et développer, s'il te plaît ?
ton propos m'intéresse et je veux être sûre de bien le saisir !
Raoul Volfoni
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par Raoul Volfoni Sam 17 Nov 2012 - 14:41
Tiens, je n'ai pas encore déversé mon fiel sur ce fil... curieux.

Je détestais la philo. J'avais un prof ennuyeux, je ne voyais pas l'intérêt de la discipline, j'avais l'impression de ne rien comprendre, et j'ai eu caisse sur caisse toute l'année (sauf au bac, 10/20). J'étais en L donc philo intensive... et rien que pour ça j'ai regretté d'être allée en L.
Il m'est resté une espèce d'angoisse, un sentiment de désarroi lorsqu'on aborde des questions philosophiques... Lorsqu'en fac (en maîtrise) nous avons traité de la philosophie de l'histoire, j'ai eu envie de pleurer ! :lol:
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InvitéO
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par InvitéO Sam 17 Nov 2012 - 14:54
marx a écrit:
Alcyone a écrit:Au bac de philo, une amie a cité Jean-Jacques Goldman. Elle a du très bien argumenter autour de ses propos car elle a eu 17/20.
Moi et mes citations de Nietzsche et Camus avons seulement obtenu 6/20. Un défaut d'argumentation je suppose.

Ceci dit je suis plutôt d'accord avec Ruthven sur le fait que les élèves s'intéressent en priorité - mais pas exclusivement - à ce qui les touche le plus. En français, c'est la même chose. Lorsque l'on fait une étude du Cid ou des Misérables, si on recontextualise les faits au XXIème siècle, ils comprennent beaucoup mieux les tenants et aboutissants d'une oeuvre. Mais n'est-ce pas une forme de démagogie ?

Actualiser n'est pas forcément tomber dans la fange. Le monde présent n'est pas haïssable, ou sans valeur, ou sans problèmes, ou sans intérêt, et je ne crois pas qu'un professeur doive apprendre aux élèves à vivre dans le passé, dans un monde uniquement peuplé de fantômes romanesques, de momies, de concepts désincarnés et cadavériques (pas plus qu'il ne faut les enfermer dans un présent sanctifié). Ce qui est franchement démago, c'est de réduire nos exigences, pas d'actualiser notre culture, surtout si on l'actualise dans un souci d'exigence, pour qu'ils apprennent mieux, et davantage.
La démagogie, par exemple, c'est de faire jouer la guerre de 14-18 aux gamins dans la salle de classe aux sons de la chevauchée des walkyries sous le prétexte de leur "faire comprendre" le passé. (J'ai une collègue d'histoire qui fait ça très bien...)

Mais comment "actualise"t-on Le Cid et les Misérables?, ils étaient compréhensibles par rapport à une idéologie et un contexte social, voire un langage qui ont bien changé. Quelles que soient les études que l'on effectue sur le contexte de l'époque, on ne saisit le texte qu'à partir de celle ou nous vivons, il nous apparaîtra toujours étranger dans un sens, mais avec aussi toujours une forme d'actualité qui saute aux yeux ou plus cachée et qu'il n'est pas besoin de chercher dans je ne sais quelle recontextualisation artificielle. (cela me fait penser à toutes ces "recontextualisations qu'affectionnent les metteurs en scène d'opéra, Fidélio et le nazisme, Cosi fan Tutte dans un bordel etc.)
D'autre part, pourquoi faudrait-il être "actuel" à tout prix, et je retombe sur un thème philosophique classique. Est-ce que ce n'est pas à nous à leur faire découvrir des choses vers lesquelles ils ne seraient pas allées spontanément?
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marx
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par marx Sam 17 Nov 2012 - 16:50
albertine02 a écrit:
marx a écrit:

La démagogie, par exemple, c'est de faire jouer la guerre de 14-18 aux gamins dans la salle de classe aux sons de la chevauchée des walkyries sous le prétexte de leur "faire comprendre" le passé. (J'ai une collègue d'histoire qui fait ça très bien...)


est-ce que tu peux expliquer et développer, s'il te plaît ?
ton propos m'intéresse et je veux être sûre de bien le saisir !

Je pense avoir été limpide comme du Volvic.
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marx
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par marx Sam 17 Nov 2012 - 17:06
Oriane a écrit:
marx a écrit:
Alcyone a écrit:Au bac de philo, une amie a cité Jean-Jacques Goldman. Elle a du très bien argumenter autour de ses propos car elle a eu 17/20.
Moi et mes citations de Nietzsche et Camus avons seulement obtenu 6/20. Un défaut d'argumentation je suppose.

Ceci dit je suis plutôt d'accord avec Ruthven sur le fait que les élèves s'intéressent en priorité - mais pas exclusivement - à ce qui les touche le plus. En français, c'est la même chose. Lorsque l'on fait une étude du Cid ou des Misérables, si on recontextualise les faits au XXIème siècle, ils comprennent beaucoup mieux les tenants et aboutissants d'une oeuvre. Mais n'est-ce pas une forme de démagogie ?

Actualiser n'est pas forcément tomber dans la fange. Le monde présent n'est pas haïssable, ou sans valeur, ou sans problèmes, ou sans intérêt, et je ne crois pas qu'un professeur doive apprendre aux élèves à vivre dans le passé, dans un monde uniquement peuplé de fantômes romanesques, de momies, de concepts désincarnés et cadavériques (pas plus qu'il ne faut les enfermer dans un présent sanctifié). Ce qui est franchement démago, c'est de réduire nos exigences, pas d'actualiser notre culture, surtout si on l'actualise dans un souci d'exigence, pour qu'ils apprennent mieux, et davantage.
La démagogie, par exemple, c'est de faire jouer la guerre de 14-18 aux gamins dans la salle de classe aux sons de la chevauchée des walkyries sous le prétexte de leur "faire comprendre" le passé. (J'ai une collègue d'histoire qui fait ça très bien...)

Mais comment "actualise"t-on Le Cid et les Misérables?, ils étaient compréhensibles par rapport à une idéologie et un contexte social, voire un langage qui ont bien changé. Quelles que soient les études que l'on effectue sur le contexte de l'époque, on ne saisit le texte qu'à partir de celle ou nous vivons, il nous apparaîtra toujours étranger dans un sens, mais avec aussi toujours une forme d'actualité qui saute aux yeux ou plus cachée et qu'il n'est pas besoin de chercher dans je ne sais quelle recontextualisation artificielle. (cela me fait penser à toutes ces "recontextualisations qu'affectionnent les metteurs en scène d'opéra, Fidélio et le nazisme, Cosi fan Tutte dans un bordel etc.)
D'autre part, pourquoi faudrait-il être "actuel" à tout prix, et je retombe sur un thème philosophique classique. Est-ce que ce n'est pas à nous à leur faire découvrir des choses vers lesquelles ils ne seraient pas allées spontanément?

Actualiser, à mon sens, c'est rendre actuel, ce n'est donc pas "moderniser" ou "recontextualiser" ou rejouer une pièce à la sauce de la dernière mode parisienne en faisant rapper Smaïn ou crier J-J Goldmann. Et rendre actuel c'est rendre présent, vivant, ce qui implique de mettre en lumière dans l'expérience commune des élèves des échos du passé.
lene75
lene75
Prophète

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par lene75 Sam 17 Nov 2012 - 17:36
De toute manière, à partir du moment où ce qu'on fait, ce n'est pas de l'histoire de la philosophie mais de la philosophie, c'est bien au présent et pas au passé qu'il faut leur apprendre à réfléchir, sans pour autant bien sûr rejeter les réflexions du passé qui éclairent le présent. Le plus beau compliment qu'un élève puisse faire à son prof de philo, ce n'est pas de lui dire que le cours l'a intéressé, mais qu'il a changé sa manière de voir le monde ou sa vie. Certains l'ont dit, d'ailleurs, sur ce fil. Certains de mes élèves me l'ont dit aussi, et c'est en grande partie pour ça que je continue, sans baisser mes exigences, parce que je sais que je ne me bats pas en vain. C'est peut-être aussi pour ça que la personne du prof importe autant, parce qu'il ne décrit pas un objet de musée qui lui serait extérieur : il est nécessairement personnellement investi dans sa pensée (même quand il n'y parle pas de lui). C'est ce que la fille de Un heureux événement n'a pas compris, que la réflexion philosophique éclaire la vie et que la vie nourrit la réflexion philosophique.

_________________
Une classe, c'est comme une boîte de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber...
pop-corn
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par pop-corn Sam 17 Nov 2012 - 18:33
J'ai mis la 1, j'ai jamais rien compris à la philo (d'ailleurs encore maintenant..), j'ai eu 5/20 toute l'année et 5/20 au bac, heureusement je passais un Bac C
Méréthide
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par Méréthide Sam 17 Nov 2012 - 19:24
Réponse 1 ... J'ai décidé d’arrêter de porter du crédit à ma prof quand elle a confondu Jules César et Alexandre le Grand ...
J'ai donc eu du temps pour dessiner tout en prenant de façon studieuse des notes. A la fac ça m'a bien servi.
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User5899
Demi-dieu

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par User5899 Sam 17 Nov 2012 - 21:12
Fesseur Pro a écrit:Je me suis toujours barbé en cours de philo.
( Terminale littéraire pourtant )
Nous chantions tranquillement en fond de classe ou nous jouions aux cartes...
Aucun souvenir du contenu des cours...
Ca explique que plus tard, vous défendiez les HVC... Razz
Hervé Hervé
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par Hervé Hervé Sam 17 Nov 2012 - 21:15
Méréthide a écrit:Réponse 1 ... J'ai décidé d’arrêter de porter du crédit à ma prof quand elle a confondu Jules César et Alexandre le Grand ...
J'ai donc eu du temps pour dessiner tout en prenant de façon studieuse des notes. A la fac ça m'a bien servi.


C'est vrai que les bons profs ne se trompent jamais...

_________________
« Et je demande aux économistes politiques, aux moralistes, s’ils ont déjà calculé le nombre d’individus qu’il est nécessaire de condamner à la misère, à un travail disproportionné, au découragement, à l’infantilisation, à une ignorance crapuleuse, à une détresse invincible, à la pénurie absolue, pour produire un riche ? » (Almeida Garrett cité parJosé Saramago).
Dedale
Dedale
Niveau 9

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par Dedale Dim 18 Nov 2012 - 3:22
lene75 a écrit:
Dedale a écrit:ce qui allait à l'encontre d'un mode de pensée "scientifique" ou l'on part d'hypothèse et ou l'on aboutit à une conclusion, unique vérité possible car obtenue par des éléments de
preuve incontestables.
Il faut effectivement que tu révises tes cours d'épitémo, les histoires de changements de paradigmes, tout ça Votre rapport à la philo quand vous étiez élève ... - Page 8 79383 Ah la preuve incontestable du scientifique Razz

C'est bien simple, je n'en ai jamais eu ... et c'est tout à fait regrettable! Nous abordions des sujets n'ayant aucune affiliation "scientifique" notable.
Quant à la fameuse preuve du scientifique, pourrais-tu m'expliquer (brièvement^^) en quoi elle n'est pas absolue? Ma curiosité a été chatouillée! Wink
Kak
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par Kak Dim 18 Nov 2012 - 7:10
J'ai répondu 1; j'ai détesté la philosophie sauf certains auteurs.
Je crois aussi que mon professeur de terminal n'était pas des plus passionnantes ni des plus convaincues par ce qu'elle racontait (difficile de fait passer L'avenir d'une illusion de Freud quand on est certes prof de philo mais aussi catholique pratiquante!). J'ai eu entre 6 et 8 toute l'année mais 14 au bac...
En prépa, les cours étaient plus intéressants mais je n'y comprenais rien.
Méréthide
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par Méréthide Dim 18 Nov 2012 - 11:35
Hervé Hervé a écrit:
Méréthide a écrit:Réponse 1 ... J'ai décidé d’arrêter de porter du crédit à ma prof quand elle a confondu Jules César et Alexandre le Grand ...
J'ai donc eu du temps pour dessiner tout en prenant de façon studieuse des notes. A la fac ça m'a bien servi.


C'est vrai que les bons profs ne se trompent jamais...

Un bon prof quand il se trompe et qu'il s'en rend compte (ce qui, vu l'histoire, aurait du faire tilt et pas que chez les hellénistes de la classe) le dit ! Les erratum ne sont pas dispo que pour la presse.

Bon après, il est vrai qu'on aurait pu lui signaler, mais on a rarement pu l’arrêter dans ses longs monologues pour participer.
kiwi
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Guide spirituel

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par kiwi Dim 18 Nov 2012 - 13:24
Bon, je développe un peu concernant mes cours de philo :
J'ai voté la proposition n°1. Peut-être que c'est bien, la philo... Sauf qu'avec le prof que j'ai eu, impossible à dire. Le stéréotype du prof blasé et dépressif, qui n'en a rien à faire de ses élèves. Un bazar monstre pendant le cours, mais un prof qui s'en fiche puisque il était philosophe et considérait son travail comme purement alimentaire. On a travaillé 3 thèmes dans l'année, dont deux le mois précédant le bac. On a fait deux dissertations, rendues 3mois après, aucun commentaire. Évidemment au bac, je suis tombée sur des disserts et un commentaire ne portant sur aucun des trois thèmes faits en cours. J'ai pris le commentaire. Remarquez, ça m'a sans doute bien servie de ne rien avoir fait car au moins, j'ai fourni ma propre réflexion. Ma prose aidant, j'ai eu 14. Pas si mal pour quelqu'un n'ayant rien appris de l'année, ni auteur, ni concept, ni méthode.

Ce que je pense de la philo, ayant eu un prof incompétent pendant un an et n'ayant plus jamais fait de philo depuis?
-J'ai l'impression que c'est la seule matière pour laquelle le travail ne paie pas. Un pote d'une autre classe a beaucoup travaillé ses cours et a eu 8 au bac. Je n'ai rien fichu de l'année, me suis pointée en touriste et j'ai 14.
-J'ai aussi l'impression qu'il n'y a pas de "barème" en philo. Je ne comprends pas les critères de notation en fait. Mon pote de l'autre classe a eu 8 au bac, quand il a eu 17 toute l'année. Un tel écart, c'est quand même étonnant. Peut-être que son prof sur-notait aussi, c'est possible.
-C'est très verbeux. Des phrases à rallonge qui ne font pas sens, beaucoup de blabla peu compréhensible des élèves, même de terminale.

C'est dommage en fait qu'à cause de cet enseignant, je sois totalement passée à côté de la matière. Pourtant, contrairement à beaucoup, je n'avais pas d'a priori sur la matière en début de terminale. Maintenant, c'est devenue totalement abscons. :|

Clarinette
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Grand Maître

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par Clarinette Dim 18 Nov 2012 - 13:39
Ce n'est pas la première fois que je me fais la réflexion, mais manifestement, je me suis toujours intéressée davantage aux disciplines qu'aux profs qui l'enseignaient : la majorité de mes profs d'anglais étaient vraiment mauvais, et pourtant, je voue à cette langue un amour immodéré depuis le collège.
Je me souviens m'être régalée en seconde en découvrant Phèdre, entre autres, avec un prof ignoble, sadique, et unanimement détesté.
Idem pour la philo : mauvais prof, mais éblouissement devant le chatoiement des idées.

A l'inverse, j'avais décidé en fin de troisième que je n'aimais pas les maths, et je n'ai plus jamais travaillé dans cette matière (je m'y suis remise avec un stupéfiant plaisir à l'IUFM) : pourtant, j'ai eu en seconde un prof adorable, qui a tout fait pour me rendre les maths captivantes, en vain.

Suis-je la seule ici dans ce cas, à avoir à ce point dissocié prof et discipline ? Votre rapport à la philo quand vous étiez élève ... - Page 8 3795679266
kiwi
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Guide spirituel

Votre rapport à la philo quand vous étiez élève ... - Page 8 Empty Re: Votre rapport à la philo quand vous étiez élève ...

par kiwi Dim 18 Nov 2012 - 13:50
Clarinette a écrit:Ce n'est pas la première fois que je me fais la réflexion, mais manifestement, je me suis toujours intéressée davantage aux disciplines qu'aux profs qui l'enseignaient : la majorité de mes profs d'anglais étaient vraiment mauvais, et pourtant, je voue à cette langue un amour immodéré depuis le collège.
Je me souviens m'être régalée en seconde en découvrant Phèdre, entre autres, avec un prof ignoble, sadique, et unanimement détesté.
Idem pour la philo : mauvais prof, mais éblouissement devant le chatoiement des idées.

A l'inverse, j'avais décidé en fin de troisième que je n'aimais pas les maths, et je n'ai plus jamais travaillé dans cette matière (je m'y suis remise avec un stupéfiant plaisir à l'IUFM) : pourtant, j'ai eu en seconde un prof adorable, qui a tout fait pour me rendre les maths captivantes, en vain.

Suis-je la seule ici dans ce cas, à avoir à ce point dissocié prof et discipline ? Votre rapport à la philo quand vous étiez élève ... - Page 8 3795679266

Je pense qu'arrivé au lycée, un élève est capable de faire la différence entre le prof et la discipline. Un prof sympa ne fait pas forcément de bons cours et vis versa. Mais pour apprécier une discipline, il faut encore avoir un peu de contenu... Toi tu as aimé Phèdre parce que ce prof avait fait un bon cours sur Phèdre. Tu peux faire fie de la personnalité du prof à condition que tu aies de la matière. Quand tu n'as pas de matière, et qu'en plus la personnalité du prof fait que tu ne l'aimes pas, difficile dans ces conditions d'aimer la discipline.
Clarinette
Clarinette
Grand Maître

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par Clarinette Dim 18 Nov 2012 - 13:54
Ta remarque est juste, mais en l'occurrence, je pense que le cours sur Phèdre n'était pas meilleur que les autres : la langue de Racine m'a apparemment suffi sans avoir besoin de médiateur.
Méréthide
Méréthide
Habitué du forum

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par Méréthide Dim 18 Nov 2012 - 14:02
Je ne sais pas trop Clarinette. En arrivant en Tle je m'étais fait de folle idée de cette matière" où l'on réfléchit par soit même".
Je pensais retrouver des grands personnages qui ont fait vivre mes cours de grec en 3eme.

Douche froide dès le 1er cours et la présentation de l'épreuve. On ne devait pas penser par nous même mais retranscrire la pensée d'autres sur le thème donné la dissert.

Les cours magistraux proposés ne m'ont pas emballés, malgré le fait que je me suis appliquée à faire chaque devoir avec autant de soin et de rigueur qu'il m'était possible de fournir.
J'ai même du faire partit des rares de la classe à lire les oeuvres qu'elle nous avait demandé sans aller chercher un résumé expliqué sur le net.

-J'ai l'impression que c'est la seule matière pour laquelle le travail ne paie pas. Un pote d'une autre classe a beaucoup travaillé ses cours et a eu 8 au bac. Je n'ai rien fichu de l'année, me suis pointée en touriste et j'ai 14.
J'ai exactement eu la même sensation lors de la récupération des notes du bac :/
Clarinette
Clarinette
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par Clarinette Dim 18 Nov 2012 - 14:08
Méréthide a écrit:Je ne sais pas trop Clarinette. En arrivant en Tle je m'étais fait de folle idée de cette matière" où l'on réfléchit par soit même".
Je pensais retrouver des grands personnages qui ont fait vivre mes cours de grec en 3eme.

Douche froide dès le 1er cours et la présentation de l'épreuve. On ne devait pas penser par nous même mais retranscrire la pensée d'autres sur le thème donné la dissert.
Justement, moi, en bonne et indécrottable littéraire, ce que j'ai adoré en philo, c'est découvrir les textes. J'avais bien conscience qu'à côté de ces grands penseurs, nos réflexions de grands adolescents étaient sans doute ras-les-pâquerettes. Ça ne m'a pas empêchée d'avoir de bonnes notes pendant l'année et au bac, mais quand je relis ma copie, je ris ! :lol:
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par Malaga Dim 18 Nov 2012 - 17:37
Je n'ai fait qu'une seule année de philosophie, en Terminale ES. J'avais un jeune prof qui a été plusieurs fois débordé par ses élèves. Nous n'étions pas tellement studieux et ses cours étaient assez désordonnés. Je dois donc dire que je suis totalement passée à côté de cette matière pour laquelle je n'ai pas travaillé de l'année.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir travaillé sur des textes durant l'année mais plutôt sur des concepts sur lesquels le professeur parlait. Nos cours étaient totalement magistraux.
J'ai eu néanmoins une bonne note au bac (13) avec le sujet suivant: "donner pour recevoir, est-ce le principe de tout échange ?". Mais j'ignore comment j'ai eu cette bonne note !

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J'utilise des satellites coûtant plusieurs millions de dollars pour chercher des boîtes Tupperware dans la forêt ; et toi, c'est quoi ton hobby ?
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