"Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Reine Margot le Mar 3 Juil 2012 - 7:28

je ne comprends pas la comparaison avec la femme, qui n'est pas un enfant à éduquer...

Sinon, le problème c'est qu'on dit souvent "je ne donnerai pas de fessées", et puis quand on a un enfant avec lequel les seules paroles ne marchent pas, il faut bien trouver autre chose...sans compter qu'être parent est difficile et que la fessée peut parfois tomber.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Clarinette le Mar 3 Juil 2012 - 7:29

Je ne prône absolument pas les châtiments corporels envers les enfants : mes filles ont 17 et 20 ans, et elles ont dû prendre 10 fessées à elles deux dans toute leur enfance, mais isoler la fessée comme une violence susceptible de provoquer des troubles psychologiques est ridicule.
La plus grande violence faite aux enfants, c'est pour moi la tendance actuelle à ne leur opposer aucune limite, à ne les frustrer de rien, à ne les contraindre à rien, à les laisser "s'épanouir", comme ils disent dans Psycho-Mag... Ces enfants sans repères ni jalons, nous en avons plein les classes...

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Lapomme le Mar 3 Juil 2012 - 7:34

@Reine Margot a écrit:je ne comprends pas la comparaison avec la femme, qui n'est pas un enfant à éduquer...

Sinon, le problème c'est qu'on dit souvent "je ne donnerai pas de fessées", et puis quand on a un enfant avec lequel les seules paroles ne marchent pas, il faut bien trouver autre chose...sans compter qu'être parent est difficile et que la fessée peut parfois tomber.

C'est pour ça que je parlais aussi du dressage des animaux. Mais peu importe, je pense que quelque soit le but recherché, la violence n'est jamais acceptable. Comme tu le dis, si les paroles ne marchent pas, il faut trouver autre chose. Seulement, la fessée n'est pas la seule et unique solution.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Reine Margot le Mar 3 Juil 2012 - 7:45

c'est clair que ce n'est pas la seule solution, mais l'interdire serait une catastrophe car ça voudrait dire qu'on ne laisse plus les parents éduquer leurs enfants et qu'on ne leur fait plus confiance...Quant à trouver autre chose, oui, mais parfois quand les parents trouvent cette solution-là nul besoin de les culpabiliser.

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1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
…………………………………..
156 879 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Lefteris le Mar 3 Juil 2012 - 7:59

Encore une ingérence stupide et un amalgame avec la "violence", les mauvais traitements. Une bonne fessée ou taloche calme un moment, il faut savoir ce qu'est un gosse qui pousse à bout, fait des colères , pour comprendre.
De plus, les gosses sont eux-mêmes naturellement violents (qui a oublié qu' l'homme est un animal comme les autres ? ).Il n'y a qu'à les voir entre eux, et il est bon de leur montrer parfois qu'ils peuvent ne pas être les plus forts, dans leur désir de toute -puissance.

C'est ponctuel. Rien à voir avec ceux qui érigent les mauvais traitements en mode d'éducation.
Nous vivons dans une société de la violence morale permanente, le monde économique , le monde du travail est une une jungle mais dire merde ou coller une baffe devient un crime.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par roxanne le Mar 3 Juil 2012 - 8:09

Cripure a écrit:Si le titre de ce post énonce une vérité, qu'est-ce qu'il y a comme enfants battus dans ce pays ! Suspect

Un soir, chez des amis, le petit de nos hôtes cassait les pieds. Il a fini par me grimper sur les genoux, voulait sauter à pieds joints sur les cuisses, alors que je lui avais dit non. Il a continué en se mettant à hurler. Je lui ai envoyé une bonne baffe, ça a claqué bien creux, un vrai plaisir.

Un break...

J'ai vu que le père allait criser. Mais la mère a simplement souri en disant : "C'est vrai que ça le calme, quand même". On a rigolé et le chiard est allé bouder dans son coin. Et on a eu la paix.

C'était il y a trois ans. Je précise qu'il n'est pas mort.
bien_sûr.Par contre, c'est toujours délicat avec les enfants des autres.D'ailleurs (à moins d'un enfant complétement ingérable et dangereux) souvent il suffit de se fâcher un peu.Sinon, l'éducation c'est à la fois une grande joie mais aussi une grande responsabilité.Et là , comme ailleurs, on fait le mieux possible, comme on peut.Evidemment, j'espère pouvoir éviter de frapper même occasionnellement mon fils, mais je ne suis pas sure que ça n'arrivera pas un jour.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Lapomme le Mar 3 Juil 2012 - 8:11

En Suède, la fessée est interdite depuis 1979. Il est difficile de savoir si c'est lié ou pas mais les cas de maltraitance et de placement en foyer ont baissé de 30% depuis lors. Et pourtant, à l'époque, 70% des suédois étaient opposés à cette loi. Et il faut noter aussi que très peu de parents sont effectivement passés devant les tribunaux, il s'agissait plutôt d'une mesure dissuasive.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Dugong le Mar 3 Juil 2012 - 8:13

7h47, j'ouvre ce flot héraclitéen qu'est neoprofs et je constate que les deux derniers sujets abordés - qui apparaissent forcément comme premiers - sont, dans l'ordre :
"Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".
"Comment corriger rapidement des copies de brevet?"

Si on admet un instant que fesser un enfant c'est vouloir le corriger, on peut, par esprit de symétrie aventureuse, tenter de corriger ses futures productions en les fessant.
Mais, comme le fait l'africain affable qui, la nuit tombée, propose de vous torcher en éclairant votre chemin, la voie la plus naturelle et rapide de la correction ne serait-elle pas le torchage (i.e. le passage de l'ombre à la lumière) ?
Le passage de la copie au voisinage de l’Oeil du correcteur constituerait ainsi un "scan" individualisé qui échapperait à l'automaticité sans âme des technologies modernes.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Zébulonix le Mar 3 Juil 2012 - 8:28

Encore une ingérence stupide et un amalgame avec la "violence", les mauvais traitements. Une bonne fessée ou taloche calme un moment, il faut savoir ce qu'est un gosse qui pousse à bout, fait des colères , pour comprendre.
+1, voire plus.

Arrêtons de parler de violence pour une taloche ou un coup de pied au derrière quand ça se produit très occasionnellement, et de manière exceptionnelle.

Et, rappelons que battre sa femme ou égorger une joggeuse est strictement interdit... et pourtant ça se produit encore. L'interdiction de la fessée ne résoudra rien concernant la violence (répétitive) faite aux enfants et va emmerder les parents "normaux". Même si, en Suède... (tiens, c'est toujours en Suède ou en Norvège que tout marche mieux que chez nous)

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par MUTIS le Mar 3 Juil 2012 - 8:38

Cripure a écrit:Si le titre de ce post énonce une vérité, qu'est-ce qu'il y a comme enfants battus dans ce pays ! Suspect

Un soir, chez des amis, le petit de nos hôtes cassait les pieds. Il a fini par me grimper sur les genoux, voulait sauter à pieds joints sur les cuisses, alors que je lui avais dit non. Il a continué en se mettant à hurler. Je lui ai envoyé une bonne baffe, ça a claqué bien creux, un vrai plaisir.

Un break...

J'ai vu que le père allait criser. Mais la mère a simplement souri en disant : "C'est vrai que ça le calme, quand même". On a rigolé et le chiard est allé bouder dans son coin. Et on a eu la paix.

C'était il y a trois ans. Je précise qu'il n'est pas mort.

Mon cher Criipure, personnellement vous auriez fait cela à mon môme (mais il n'y a aucune raison...), je vous aurais immédiatement renvoyé la baffe...
Ce n'est pas aux tierces personnes d'agir et de baffer les enfants des autres...Je trouve que cela démontre une arrogance et un mépris envers les parents assez incroyable. Très prof tout cela : vous ne savez pas y faire, je vais vous montrer. Une bonne baffe et c'est réglé, regardez comme je suis fort. Agir ainsi est une preuve de mépris et d'irrespect envers les parents assez scandaleuse. Quant aux baffes, je suis résolument contre comme dans les classes. Je crois que cela ne résout rien et crée du ressentiment. La violence, même légère, est la solution des faibles et des démunis.

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"Ce n'est pas l'excès d'autorité qui est dangereux, c'est l'excès d'obéissance" (Primo Levi)
"La littérature, quelque passion que nous mettions à le nier, permet de sauver de l'oubli tout ce sur quoi le regard contemporain, de plus en plus immoral, prétend glisser dans l'indifférence absolue" (Enrique Vila-Matas)

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par mathmax le Mar 3 Juil 2012 - 8:42

Je ne suis pas d'accord : Cripure semble ne pas s'être mêlé d'éducation, mais a fait en sorte d'assurer sa tranquillité et le respect de sa personne. On ne va quand même pas se laisser marcher dessus par les enfants des autres sous prétexte de ne pas s'ingérer dans leur éducation.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par MUTIS le Mar 3 Juil 2012 - 8:44

Eh bien si... Ce n'est pas à vous d'intervenir. Et si cela vous est insupportable, changez de crémerie... Vous n'êtes pas tenu d'être d'accord avec l'éducation des autres mais ce n'est pas à vous de rectifier le tir par une baffe quand vous voyez vos amis avec leurs enfants...

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Celadon le Mar 3 Juil 2012 - 8:53

Euh... Mutis, laisser son môme grimper et sauter sur les genoux de l'hôte alors qu'il a fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'était pas d'accord, n'est-ce pas là une marque réelle de mépris ? Si les parents n'agissent pas, il faut bien que quelqu'un le fasse. Ou alors il faut quitter la soirée et faire savoir qu'on reviendra quand l'enfant sera EDUQUE. Mais la responsabilité incombe aux parents, en l'occurrence, pas à Cripure !

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par mathmax le Mar 3 Juil 2012 - 8:54

Mais si un enfant me grimpe dessus sans mon autorisation, je dois le laisser faire ? Si la réponse est non, et que l'enfant ne comprenne pas mon interdiction,il faudra bien d'une manière ou d'une autre user de violence (ne serait-ce qu'en l'attrapant fermement pour l'éloigner, ce qui peut lui faire mal si il est hors de lui et se débat).

Changer de crémerie, qu'est-ce à dire ? Rompre avec des amis parce que leur enfant est insupportable ?

Si on pousse ton raisonnement, on ne doit jamais intervenir si on subit un préjudice de la part d'un mineur, car cela serait une ingérence dans son éducation.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par roxanne le Mar 3 Juil 2012 - 8:55

il m'est arrivé d'avoir envie de faire ça à un gosse mais je ne l'ai jamais fait justement parce que ce n'était pas le mien.Par contre, j'ai pu me fâcher un peu, dire que je ne voulais pas qu'il me fasse ça, d'arr^ter (sans crier).Et ça a suffi.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Madame_Prof le Mar 3 Juil 2012 - 9:15

J'ai pris quelques bonnes fessées étant petite, et même quelques gifles, et je les méritais amplement, ça m'a fait le plus grand bien!

Interdire la fessée n'aura aucun impact sur les violences familiales qui se déroulent généralement dans le cercle privé, et serait ridicule pour tous les autres cas.

(Désolée si je radote, je n'ai pas lu).

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Marie Laetitia le Mar 3 Juil 2012 - 9:17

@MUTIS a écrit:
Cripure a écrit:Si le titre de ce post énonce une vérité, qu'est-ce qu'il y a comme enfants battus dans ce pays ! Suspect

Un soir, chez des amis, le petit de nos hôtes cassait les pieds. Il a fini par me grimper sur les genoux, voulait sauter à pieds joints sur les cuisses, alors que je lui avais dit non. Il a continué en se mettant à hurler. Je lui ai envoyé une bonne baffe, ça a claqué bien creux, un vrai plaisir.

Un break...

J'ai vu que le père allait criser. Mais la mère a simplement souri en disant : "C'est vrai que ça le calme, quand même". On a rigolé et le chiard est allé bouder dans son coin. Et on a eu la paix.

C'était il y a trois ans. Je précise qu'il n'est pas mort.

Mon cher Criipure, personnellement vous auriez fait cela à mon môme (mais il n'y a aucune raison...), je vous aurais immédiatement renvoyé la baffe...
Ce n'est pas aux tierces personnes d'agir et de baffer les enfants des autres...Je trouve que cela démontre une arrogance et un mépris envers les parents assez incroyable. Très prof tout cela : vous ne savez pas y faire, je vais vous montrer. Une bonne baffe et c'est réglé, regardez comme je suis fort. Agir ainsi est une preuve de mépris et d'irrespect envers les parents assez scandaleuse. Quant aux baffes, je suis résolument contre comme dans les classes. Je crois que cela ne résout rien et crée du ressentiment. La violence, même légère, est la solution des faibles et des démunis.

Moi, si on me laisse la garde d'un enfant ou si un enfant essaie de monter sur les genoux sans y avoir été invité, j'admets que les parents me donnent licence de sévir. Par forcément une baffe mais une réprimande ferme. Et s'il insiste, tape sur les fesses, ce qui est différente de la fessée. Ceux qui ne savent pas tenir leurs mômes ou qui me les laissent sans me donner délégation d'autorité gardent leurs mômes et ne me revoient plus.
Ce n'est pas une question d'être prof, c'est seulement se faire respecter. Mais comme Roxanne l'a dit, avec des enfants qui nous connaissent peu, les gros yeux et une réprimande suffisent souvent.

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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

________________________________________________

Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Marie Laetitia le Mar 3 Juil 2012 - 9:23

@Lapomme a écrit:Il faudrait quand même faire la différence entre fessée et limites. Il est tout à fait possible d'imposer des limites à ses enfants sans les frapper! Perso, je connais pas mal de gosses qui connaissent très bien les limites imposées par leurs parents et qui les respectent. Ce sont souvent des enfants calmes et relativement épanouis. Au contraire, ceux qui se prennent des fessées sont généralement des petits durs au caractère difficile!

Enfin bon, même les chiens, on ne les frappe plus pour les éduquer! On dirait que seule la violence envers les enfants est acceptable... Parce qu'on peut dire ce qu'on veut, une fessée ou une claque ça reste un acte violent. Le mec qui baffe sa femme, même une fois par mois, parce qu'elle a fait une bétise, vous trouvez ça normal?

ça je n'y crois pas 5 minutes. Les petits durs, justement - et dans ma floppée de neveux et nièces j'en ai eu deux ou trois exemples - les punitions corporelles sont totalement inefficaces et très vite abandonnées par les parents. Les autres élevés avec des méthodes douces ont été régulièrement odieux jusqu'à l'âge de sept ou dix ans. Plusieurs ont été élevés avec des punitions corporelles et étaient parfaitement doux, agréables. En revanche, pour moi, JAMAIS de fouet, martinet ou autre horreur. Quand on met une grosse tape au derrière, cela fait mal à la main et marque une limite.

Il faut parler aux enfants mais ne pas en faire non plus de petits adultes. Je n'aime pas l'expression "bonne fessée", mais je ne m'en suis prise qu'une seule, petite, et je m'en souviens très bien, c'était pour un mouvement d'humeur, une insolence. C'est mon papa gâteau qui me l'a donnée et il avait parfaitement raison (et même à cet âge, 4 ans, je le savais très bien). Je n'en suis pas morte, j'ai franchi la ligne rouge et j'ai été sanctionnée, point. Je ne suis pas revenue. En revanche, les punitions corporelles et les réactions données sous le coup de l'émotion sont souvent à proscrire, même si dans les faits c'est très difficile. C'est pour cela que les gifles sont vraiment pires que les fessées, à mon sens.

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Lefteris le Mar 3 Juil 2012 - 9:54

@Zébulonix a écrit:
Encore une ingérence stupide et un amalgame avec la "violence", les mauvais traitements. Une bonne fessée ou taloche calme un moment, il faut savoir ce qu'est un gosse qui pousse à bout, fait des colères , pour comprendre.
+1, voire plus.

Arrêtons de parler de violence pour une taloche ou un coup de pied au derrière quand ça se produit très occasionnellement, et de manière exceptionnelle.

Et, rappelons que battre sa femme ou égorger une joggeuse est strictement interdit... et pourtant ça se produit encore. L'interdiction de la fessée ne résoudra rien concernant la violence (répétitive) faite aux enfants et va emmerder les parents "normaux". Même si, en Suède... (tiens, c'est toujours en Suède ou en Norvège que tout marche mieux que chez nous)

Oui, la mode est aux pays du Nord. (On se reprendra bien aussi un petit coup de Finlande, hein ? Rolling Eyes )Sauf que quand on les approche de près , en vacances par exemple, on s'aperçoit que les gniards sont encore pire que les nôtres, ils bousculent , s'étalent, font du bruit, doublent dans les magasins, donnent l’impression qu'ils ne voient personne autour d'eux.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Pluiedetoiles le Mar 3 Juil 2012 - 10:02

Je ne tolère pas que des parents laissent leur gamin faire tout et n'importe quoi quand c'est CHEZ MOI ou que ça ME pose un problème .

exemples avec mon cher neveu de 3 ans:

- quand il enfonce son doigt dans l'oeil du chien (GROS chien) ou qu'il le tape
- quand il appuie sur la fontanelle de ma fille de 6 mois ou qu'il lui tord le bras
- quand il prend MES crayons indélébiles pour écrire sur les meubles
- quand il raye la table à manger avec une fourchette
- quand il hurle, qu'il tape sur les fenetres, qu'il saute dans notre lit, qu'il met de l'eau partout et qu'il me tape ...

SANS QUE SES PARENTS REAGISSENT

Oui, je me permets de lui prendre fermement les deux bras, de lui parler durement et de le mettre au coin ou dehors.

On ne va quand meme pas se laisser marcher dessus par des minus dont les parents sont incapables de se faire obéir ...

( je précise d'ailleurs que quand le mome est sage ou qu'il nous montre un dessin ou une petite activité dont il est fier, je suis souvent la seule à le féliciter Shocked )

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Lefteris le Mar 3 Juil 2012 - 10:19

@Pluiedetoiles a écrit:Je ne tolère pas que des parents laissent leur gamin faire tout et n'importe quoi quand c'est CHEZ MOI ou que ça ME pose un problème .

exemples avec mon cher neveu de 3 ans:

- quand il enfonce son doigt dans l'oeil du chien (GROS chien) ou qu'il le tape
- quand il appuie sur la fontanelle de ma fille de 6 mois ou qu'il lui tord le bras
- quand il prend MES crayons indélébiles pour écrire sur les meubles
- quand il raye la table à manger avec une fourchette
- quand il hurle, qu'il tape sur les fenetres, qu'il saute dans notre lit, qu'il met de l'eau partout et qu'il me tape ...

SANS QUE SES PARENTS REAGISSENT

Oui, je me permets de lui prendre fermement les deux bras, de lui parler durement et de le mettre au coin ou dehors.

On ne va quand meme pas se laisser marcher dessus par des minus dont les parents sont incapables de se faire obéir ...

( je précise d'ailleurs que quand le mome est sage ou qu'il nous montre un dessin ou une petite activité dont il est fier, je suis souvent la seule à le féliciter Shocked )
C'est comme ça que quelques années plus tard, on ne peut plus rien leur dire sans qu'ils explosent, et que ce genre de morveux remplit nos classes.
Ou tout simplement qu'ils ignorent ce qu'on leur dit ostensiblement. Hier j'ai encore vu 4 ou 5 malotrus, copains de fils (entre 9 et 11 ans) : il entrent dans la maison sans dire bonjour, s'emparent du téléphone, explorent tout et tripotent tout, se servent à manger ou au mieux réclament , en mettent partout alors qu'on leur dit de rester dans la cuisine (en te regardant l'air de dire "mais qu'est-ce que t'as toi ? ") , ou disent dans ton dos comme je l'ai entendu "ton père est comme mon maître, il pourrit la vie" furieux

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Invité31 le Mar 3 Juil 2012 - 10:30

Pluie et Lefteris Shocked Shocked Pluie je suis d'accord avec toi et j'agis de la même façon.

Comme Mutis, je réagirais vraiment très mal si quelqu'un se permettait de donner une claque à l'un de mes enfants. D'un autre côté mes enfants ne risqueraient pas non plus de se comporter de la sorte car je ne le permettrais pas.
Nous avons des "amis" qui laissent tout faire à leurs gosses. Nous ne les invitons plus avec leurs enfants. Je ne peux pas supporter que les gamins courent dans l'appart etc. sans que les parents ne réagissent. Ces mêmes amis ne supportent pas que l'instit fasse la moindre remarque au sujet de leur fils.

Mes filles ont parfois reçu une fessée (je pense que cela a dû arriver 4-5 fois au total) . Je l'ai toujours regretté car je pense vraiment qu'on peut s'en passer et faire autrement tout en gardant ses exigences. Depuis plusieurs mois je n'en mets plus et tout se passe tout de même très bien.

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Elaïna le Mar 3 Juil 2012 - 10:32

@Lefteris a écrit:
@Pluiedetoiles a écrit:Je ne tolère pas que des parents laissent leur gamin faire tout et n'importe quoi quand c'est CHEZ MOI ou que ça ME pose un problème .

exemples avec mon cher neveu de 3 ans:

- quand il enfonce son doigt dans l'oeil du chien (GROS chien) ou qu'il le tape
- quand il appuie sur la fontanelle de ma fille de 6 mois ou qu'il lui tord le bras
- quand il prend MES crayons indélébiles pour écrire sur les meubles
- quand il raye la table à manger avec une fourchette
- quand il hurle, qu'il tape sur les fenetres, qu'il saute dans notre lit, qu'il met de l'eau partout et qu'il me tape ...

SANS QUE SES PARENTS REAGISSENT

Oui, je me permets de lui prendre fermement les deux bras, de lui parler durement et de le mettre au coin ou dehors.

On ne va quand meme pas se laisser marcher dessus par des minus dont les parents sont incapables de se faire obéir ...

( je précise d'ailleurs que quand le mome est sage ou qu'il nous montre un dessin ou une petite activité dont il est fier, je suis souvent la seule à le féliciter Shocked )
C'est comme ça que quelques années plus tard, on ne peut plus rien leur dire sans qu'ils explosent, et que ce genre de morveux remplit nos classes.
Ou tout simplement qu'ils ignorent ce qu'on leur dit ostensiblement. Hier j'ai encore vu 4 ou 5 malotrus, copains de fils (entre 9 et 11 ans) : il entrent dans la maison sans dire bonjour, s'emparent du téléphone, explorent tout et tripotent tout, se servent à manger ou au mieux réclament , en mettent partout alors qu'on leur dit de rester dans la cuisine (en te regardant l'air de dire "mais qu'est-ce que t'as toi ? ") , ou disent dans ton dos comme je l'ai entendu "ton père est comme mon maître, il pourrit la vie" furieux

Heu... dans ces cas-là, moi, je vire de chez moi (avec appel aux parents pour expliquer ce qui s'est passé).


Elaïna
Grand Maître


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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Nasopi le Mar 3 Juil 2012 - 10:41

Bon, au point où en sont mes enfants, je peux les fesser tant que je veux ! Razz

_________________
"Donne-moi la sérénité nécessaire pour accepter telles qu’elles sont les choses qu’on ne peut pas changer, donne-moi le courage de changer celles qui doivent l’être ; donne-moi la sagesse qui permet de discerner les unes et les autres." (Marc-Aurèle)

Nasopi
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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par Lefteris le Mar 3 Juil 2012 - 10:51

Artémise a écrit:
@Lefteris a écrit:
@Pluiedetoiles a écrit:Je ne tolère pas que des parents laissent leur gamin faire tout et n'importe quoi quand c'est CHEZ MOI ou que ça ME pose un problème .

exemples avec mon cher neveu de 3 ans:

- quand il enfonce son doigt dans l'oeil du chien (GROS chien) ou qu'il le tape
- quand il appuie sur la fontanelle de ma fille de 6 mois ou qu'il lui tord le bras
- quand il prend MES crayons indélébiles pour écrire sur les meubles
- quand il raye la table à manger avec une fourchette
- quand il hurle, qu'il tape sur les fenetres, qu'il saute dans notre lit, qu'il met de l'eau partout et qu'il me tape ...

SANS QUE SES PARENTS REAGISSENT

Oui, je me permets de lui prendre fermement les deux bras, de lui parler durement et de le mettre au coin ou dehors.

On ne va quand meme pas se laisser marcher dessus par des minus dont les parents sont incapables de se faire obéir ...

( je précise d'ailleurs que quand le mome est sage ou qu'il nous montre un dessin ou une petite activité dont il est fier, je suis souvent la seule à le féliciter Shocked )
C'est comme ça que quelques années plus tard, on ne peut plus rien leur dire sans qu'ils explosent, et que ce genre de morveux remplit nos classes.
Ou tout simplement qu'ils ignorent ce qu'on leur dit ostensiblement. Hier j'ai encore vu 4 ou 5 malotrus, copains de fils (entre 9 et 11 ans) : il entrent dans la maison sans dire bonjour, s'emparent du téléphone, explorent tout et tripotent tout, se servent à manger ou au mieux réclament , en mettent partout alors qu'on leur dit de rester dans la cuisine (en te regardant l'air de dire "mais qu'est-ce que t'as toi ? ") , ou disent dans ton dos comme je l'ai entendu "ton père est comme mon maître, il pourrit la vie" furieux

Heu... dans ces cas-là, moi, je vire de chez moi (avec appel aux parents pour expliquer ce qui s'est passé).


Facile à dire : soit on ne voit jamais les parents, soit ceux-ci sont pareils et ne voient pas le problème. De toute manière, la horde débarque de l'école et arrive directement , ils déposent d'autorité leurs affaires, et disent "on repassera les prendre". Pas difficile : ils ne te voient pas, ils ne t'entendent pas,et si par miracle ils entendent, ils te regardent en continuant, ou au mieux commencent à discuter ("Et pourquoi ? gnagna..) . Hier, j'ai foutu tout le monde dehors...Je passe pour le père fouettard

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Re: "Fesser un enfant augmente le risque qu'il souffre de problèmes mentaux".

Message par neomath le Mar 3 Juil 2012 - 10:52

Attention. La conclusion de l'étude dont nous parlons :
Les personnes qui ont reçu des fessées lorsqu'elles étaient enfants ont plus de risques de souffrir d'affections mentales une fois adultes, que ce soit des désordres comportementaux ou des problèmes d'alcool ou de drogue,
ne permet absolument pas de conclure que :
Les chiffres mis en évidence "ne sont pas très élevés, mais ils démontrent que les punitions corporelles sont un facteur de risque pour souffrir de problèmes mentaux une fois adulte", ajoute Victor Fornari en commentant cette étude à laquelle il n'a pas participé.
Il serait temps que les gens qui écrivent des conclusions péremptoires dans les journaux à propos d'études auxquelles il n'ont pas participé apprennent la différence entre une corrélation et une relation de cause à effet.
Confondre les deux est une erreur de débutant. L'exemple classique est celui des accidents de voiture. Lorsque l'on étudie la fréquence de ces accidents avec, comme paramètre, la couleur de la carrosserie, un fait troublant apparait : les voitures rouges sont davantage impliquées que les autres dans des accidents. Doit on en conclure que la couleur rouge est un facteur de risque et l'interdire ? Non car chacun comprend ici que la cause n'est pas la couleur rouge mais le fait que les voitures rapides et sportives sont plus souvent rouges que les autres.
De même, dans le cas qui nous intéresse, le fait que les enfants fessés soit davantage victimes de troubles de comportement à l'age adulte ne prouve en aucun cas une relation de cause à effet entre fessée et troubles mentaux.

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