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Provence
Enchanteur

Re: Insultes

par Provence le Ven 26 Fév 2016 - 20:35
@Sei a écrit:Pfff, j'imagine le ridicule de la situation : tu m'as insultée dans mon dos, je suis outrée, je vais demander une grosse sanction !

Au moins, que ce soit la surveillante qui gère le bousin.

Je ne vois pas en quoi la situation serait ridicule. Et il n'est pas question d'être outré, mais d'avoir un peu de dignité.

J'ai lu hier, sur une table: "X (nom d'une collègue), sale ***".
Je vais faire un rapport d'incident (on peut retrouver l'élève) et je pense bien que le gamin sera sanctionné par une exclusion. Je ne suis pas personnellement outrée, la collègue non plus. Mais ce n'est pas une serpillière sur laquelle on s'essuie les pieds, sous prétexte qu'elle n'est pas là.
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Tamerlan
Modérateur

Re: Insultes

par Tamerlan le Ven 26 Fév 2016 - 20:48
Je pense que c'est effectivement à la vie scolaire de s'occuper de l'affaire. La surveillante fait un rapport sur ce qu'elle a entendu. Il n'y a rien à discuter sur sa parole. Le CPE transmet à la direction qui sanctionne. Le professeur n'a pas à intervenir dans cette histoire.

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“Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.”
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Sei
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Re: Insultes

par Sei le Ven 26 Fév 2016 - 20:54
@Provence a écrit:
@Sei a écrit:Pfff, j'imagine le ridicule de la situation : tu m'as insultée dans mon dos, je suis outrée, je vais demander une grosse sanction !

Au moins, que ce soit la surveillante qui gère le bousin.

Je ne vois pas en quoi la situation serait ridicule. Et il n'est pas question d'être outré, mais d'avoir un peu de dignité.

J'ai lu hier, sur une table: "X (nom d'une collègue), sale ***".
Je vais faire un rapport d'incident (on peut retrouver l'élève) et je pense bien que le gamin sera sanctionné par une exclusion. Je ne suis pas personnellement outrée, la collègue non plus. Mais ce n'est pas une serpillière sur laquelle on s'essuie les pieds, sous prétexte qu'elle n'est pas là.

La situation n'est pas du tout comparable. D'une part, c'est toi qui fais le rapport et non ta collègue, d'autre part, l'insulte a été écrite, et elle peut donc être vue par tous.

Bref, heureusement que je mesure pas ma dignité à l'aune des insultes proférées par les élèves dans mon dos.
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Provence
Enchanteur

Re: Insultes

par Provence le Ven 26 Fév 2016 - 20:58
Et l'insulte a été entendue par quelqu'un à qui il revient de rédiger le rapport...
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Tamerlan
Modérateur

Re: Insultes

par Tamerlan le Ven 26 Fév 2016 - 21:00
La question n'est pas que l'élève ait proféré une insulte mais qu'elle puisse avoir été entendue par un adulte et qu'il n'y ait pas de conséquences.

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Sei
Monarque

Re: Insultes

par Sei le Ven 26 Fév 2016 - 21:08
Oui, oui, c'est pour ça que j'écrivais "Au moins, que ce soit la surveillante qui gère le bousin." Mais je persiste à penser que puisque ça n'a pas été géré immédiatement, il est inapproprié d'aller rechercher l'élève pour un mot qui lui a échappé dans sa colère avec le grand bazar du rapport et de la sanction d'exclusion. Ça donne du faste là où il n'y avait que de la médiocrité.
S'il faut faire quelque chose, cela peut rester à l'échelle de la vie scolaire. Le CPE pourrait recevoir l'élève, lui dire que le surveillant lui a rapporté ce qu'il s'est passé, et qu'il a décidé de le mettre en retenue (ou autre).
lamorduedhistoire25
Niveau 5

Re: Insultes

par lamorduedhistoire25 le Ven 9 Fév 2018 - 15:15
Je fais remonter ce post car voilà trois semaines maintenant que j'enseigne en qualité de contractuelle et j'ai déjà eu droit à de sacrés dérapages dont des insultes. J'ai donc été amenée à devoir porter plainte contre une élève, rédiger de nombreux rapports pour tous ces incidents, exclure des élèves de cours, sanctionner d'autres avec des heures de colle pour triche à un devoir sur table et j'en passe, prévenir la CPE et le proviseur.

Par ailleurs un élève carrément gonflé et doté d'un aplomb déconcertant est venu me voir pour me demander des comptes sur des sanctions que je lui avais infligées et m'avait en plus demandé des infos sur la plainte en cours puisqu'il avait fini par savoir qu'une plainte avait été déposée. Sauf qu'il n'est même pas concerné, donc je l'ai renvoyé manu militari dans ses cordes pour ces deux motifs, j'ai appelé les parents pour les informer et leur dire que cette conduite est intolérable. Cet élève avait d'autant plus un fieffé culot puisqu'il était revenue à la charge l'après midi à la fin du cours pour me demander à nouveau des explications jusqu'à colporter des ragots innommables à savoir que je l'avais insulté de porc. Il est paresseux, a un niveau catastrophique, sèche les cours et j'en passe. Dans cette classe, il fait partie des meneurs qui me pourrissent le cours. Par ailleurs, le jour de son exclusion, il avait en effet mangé en classe (ce qui est interdit), prétend qu'il est diabétique alors que je n'ai aucun certificat médical (je dois encore vérifier ça avec l'infirmière lundi) qui l'atteste et avait laissé volontairement ses déchets lors de son exclusion, ce qui pour moi est absolument inadmissible. J'ai de toutes les façons rédigé un rapport d'incident pour garder une trace écrite. J'ai discuté avec la proviseure adjointe qui m'a conseillé de prendre de la distance et de ne surtout pas répondre et rentrer dans des justifications, car sinon les polémiques ne cesseront jamais.

Comment gérez vous cette situation et surtout comment rester zen face à tout ça car j'avoue que nerveusement c'est lourd ?! Je précise que j'ai commencé récemment en tant que contractuelle, c'est mon tout premier poste, je suis en lycée pro et je remplace quelqu'un qui est malade depuis des années. Avez-vous des conseils à me prodiguer pour ne pas craquer et gérer au mieux cette situation ? Car parmi ces teignes, certains seraient bien heureux que je démissionne et il en est hors de question que je leur donne raison..... abi
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Eleven
Fidèle du forum

Re: Insultes

par Eleven le Ven 9 Fév 2018 - 17:54
@lamorduedhistoire25 a écrit:Je fais remonter ce post car voilà trois semaines maintenant que j'enseigne en qualité de contractuelle et j'ai déjà eu droit à de sacrés dérapages dont des insultes. J'ai donc été amenée à devoir porter plainte contre une élève, rédiger de nombreux rapports pour tous ces incidents, exclure des élèves de cours, sanctionner d'autres avec des heures de colle pour triche à un devoir sur table et j'en passe, prévenir la CPE et le proviseur.

Par ailleurs un élève carrément gonflé et doté d'un aplomb déconcertant est venu me voir pour me demander des comptes sur des sanctions que je lui avais infligées et m'avait en plus demandé des infos sur la plainte en cours puisqu'il avait fini par savoir qu'une plainte avait été déposée. Sauf qu'il n'est même pas concerné, donc je l'ai renvoyé manu militari dans ses cordes pour ces deux motifs, j'ai appelé les parents pour les informer et leur dire que cette conduite est intolérable. Cet élève avait d'autant plus un fieffé culot puisqu'il était revenue à la charge l'après midi à la fin du cours pour me demander à nouveau des explications jusqu'à colporter des ragots innommables à savoir que je l'avais insulté de porc. Il est paresseux, a un niveau catastrophique, sèche les cours et j'en passe. Dans cette classe, il fait partie des meneurs qui me pourrissent le cours. Par ailleurs, le jour de son exclusion, il avait en effet mangé en classe (ce qui est interdit), prétend qu'il est diabétique alors que je n'ai aucun certificat médical (je dois encore vérifier ça avec l'infirmière lundi) qui l'atteste et avait laissé volontairement ses déchets lors de son exclusion, ce qui pour moi est absolument inadmissible. J'ai de toutes les façons rédigé un rapport d'incident pour garder une trace écrite. J'ai discuté avec la proviseure adjointe qui m'a conseillé de prendre de la distance et de ne surtout pas répondre et rentrer dans des justifications, car sinon les polémiques ne cesseront jamais.

Comment gérez vous cette situation et surtout comment rester zen face à tout ça car j'avoue que nerveusement c'est lourd ?! Je précise que j'ai commencé récemment en tant que contractuelle, c'est mon tout premier poste, je suis en lycée pro et je remplace quelqu'un qui est malade depuis des années. Avez-vous des conseils à me prodiguer pour ne pas craquer et gérer au mieux cette situation ? Car parmi ces teignes, certains seraient bien heureux que je démissionne et il en est hors de question que je leur donne raison..... abi


Bonjour, je n'ai jamais été dans ta situation, je n'ai encore jamais été insultée, mais tu as fais le bon choix c'est à dire porter plainte.
Tu fais bien ton travail c'est à dire que tu fais des rapports et tu mets des heures de retenue. La proviseure adjointe t'as bien conseillé, je ne saurai te donner d'autres conseils, à part prendre BEAUCOUP de recul, ne le prend pas pour toi, c'est ton rôle de professeur qui est malmené pas ta propre personne. Tu à l'air de faire ce qu'il faut. Il faut essayer de garder ton calme dans les situations les plus délicates. Courage !


_________________
2015-2016 : Première année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
2016-2017 : Deuxième année contractuelle : troisièmes, quatrièmes et cinquièmes.
2017-2018 : Troisième année contractuelle : sixièmes, cinquièmes.
marcerette
Niveau 2

Re: Insultes

par marcerette le Ven 9 Fév 2018 - 17:56
Ça m'est déjà arrivée de me faire insulter aussi. Quand c'est comme ça, je me dis que c'est pas moi qu'ils insultent, mais la prof de physique. Les élèves ne te connaissent pas.
Je sais que ça n'excuse rien, mais ça m'a permis de prendre un peu de distance.

édit : tiens quelqu'un a dit pareil il y a quelques minutes.
lamorduedhistoire25
Niveau 5

Re: Insultes

par lamorduedhistoire25 le Ven 9 Fév 2018 - 20:49
En tout cas merci déjà de votre soutien. Franchement avec cette classe je rentre toujours avec la boule au ventre en cours. J'ai aussi peur de voir ma voiture en miettes par mesquinerie d'autant plus qu' il s'agit de la voiture de mes parents. Mais bon sur les 6 classes que j'ai, seuls 3 voire 4 énergumènes me pourrissent la vie. Dans l'ensemble franchement je m'en sors pas trop mal du tout. Je découvre les bonheurs modestes et les gros aléas de la vie de prof.
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Eleven
Fidèle du forum

Re: Insultes

par Eleven le Ven 9 Fév 2018 - 21:00
Je n'ai jamais enseigné en lycée pro, tu as eu le courage d'accepter, c'est ton premier poste fais de ton mieux, tout ne s'apprend pas du jour au lendemain dans ce métier, c'est ma troisième année et j'ai encore pas mal de choses à apprendre. Essaie de penser aux bons moments et de prendre du recul avec les mauvais côtés. Ta voiture n'est pas en sécurité dans un parking ?
Courage !

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lamorduedhistoire25
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Re: Insultes

par lamorduedhistoire25 le Ven 9 Fév 2018 - 21:06
Si Si, je crois même qu' il y a des caméras.... Mais bon sait-on jamais. Je suis incapable de faire confiance à ces phénomènes qui peuvent pour certains s'avérer très hypocrites....
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Eleven
Fidèle du forum

Re: Insultes

par Eleven le Ven 9 Fév 2018 - 21:10
D'accord s'il y a des caméras, c'est déjà rassurant. Dans tous les cas, courage et n'hésite pas à poster sur Néo si tu as besoin de conseils (de professeurs plus expérimentés que moi) ou de soutien.

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Aiôn
Niveau 6

Re: Insultes

par Aiôn le Ven 9 Fév 2018 - 22:46
Comme concitoyen je te remercie d'accepter d'essayer d'enseigner à ces jeunes . Je pèse le mot essayer parce que les résultats sont loin d'être garantis quand il faut porter plainte dans les trois premières semaines de cours. Ce sont des conditions qui semblent, comment dire, plutôt hardcore pour débuter dans l'enseignement. Il est sidérant que ce soit habituel. Je n'ai pas non plus fait de lycée pro mais je vois bien ce que c'est que d'aller en cours la boule au ventre, et je dirais qu'il faut faire attention à ne pas trouver ça normal. C'est le signe physique qu'on en prend trop sur soi. L'important dans cette situation me semble qu'à la fin tu ailles bien. L’Éducation Nationale a pour mauvaise habitude d'envoyer des bataillons de jeunes enseignants au casse-pipe. C'est dangereux. Il faut faire attention à soi, chercher des appuis solides et ne pas hésiter à s'arrêter un moment en cas de début de burn-out.
lamorduedhistoire25
Niveau 5

Re: Insultes

par lamorduedhistoire25 le Ven 9 Fév 2018 - 23:37
Je comprends. La proviseure adjointe me conseille de prendre de la distance mais ce n'est absolument pas simple. Cela dit j'adore enseigner et je pense malgré tout voir le positif. Sinon je connais le burn out je l'ai vécu en travaillant dans le secteur privé. Les conditions de travail ne sont optimales nulle part mais je reconnais que les conditions sont hard effectivement. Ceci dit j'arrive à tenir le choc même si je reconnais ne pas être sereine quand je les ai. Pour relativiser je me dis que je ne les verrai plus à la fin de l'année. Les autres classes c'est le bonheur et l'équipe des enseignants est très très soudée et ça c'est hyper important pour obtenir du soutien, des conseils et pour relativiser. Ma formatrice me disait ce matin que mon attitude est irréprochable et que je faisais tout comme il fallait donc ça rassure aussi parce que évidemment on se remet sans arrêt en question. Merci beaucoup en tout cas pour ces précieux conseils je tâcherai de m'en faire souvenir.
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skindiver
Érudit

Re: Insultes

par skindiver le Sam 10 Fév 2018 - 8:47
Je pense que ton adjointe à raison de te dire de prendre de la distance. Les élèves sont malins et voient que tout ce qu'ils font t'embêter marche, ils continuent donc et ne s'arrêteront pas. C'est un engrenage dont il n'est pas facile de sortir, la pression monte de ton coté, du coté des élèves et rend la situation très difficile à gérer. Je parle en connaissance de cause, mon premier remplacement de 5 mois s'était un peu passé de cette façon. (C'était en collège).

Essaye vraiment de te laisser ce qu'il s'est passé derrière toi, de repartir sur de nouvelles bases et d'éviter les situation de surenchère. Je me suis fait insulter il y a peu, l'élève a été exclu quelques jours, on a reparlé de ça à froid et sans animosité, et il n'y a aucune rancune de mon coté comme du sien.

Le lycée pro c'est particulier, les élèves sont pour la plupart en échec scolaire depuis l'élémentaire, ne font pas confiance forcément au corps enseignant, sont très sensibles, en particulier face à l'injustice (notre curseur n'est évidemment pas le même).
lamorduedhistoire25
Niveau 5

Re: Insultes

par lamorduedhistoire25 le Sam 10 Fév 2018 - 10:44
Je comprends fort bien qu'il ne faut pas rentrer dans les provocations inutiles, ceci dit comme tu le dis bien ce n'est absolument pas facile car certaines d'entre elles te pourrissent royalement le cours et je ne peux pas tolérer ça. En plus comme je suis arrivée il y a 3 semaines je suis bien obligée de ne rien céder sur la discipline faute de quoi mon autorité est décrédibilisée et ça ce n'est pas possible non plus... La marge de manœuvre est donc très étroite et on marche en permanence sur des œufs...

C'est en outre une classe très difficile avec 27 élèves très remuants, si 4 élèves travaillent c'est le bout du monde. Ils avaient avant des creux dans leur emploi du temps et certains ont même fait des paris pour savoir qui sera capable de me pousser à bout le premier... J'en ai eu vent de la part du proviseur. De toutes les façons c'est désormais limpide comme de l'eau de roche, pour couper court aux provocations, je les flanque à la porte. C'est peut être ce qu'ils recherchent, mais in fine je m'en fiche, au moins j'ai la paix et ne vont pas saboter ma leçon alors qu'une minorité souhaite travailler. Si je fais 10 à 15 minutes de cours c'est le bout du monde, autrement je suis flic et ça ne m'enchante absolument pas. Au contraire ! C'est usant...

Je sais aussi que les insultes proférées par l'élève en question étaient des provocations, pour autant je ne pouvais absolument pas laisser passer cela. Je sais par ailleurs que tu ne m'as pas recommandé de laisser passer des insultes c'est évident. La première fois je n'avais rien dit. Me faire taxer de sorcière, c'était même flatteur, d'autant plus que pour les élèves je m'étais taillée une réputation de tueuse. Mieux vaut ça que le contraire... Mais "Piggy la cochonne" cela relève d'une attaque personnelle sur mon physique et là j'ai sévi lourdement avec une plainte à la clé. Car dans cet établissement, les sanctions ne pleuvent pas autant que les enseignants le souhaiteraient et les élèves se croient décidément tout permis. C'est aussi pour cela que j'ai porté plainte pour les obliger à réagir en conséquence.

Tous les enseignants, depuis la seconde, se les coltinent avec la boule au ventre car c'est une classe qui en fait baver et voir de toutes les couleurs à tous les enseignants. D'ailleurs comme notre équipe est très soudée, nous nous refilons toutes les informations nécessaires au sujet des élèves. Si j'ai la boule au ventre à chaque fois, c'est parce que je me demande toujours au début du cours quel sera le prochain dérapage... Je suis tout le temps sur la défensive et sûrement pas sereine. Mais sinon je comprends qu'il est nécessaire de savoir relativiser et même de les laisser pourquoi pas dans leur médiocrité, tant que les provocations ne dérapent pas. Le problème c'est que ça dérape tout le temps....

Mais finalement, je vous pose maintenant la question : quelles sont les provocations, sur lesquelles je suis censée sévir et les autres que je pourrais ignorer, d'après votre propre vécu ?? Juste pour essayer de faire un peu mieux la part des choses, car sous l'effet du stress on n'arrive plus à rester plus ou moins objectif, surtout avec une classe aussi difficile...

Ce qui me soulage c'est que les autres élèves des classes de pâtisserie et d'hôtellerie sont avec moi et me recommandent de ne rien lâcher car eux sont demandeurs et souhaitent ardemment que je reste jusqu'à la fin de l'année. C'est un pur bonheur de les avoir en cours, si seulement je ne pouvais travailler qu'avec eux.... On avance d'ailleurs au pas de charge, alors que dans cette classe, c'est à vitesse d'escargot...
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Marie Laetitia
Bon génie

Re: Insultes

par Marie Laetitia le Sam 10 Fév 2018 - 11:38
De toutes les façons c'est désormais limpide comme de l'eau de roche, pour couper court aux provocations, je les flanque à la porte. C'est peut être ce qu'ils recherchent, mais in fine je m'en fiche, au moins j'ai la paix et ne vont pas saboter ma leçon alors qu'une minorité souhaite travailler.

Si tu veux leur passer l'envie de recommencer le bordel en cours, tu mets deux heures de retenue à l'élève que tu vires, mais uniquement si tu as le soutien de la vie sco. Ils vont vite arrêter leur manège.
Ou, éventuellement, si tu as l'accord du CDE, si tu obtiens d'être rémunérée à hauteur d'une demie heure sup par heure de retenue, tu assures toi-même ces colles. Deux heures en tête à tête avec la "sorcière" et un travail écrit bien chiant à faire, ça devrait les calmer. Tu peux voir avec des collègues qui font partie des murs du bahut pour en virer un ou deux autres chez eux, ça évitera aux emmerdeurs de se retrouver en vacances à la vie sco après avoir foutu le bordel chez toi.

Pour un Piggy la cochonne, je n'aurais pas porté plainte. Tant que tu n'en es pas au "salo***pe" ou "ta mère la pu**te"... Le truc qui viendra avec le temps, c'est de réussir à ne pas "faire monter la mayonnaise", à toujours offrir une alternative au gamin qui part en vrille, qui lui permette de s'arrêter avant le truc de trop, sans qu'il perde la face. Sinon, mesure bien la rédaction de tes rapports d'incident, ça pourrait se retourner contre toi si tes chefs sont des ...

Ce qui est pas mal, c'est de noter sur le vif, en répétant calmement, bien lentement "alors que je demandais aux élèves de s'asseoir et d'enlever leur veste, Bidulle, à 11h02, m'a déclaré "tu me cas-ses les-couil-les". L'usage du tutoiement ne l'a pas dérangé. Puis il a fait ceci et cela". Ça peut en calmer pas mal. Et surtout ça te donne une trace précise qui fera que l'élève sera sans excuse devant le CPE ou les chefs.

Pour le reste, impossible de te répondre. Tout dépend des provocations en question. Il faut que tu donnes de exemples, pour que l'on sache.

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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...
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Philomène87
Neoprof expérimenté

Re: Insultes

par Philomène87 le Sam 10 Fév 2018 - 12:02
@Marie Laetitia a écrit:
De toutes les façons c'est désormais limpide comme de l'eau de roche, pour couper court aux provocations, je les flanque à la porte. C'est peut être ce qu'ils recherchent, mais in fine je m'en fiche, au moins j'ai la paix et ne vont pas saboter ma leçon alors qu'une minorité souhaite travailler.


Pour un Piggy la cochonne, je n'aurais pas porté plainte.

Euh... si.
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Naoo
Fidèle du forum

Re: Insultes

par Naoo le Sam 10 Fév 2018 - 12:30
@Marie Laetitia a écrit:Ce qui est pas mal, c'est de noter sur le vif, en répétant calmement, bien lentement "alors que je demandais aux élèves de s'asseoir et d'enlever leur veste, Bidulle, à 11h02, m'a déclaré "tu me cas-ses les-couil-les". L'usage du tutoiement ne l'a pas dérangé. Puis il a fait ceci et cela". Ça peut en calmer pas mal. Et surtout ça te donne une trace précise qui fera que l'élève sera sans excuse devant le CPE ou les chefs.

Résultats mitigés sur cette technique testée avec des 1res. D'un côté, ça m'a permis de réagir de manière calme, et d'avoir des billes pour les rapports qui ont suivi. D'un autre côté, ça les a visiblement rendus dingues. Ils se sont insurgés que je répète leurs propos, en me disant que "j'abusais", et en me demandant "pour qui je me prenais". Sans commentaires.
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Aiôn
Niveau 6

Re: Insultes

par Aiôn le Dim 11 Fév 2018 - 13:10
Avec un groupe déchaîné, j'ai obtenu de bons résultats en les faisant travailler beaucoup plus régulièrement en ilots. Le rapport est moins frontal et on épaule les élèves au lieu de se mettre au centre du problème. Travailler dans une classe qui fonctionne plus comme une usine et moins comme un théâtre peut aider certains élèves qui débordent dans la position du spectateur. C'est une très bonne chose que ton équipe soit soudée. Les élèves pénibles vivent parfois violemment le face à face et sont généralement mieux apaisés quand ils sont bien triangulés par une autorité partagée et surtout par leur groupe. Beaucoup d'élèves immatures ont aussi besoin d'une autorité scolaire mâtinée d'un rapport affectif plus dans le style de l'autorité parentale. C'est difficile - au moins pour moi - et ça ne fait pas très plaisir en vue de leur émancipation, mais ça rassure beaucoup d'élèves.

Un fonctionnaire insulté dans l'exercice de ses fonctions est fondé à porter plainte. J'évite pour ma part les commissariats comme la peste, mais on peut vouloir y recourir.
lamorduedhistoire25
Niveau 5

Re: Insultes

par lamorduedhistoire25 le Dim 11 Fév 2018 - 14:20
Travailler en îlots ? Kesako ?? C'est quoi ?? J'ignore totalement ce que c'est ? Est-ce travailler en groupe ??

Sinon pour la plainte, je suis allée dans une gendarmerie.... Je n'ai pas du insister pour qu'ils prennent ma plainte, bien au contraire et le gendarme a été très professionnel, il a toute ma confiance.

Sinon quand tu dis "Les élèves pénibles vivent parfois violemment le face à face et sont généralement mieux apaisés quand ils sont bien triangulés par une autorité partagée et surtout par leur groupe", Où veux tu en venir ?? Faudrait-il les prendre en AP, franchement je ne suis pas très motivée de les prendre sur des heures supplémentaires, déjà qu'ils me pompent toute mon énergie... En plus je vis actuellement chez mes parents, c'est peut-être plus simple par certains aspects, mais sous d'autres bien moins. Mes parents sont méga stressés quand ils me voient partir.

Ma mère a la boule au ventre et a peur de me voir agressée par de tels olibrius, sent également que nerveusement je reviens hyper tendue et angoissée le soir et vidée, a peur aussi de me voir craquer comme ce fut le cas pour d'autres enseignants. N'ayant jamais eu d'enfants enseignants auparavant, ils ne s'attendaient pas du tout à ce que j'enseigne dans une telle atmosphère et avec de telles difficultés et surtout que je dois faire face à une insolence telle qu'eux-mêmes n'ont jamais connu. Ils me voient travailler aussi durant tout mon temps libre avec peu de pauses et constatent à leurs dépens que le métier d'enseignant est loin d'être un métier facile et de fainéant, contrairement à la doxa répandue...

C'est peut-être une bonne chose, mais parfois à la maison à cause de ces conditions pourries, ça peut aussi être tendu parce que je suis obligée par moments de vider mon sac sinon je ne tiens pas. J'ai même pensé à rencontrer un psychologue, ne serait-ce que pour avoir une écoute, pleurer ou crier si j'en ai envie sans être jugée et sans devoir répandre mes angoisses en famille. D'ailleurs ce matin j'ai craqué, le trop plein sans doutes. La direction me dit de relativiser, mais franchement par moment j'aimerais bien qu'ils prennent ma classe ne serait-ce qu'une heure pour qu'ils comprennent leur douleur....

La "cool attitude" certes, mais pas partout : en hôtellerie et pâtisserie je dis oui de suite parce qu'ils sont adorables, mais sûrement pas avec des phénomènes qui cherchent à tout prix à me faire démissionner dans les classes de commerce...


Dernière édition par lamorduedhistoire25 le Dim 11 Fév 2018 - 14:45, édité 1 fois
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ernya
Niveau 8

Re: Insultes

par ernya le Dim 11 Fév 2018 - 14:25
Faire du travail en groupes de temps en temps permet effectivement de contrer le face à face parfois anxiogène et douloureux. Mais travailler complètement en îlots avec une classe difficile, je ne conseillerais pas. Une fois mis en îlots, les élèves bavardent pendant que le prof parle. Ce n'est pas facile de maîtriser un travail efficace en îlots, notamment lors des reprises collectives ou lorsque le prof a besoin de l'attention des élèves pour expliquer la leçon, les consignes, whatever.
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skindiver
Érudit

Re: Insultes

par skindiver le Dim 11 Fév 2018 - 17:25
@lamorduedhistoire25 a écrit:Travailler en îlots ? Kesako ?? C'est quoi ?? J'ignore totalement ce que c'est ? Est-ce travailler en groupe ??

Sinon pour la plainte, je suis allée dans une gendarmerie.... Je n'ai pas du insister pour qu'ils prennent ma plainte, bien au contraire et le gendarme a été très professionnel, il a toute ma confiance.

Sinon quand tu dis "Les élèves pénibles vivent parfois violemment le face à face et sont généralement mieux apaisés quand ils sont bien triangulés par une autorité partagée et surtout par leur groupe", Où veux tu en venir ?? Faudrait-il les prendre en AP, franchement je ne suis pas très motivée de les prendre sur des heures supplémentaires, déjà qu'ils me pompent toute mon énergie... En plus je vis actuellement chez mes parents, c'est peut-être plus simple par certains aspects, mais sous d'autres bien moins. Mes parents sont méga stressés quand ils me voient partir.

Ma mère a la boule au ventre et a peur de me voir agressée par de tels olibrius, sent également que nerveusement je reviens hyper tendue et angoissée le soir et vidée, a peur aussi de me voir craquer comme ce fut le cas pour d'autres enseignants. N'ayant jamais eu d'enfants enseignants auparavant, ils ne s'attendaient pas du tout à ce que j'enseigne dans une telle atmosphère et avec de telles difficultés et surtout que je dois faire face à une insolence telle qu'eux-mêmes n'ont jamais connu. Ils me voient travailler aussi durant tout mon temps libre avec peu de pauses et constatent à leurs dépens que le métier d'enseignant est loin d'être un métier facile et de fainéant, contrairement à la doxa répandue...

C'est peut-être une bonne chose, mais parfois à la maison à cause de ces conditions pourries, ça peut aussi être tendu parce que je suis obligée par moments de vider mon sac sinon je ne tiens pas. J'ai même pensé à rencontrer un psychologue, ne serait-ce que pour avoir une écoute, pleurer ou crier si j'en ai envie sans être jugée et sans devoir répandre mes angoisses en famille. D'ailleurs ce matin j'ai craqué, le trop plein sans doutes. La direction me dit de relativiser, mais franchement par moment j'aimerais bien qu'ils prennent ma classe ne serait-ce qu'une heure pour qu'ils comprennent leur douleur....

La "cool attitude" certes, mais pas partout : en hôtellerie et pâtisserie je dis oui de suite parce qu'ils sont adorables, mais sûrement pas avec des phénomènes qui cherchent à tout prix à me faire démissionner dans les classes de commerce...

Si les élèves ressent le moindre mépris de ta part, ils vont t'en faire baver. Essaye même si c'est dur de les valoriser au maximum quand ils sont dans le positif.
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Marie Laetitia
Bon génie

Re: Insultes

par Marie Laetitia le Dim 11 Fév 2018 - 19:24
@lamorduedhistoire25 a écrit:Travailler en îlots ? Kesako ?? C'est quoi ?? J'ignore totalement ce que c'est ? Est-ce travailler en groupe ??

Sinon pour la plainte, je suis allée dans une gendarmerie.... Je n'ai pas du insister pour qu'ils prennent ma plainte, bien au contraire et le gendarme a été très professionnel, il a toute ma confiance.

Sinon quand tu dis "Les élèves pénibles vivent parfois violemment le face à face et sont généralement mieux apaisés quand ils sont bien triangulés par une autorité partagée et surtout par leur groupe", Où veux tu en venir ?? Faudrait-il les prendre en AP, franchement je ne suis pas très motivée de les prendre sur des heures supplémentaires, déjà qu'ils me pompent toute mon énergie... En plus je vis actuellement chez mes parents, c'est peut-être plus simple par certains aspects, mais sous d'autres bien moins. Mes parents sont méga stressés quand ils me voient partir.

Ma mère a la boule au ventre et a peur de me voir agressée par de tels olibrius, sent également que nerveusement je reviens hyper tendue et angoissée le soir et vidée, a peur aussi de me voir craquer comme ce fut le cas pour d'autres enseignants. N'ayant jamais eu d'enfants enseignants auparavant, ils ne s'attendaient pas du tout à ce que j'enseigne dans une telle atmosphère et avec de telles difficultés et surtout que je dois faire face à une insolence telle qu'eux-mêmes n'ont jamais connu. Ils me voient travailler aussi durant tout mon temps libre avec peu de pauses et constatent à leurs dépens que le métier d'enseignant est loin d'être un métier facile et de fainéant, contrairement à la doxa répandue...

C'est peut-être une bonne chose, mais parfois à la maison à cause de ces conditions pourries, ça peut aussi être tendu parce que je suis obligée par moments de vider mon sac sinon je ne tiens pas. J'ai même pensé à rencontrer un psychologue, ne serait-ce que pour avoir une écoute, pleurer ou crier si j'en ai envie sans être jugée et sans devoir répandre mes angoisses en famille. D'ailleurs ce matin j'ai craqué, le trop plein sans doutes. La direction me dit de relativiser, mais franchement par moment j'aimerais bien qu'ils prennent ma classe ne serait-ce qu'une heure pour qu'ils comprennent leur douleur....

La "cool attitude" certes, mais pas partout : en hôtellerie et pâtisserie je dis oui de suite parce qu'ils sont adorables, mais sûrement pas avec des phénomènes qui cherchent à tout prix à me faire démissionner dans les classes de commerce...

Ça, c'est une très bonne idée, une nécessité même. J'ai regretté de ne pas l'avoir fait quand j'étais en ZEP.

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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...
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Marie Laetitia
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Re: Insultes

par Marie Laetitia le Dim 11 Fév 2018 - 19:26
@skindiver a écrit:
@lamorduedhistoire25 a écrit:Travailler en îlots ? Kesako ?? C'est quoi ?? J'ignore totalement ce que c'est ? Est-ce travailler en groupe ??

Sinon pour la plainte, je suis allée dans une gendarmerie.... Je n'ai pas du insister pour qu'ils prennent ma plainte, bien au contraire et le gendarme a été très professionnel, il a toute ma confiance.

Sinon quand tu dis "Les élèves pénibles vivent parfois violemment le face à face et sont généralement mieux apaisés quand ils sont bien triangulés par une autorité partagée et surtout par leur groupe", Où veux tu en venir ?? Faudrait-il les prendre en AP, franchement je ne suis pas très motivée de les prendre sur des heures supplémentaires, déjà qu'ils me pompent toute mon énergie... En plus je vis actuellement chez mes parents, c'est peut-être plus simple par certains aspects, mais sous d'autres bien moins. Mes parents sont méga stressés quand ils me voient partir.

Ma mère a la boule au ventre et a peur de me voir agressée par de tels olibrius, sent également que nerveusement je reviens hyper tendue et angoissée le soir et vidée, a peur aussi de me voir craquer comme ce fut le cas pour d'autres enseignants. N'ayant jamais eu d'enfants enseignants auparavant, ils ne s'attendaient pas du tout à ce que j'enseigne dans une telle atmosphère et avec de telles difficultés et surtout que je dois faire face à une insolence telle qu'eux-mêmes n'ont jamais connu. Ils me voient travailler aussi durant tout mon temps libre avec peu de pauses et constatent à leurs dépens que le métier d'enseignant est loin d'être un métier facile et de fainéant, contrairement à la doxa répandue...

C'est peut-être une bonne chose, mais parfois à la maison à cause de ces conditions pourries, ça peut aussi être tendu parce que je suis obligée par moments de vider mon sac sinon je ne tiens pas. J'ai même pensé à rencontrer un psychologue, ne serait-ce que pour avoir une écoute, pleurer ou crier si j'en ai envie sans être jugée et sans devoir répandre mes angoisses en famille. D'ailleurs ce matin j'ai craqué, le trop plein sans doutes. La direction me dit de relativiser, mais franchement par moment j'aimerais bien qu'ils prennent ma classe ne serait-ce qu'une heure pour qu'ils comprennent leur douleur....

La "cool attitude" certes, mais pas partout : en hôtellerie et pâtisserie je dis oui de suite parce qu'ils sont adorables, mais sûrement pas avec des phénomènes qui cherchent à tout prix à me faire démissionner dans les classes de commerce...

Si les élèves ressent le moindre mépris de ta part, ils vont t'en faire baver. Essaye même si c'est dur de les valoriser au maximum quand ils sont dans le positif.

Rolling Eyes Il y a aussi, surtout, beaucoup d'élèves qui en feront baver aux jeunes collègues et qui sont eux-mêmes méprisants, désagréables, irrespectueux. On doit garder une attitude professionnelle, mais ça, Lamordued'histoire n'a pas besoin de nous pour le savoir. On peut qualifier un individu d'olibrius sans le mépriser. C'est même gentil pour ce qu'ils font.

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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...
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