Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par Xana le Mer 31 Mar 2010 - 21:55

@Jane a écrit:
heather a écrit:Une amie qui a reçu un arrêté d'affectation (remplacement) jusqu'en 2099. Donc affectation post-mortem.
J'adore !

J'en ai littéralement pleuré de rire puis brusquement, j'ai pleuré tout court. Comme une révélation de ce que je vis depuis quelques années...jusqu'en 2099 peut-être!

Xana
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par iconophile le Mer 31 Mar 2010 - 22:34

heather a écrit:Je n'en resterai pas là en tout cas, s'ils imaginent que je vais plier ils rêvent.

Tu as raison. Si on est coriace, on obtient satisfaction. Tiens bon!

iconophile
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par iconophile le Mer 31 Mar 2010 - 22:47

En 1997, j'ai animé un stage sur la photographie qui comprenait un travail avec un photographe professionnel. Il a envoyé sa facture de 461,20 Francs (ça fait quoi 70€ environ)
Sa facture a été renvoyée par la comptable de la MAFPEN (Mission Académique de Formation des Personnels de l'Education Nationale)
Motif : (je cite très exactement) "La TVA est arrondie à 461,20F alors qu'elle est de 461,1931F ce qui modifie très sensiblement le total. Pouvez-vous nous refaire une facture. Merci"

iconophile
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par InvitéeHr le Mer 31 Mar 2010 - 23:25

Hier soir ironie du sort, je feuillette le mag Valeurs mutualistes (la MGEN) et je lis les propos de notre chère DRH Josette Théophile :

"L'Education nationale est tout de même une très belle horlogerie, un des plus grands systèmes de production qui fait qu'à la rentrée chaque élève a un professeur et chaque enseignant une classe. C'est parce que notre système marche bien qu'il est perfectible...".

InvitéeHr
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par Frisouille le Mer 31 Mar 2010 - 23:34

heather a écrit:Hier soir ironie du sort, je feuillette le mag Valeurs mutualistes (la MGEN) et je lis les propos de notre chère DRH Josette Théophile :

"L'Education nationale est tout de même une très belle horlogerie, un des plus grands systèmes de production qui fait qu'à la rentrée chaque élève a un professeur et chaque enseignant une classe. C'est parce que notre système marche bien qu'il est perfectible...".

Et là, tu as froissé la page de rage ....! Very Happy
Allez courage, ça va s'arranger....

Frisouille
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par Celeborn le Jeu 1 Avr 2010 - 0:04

heather a écrit:Hier soir ironie du sort, je feuillette le mag Valeurs mutualistes (la MGEN) et je lis les propos de notre chère DRH Josette Théophile :

"L'Education nationale est tout de même une très belle horlogerie, un des plus grands systèmes de production qui fait qu'à la rentrée chaque élève a un professeur et chaque enseignant une classe. C'est parce que notre système marche bien qu'il est perfectible...".

euh... lol ?

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"On va bien lentement dans ton pays ! Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu'on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça !" (Lewis Carroll)
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par ysabel le Jeu 1 Avr 2010 - 0:06

Eh ! Celeborn ! où as-tu mis ton lapin ?

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« vous qui entrez, laissez toute espérance ». Dante

« Il vaut mieux n’avoir rien promis que promettre sans accomplir » (L’Ecclésiaste)

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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par Isia le Jeu 1 Avr 2010 - 0:06

Dr Housette a écrit:Sur ma fiche de paie:

déduction MGEN pour moi et une pour ma fille depuis six ans notée de façon très claire (je l'aie sous les yeux):

M.G.E.N. - enfant(s): 6.50

Et en même temps, ils n'ont jamais corrigé la case qui précède l'échelon

"enfant à charge: 00".


J'ai beau appeler et avoir fourni (deux fois) un acte de naissance, fait les modifs sur I -prof, ma fille est assurée mais n'existe pas...


topela marmotton n'existe pas non plus !!! pas faute de l'avoir amené au rectorat pourtant..... :colere:

Isia
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par ysabel le Jeu 1 Avr 2010 - 0:07

Fiston aussi et il va avoir 14 ans ! et j'ai bénéficié des points pour lui lors des mutations... et j'ai régulièrement (enfin presque plus maintenant) des journées enfant-malade...

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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par Zarko le Jeu 1 Avr 2010 - 0:17

J'ai pire , mais vous n'allez pas le croire.

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Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort. (Gandhi)
La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. (Albert Einstein)

Tout ce qui ne tue pas rend plus fort...ou bien très malade ! (Nietzsche...et moi, mais pas malade !)

Zarko
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par Zarko le Jeu 1 Avr 2010 - 0:58

Même des IEN ne croient plus au poisson:

L’ennui du métier ?
En embrassant cette haute fonction pour les trente années qui devaient suivre, le jeune
Inspecteur fut immédiatement envahi par le spectre de l’ennui à venir.
Il en restait une petite dizaine à vivre encore lorsque, se dit-il, très franchement je ne me suis
jamais ennuyé !
Pendant longtemps, la promotion du savoir, de la culture, ou bien encore la recherche avaient
constitué les contenus cardinaux du métier. Ils étaient une fenêtre sur la rencontre de l’autre ;
sur la voix humaine en somme.
Il fut un temps où le glas de l’ennui redouté résonna cependant : un matraquage
technocratique et une expression plano maniaque, appuyée sur les technologies triomphantes
du moment, avaient monopolisé le micro et prodigieusement assommé notre Inspecteur. Ce
métier n’était peut-être plus pour lui ; ça devenait carrément ennuyeux, la pire des choses.
C’était sans compter sur la créativité qui, de ce jour, allait caractériser le pilotage du grand
navire !
Flanqués de sbires très tendance, débarquèrent un jour de joyeux drilles obnubilés par la
performance. Ils composèrent peu à peu une troupe si facétieuse qu’à nouveau l’on put se
divertir dans les chaumières pédagogiques par l’observation du quotidien, du discours et des
actes.
Quel beau métier décidément !
A la jonction du logos et de la praxis ; en d’autres termes : du dire et du faire.
Le paraître se mit à envahir toute la scène. Il requiert d’occuper une large surface ; donc d’être
superficiel.
Pour divertir les foules laborieuses, la pantomime fut savamment mise en mots et en scène.
Vendre du vent n’est pas chose aisée ; il convient de faire preuve d’une ingéniosité dont les
locataires de cabinets divers ne sont fort heureusement dépourvus en aucune façon. Les pires
impostures sont par leurs soins promptement commuées en vérités du moment.
Le produit de tout ce zèle planificateur ne laissa personne indifférent : de ceux qui n’en
pouvaient plus d’exaspération due à l’avalanche d’ordres et contre-ordres, à ceux qui
jouissaient pleinement de cette latitude offerte par le désordre, désormais posé comme qualité
essentielle, le nuancier présentait un fort potentiel.
Il est toujours plaisant de savourer avec quelle jubilation nos pilotes lolfologorrhéants
assènent urbi et orbi le bien-fondé de leur vertueuse gestion ! On n’avait jamais autant perdu
de temps, d’énergie et d’argent, et sur le fond jamais aussi peu produit de travail réel, que
depuis le détournement artisanal du mot « gestion » - saine cela va de soi - l’élévation de la
performance au statut de déité, et l‘avènement des groupes de pilotage bardés de prêtres
désignés!
Au-delà des dommages collatéraux pour l’école, les enfants, leurs familles que créait toute
cette joyeuse pagaille présentée sous les traits arrogants de la « modernisation des
institutions », on découvrit un bienfait sans doute peu anticipé dans les hautes sphères : de
réunions avancées puis reculées pour cause d’embouteillages sévères dans salles et couloirs
comme dans les agendas, en conseils d’IEN finalement supprimés, le ciel s’était éclairci et
libéra du temps ! Du temps pour resserrer les rangs. Du temps pour enfin pouvoir tenir des
réunions syndicales sans plus ressentir désormais de stupides complexes ; et de culpabilité
encore bien moins !
« Rien n’est pire que la réussite quand elle ne nous comble pas » écrivait Luc FERRY 1
La grande réussite du pilotage ainsi fagoté crée une telle turbulence de sillage qu’on voit errer
dans les campagnes des groupes d’Inspecteurs dont les réunions, audiences et autres
convocations ont été subitement annulées sans autre forme de procès. Pour un peu, ils
constitueraient peut-être bien des associations de malfaiteurs au sens où certain ministre de
l’Intérieur les qualifiait en son temps (groupes de plus de trois individus)
Et du même coup, les voici à l’abri de l’ennui.
D’aucuns, et non des moindres, seraient bien avisés d’y songer……

http://sien.unsa-education.org/

_________________
Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort. (Gandhi)
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par Tremere le Ven 3 Sep 2010 - 14:13

Je suis TZR. Dans mon RAD, une collègue sera absente toute l'année (même s'il ne s'agit que d'un congé maladie pour l'instant, il sera suivi d'un congé maternité), elle a prévenu l'établissement il y a dix jours qui a aussitôt fait une demande de remplacement au rectorat. Le chef d'établissement a précisé que j'étais rattachée là-bas et qu'il aimerait que je fasse le remplacement (j'y ai déjà fait plusieurs remplacements courts).

Deux jours après la rentrée, je n'ai toujours aucune affectation. Les élèves n'ont pas de prof.

Poin poin poin...

Tremere
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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par stench le Ven 3 Sep 2010 - 14:21

Je vais devoir subir une opération, dont je peux choisir plus ou moins la date, mais qui entrainera 3 semaines d'arrêt de travail. Il me semblait normal de le faire pendant les vacances de février, comme ça je ne manque qu'une semaine de cours. Le Chef m'a demandé de tout prendre hors vacances : si je ne manque qu'une semaine, je ne serai pas remplacé, alors que si j'en manque trois, oui. Du coup, je vais rester 5 semaines chez moi (deux de vacances, puis 3 d'arrêt. Je ne vais pas me battre contre ça, mais ça me semble assez sidérant quand même...

stench
Guide spirituel


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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par sand le Ven 3 Sep 2010 - 14:34

Tu n'oublieras pas, Stench, de faire établir par le chirurgien un certificat expliquant que ton opération nécessite une convalescence de 3 semaines, que le collège enverra au rectorat dans l'espoir que tu sois remplacé.

sand
Empereur


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Re: Le château de Kafka : les pires absurdités observées dans l'exercice de notre métier

Message par Pseudo le Ven 3 Sep 2010 - 15:56

heather a écrit:Hier soir ironie du sort, je feuillette le mag Valeurs mutualistes (la MGEN) et je lis les propos de notre chère DRH Josette Théophile :

"L'Education nationale est tout de même une très belle horlogerie, un des plus grands systèmes de production qui fait qu'à la rentrée chaque élève a un professeur et chaque enseignant une classe. C'est parce que notre système marche bien qu'il est perfectible...".

Celle-là je l'adore ! Je la mets dans mon escarcelle de faux cul avec le désormais célèbre "je fais confiance à votre intelligence" (pour vous démerder tout seul sans venir me faire c****)

La prochaine fois que quelqu'un me parle du CDI en faisant une quelconque critique, attaque perfide 1 : "c'est parce que le cdi marche bien qu'il est perfectible" attaque 2 en cas d'insistance : "je fais confiance à votre intelligence". Oh, punaise !

Pseudo
Demi-dieu


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