Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Page 4 sur 9 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par the educator le Mar 18 Fév 2014 - 21:23

Niel, je compatis définitivement avec les instits, et je les regarde avec admiration parce qu'ils traversent tout ça sans assistance....
je sais que les profs en prennent parfois plein la figure aussi. Et qu'il y a pire que moi ailleurs (j'ai de bons potes qui travaillent en PJJ et qui en voient de toutes les couleurs, et je m'entends très bien avec mon AS qui est encore plus exposée).

the educator
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par the educator le Mar 18 Fév 2014 - 21:26

Les deux sont parfaitement compatibles!
Je ne sais pas, quand tu fais de la médiation, tu ne déplaces pas l'autorité, tu te contentes de montrer les choses et de les faire accepter. Quand tu deviens responsable du remontage de bretelle, tu crées un glissement qui ne me parait pas sain (même si je m'y adonne pour des raisons pratiques parfois, j'ai toujours l'impression de suppléer à quelque chose.).

the educator
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par dandelion le Mar 18 Fév 2014 - 21:58

@Niel a écrit:
@the educator a écrit: en prime certains soirs la joie de rentrer avec le souvenir frais du récit d'un gamin qui t'as confié son viol par son cousin, d'un entretien en brigade des mineurs pour des violences parentales, ou ta collaboration avec la pjj pour la rescolarisation d'un gamin de 13 ans qui a tabassé une vielle dame pour 20e... Ou les parents qui insultent, t'insultent, s'insultent... ça donne trop la foi en l'humanité, et ça apporte un éclairage merveilleux à ta vie privée...)
oui c'est dur parfois .Et ce que tu décris est bouleversant , impossible à encaisser sans s'en prendre plein la tronche,  mais NOUS  AUSSI on nous raconte ce genre de choses NOUS AUSSI  on est parfois devant des confidences terribles.. ..avant d'être prof j'ai été instit et evidemment j'étais aux premières loges pour connaître les situations difficiles mais  en arrivant dans le secondaire j'ai été frappée défavorablement de constater que les cpe ne partageaient pas les infos sensibles comme s'ils ( d'ailleurs cela m'a été dit ) ils se méfiaient de nous alors que c'est le contraire qu'il faudrait faire: combien de fois ma cpe prend des airs mystérieux en conseil de classe pour ne pas dire  ce qui se passe ..ça m'exaspère , moi dès que j'ai un info de ce genre je la lui communique très vite parce que notre intérêt commun est de protéger les enfants pas de se méfier les uns des autres!
Quand quelqu'un t'a raconté quelque chose de très lourd et t'a demandé le secret (sans compter le secret professionnel qui me semble réellement très important), tu dois garder le secret. Une année on m'a raconté quelque chose de vraiment horrible et j'en ai parlé avec le CPE mais je me suis bien sûr abstenue de donner des détails aux collègues (j'étais PP), d'autant que certains profs aimaient bien répéter tout ce qu'ils savaient des élèves (dans un milieu rural beaucoup de choses 'circulent'). Si j'avais pu, j'aurais partagé, parce que s'il y a un jour où j'ai regretté de ne pas boire, c'est bien celui-là. J'avais la chance d'avoir une bonne équipe de collègues, qui ont compris que si je demandais de la bienveillance, ça s'imposait, et qui ont aussi accepté de ne plus me demander une fois que je leur avais dit qu'ils préféraient ne pas savoir. Cela me semble normal que le CPE ne rentre pas dans les détails.
Cela dit, je trouve finalement très ennuyeux que les CPE soient autant multitâches, avec à la fois une attente de 'compréhension' et de sanction de leur part. La conséquence est qu'on identifie mal leur rôle, et je me dis qu'il faudrait un surgé en plus du CPE: quelqu'un qui constate l'infraction et punit, point. Pour moi l'enseignant punit pour un devoir non fait, un oubli de matériel, mais dès que l'on est confronté à un problème de comportement (violence, insultes, ou même plus simplement absence totale de travail, oubli constant de matériel, etc) ce n'est plus un problème relatif à l'enseignement et c'est du ressort de quelqu'un d'autre.

dandelion
Grand sage


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Niel le Mar 18 Fév 2014 - 22:06

@the educator a écrit:
Les deux sont parfaitement compatibles!
Je ne sais pas, quand tu fais de la médiation, tu ne déplaces pas l'autorité, tu te contentes de montrer les choses et de les faire accepter. Quand tu deviens responsable du remontage de bretelle, tu crées un glissement qui ne me parait pas sain (même si je m'y adonne pour des raisons pratiques parfois, j'ai toujours l'impression de suppléer à quelque chose.).

Cela me rappelle l'éternel et stérile débat sur "prévention / repression" c'est un peu du même ordre à mes yeux;
je pense qu'il y a des moments pour de la médiation et d'autres pour un remontage de bretelles!
Et justement c'est le rôle ( désagréable certes mais IINDISPENSABLE pour le jeune qui se construit pourtant ) de l'adulte, les jeunes sont en" construction" il y a des moments où ils ne sont ps en capacité d'adhérer affectivement ou mm^me intellectuellement aux règles de vie, il est donc illusoire et accessoirement confortable car moins coûteux pour l'adulte ,de penser qu'on peut s'économiser un rappel à l'ordre très FERME et pourquoi pas une engueulade.
je te donne un exemple parmis 100 autres et peut ^tre ps d'ailleurs le mieux choisi; un de mes élèves en me rendant sa copie y avait écrit un mot très insultant pour moi,car il n'avait pas apprécié que je fasse un contrôle sur une leçon qu'il ne savait pas donc comme je fais de" l'éducatif" ,je commence par parler avec lui puis comme il persévère je le colle une heure ( dans un de mes créneaux horaires comme dit pudiquement par les ce cad pendant un autre de mes cours ) en lui demandant , toujours démarche" éducativ"e de réfléchir à la façon dont il aurait pu me faire passer son message autrement sans être blessant etc.. là dessus le minot qui est loin d'être stupide me pond un texte très bien écrit où il se paie ma tête sans s'excuser le moins du monde mais au contraire en en rajoutant une couche; résultat des courses , j'ai perdu 2 récrés et je me suis fadée un ado en rébellion en plus d'une classe surchargée pour arranger la vs, pour RIEN et la CPE qui a reçu le gamin...se défausse en me demandant de recevoir les parents car" il y a visiblement un pb entre ce gamin et moi!"Je joue le jeu et en face on ne le joue pas, on n'est pas solidaire c'est insupportable.Largage complet.

Là ce qu'il aurait fallu faire au contraire , oui je maintiens,c'est un bon remontage de bretelles mais cela ne veut ps dire crier, en lui disant que bon là iln' était pas très malin et que du coup il allait revenir une deuxième heure pour un autre travail moins plaisant et qu'on était pas dupes et que bon ça suffisait comme ça! Ferme et sec!
Mais aujourd'hui en effet on appelle la ligue des droits de l'Homme pour moins que çà!
C'est sûr que quand je vois la façon douce et aimable dont les cpe reçoivent les élèves en délicatesse avec ls profs je me dis que si j'avais connu cela gamine problable que j'aurais "poussé moins droit "
Le gamin je te l'assure est tout fier de lui( il se vante dans sa pseudo lettre d'excuse de son arrogance il a rivé son clou à la prof qui en plus va devoir affronter seule les parents!


Niel
Niveau 5


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Singing in The Rain le Mar 18 Fév 2014 - 22:17

@the educator a écrit:
J'apprécie ce rôle de médiateur du CPE.
Du coup, c'est très différent du remontage de bretelles ou de l'incarnation de l'autorité.

Non, en fait, j'utilisais le terme "médiateur" dans le sens d'"intermédiaire", qui vient appuyer la punition du prof pour la rendre crédible et efficace, avec un remontage de bretelle si nécessaire.

Singing in The Rain
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par the educator le Mer 19 Fév 2014 - 7:48

En fait je ne la rend pas crédible et efficace: la plupart du temps je me contente de calmer tout le monde, de sortir de la situation à chaud, et d'y réflechir. Le bien fondé et la crédibilité de la punition existe de nature si elle est correctement prononcée, c'est simplement que parfois il faut prendre 10 minutes pour montrer au gamin le cheminement évident qui a mené à la punition, et comment il est pasé à travers la règle.

Pour moi l'enseignant punit pour un devoir non fait, un oubli de matériel, mais dès que l'on est confronté à un problème de comportement (violence, insultes, ou même plus simplement absence totale de travail, oubli constant de matériel, etc) ce n'est plus un problème relatif à l'enseignement et c'est du ressort de quelqu'un d'autre.
Fondamentalement je ne suis pas du tout d'accord, pour moi l'autorité n'est pas un problème de lieux ou de personnes, et je tiens vraiment à cette notion de partage et de communauté.
Ensuite je vais aller plus loin mais la gestion de classe est aussi un problème d'enseignant: si par exemple un élève déconne dans toutes les matières, insulte tout le monde etc, ok, c'est un client pour moi, mais un élève qui va ponctuellement manquer de respect à tel ou tel prof, en fait ça me dérange de faire levier dans le sens ou j'ai l'impression d'imposer moi ce respect, qui n'existe pas sans moi. C'est parfois pratique, mais ce n'est pas normal.
ça m'arrive d'entrer dans une classe en bordel (toujours a la demande du collègue, si je suis dispo), et parfois (pas toujours, je ne suis pas magicien) je récupère le calme instantanément. beh pour moi c'est loin d'être une victoire, et dans ces cas là, le but c'est justement de transférer un maximum de ma légitimité aux collègues pour qu'ils n'aient plus besoin de cette bequille.

the educator
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Daphné le Mer 19 Fév 2014 - 9:35

J'ai été dans un collège difficile et on recadrait pas mal avec une équipe de direction correcte mais il a quand même fallu  forcer un peu les choses.
Exemple : une collègue exige qu'un élève, de 5ème - qui ne faisait rien de rien nulle part, insolence répétée.......- prenne la correction du contrôle. Il lui répond en la tutoyant et en lui disant d'aller se faire enc..  Elle le vire de la classe, il refuse de sortir, elle fait appeler un surveillant qui le sort de force avec son semblant de sac : cela se passe un mardi de 11h à 12h.-
Mardi après-midi l'élève en question est gardé en étude.
Mercredi pas cours pour les 6ème/5ème dans l'établissement.
jeudi : sortie ski à laquelle il est absent.
Vendredi matin 8 h : c'est avec moi que la classe a cours : je demande donc au PA qu'elle décision a été prise depuis le mardi vis à vis de cet élève - que je ne suis pas prête à accepter dans la salle sans sanction ! Mais ça je ne le dis pas, il l'entend bien à mon ton  Twisted Evil 
Il me répond qu'aucune décision n'a été prise.
Je récupère mes élèves devant la classe, le PA est monté sur mes talons, il a bien compris que je n'allais pas laisser passer : je vois l'élève en question dans le rang, les autres en attente de ce qui allait suivre.
Je lui dis calmement d'aller en étude, le PA toujours sur mes talons me regarde d'un air réprobateur, je me retourne vers lui pour lui signifier qu'il n'est pas question que je l'accepte après son insolence et sans sanction, la collègue de la salle d'à côté me prête main forte en demandant d'un air faussement naïf ce qui est prévu "pour le gamin qui a été si insolent".
L'élève va donc en étude.
De 9h à 10 h, EPS, le collègue n'est pas au courant de ce qui s'est passé le mardi, il a passé la journée au gymnase et accepte donc l'élève en cours.
A la récé de 10 h j'alerte la PP et les collègues en SDP : on demande immédiatement au principal de venir en SDP, il ne vient pas.........
Pas grave, on prévient la vie scolaire qu'on l'attend, qu'ils vont devoir gérer la cour, on s'assied et on se fait le café en l'attendant : cela dure environ 20 minutes et il finit par s'étonner d'entendre encore les élèves dans la cour, arrive en SDP nous demandant ce qui se passe : nous on est tranquille, on prend le café et on exige qu'il prenne une décision d'exclusion immédiate vis à vis de cet élève qu'on ne peut réintégrer en classe devant les autres sans sanction : il nous fait le grand discours que ce n'est pas possible, que cet élève va se retrouver tout seul chez lui à zoner dans la cité, que les parents patati patala.. On n'en à rien à faire, si vous ne voulez pas l'exclure vous le gardez dans votre bureau mais nous on refuse de le reprendre en cours, point.
 
Tout ça fait une bonne  demie-heure de retard, il prend l'élève dans son bureau et on remonte en classe.
 
A midi on apprend qu'il a exclu l'élève et que celui-ci sera scolarisé dans un autre établissement de la ville : OK donc, donnant donnant le principal de l'autre établissement a accepté un échange d'emmerdeur et nous en renvoie un autre : bon au moins l'élève est exclus, vis à vis des autres au moins on ne perd pas la face, les deux élèves sont soumis à l'obligation scolaire donc on n'a pas trop le choix, mais ils ne sont plus dans l'établissement de leur secteur ce qui implique transports + cantine puisqu'ils ne peuvent plus rentrer déjeuner chez eux.
Par la suite, on s'est mis d'accord que dès qu'un collègue se faisait insulter, on arrêtait les cours sur le champs et on ne faisait plus cours tant qu'une décison d'exclusion n'était pas prise. Et on l'a fait, sit in en SDP avec café, pas de problème, et élèves dans la cour.
A chaque fois ça a marché, une exclusion même de quelques jours c'est une sanction qui gêne les parents.


Dernière édition par Daphné le Ven 21 Fév 2014 - 8:10, édité 2 fois

Daphné
Demi-dieu


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par pallas le Mer 19 Fév 2014 - 14:49

Ce que décrit Daphné est exactement ce que nous faisions dans mon ancien collège ZEP. C'était malheureusement le seul moyen d'obtenir une sanction, après un entretien avec le chef mené par exemple par le PP (en général refus de sanction, souvent parce que le chef trouvait qu'il y avait une faute du collègue, vous savez le fameux "mais c'est une violence de lui demander de travailler") et un deuxième entretien délégation avec des membres du CA dont je faisais partie. Souvent, nous n'obtenions rien (et je parle pour insultes, violence physique, attouchements pour les derniers en date).
Ensuite, nous refusions de prendre l'élève en question, on tentait de nous le ramener, je dis bien "tentait" j'ai déjà laissé la classe à la personne qui me ramenait l'élève, ils ne l'ont donc tenté qu'une fois.
Enfin, nous ne prenions pas les élèves à la récré, nous rédigions une lettre avec demande de justification du refus de la sanction et bien sûr le chef nous maudissait, il nous criait dessus (si ! si !) disant qu'on ne comprenait rien à la souffrance de l'élève, mais finissait en général par céder. Juste avant mon départ, nous n'avions pas réussi pour le dernier gamin, le chef nous avait enfumé avec une procédure judiciaire qui n'a jamais eu lieu.

pallas
Niveau 9


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par lapetitemu le Mer 19 Fév 2014 - 15:32

Pour appuyer ce que dit the educator, oui, les CPE (surtout la nôtre qui joue aussi le rôle d'adjointe dans notre petit collège, donc présidence des conseils de classe de 5e, aide pour faire les classes en fin d'année, présence à toutes les réunions officielles, etc...) peuvent faire un boulot monstrueux. Je dis bien "peuvent", car, comme tout collègue, ils ne sont pas tous compétents, du moins irréprochables.
Donc, oui, de ce que je vois, la journée d'un CPE peut ressembler à ce que décrit the educator : passer une demi-heure au téléphone le matin pour appeler les parents de tous les élèves qui ne sont pas au collège à 8h, surveiller la récré avec les A.E. parce qu'ils ne sont pas assez nombreux, recevoir les gamins malades les jours où l'infirmière n'est pas là, préparer les réunions, telle intervention, faire le suivi des heures de retenue, des retards, des absences...
Non, je peux vous garantir qu'elle ne s'ennuie pas, la nôtre.

En revanche, les A.E., c'est autre chose. Et, the educator, on peut tout à fait dire qu'il y a un problème de recrutement sans enlever le fait que le statut est pourri. Mais le fait est que sur nos quatre A.E, y'en a pas franchement un pour rattraper l'autre. Ils sont tous franc copains avec les élèves, il règne un bazar monstre en salle de permanence, et ils passent dans les couloirs à deux ou trois (quand un suffirait) pour relever les absences même quand on les a faites sur Sconet.

Là se trouve pour moi la faiblesse de la vie scolaire. Notre CPE est top, mais avec ça et notre chef atroce, il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'elle ne craque pas, car c'est la seule à faire tourner la boutique.

lapetitemu
Expert


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Olympias le Mer 19 Fév 2014 - 15:36

@the educator a écrit:
Par ailleurs, le cpe est à fond dans les projets "citoyens" mais pas non plus dans les recadrages musclés.
Il fait son boulot, quoi...
Selon moi, le boulot du CPE, c'est plutôt le recadrage musclé ou non...mais ce n'est qu'un avis.

Olympias
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Daphné le Mer 19 Fév 2014 - 15:40

@Olympias a écrit:
@the educator a écrit:
Par ailleurs, le cpe est à fond dans les projets "citoyens" mais pas non plus dans les recadrages musclés.
Il fait son boulot, quoi...
Selon moi, le boulot du CPE, c'est plutôt le recadrage musclé ou non...mais ce n'est qu'un avis.
 
Avis que je partage  topela 
De mon temps d'ailleurs on ne disait pas Conseiller Principal d'Education, mais Surveillant Général, au moins c'était clair !
Et nous on parlait du ou de la "Surge"  Laughing 
Mais aujourd'hui ce serait stigmatisant - traumatisant je suppose  ! Et pourtant on s'en est remis.

Daphné
Demi-dieu


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Olympias le Mer 19 Fév 2014 - 15:47

@Daphné a écrit:
@Olympias a écrit:
@the educator a écrit:
Il fait son boulot, quoi...
Selon moi, le boulot du CPE, c'est plutôt le recadrage musclé ou non...mais ce n'est qu'un avis.
 
Avis que je partage  topela 
De mon temps d'ailleurs on ne disait pas Conseiller Principal d'Education, mais Surveillant Général, au moins c'était clair !
Et nous on parlait du ou de la "Surge"  Laughing 
Mais aujourd'hui ce serait stigmatisant - traumatisant je suppose  ! Et pourtant on s'en est remis.

+1000 quand j'étais au collège, la surgé était une petite bonne femme mesurant 1m50 et personne ne se serait avisé de faire le malin... En montant en cours, nous passions devant elle dans l'entrée, puis, dans le couloir devant le directeur (pardon...principal), puis en haut de l'escalier, le sous-directeur (pardon, le principal-adjoint) nous attendait....Quand nous étions en perm, derrière le CDI, avec le pion (un être hybride mélange de Jésus-Christ, de John Lennon et de la Gestapo = coiffure, lunettes bleues, long manteau de cuir noir), on entendait les mouches voler. Mais cela relève d'une époque éminemment haïssable et désormais révolue, celle où les élèves travaillaient et se taisaient (et où ils se cantonnaient à des blagues de potache)...et où nos profs étaient davantage respectés.

Olympias
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Bobby-Cowen le Mer 19 Fév 2014 - 15:53

@Olympias a écrit:
@Daphné a écrit:
@Olympias a écrit:
Selon moi, le boulot du CPE, c'est plutôt le recadrage musclé ou non...mais ce n'est qu'un avis.
 
Avis que je partage  topela 
De mon temps d'ailleurs on ne disait pas Conseiller Principal d'Education, mais Surveillant Général, au moins c'était clair !
Et nous on parlait du ou de la "Surge"  Laughing 
Mais aujourd'hui ce serait stigmatisant - traumatisant je suppose  ! Et pourtant on s'en est remis.

+1000 quand j'étais au collège, la surgé était une petite bonne femme mesurant 1m50 et personne ne se serait avisé de faire le malin... En montant en cours, nous passions devant elle dans l'entrée, puis, dans le couloir devant le directeur (pardon...principal), puis en haut de l'escalier, le sous-directeur (pardon, le principal-adjoint) nous attendait....Quand nous étions en perm, derrière le CDI, avec le pion (un être hybride mélange de Jésus-Christ, de John Lennon et de la Gestapo = coiffure, lunettes bleues, long manteau de cuir noir), on entendait les mouches voler. Mais cela relève d'une époque éminemment haïssable et désormais révolue, celle où les élèves travaillaient et se taisaient (et où ils se cantonnaient à des blagues de potache)...et où nos profs étaient davantage respectés.

++
Olympias, ça me parle Very Happy
Notre CPE était surnommée "la Bouledogue"... c'est dire qu'on ne faisait pas trop les malins...


Bobby-Cowen
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Olympias le Mer 19 Fév 2014 - 15:55

@Bobby-Cowen a écrit:
@Olympias a écrit:
@Daphné a écrit:
 
Avis que je partage  topela 
De mon temps d'ailleurs on ne disait pas Conseiller Principal d'Education, mais Surveillant Général, au moins c'était clair !
Et nous on parlait du ou de la "Surge"  Laughing 
Mais aujourd'hui ce serait stigmatisant - traumatisant je suppose  ! Et pourtant on s'en est remis.

+1000 quand j'étais au collège, la surgé était une petite bonne femme mesurant 1m50 et personne ne se serait avisé de faire le malin... En montant en cours, nous passions devant elle dans l'entrée, puis, dans le couloir devant le directeur (pardon...principal), puis en haut de l'escalier, le sous-directeur (pardon, le principal-adjoint) nous attendait....Quand nous étions en perm, derrière le CDI, avec le pion (un être hybride mélange de Jésus-Christ, de John Lennon et de la Gestapo = coiffure, lunettes bleues, long manteau de cuir noir), on entendait les mouches voler. Mais cela relève d'une époque éminemment haïssable et désormais révolue, celle où les élèves travaillaient et se taisaient (et où ils se cantonnaient à des blagues de potache)...et où nos profs étaient davantage respectés.

++
Olympias, ça me parle Very Happy
Notre CPE était surnommée "la Bouledogue"... c'est dire qu'on ne faisait pas trop les malins...


Dans mes bras  topela 

Olympias
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par abricotedapi le Mer 19 Fév 2014 - 17:09

J'ai suivi la discussion sans intervenir et je voulais juste dire à The Educator que c'est vraiment appréciable de trouver un CPE sur ce forum. Tes interventions sont claires et très intéressantes (tout ce qui concerne le partage de l'autorité notamment).

_________________
Mauvaise nouvelle : rien n'est éternel.
Bonne nouvelle : rien n'est éternel.

abricotedapi
Expert


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par User5899 le Mer 19 Fév 2014 - 21:12

@*Fifi* a écrit:Chez nous, la plupart des collègues estiment que c'est au CPE de choisir la sanction lorsqu'ils font un rapport et se contentent donc de le faire pour ne pas intervenir dans ce qu'il souhaite faire et pour qu'un même évènement entraîne la même sanction quel que soit l'enseignant.
Sauf que dans les faits quand on fait un rapport sans demander explicitement une sanction, l'élève n'a rien.
La définition d'un rapport, c'est document qui établit et présente des constats et une demande.

_________________
Zu End' ewiges Wissen !
Der Welt melden
Weise nichts mehr !

En cas de ban, ne pas utiliser les MP ! Passer par l'icône du mail  Razz

User5899
Dieu de l'Olympe


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par dandelion le Mer 19 Fév 2014 - 21:30

@Olympias a écrit:
@the educator a écrit:
Par ailleurs, le cpe est à fond dans les projets "citoyens" mais pas non plus dans les recadrages musclés.
Il fait son boulot, quoi...
Selon moi, le boulot du CPE, c'est plutôt le recadrage musclé ou non...mais ce n'est qu'un avis.
Mais The Educator a dit qu'il était plutôt anarchiste. Et depuis hier je ne cesse d'essayer de trouver des comparaisons: général anarchiste, commissaire anarchiste, gardien de la paix anarchiste, directeur de prison anarchiste. Ça doit être le printemps, les fleurs, tout ça, je vois l'image d'un monde dessiné par Franquin et intitulé 'idées roses'.  Rolling Eyes 

dandelion
Grand sage


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Caspar Goodwood le Mer 19 Fév 2014 - 21:59

Anarchiste et CPE, tout un programme.

J'adore la CPE de mon collège (c'est devenu une amie d'ailleurs) elle sait écouter les élèves et les aider mais aussi les punir et leur crier dessus en cas de besoin...

Caspar Goodwood
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par the educator le Jeu 20 Fév 2014 - 8:24

Selon moi, le boulot du CPE, c'est plutôt le recadrage musclé ou non...mais ce n'est qu'un avis.
oui, et ce n'est pas ton avis, dieu merci, qui me commande ma manière de travailler. Les orientations du boulot actuel sont données par un texte de 82, 30 ans donc, et comme d'hab dans l'EN, 30 c'est pas suffisant, on le voit bien, pour faire avancer les choses.
L'incarnation de la discipline par le CPE à ceci de pratique pour le professeur qu'il se dégage complètement de cette responsabilité. C'est pratique. Mais ce n'est plus comme ça que l'on fonctionne, ni pour ça que j'ai signé. Et par ailleurs, je ne crois pas une seule seconde que ça puisse encore fonctionner vu l'évolution des publics et des cahiers des charges.

Mais cela relève d'une époque éminemment haïssable et désormais révolue, celle où les élèves travaillaient et se taisaient (et où ils se cantonnaient à des blagues de potache)...et où nos profs étaient davantage respectés.
Tu regrettes l'autoritarisme (qui par ailleurs est assez facilement extensible au reste de la société, on serait plus peinard, nous les bons, si les méchants avaient peur de la milice), pas moi. En fait, pour moi cette vision a fait aussi des ravages. Par ailleurs les générations qui nous ont mis dans la merde économique et sociale dans laquelle nous vivons ont probablement été éduquées comme ça, moi ça m'interroge.
Quant à mon anarchisme (c'est d'ailleurs une caricature, j'ai parlé de mon "côté anarchiste"), je suis simplement capable de faire la part des choses entre ma loyauté professionnelle et mes convictions personnelles. Des fois ça fait mal aux tendons, ce grand écart, mais le jour ou je ne pourrai plus jouer ce jeu de dupe, j'irai voir ailleurs.

the educator
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par kiwi le Jeu 20 Fév 2014 - 9:44

@the educator a écrit:
Selon moi, le boulot du CPE, c'est plutôt le recadrage musclé ou non...mais ce n'est qu'un avis.
oui, et ce n'est pas ton avis, dieu merci, qui me commande ma manière de travailler. Les orientations du boulot actuel sont données par un texte de 82, 30 ans donc, et comme d'hab dans l'EN, 30 c'est pas suffisant, on le voit bien, pour faire avancer les choses.
L'incarnation de la discipline par le CPE à ceci de pratique pour le professeur qu'il se dégage complètement de cette responsabilité. C'est pratique. Mais ce n'est plus comme ça que l'on fonctionne, ni pour ça que j'ai signé. Et par ailleurs, je ne crois pas une seule seconde que ça puisse encore fonctionner vu l'évolution des publics et des cahiers des charges.
.

Je pense que tu assimiles transfert d'autorité et partage. Car en effet, l'autorité dans un établissement scolaire est forcément partagée. Le professeur ne peut pas poser de sanction. Seul le chef peut le faire. Et dans mon bahut, c'est meme la decision du CPE de coller les eleves un mercredi après-midi, pour un fait grave (c'est etrange comme on ne place pas le curseur au meme endroit...). Quand on voit comment tournent la majorité des établissements, quand on voit que le partage de l'autorité amène à une attente d'une semaine avant sanction, au minimum. Si ça ne tenait qu'à moi...

kiwi
Grand sage


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par babouchka4 le Jeu 20 Fév 2014 - 9:51

Chez nous cet aprem c'est réunion sur le projet d'établissement !! Répartis en plusieurs groupes tout le monde va bosser pendant 2H30 sur les différents projets, volet culturel, EPS , pédagogique et projet vie scolaire.

Tous les ( Mes ) AED seront présents ainsi que 4 - 5 profs.

ENSEMBLE nous allons faire le diagnostic de ce qui n'a pas marché depuis le début d'année, ce qui fonctionne bien voire très bien et dégager des axes pertinents pour les 3 années à venir.

L'association de tous les acteurs éducatifs de l'établissement est primordiale pour être d'accord sur un fonctionnement commun.

Ex: Chez nous cette année ce sont les retenues qui marchent moins bien... pourtant en début d'année on a donné " un protocole aux AED + collègues enseignants ". Malheureusement, nous n'avons pas de salle dispo donc ça se passe à la Vie Sco, en perm, chez moi ou en cours.... Le suivi est très compliqué...

Je pense qu'il faut mettre les pieds dans le plat et les mains dans le cambouis pour changer les choses. Se contenter de blabla aux détours d'un couloir ou de manière informelle ou de note de service non expliquées n'arrange pas les choses....

Maintenant il ne faut pas faire de la réunionnite qui ne sert à rien et s'investir un minimum...

_________________
" If you can keep your head when all about you are losing theirs..... , you'll be a man my Son. "

babouchka4
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Elyas le Jeu 20 Fév 2014 - 9:56

En même temps, dans tous les établissements où je suis passé, la majorité des collègues ne dit même pas bonjour au CPE, entre dans son bureau et peste très fort contre un élève en disant qu'il faut faire quelque chose. De même, les CPE et surveillants entrent dans la salle de cours sans même dire bonjour et formuler des excuses pour le dérangement au professeur. Et beaucoup de professeurs ne connaissent pas le nom des AE et ne les saluent pas. De même, les AE disent toujours aux élèves non pas M. Elyas mais "ah oui, t'as Elyas...".

Mon petit doigt me dit qu'il y a là certains points à revoir dans les rapports humains entre les adultes de l'EN. Ce serait déjà un grand pas. Il y a eu une perte des rapports humains dans nos établissements qui me fait franchement peur.


Dernière édition par Elyas le Jeu 20 Fév 2014 - 11:11, édité 1 fois

Elyas
Grand Maître


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Singing in The Rain le Jeu 20 Fév 2014 - 11:09

@Caspar Goodwood a écrit: J'adore la CPE de mon collège (c'est devenu une amie d'ailleurs) elle sait écouter les élèves et les aider mais aussi les punir et leur crier dessus en cas de besoin...

J'en veux une comme ça !  Like a Star @ heaven 

Singing in The Rain
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Douglas Colvin le Jeu 20 Fév 2014 - 11:15

@Elyas a écrit:En même temps, dans tous les établissements où je suis passé, la majorité des collègues ne dit même pas bonjour au CPE, entre dans son bureau et peste très fort contre un élève en disant qu'il faut faire quelque chose. De même, les CPE et surveillants entrent dans la salle de cours sans même dire bonjour et formuler des excuses pour le dérangement au professeur. Et beaucoup de professeurs ne connaissent pas le nom des AE et ne les saluent pas. De même, les AE disent toujours aux élèves non pas M. Elyas mais "ah oui, t'as Elyas...".

Mon petit doigt me dit qu'il y a là certains points à revoir dans les rapports humains entre les adultes de l'EN. Ce serait déjà un grand pas. Il y a eu une perte des rapports humains dans nos établissements qui me fait franchement peur.

Régulièrement, c'est le genre de remarques que je formule à mon CDE.

Douglas Colvin
Neoprof expérimenté


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par Dinosaura le Jeu 20 Fév 2014 - 15:19

@the educator a écrit:En fait je ne la rend pas crédible et efficace: la plupart du temps je me contente de calmer tout le monde, de sortir de la situation à chaud, et d'y réflechir. Le bien fondé et la crédibilité de la punition existe de nature si elle est correctement prononcée, c'est simplement que parfois il faut prendre 10 minutes pour montrer au gamin le cheminement évident qui a mené à la punition, et comment il est pasé à travers la règle.

Pour moi l'enseignant punit pour un devoir non fait, un oubli de matériel, mais dès que l'on est confronté à un problème de comportement (violence, insultes, ou même plus simplement absence totale de travail, oubli constant de matériel, etc) ce n'est plus un problème relatif à l'enseignement et c'est du ressort de quelqu'un d'autre.
Fondamentalement je ne suis pas du tout d'accord, pour moi l'autorité n'est pas un problème de lieux ou de personnes, et je tiens vraiment à cette notion de partage et de communauté.
Ensuite je vais aller plus loin mais la gestion de classe est aussi un problème d'enseignant: si par exemple un élève déconne dans toutes les matières, insulte tout le monde etc, ok, c'est un client pour moi, mais un élève qui va ponctuellement manquer de respect à tel ou tel prof, en fait ça me dérange de faire levier dans le sens ou j'ai l'impression d'imposer moi ce respect, qui n'existe pas sans moi. C'est parfois pratique, mais ce n'est pas normal.
ça m'arrive d'entrer dans une classe en bordel (toujours a la demande du collègue, si je suis dispo), et parfois (pas toujours, je ne suis pas magicien) je récupère le calme instantanément. beh pour moi c'est loin d'être une victoire, et dans ces cas là, le but c'est justement de transférer un maximum de ma légitimité aux collègues pour qu'ils n'aient plus besoin de cette bequille.

Incroyable de mépris et de condescendance ce message... affraid  Décidément, cela ne va pas me réconcilier avec la fonction de CPE...
A une époque où on a progressivement retiré tous les pouvoirs des mains des professeurs, tout le monde sait que les établissements qui dysfonctionnent le sont en raison d'une direction/vie scolaire défaillante... Il y a aussi ce jeu subtil du statut qui fait les élèves craignent a priori les CPE et les CDE, et non les profs dont la parole est relativisée par l'ensemble du système (institution, parents) et donc par les élèves, qui se permettent plus de choses. Après l'autorité et l'ordre (et le travail) devraient être des valeurs de gauche, et non pas confisquées par l'extrême-droite, car ne pas garantir institutionnellement cet ordre, c'est ne laisser que de se développer la loi du plus fort et donc oui favoriser les profs les plus "charismatiques" (puisque c'est la seule chose qui reste aux profs...). Mais c'est un darwinisme social qui ne dit pas son nom et écrase un certain de nombres de personnes pourtant méritantes et qui auraient fait de très bons profs dans des conditions d'enseignement normales. Là on accepte, et même pire, on entérine un désordre absolument a-normal... Tragique...

_________________
"Le plus esclave est celui qui ignore ses chaînes."

Dinosaura
Habitué du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Que faire quand un établissement part à la dérive ? Laisser-aller et insolence grandissante...

Message par abricotedapi le Jeu 20 Fév 2014 - 15:24

@the educator a écrit:la gestion de classe est aussi un problème d'enseignant (...) ça m'arrive d'entrer dans une classe en bordel (toujours a la demande du collègue, si je suis dispo), et parfois (pas toujours, je ne suis pas magicien) je récupère le calme instantanément. beh pour moi c'est loin d'être une victoire, et dans ces cas là, le but c'est justement de transférer un maximum de ma légitimité aux collègues pour qu'ils n'aient plus besoin de cette bequille.
Je trouve au contraire ces propos très justes, je ne comprends pas ce qui te choque Dinosaura...

_________________
Mauvaise nouvelle : rien n'est éternel.
Bonne nouvelle : rien n'est éternel.

abricotedapi
Expert


Revenir en haut Aller en bas

Page 4 sur 9 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum