[France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par mafalda16 le Dim 6 Nov 2016 - 11:35

@zouz a écrit:Un titulaire maitrisant sa discipline n'est donc jamais chahuté...

Ce n'est pas ce que dit Cicyle, elle dit, et je suis parfaitement d'accord avec elle, que la maîtrise disciplinaire est la base, le point de départ. Et les élèves n'aiment pas se rendre compte qu'ils ont face à eux quelqu'un qui a une maîtrise très approximative des connaissances à transmettre. Je me souviens élève en 1ères d'avoir eu un remplaçant qui nous a laissé en cours pour aller vérifier un calcul basique, il a perdu à nos yeux, et en 3 min, toute la crédibilité qu'on était pourtant prêt à lui accorder. Le reste de l'année fut longue pour lui, pour nous aussi.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par zouz le Dim 6 Nov 2016 - 11:45

@artemis71 a écrit:Professeur d'anglais et pour qui l'anglais est ma langue maternelle et dont j'estime que je possède plutôt une bonne maîtrise, les élèves, en règle générale, ne doutent pas et ne testent pas trop mes connaissances. Mais je me mets toujours en question et trouve que le métier n'est pas évident malgré tout. J'éprouve souvent le sentiment de ne pas être un bon prof, mais je ne sais pas si c'est juste mon imagination.

veneration (Les seuls collègues rencontrés qui tiennent ce discours sont ceux qui ont de la bouteille, avec la sagesse et le recul nécessaires pour le penser et de le dire. A mon avis, ceux qui sont le moins dans l’esbroufe). Une dose d'humilité ne nuit pas parce qu'enfin, les élèves que nous récupérons ont eu des enseignants titulaires en grande partie et le niveau est pourtant ce qu'il est. L'an prochain on dira certainement des miens qu'ils ont eu une contractuelle pour expliquer leur niveau et qu'il faut tout recommencer (JE dois aussi tout recommencer, c'est bizarre hein ?).


Dernière édition par zouz le Dim 6 Nov 2016 - 11:49, édité 1 fois

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par artemis71 le Dim 6 Nov 2016 - 11:49

Bon, je devrais peut-être rassurée alors aal

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par zouz le Dim 6 Nov 2016 - 11:50

Je te garantis que c'est vrai, les seuls qui m'inspirent en tous cas.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par Danska le Dim 6 Nov 2016 - 11:53

@zouz a écrit:
@artemis71 a écrit:Professeur d'anglais et pour qui l'anglais est ma langue maternelle et dont j'estime que je possède plutôt une bonne maîtrise, les élèves, en règle générale, ne doutent pas et ne testent pas trop mes connaissances. Mais je me mets toujours en question et trouve que le métier n'est pas évident malgré tout. J'éprouve souvent le sentiment de ne pas être un bon prof, mais je ne sais pas si c'est juste mon imagination.

veneration (Les seuls collègues rencontrés qui tiennent ce discours sont ceux qui ont de la bouteille, avec la sagesse et le recul nécessaires pour le penser et de le dire. A mon avis, ceux qui sont le moins dans l’esbroufe). Une dose d'humilité ne nuit pas parce qu'enfin, les élèves que nous récupérons ont eu des enseignants titulaires en grande partie et le niveau est pourtant ce qu'il est. L'an prochain on dira certainement des miens qu'ils ont eu une contractuelle pour expliquer leur niveau et qu'il faut tout recommencer (JE dois aussi tout recommencer, c'est bizarre hein ?).  

Heu, personne n'a dit qu'un contractuel était par définition nul et incompétent, hein Suspect
Simplement, le fait est qu'on ne peut pas espérer tenir correctement une classe (sans même parler de transmettre efficacement des connaissances) si on ne maîtrise pas un minimum sa discipline... C'est valable pour les titulaires comme pour les contractuels ! La seule différence, c'est que les connaissances des titulaires ont, théoriquement au moins, été vérifiées dans la mesure où ils ont obtenu un concours disciplinaire, mais ça s'arrête là.

Douter de soi, se remettre en question, ça me paraît normal et plutôt sain pour un enseignant - mais pour en arriver là, il faut au préalable avoir une bonne maîtrise de ce qu'on enseigne.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par Ergo le Dim 6 Nov 2016 - 11:57

Bof. Les élèves créent leur savoir, guidés par l'enseignant. Sauf si vous êtes un enseignant narcissique. Et là, comme sur le reste, contractuels, titulaires, même combat, les connaissances sont secondaires.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par the educator le Dim 6 Nov 2016 - 11:59

@mafalda a écrit:Je me souviens élève en 1ères d'avoir eu un remplaçant qui nous a laissé en cours pour aller vérifier un calcul basique, il a perdu à nos yeux, et en 3 min, toute la crédibilité qu'on était pourtant prêt à lui accorder. Le reste de l'année fut longue pour lui, pour nous aussi.
Nous, en terminale S, nous n'accordions aucune crédibilité à nos profs d'HG et de philo parce qu'ils ne comprenaient pas ce que nous faisions en physique. ça compte?

Blague (pas vraiment d'ailleurs) a part, si maitriser sa discipline, c'est être capable de répondre au quizz des élèves de troisième...

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par mafalda16 le Dim 6 Nov 2016 - 12:05

@the educator a écrit:
@mafalda a écrit:Je me souviens élève en 1ères d'avoir eu un remplaçant qui nous a laissé en cours pour aller vérifier un calcul basique, il a perdu à nos yeux, et en 3 min, toute la crédibilité qu'on était pourtant prêt à lui accorder. Le reste de l'année fut longue pour lui, pour nous aussi.
Nous, en terminale S, nous n'accordions aucune crédibilité à nos profs d'HG et de philo parce qu'ils ne comprenaient pas ce que nous faisions en physique. ça compte?

Blague (pas vraiment d'ailleurs) a part, si maitriser sa discipline, c'est être capable de répondre au quizz des élèves de troisième...

Tu déformes, et fais dire ce que tu veux à l'exemple que j'ai donné.
Effectivement un prof de SES pas capable de faire un calcul de taux d'inflation, des élèves de 1ères sentent vite qu'ils sont pris pour des andouilles. Et quand ces mêmes élèves cherchent à compléter le cours du prof et tombent sur un bouquin dans lequel on trouve mot pour mot ce que le prof dicte en cours, l'imposture du prof est mise à jour. Et oui, l'année a dû être affreusement longue pour ce prof...

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par artemis71 le Dim 6 Nov 2016 - 12:09

J'utilise énormément les bouquins. Je ne réinvente pas, ne reformule pas les règles de grammaire. C'est pareil pour les exercices et les documents que j'utilise.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par zouz le Dim 6 Nov 2016 - 12:14

@Danska a écrit:
@zouz a écrit:
@artemis71 a écrit:Professeur d'anglais et pour qui l'anglais est ma langue maternelle et dont j'estime que je possède plutôt une bonne maîtrise, les élèves, en règle générale, ne doutent pas et ne testent pas trop mes connaissances. Mais je me mets toujours en question et trouve que le métier n'est pas évident malgré tout. J'éprouve souvent le sentiment de ne pas être un bon prof, mais je ne sais pas si c'est juste mon imagination.

veneration (Les seuls collègues rencontrés qui tiennent ce discours sont ceux qui ont de la bouteille, avec la sagesse et le recul nécessaires pour le penser et de le dire. A mon avis, ceux qui sont le moins dans l’esbroufe). Une dose d'humilité ne nuit pas parce qu'enfin, les élèves que nous récupérons ont eu des enseignants titulaires en grande partie et le niveau est pourtant ce qu'il est. L'an prochain on dira certainement des miens qu'ils ont eu une contractuelle pour expliquer leur niveau et qu'il faut tout recommencer (JE dois aussi tout recommencer, c'est bizarre hein ?).  

Heu, personne n'a dit qu'un contractuel était par définition nul et incompétent, hein Suspect
Simplement, le fait est qu'on ne peut pas espérer tenir correctement une classe (sans même parler de transmettre efficacement des connaissances) si on ne maîtrise pas un minimum sa discipline... C'est valable pour les titulaires comme pour les contractuels ! La seule différence, c'est que les connaissances des titulaires ont, théoriquement au moins, été vérifiées dans la mesure où ils ont obtenu un concours disciplinaire, mais ça s'arrête là.

Douter de soi, se remettre en question, ça me paraît normal et plutôt sain pour un enseignant - mais pour en arriver là, il faut au préalable avoir une bonne maîtrise de ce qu'on enseigne.

Je ne sais pas alors pourquoi des stagiaires s'entendent répéter qu'ils sont nuls (par de jeunes profs souvent qui pensent être des experts dans leur matière). Je lis aussi sur ce forum que le niveau des concours est lamentable ce qui n'est pas une raison de plus pour claironner qu'il faut les passer (j'anticipe sur la suite, vous avez vu).

D'après moi, d'après ce que je constate dans les bahuts, c'est l'expérience qui fait le bon prof.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par Danska le Dim 6 Nov 2016 - 12:19

@artemis71 a écrit:J'utilise énormément les bouquins. Je ne réinvente pas, ne reformule pas les règles de grammaire. C'est pareil pour les exercices et les documents que j'utilise.

Sans doute, mais tu es capable de répondre à la question d'un élève sans devoir vérifier ta réponse au préalable, tout comme tu es capable de réexpliquer différemment une notion ou de trouver un autre exemple au débotté si tu vois qu'un élément de cours n'est pas compris, etc. Pareil si les bouquins contiennent des erreurs, ce qui peut toujours arriver, tu es en mesure de t'en rendre compte et d'aller chercher la bonne réponse ailleurs.
Il y a tout de même une grosse différence entre réutiliser des livres, des documents, des graphiques, etc., et dicter mot pour mot à partir de ces livres sans être capable d'expliquer le pourquoi du comment.


@Zouz a écrit:Je ne sais pas alors pourquoi des stagiaires s'entendent répéter qu'ils sont nuls (par de jeunes profs souvent qui pensent être des experts dans leur matière). Je lis aussi sur ce forum que le niveau des concours est lamentable ce qui n'est pas une raison de plus pour claironner qu'il faut les passer (j'anticipe sur la suite, vous avez vu). D'après moi, d'après ce que je constate dans les bahuts, c'est l'expérience qui fait le bon prof.

C'est bien pour ça que j'ai écrit "théoriquement au moins"  Rolling Eyes
Je ne juge pas le niveau des concours, et encore moins celui des stagiaires, pas plus que celui des contractuels en général. Tout ce que je dis, et tant pis si ça fait de moi une vieille réac, c'est que, expérience ou pas, on ne peut pas espérer être un "bon" prof si on ne maîtrise pas un minimum la discipline qu'on enseigne.


Dernière édition par Danska le Dim 6 Nov 2016 - 12:23, édité 1 fois

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par ZeSandman le Dim 6 Nov 2016 - 12:19

@the educator a écrit:
@Chamil a écrit:Ce serait même un excellent stimulant pour d'autres inspecteurs tentés par le laisser-aller en termes de recrutement de contractuels.
Mais il n'y a pas de laxisme, on bouche les trous. L'avantage du contractuel c'est que tu peux changer la rustine tous les trois mois. Le reste peu importe, d'un point de vue systémique il vaut mieux un incompétent que personne en face des classes.

Cette phrase est justement celle qui m'a laissé pantois dans le reportage, lorsque la CDE dit qu' "il n'y a pas de situation qui soit pire que quand il n'y a personne devant les élèves."

J'ai l'impression que cette manière de penser est une sorte de mantra dans la hiérarchie de l'EN. J'imagine que c'est le pire car c'est une situation qui ne peut être cachée, notamment aux yeux des parents qui vont monter au créneau.
Je ne suis pas d'accord. Je noircis mais vaut-il mieux manger de la crotte que de ne rien manger du tout ?

La pire des situations pour moi est celle où les concours d'enseignement ne font plus le plein, où le vivier de TZR est presque entièrement vidé à la rentrée pour combler les postes vacants et où l'on se retrouve à engager le premier venu ou presque pour palier l'absence d'enseignants.
En fait la pire des situations est celle dans laquelle on se trouve déjà, alors que pour l'institution la pire situation est celle où on ne peut pas cacher cet échec aux yeux des parents/consommateurs/électeurs.

Quand on arrêtera le prof bashing, quand on arrêtera de considérer que les remplaçants sont payés à ne rien faire, quand la profession investira le combat syndical pour protester contre cette ineptie parmi d'autres, j'arreterai sûrement de penser que l'on a que l'école que l'on mérite.

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Ce sont les rêves qui donnent au monde sa forme.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par artemis71 le Dim 6 Nov 2016 - 12:21

Le concours, c'est une chose. Ce n'est pas une garantie absolue de compétence disciplinaire à mon avis. Avant d'être titulaire, j'étais aussi contractuelle pendant trois ans et je n'ai pas eu l'impression après mon admission au CAPES externe d'être meilleure que je l'avais été auparavant.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par Danska le Dim 6 Nov 2016 - 12:30

@artemis71 a écrit:Le concours, c'est une chose. Ce n'est pas une garantie absolue de compétence disciplinaire à mon avis. Avant d'être titulaire, j'étais aussi contractuelle pendant trois ans et je n'ai pas eu l'impression après mon admission au CAPES externe d'être meilleure que je l'avais été auparavant.

Je m'auto-cite : "La seule différence, c'est que les connaissances des titulaires ont, théoriquement au moins, été vérifiées dans la mesure où ils ont obtenu un concours disciplinaire, mais ça s'arrête là." Rolling Eyes

Encore une fois, il y a de très bons contractuels et de très mauvais titulaires, concours ou pas - ça n'en fait pas une généralité, et là n'était pas la question. D'ailleurs, on s'éloigne sérieusement du sujet initial...

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par artemis71 le Dim 6 Nov 2016 - 12:32

Je suis tombée dans ce sujet par hasard parce que le titre m'a attiré, mais je n'ai pas lu les 16 pages de messages. C'était quoi le sujet initial d'ailleurs?

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par ipomee le Dim 6 Nov 2016 - 12:40

@ZeSandman a écrit:
@the educator a écrit:
@Chamil a écrit:Ce serait même un excellent stimulant pour d'autres inspecteurs tentés par le laisser-aller en termes de recrutement de contractuels.
Mais il n'y a pas de laxisme, on bouche les trous. L'avantage du contractuel c'est que tu peux changer la rustine tous les trois mois. Le reste peu importe, d'un point de vue systémique il vaut mieux un incompétent que personne en face des classes.

Cette phrase est justement celle qui m'a laissé pantois dans le reportage, lorsque la CDE dit qu' "il n'y a pas de situation qui soit pire que quand il n'y a personne devant les élèves."

J'ai l'impression que cette manière de penser est une sorte de mantra dans la hiérarchie de l'EN. J'imagine que c'est le pire car c'est une situation qui ne peut être cachée, notamment aux yeux des parents qui vont monter au créneau.
Je ne suis pas d'accord. Je noircis mais vaut-il mieux manger de la crotte que de ne rien manger du tout ?

La pire des situations pour moi est celle où les concours d'enseignement ne font plus le plein, où le vivier de TZR est presque entièrement vidé à la rentrée pour combler les postes vacants et où l'on se retrouve à engager le premier venu ou presque pour palier l'absence d'enseignants.
En fait la pire des situations est celle dans laquelle on se trouve déjà, alors que pour l'institution la pire situation est celle où on ne peut pas cacher cet échec aux yeux des parents/consommateurs/électeurs.

Quand on arrêtera le prof bashing, quand on arrêtera de considérer que les remplaçants sont payés à ne rien faire, quand la profession investira le combat syndical pour protester contre cette ineptie parmi d'autres, j'arreterai sûrement de penser que l'on a que l'école que l'on mérite.
Je suis entièrement d'accord.

ipomee
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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par amour le Dim 6 Nov 2016 - 12:52

@Danska a écrit:
@skindiver a écrit:
Je ne suis pas d'accord en revanche quand tu dis qu'avec un peu de formation ils s'en tireraient sans encombres dès la première semaine. Je suis persuadé que la gestion de classe, que d'arriver transmettre aux élèves etc. est un travail expérimental qui prend plusieurs années. On teste des façons de faire, certaines marches, d'autres échouent, on modifie, on reteste on se plante une nouvelle fois puis on fini par réussir. Je pense que rares sont les enseignants qui dès leur première semaine de cours n'ont aucune lacune.
Mais je suis intimement persuadé (je pense comme beaucoup d'autres ici) que maitriser sa matière est quand même le premier outil pour réussir à enseigner.

Je suis absolument d'accord avec ça, moi aussi. La gestion de classe n'est pas toujours évidente, il faut pouvoir tester, essayer des trucs, puis d'autres, le tout sur une durée assez longue. C'est déjà assez délicat avec certaines classes lorsqu'on maîtrise bien son cours ; alors je ne vois pas bien comment un enseignant pourrait se concentrer à la fois sur la gestion de classe s'il doit en même temps consulter ses notes toutes les dix secondes pour savoir ce qu'il doit dire aux élèves (en supposant qu'il ait eu le temps et/ou les capacités de construire des fiches de notes...).
D'autant plus que, comme l'ont déjà fait remarquer certains ici, les élèves peuvent être impitoyables : ils ne laisseront rien passer à un enseignant qui ne connaît pas sa propre discipline - et, pour tout dire, ils n'auraient pas tort ! humhum
Oui, que les élèves testent au début, c'est assez légitime, et pour tout dire assez marrant, quand ça dure plus de quinze jours en début d'année et que ça vise à occuper le temps de cours et à le détourner, il peut être utile de rappeler aux élèves qu'ils perdent leur temps et qu'on a mieux à faire. Pas question que les élèves puissent parvenir à masquer leur ignorance ou la faiblesse de leur niveau en essayant de passer le temps de cours auquel ils ont droit à la débusquer chez leur enseignant, cette faiblesse. D'où l'intérêt de connaître son sujet.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par amour le Dim 6 Nov 2016 - 13:15

@Danska a écrit:
@artemis71 a écrit:Le concours, c'est une chose. Ce n'est pas une garantie absolue de compétence disciplinaire à mon avis. Avant d'être titulaire, j'étais aussi contractuelle pendant trois ans et je n'ai pas eu l'impression après mon admission au CAPES externe d'être meilleure que je l'avais été auparavant.

Je m'auto-cite : "La seule différence, c'est que les connaissances des titulaires ont, théoriquement au moins, été vérifiées dans la mesure où ils ont obtenu un concours disciplinaire, mais ça s'arrête là." Rolling Eyes

Encore une fois, il y a de très bons contractuels et de très mauvais titulaires, concours ou pas - ça n'en fait pas une généralité, et là n'était pas la question. D'ailleurs, on s'éloigne sérieusement du sujet initial...
On s'en éloigne un petit peu mais pas tant que cela, je trouve.
Une mienne amie s'est vue conseiller en salle des professeurs par un collègue enseignant une autre langue: "tu devrais te présenter à l'agrégation, tu as tout à fait le niveau requis." C'était sans doute plein de bonnes intentions, mais, comme elle n'avait rien demandé, elle l'a chassé d'un "Mais tu en sais quoi et tu es qui pour me dire ça? Tu n'as aucune compétence d'encadrement et quand bien même tu en aurais, tu ne connais pas assez la discipline que j'enseigne". Elle n'a pas tord. C'est l'institution qui décide qui peut faire quoi quand il postule. Point. Et l'institution, c'est un jury ou un inspecteur. Quand bien même il serait nul, c'est le seul légitime. Et c'est malgré tout un bien. Parce que l'auto évaluation, l'évaluation de ses pairs, ça ne peut pas fonctionner à l'échelle d'une institution.
Je m'estime meilleur que truc bidule qui est titulaire, j'étais aussi bon avant d'obtenir X validation, on s'en fiche. Bien sûr qu'un ancien contractuel nouvellement capétien sera moins bon le jour où il revient d'une grippe, un peu faiblard, que six mois plus tôt quand il était contractuel et en pleine forme, et alors? Bien sûr aussi qu'un interne en médecine peut s'estimer compétent pour une opération à cœur ouvert ou incompétent pour faire une piqûre. Et avoir tord ou raison dans les deux cas, d'ailleurs. Personne ne se laissera opérer par lui, personne ne prendra la décision de le laisser opérer seul. Là, à la faveur de l'émission, on voit qu'en mathématiques et en français on n'a aucune autre solution, à cause de l'état du système, pour stopper l'hémorragie.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par Cicyle le Dim 6 Nov 2016 - 13:22

@mafalda16 a écrit:
@zouz a écrit:Un titulaire maitrisant sa discipline n'est donc jamais chahuté...

Ce n'est pas ce que dit Cicyle, elle dit, et je suis parfaitement d'accord avec elle, que la maîtrise disciplinaire est la base, le point de départ. Et les élèves n'aiment pas se rendre compte qu'ils ont face à eux quelqu'un qui a une maîtrise très approximative des connaissances à transmettre. Je me souviens élève en 1ères d'avoir eu un remplaçant qui nous a laissé en cours pour aller vérifier un calcul basique, il a perdu à nos yeux, et en 3 min, toute la crédibilité qu'on était pourtant prêt à lui accorder. Le reste de l'année fut longue pour lui, pour nous aussi.
Un titulaire (ou un contractuel) maîtrisant sa discipline peut être chahuté, c'est évident.
Mais un titulaire (ou un contractuel) ne la maîtrisant pas sera quasiment à coup sûr chahuté, surtout avec des élèves difficiles.

_________________
2016-2017 : Re-bouche-trous.  Lycée 1 : 1ère ST2S, 2nde santé social, 2nde AP ; Lycée 2 : Tale STL en CBSV, 2nde en EDE biotechnologies (x3 cafe ).
2015-2016 : Bouche-trous ! Mais seulement 1ère et TSTL ---> mi-temps.
2014-2015 : Stagiaire 18h : 1 2nde biotechno ; 1 1ère ST2S ; 1 Terminale ST2S.
2013-2014 : CAD2 (contractuelle-admissible) : 1 2nde en biotechnologies ; 1 1ère ST2S.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par Cicyle le Dim 6 Nov 2016 - 13:26

@Danska a écrit:
@zouz a écrit:
@artemis71 a écrit:Professeur d'anglais et pour qui l'anglais est ma langue maternelle et dont j'estime que je possède plutôt une bonne maîtrise, les élèves, en règle générale, ne doutent pas et ne testent pas trop mes connaissances. Mais je me mets toujours en question et trouve que le métier n'est pas évident malgré tout. J'éprouve souvent le sentiment de ne pas être un bon prof, mais je ne sais pas si c'est juste mon imagination.

veneration (Les seuls collègues rencontrés qui tiennent ce discours sont ceux qui ont de la bouteille, avec la sagesse et le recul nécessaires pour le penser et de le dire. A mon avis, ceux qui sont le moins dans l’esbroufe). Une dose d'humilité ne nuit pas parce qu'enfin, les élèves que nous récupérons ont eu des enseignants titulaires en grande partie et le niveau est pourtant ce qu'il est. L'an prochain on dira certainement des miens qu'ils ont eu une contractuelle pour expliquer leur niveau et qu'il faut tout recommencer (JE dois aussi tout recommencer, c'est bizarre hein ?).  

Heu, personne n'a dit qu'un contractuel était par définition nul et incompétent, hein Suspect
Simplement, le fait est qu'on ne peut pas espérer tenir correctement une classe (sans même parler de transmettre efficacement des connaissances) si on ne maîtrise pas un minimum sa discipline... C'est valable pour les titulaires comme pour les contractuels ! La seule différence, c'est que les connaissances des titulaires ont, théoriquement au moins, été vérifiées dans la mesure où ils ont obtenu un concours disciplinaire, mais ça s'arrête là.

Douter de soi, se remettre en question, ça me paraît normal et plutôt sain pour un enseignant - mais pour en arriver là, il faut au préalable avoir une bonne maîtrise de ce qu'on enseigne.
+1000.
Il est nécessaire de douter et de se remettre en question. Il faut remettre à jour constamment ses connaissances et la façon de les transmettre. C'est d'ailleurs en partie ce qui fait l'intérêt de notre métier.

_________________
2016-2017 : Re-bouche-trous.  Lycée 1 : 1ère ST2S, 2nde santé social, 2nde AP ; Lycée 2 : Tale STL en CBSV, 2nde en EDE biotechnologies (x3 cafe ).
2015-2016 : Bouche-trous ! Mais seulement 1ère et TSTL ---> mi-temps.
2014-2015 : Stagiaire 18h : 1 2nde biotechno ; 1 1ère ST2S ; 1 Terminale ST2S.
2013-2014 : CAD2 (contractuelle-admissible) : 1 2nde en biotechnologies ; 1 1ère ST2S.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par artemis71 le Dim 6 Nov 2016 - 13:42

Oui, l'institution décide, mais bon....
Pour réussir un concours, il faut un certain niveau, mais il faut aussi avoir les moyens logistiques pour réussir, c'est-à-dire avoir la possibilité de vivre pendant une année ou plus sans travailler ou en travaillant le moins possible pour préparer le concours ce qui n'est pas possible pour tout le monde dont des personnes à fort potentiel. Ce n'est pas l'institution, qui même si elle vit une crise de recrutement, nourrit les candidats et paient leurs factures pendant qu'ils se préparent. Je pense que cet aspect financier, parmi d'autres facteurs, élimine des personnes qui pourraient être de bons profs ou essayer de l'être. Il faut que la personne décide de se présenter au concours, donc s'auto-évaluer en se disant qu'elle a le niveau et que son projet est réalisable et cette décision de se présenter au concours est souvent nourrie d'encouragements par l'entourage, les profs de fac..... Il faut aussi en grande partie de la "chance" pour réussir en plus des connaissances.
Cela dit, je doute que le niveau de beaucoup de certifiés ou d'agrégés soit le même 10 ans ou plus après leur admission au concours. Par exemple dans ma matière, j'ai déjà croisé des agrégés qui aiment "rouler la mécanique" devant les collègues qui n'ont pas un niveau d'anglais si impressionnant que ça. Et ça m'a toujours un peu étonné aussi dans les bahuts où j'ai enseigné de voir des profs d'EPS au milieu de leur carrière qui n'ont pas du tout ou plus du tout une allure sportive.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par frdm le Dim 6 Nov 2016 - 14:40

@artemis71 a écrit:Le concours, c'est une chose. (1) Ce n'est pas une garantie absolue de compétence disciplinaire à mon avis. Avant d'être titulaire, j'étais aussi contractuelle pendant trois ans et (2)  je n'ai pas eu l'impression après mon admission au CAPES externe d'être meilleure que je l'avais été auparavant.

Tu sembles dire que (2) est une preuve de (1), si tu crois ça, je pense que tu commets une erreur de logique.

Néanmoins je suis d'accord avec l'idée que le concours, quel qu'il soit, n'apporte pas une garantie du niveau, mais son obtention est un élément parmi d'autres qui plaide en faveur d'une maîtrise disciplinaire correcte, non ?
Je pense que c'est ce que bornent à dire les intervenants précédents, et je ne vois pas là un sujet de polémique.


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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par the educator le Dim 6 Nov 2016 - 14:41

@ZeSandman a écrit:
@the educator a écrit:
@Chamil a écrit:Ce serait même un excellent stimulant pour d'autres inspecteurs tentés par le laisser-aller en termes de recrutement de contractuels.
Mais il n'y a pas de laxisme, on bouche les trous. L'avantage du contractuel c'est que tu peux changer la rustine tous les trois mois. Le reste peu importe, d'un point de vue systémique il vaut mieux un incompétent que personne en face des classes.

Cette phrase est justement celle qui m'a laissé pantois dans le reportage, lorsque la CDE dit qu' "il n'y a pas de situation qui soit pire que quand il n'y a personne devant les élèves."

J'ai l'impression que cette manière de penser est une sorte de mantra dans la hiérarchie de l'EN. J'imagine que c'est le pire car c'est une situation qui ne peut être cachée, notamment aux yeux des parents qui vont monter au créneau.
Je ne suis pas d'accord. Je noircis mais vaut-il mieux manger de la crotte que de ne rien manger du tout ?

La pire des situations pour moi est celle où les concours d'enseignement ne font plus le plein, où le vivier de TZR est presque entièrement vidé à la rentrée pour combler les postes vacants et où l'on se retrouve à engager le premier venu ou presque pour palier l'absence d'enseignants.
En fait la pire des situations est celle dans laquelle on se trouve déjà, alors que pour l'institution la pire situation est celle où on ne peut pas cacher cet échec aux yeux des parents/consommateurs/électeurs.

Quand on arrêtera le prof bashing, quand on arrêtera de considérer que les remplaçants sont payés à ne rien faire, quand la profession investira le combat syndical pour protester contre cette ineptie parmi d'autres, j'arreterai sûrement de penser que l'on a que l'école que l'on mérite.

Je suis d'accord sur tout ce que tu as dit, sauf que tu oublies les attentes qui pèsent sur l'école: d'abord la garderie, il n'y a qu'à voir les effectifs des TAP. Si c'était un animateur BAFA ou rien, la plupart des familles préfereraient un animateur BAFA. Et puis les économies, puisque nous sommes de gros fainéants immobilistes, l'opinion publique aura bien du mal à admettre des surnuméraires. D'ailleurs aucun programme politique ne le propose vraiment. Je suis d'accord avec toi sur les causes de la crises (cela dit au dela du prof bashing il y a aussi nos conditions de travail réelles qui effraient les étudiants), sur ses conséquences, mais je crois vraiment que tu te trompes quand tu crois que le système préfère des collègues non remplacés que des contractuels sous formés. Bien sur qu'on trouvera tous ce reportage scandaleurx, mais demain, quand il faudra aller recuperer les enfants sur les heures d'absences, ou payer davantage d'impôts pour redorer la profession (elle en a bien besoin), qui sera prêt a franchir le pas?

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par artemis71 le Dim 6 Nov 2016 - 15:15

@frdm a écrit:
@artemis71 a écrit:Le concours, c'est une chose. (1) Ce n'est pas une garantie absolue de compétence disciplinaire à mon avis. Avant d'être titulaire, j'étais aussi contractuelle pendant trois ans et (2)  je n'ai pas eu l'impression après mon admission au CAPES externe d'être meilleure que je l'avais été auparavant.

Tu sembles dire que (2) est une preuve de (1), si tu crois ça, je pense que tu commets une erreur de logique.

Néanmoins je suis d'accord avec l'idée que le concours, quel qu'il soit, n'apporte pas une garantie du niveau, mais son obtention est un élément parmi d'autres qui plaide en faveur d'une maîtrise disciplinaire correcte, non ?
Je pense que c'est ce que bornent à dire les intervenants précédents, et je ne vois pas là un sujet de polémique.

Bien possible, frdm, que ma logique soit erronée aux yeux d'un scientifique, mais pour l'instant j'ai du mal à voir l'erreur dans ma phrase.

Sinon, je ne cherche pas de polémique ou d'avoir raison à tout prix. Je viens ici aussi juste par une envie de discuter tout simplement.

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par frdm le Dim 6 Nov 2016 - 15:22

@artemis71 a écrit:
@frdm a écrit:
@artemis71 a écrit:Le concours, c'est une chose. (1) Ce n'est pas une garantie absolue de compétence disciplinaire à mon avis. Avant d'être titulaire, j'étais aussi contractuelle pendant trois ans et (2)  je n'ai pas eu l'impression après mon admission au CAPES externe d'être meilleure que je l'avais été auparavant.

Tu sembles dire que (2) est une preuve de (1), si tu crois ça, je pense que tu commets une erreur de logique.

Néanmoins je suis d'accord avec l'idée que le concours, quel qu'il soit, n'apporte pas une garantie du niveau, mais son obtention est un élément parmi d'autres qui plaide en faveur d'une maîtrise disciplinaire correcte, non ?
Je pense que c'est ce que bornent à dire les intervenants précédents, et je ne vois pas là un sujet de polémique.

Bien possible, frdm, que ma logique soit erronée aux yeux d'un scientifique, mais pour l'instant j'ai du mal à voir l'erreur dans ma phrase.

Sinon, je ne cherche pas de polémique ou d'avoir raison à tout prix. Je viens ici aussi juste par une envie de discuter tout simplement.

C'est simple : pour étayer ta thèse (qui est que le concours n'apporte pas de garantie de niveau), il faut exhiber un lauréat incompétent et non pas un non-lauréat compétent. Autrement dit, on ne prouve pas que le concours n'apporte pas de garantie de niveau en montrant qu'il existe des personnes sans concours ont un bon niveau.


Dernière édition par frdm le Dim 6 Nov 2016 - 15:27, édité 1 fois

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Re: [France 2 Envoyé spécial] Ma vie de prof. Comment l'éducation nationale recrute-t-elle ?

Message par artemis71 le Dim 6 Nov 2016 - 15:26

Non, j'avais envie de dire que le concours produit des lauréats plus ou moins compétents dont certains peuvent s'avérer incompétents.

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